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de l'iuilel suc la fin du Benedictus , corumeiicant du côlé de l'Evangile par celui qui est le plus éloigné de la crois, et ensuite les deux antres du même côté; puis, faisant une génuflexion au milieu de l'autel , il va éteindre ceux du côté de l'Epître en niciiic ordre, en sorte qu'il ait achevé avant que le Benedictus soit fini, ce qu'il pourra faire commodément , s'il les éteint pendant les six derniers versets. Le Benedictus Uni, il prend le cierge qu'il a laissé allumé sur le chandelier triangulaire , et le cache sans l'éteindre, en quelque lieu commode proche l'autel ou la crédence, en sorte que la lumière ne paraisse point; et après qu'on a fait le bruit, comme il est dit ci-après , il le remet tout allumé à sa place sur le chandelier , et ne l'éteint qu'après que le clergé est sorti.
Les leçons se vont chanter dans le lieu ordinaire, comme aux autres matines non solennelles, et après que l'officiant a dit à haute voix : Et ne nos inducas in lentutioncm, et que le chœur a répondu : Sed libéra nos, etc. On commence les leçons sans bénédiction, sans titre, et sans dire à la fin : Tu nutem, etc., et on les termine avec les mêmes inflexions de voix que celles des morts, excepté les trois premières, qui ont un ton particulier.
A la fin du dernier répons, tout le chœur se lève pendant que l'officiant chante le versel sacerdotal; lequel étant fini, l'officiant commence la première antienne des laudes, qu'on poursuit à la manière ordinaire.
Après que le chœur a répété l'antienne du Benedictus, les deux acolytes commencent au bas de la nef Kyrie eleison; tout le chœur se met à genoux et répond comme il est marqué dans le Bréviaire. Après chaque Kyrie ou Christe chanté par les acolytes, ils avancent deux ou trois pas : en sorte qu'ils se trouvent à la porte du chœur pour chanter le dernier Kyrie. Puis, entrant dans le chœur, ils chantent Mortnn aulem crucis : après ((uoi on dit le Miserere alternaliveiiient , d'une voix intelligible sans chant. Puis l'officiant dit sans se lever l'oraison Respice, après laquelle, et non plus tôt, on fait un peu de bruit en frappant sur leS' bancs pendant un Paler, le sacristain ayant soin d'empêcher qu'on ne le fasse trop grand ni plus longtemps.
Pendant ces trois jours on ne fait que re- citer les petites heures au chœur, d'une voix , intelligible sans les chanter, observant ce . qui est marqué dans le Bréviaire.
2. Dans le rite lyonnais, on éteint un cierge de l'autel après chaque deuxième versel du Benedictus. Quand l'officiant a terminé l'oraison Bespice, il frappe trois ou quatre ; coups sur sa stalle, cl après ce bruit, chacun se lève et se retire en silence. On observe que ce bruit, après (ju'on a éteint ou l'ait disparaître les lumières, désigne les ténèbres qui s-e répandirent sur la terre à la mort de Jésus-Christ et la confusion qui régna alors dans toute la nature; qu'on s'éloignerait de l'esprit (le l'Eglise en souffrant que des en- ' lants dissipés lissent un tuuiuUe indéceiil^
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dans le lieu saint; que si cet abus existe dans quelijues églises, on ne doit rien négliger pour le détruire.
Plusieurs Bréviaires de France disent (juc le célébrant donne par ce bruit le signal de la Sortie : Fit slrepitus a célébrante in signitin cjceundi.
(Test bien le moyen d'empêcher le tumulte; mais en assignant à ce bruit une fin toute naturelle, on ne laisse pas soupçonner ou apercevoir une signification mystérieuse que l'antiquité y a attachée.
Dans le rile lyonnais, aux petites heures du jeudi saint, ou chante rantieniie Christus factus est, à la fin
H. DE l'office de TÉNÙBBES en PnÉSENCE DB l'ÉVÉQL'E.
(Cérémonial, 1. ii, c. 22 )
CuâPiTRE I. — Des préparatifs.
1. On pratique ce qui est maniué pour le» matines ordinaires; voici ce qu'il y a de particulier :
2. L'autel et le siège épiscopal seront parés le mercrerti de violet; sur l'autel point d'images, ni reliques, ni fleurs.
3. Le jeudi et vendredi, l'autel et la chaire de l'évêciue seront sans tapis ni parements.
h. Sur l'autel il y aura six chandeliers, avec six cierges de cire jaune.
5. Ou préparera un chandelier triangulaire, capable d'y mettre quinze cierges de cire jaune, du poids de 2 ou 3 onces chacun ou environ, qui sera luis au lieu où le sousdiacre chante ordinairement l'Epître; ou les allumera en même temps que ceux de l'autel , avant que l'évêque vienne à l'église. Puisque l'Eglise n'admet point de musique depuis le premier dimanche de Carême jusqu'à Pâques, si ce n'est à la messe du jeudi saint, il est bien convenable qu'à ténèbres on ne s'en serve point', mais bien du chaut grégorien.
Chap. n. — De l'entrée de Vévéque dans réglise, et des matines.
1. Vers les quatre heures du soir, l'évêque, revêtu de sa chape ordinaire , viendra à l'Eglise accompagné de ses chanoines ; en eiiirant dans l'église, il couvrira sa tête du capuchon de sa chape.
2. Si c'est un archevêque, il ne fera point porter de croix au devant de lui aux matines de ces trois jours.
3. L'évêque étant arrivé à l'église, après avoir pris et donné de l'eau bénite aux chanoines et autres qui l'accompagnent, il va au lieu accoutumé pour faire sa prière, laissant traîner la queue de sa chape sans que personne la porte. Après sa prière, il se rend à son siège et s'assied, n'ayant aucun des chanoines pour assistants, mais seulement quelques chapelains en surplis qui restent autour de lui.
k. La prière faite, les chanoines vont en leurs places au chœur et s'asseyent ; deux d'entre eux au moius vont au banc qui ciî
au milieu du chœur, destiné pour les cliorisli's.
L'évéque ferait une action digne de louante s'il allait au chœur prendre place parmi les chanoines.
5. L'évéque ayant demeuré un peu assis sur son siège, le maître des cérémonies l'avertit que tout est prêt pour commencer. Alors il se découvre, se lève, et se tournant vers l'autel, il dit secrètement Pater, Ave et Credo, jus(iu'à la fin.
6. Ceux du chœur s'étant découverts et levés en même temps que l'évéque, e( s'élanl tournés vers l'autel, disent aussi Pater, Ave et Credo, etc.
7. Un peu avant la fin du Credo, le maître des cérémonies va quérir les deux choristes, et après avoir salué l'autel il les conduit au devant de l'évéque, qu'ils saluent dune inclination profonde s'ils sont chanoines, et d'une génuflexion s'ils ne le sont pas (le maîlre des cérémonies faisant toujours la génuflexion). Le premier lui annonce l'antienne, après la répétition de laquelle ils saluent l'évéque comme ci-dessus, et l'autel, el retournent en leurs places, demeurant debout jusqu'à ce que l'anlienne soit enlièrenicnl dite ; enfin, après avoir entonné le premier psaume , l'évéque et ceux du chœur s'asseyent el se couvrent.
8. A la fin du premier psaume, les choristes et ceux qui chantent au lutrin se lèvent pour chanter l'antienne, l'évéque et ceux du chœur demeurant assis et couverts.
9. Après le chant du [)rcmier psaume, un acolyte, après avoir salué l'autel el l'évéque, ou avoir fait une génuflexion à l'autel s'il en est peu éloigné, s'approehe du chandelier triangulaire, éteint avec un éteignoir le plus bas cierge du côté de l'Evangile; et à la fin du second psaume en fait autant pour le cierge le plus bas du côté de l'Epître, éteignant ainsi alternativement les autres d'un côté et d'autre à la fin de chaque psaume, tant de matines que de laudes, ne laissant que celui qui est au plus haut du chandelier.
10. Quand le chœur répèle l'antienne, le maître des cérémonies conduit le second choriste au devant du plus digne du chœur, après avoir salué l'autel et l'évéque, et puis celui à qui l'on annonce l'antienne, à qui l'on fait avant cl après une inclination médiocre, ce qu'on observera à toutes les autres antiennes de tous les trois nocturnes.
11. A la fin du troisième psaume de chaque nocturne, el pendant (lu'on répète l'antienne, l'évéque et ceux du chœur se découvrent, se lèvent et se tournent vers l'autel jusqu'à la fin du Pater; et après l'antienne, les deux choristes ou acolyles qui sont au milieu du chœ,ur disent le verset.
12. Le chœur ayant répondu au verset, l'évéque dit secrètement Pater noster, après quoi il s'assied et se couvre , el ceux du chœur aussi.
13. Pendant qu'on dit le verset, le maître des cérémonies va quérir celui qui doit cbauler la première lamentation, et le cou-
duit au pupitre ou autre lieu, suivant la coutume de chaque église. En conduisant celui qui doit chanter la lamentation, il salue l'autel el l'évéque, en f.iit autant après qu'elle est dite, observant la même cbuse pour les deux suivantes.
Ces lamentations peuvent être chantées par quelque enfant de chaur suivant le chant prescrit par l'Eglise, mais non en musique.
14. Les leçons du second et du troisième nocturne , quand l'évéque officie , doivent être chaulées (lar des chanoines, commençant par les plus jeunes. Ceux-ci saluent l'autel cl ré»êque, soit en arrivant, soit en quittant le pupitre, et ne disent point Jubé, domne, benedicere, ni à la fin, Tu autem, Domine , miserere nobis. L'évéque , quoiqu'il fasse l'office, ne dit point de leçon, si la coutume est telle.
CuAP. 111. — Des laudes.
1. Le dernier répons du troisième nocturne étant achevé, l'évéque et tous ceux du chœur se découvrent el se lèvent. Le maîlre des cérémonies ayant conduit les deux choristes à l'évéque , le premier lui annonce l'anlienne, et ils se retirent en leur place lorsqu'elle est répétée. .\près qu'elle est entièrement dite par le chœur, ils entonnent le premier psaume, les choristes continuant à donner les antiennes aux plus dignes du chœur et à entonner les psaumes comme à matines.
2. L'évéque et ceux du chœur demeurent assis el couverts jusqu'au Benedictus, ceux du chœur se lèvent quand le choriste annonce une antienne à une dignité ou chanoine, jusqu'à ce qu'elle ait été répétée, et ceux (jui chantent au lutrin se lèvent quand il faut réiiéler les antiennes.
3. L'acolyte ordinaire, à la fin de chaque psaume, éteint un cierge d'un côté el d'aulre du chandelier triangulaire , comme à matines.
k. Vers la fin du dernier psaume des laudes, l'évéque et ceux du chœur se découvrent et se lèvent, le maître dos cérémonies conduit les deux choristes à l'évéque ; et ayant salué l'autel, el puis l'évéque en arrivant près de lui , le premier lui annonce l'antienne du Benedictus, et après qu'elle est répéiée.tous deux retournent en leurs places arec les révérences ordinaires.
5. L'antienne étant entièrement dite par le chœur , un des choristes , ou autre ayant charge, entonne le Benedictus.
6. (^)uand on dit le verset Ut sine timoré, etr., on éieint le dernier cierge du côté de l'Evangile; et au verset suivant, In sanctitate, etc., on éteint le dernier cierge du côté de l'Epître, et ainsi alternativement à chacun de ces six derniers versets.
7. On éteint aussi toutes les lampes de l'église, excepté celle qui esl devant le saint sacrement.
8. On na laisse allumé que le seul cierge qui esl au plus haut du chandelier triangulaire. L'acolyte le prend lorsqu'on répèlo l'anlienne du benedictus, et se mettant à ee-