‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 258 sur 411 · OFFICIANT · texte numérisé non relu

OFFICIANT

Celui qui préside à un office distingué de la messe esl appelé officiant; à la messe on l'appelle célébrant. Voy. ce mot.

Lorsque l'officiant est revêtu d'habits sacrés, il précède tous les autres, même le premierdignitaire; s'il n'est pas ainsi re\êlu, on doit suivre l'usage de l'église où l'on se trouve. Ainsi l'a déclaré la congrégation des rites, le 2'^ octobre 1609. ( Collecl. Decr. n. 270).

Outre que les fondions de l'orficiant sont délaillécs aux articles propres à chaque office, il est bon de les trouver ici réunies et séparées des fonctions des autres minisires, afin qu'on puisse plus facilement el en moins de temps se les rendre présentes à l'esprit. § I. De l'olEciaut aux vêpres solennelles.

1. L'officiant, après avoir annoncé tout haut dans la sacristie l'office avec les mémoires et autres choses particulières qu'on y doit observer, prend une chape, et s'élant placé au milieu des chapiers, salue la croix de la sacristie par une inclination profonde, et ensuite les chapiers à droite et à gauche

pnrnnc inclination de (é(e ; puis il se couvre et va au clireiir les mains jointes enire les deux premiers chapiers.

2. L'olBrianl se découvre lorsqu'il approche de l'aultl, donne, s'il le veut, sa barrelte au céréinoniaire, el après avoir fait au bas des degrés la révérence convenable, t'eslà-dire la génuflexion jusqu'à terre, si le saint sacrement est dans le tabernaile, ou seulement une inclination profonde s"il n'y a que la croix (re qui doit êire dil en général pour toutes les autres occasions), il se met à genoux sur le dernier degré et y fait une courte prière, ordiuairenicul VAperi, après laquelles'étanllevéetayant fait une révérence convenable à l'autel, il salue d'une inclination médiocre le chœur des deux côtés, commençant par le côié de l'EpîIro, si les plus dignes y sont, et va la tête découverte à son siège, où après avoir salué les officiers par une inclination de tête, il s'assied el se couvre, s'il le veut ou si c'est l'usage. C'est ainsi qu'il salue les chapiers, s'il ne leur est pas supérieur en dignité, toutes les fois qu'ils arrivent devant lui ou qu'ils se retirent; et s'il est assis, il sulfit qu'il se découvre.

3. Lorsqu'on dil tione immédiatement avant vêpres, l'officiant ne se met point à genoux pour faire la prière après qu'il est arrivé.

4.. L'officiant ayant étéquelque temps assis, se lève lorsque le cérénioniairc l'avertit, et récite tout bas le Pater et ÏAve; ensuite ayant mis sa barrelte entre les mains du cérémoniaire, il chante d'un ton de voix con>= venable : Deus, inadjulorium meum intende, faisant en même temps le signe de la croix sur lui, touchant do la main droile. d'abord le front, puis la poitrine el ensuite les épaules, joignant ensuite les mains ; il s'incline médiocrement pendant le verset Gloria Patri, etc., et entonne la première antienne, après qu'elle lui a été annoncée par le chapier.

5. A la médiation du premier verset du premier psaume, l'officiant s'assied et se couvre, et demeure toujours assis et couvert jusqu'au capitule; il se découvre seulement au Gloria Patri de chaque psaume, aux noms <ie .lésus et de Marie et à celui du saint dont on fait l'office.

G. La dernière antienne étant achevée, l'officiant chante le capitule debout el les mains jointes, ensuite il eulonne l'hymiie; si on chante Vcni Creator ou Ave, JiJaris ttella, après l'avoir enlDnnée il se met à genoux pendant la première strophe. 11 se lient debout pendant qu'on chaule l'hymne, et ne s'assied qu'après avoir entonné l'antienne de Magnificat.

7. L'officiant se lève quand on commence Magnificat, et, quand les chapiers sont venus . devant lui, il leur fait une inclination de tête, puis ilsalueaussitôldtsa place les deux côlés du chœur, commençant par celui où il est, ou par sa droite s'il est au milieu. Ensuite ayant quitté sa barrette, il descend de son siège et s'en vadroitàl'autfl lesmains joinlesenireles deux plus dignes chapiers ; s'il faut se déiourlier, il se détourne à sa droite, de préférence, suit en allant, soit en revËnant. Quaud il est

arrivé au bas des degrés, il fait la révérence convenable à l'autel; puis, étant monté, il le baise, les deux mains appuyées dessus.

8. L'officiant, ayant baisé l'autel, se tourne vers le thuriféraire, reçoit la cuiller du premier chapier, et met trois fois de l'encens dans l'encensoir, disant à la première : Ah illo benedicaris ; à la seconde : in ciijus honore; à la troisième : cremaberis. Amen. Ensuite, ayant rendu la cuiller au premier chapier, il fait sur l'encensoir le signe de la croix saiis rien dire , ayant pendant toute celte action la main gauche sur sa poitrine ou sur l'autel; puis ayant reçu l'encensoir, il encense l'autel de la manière qui a été marquée à l'article Messe, partie seconde, article troisième.

9. L'encensement de l'autel étant achevé, l'officiant rend l'encensoir au premier chapier, ou au cérémoniaire s'il n'y a pas de chapiers; puis il retourne au milieu de l'autel, où il fait une inclinalion de Icte à la croix, el étant descendu au bas des degrés, il fait la révérence convenable à l'autel; ensuite il salue le chœur et retourne à son siège dans l'ordre qu'il en est venu.

10. Remarquez que l'offieianl encense premièrement l'autel où repose le saint sacrement, puis le grand autel cl ensuite celui devant lequel on chante l'office, s'ils sont différents, et qu'il observe à lous les mêmes cérémonies, excepté qu'il ne bénit l'encens qu'à l'autel, (|u'il encense le premier.

11. Quand l'officiant est arrivé à son siège, il y est encensé par le premier chapier, à qui il a fait une inclination de léte avant et après, puis il reprend sa barrette el se lient debout jusqu'à la fin da Magnificat. Lorsqu'on répète l'antienne, il s'assied el se couvre, et lorsqu'elle est finie, il se lève pour chauler les mains jointes l'oraison de l'office el celles des mémoires, s'il y en a.

12. Après que l'officiant a dil ces paroles, Fidelium aniinœ, etc., il salue de sa place le chœur de part et d'autre comme à i\lagnificat, et s'en retourne à la sacristie dans le même ordre qu'il est venu, saluant l'aulel en passant au lieu convenable ; il se couvre à la sortie du chœur, et en arrivant à la sacristie il salue la croix el les officiers de part el d'autre.

l;î. Si l'officiant sort du chœur processionnellemenl par la grande porte qui est au bas du chœur, il donne le temps à ses officiers de sortir du chœur devant lui, et, après avoir salué le clergé de part cl d'autre, il descend de son siège, salue l'aulel derrière le banc des chapiers, et s'en retourne à la sacristie.

H. Si l'on ne doit pas dire les compiles immcdiatemenl après les vêpres, l'officiant ayant dit Fidelium animw, etc., et ensuite Pater nosler tout bas, ajoute d'une voix mé^ diocre Dominus det nobis suam pacem; après que le chœur a répondu, il commence du même ton l'antienne de la \ ierge, el se tient debout ou à gpnoux selon que le temps lo demande; il ajoute dans la mèuie poslure lo verset, et dit toujours debout l'oraison con-

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venable, et puis d'un Ion plus bns nivinum nuxilhim, rlc, après quoi il s'en rolournR avpc ses officiers à la sarrislie, comme il a <■'!(■ dit ci-dessus, soil avant le clergé, s'ils no sont pas venus ensemble, soit immédialciDcnl a|>rès le clergé, s'ils sont venus conjointement, et en ce di-rnier cas il ne salue point le clergé avant de sorlir, mais seuleinenl en arrivant à la sarrislie.

15. Si l'on (lit les complies immédiatement après les vêpres, l'officiant rctoui iiejiu chœur, quand on a dit le Gloria i'atri; il salue l'autel et le chœur en eniraiil, el va eiisuilc à la place qui lui convient selon son rang, et non pas à celle où il était pendant les vêpres, si ce n'est qu'il soil le supérieur du lieu.

VABIÉTÉS.

Les Bréviaires modernes ne prescrivent l'anlienne de la V^ierge qu'après complies, ménie eu chœur. Cependant l'usage romain s'est conservé; il n'est peut-élre pas une seule paroisse où l'on ne clianlc celle antienne après vêpres, lor.s iiicine qu'on n'y ajoute pas les compiles. On a supprimé les versi'ts Dominnx dcl nobis, clr.. el Divinnm uurilium, etc. On nedil pas Fidelium (tniinœ après vêpres, quand elles sont immédialcnienl suivies de coaiplies ; ce sont des prières de moins.

§ II. De l'olliciant, a vêpres, df vanl 1r saint sacrement

1. Outre les choses ((ue l'officiant pratique aux vêpres solennelles ordinaires, il prciid une étole, s'il doit donner la bénédiction, et observe, en la présence du saint sacrement, les choses suivantes.

i. Il se découvre dès qu'il enlre au chœur, et l'ait au bas des degrés de i'aulel la génuflexion par terre à deux genoux avec une inclination de Icte, avant et après la prière qu'il fait sur b; dernier degré en arrivant au chœur. 11 se tient toujours découvert pendant vêpres.

•i. A Magnificat, l'offi.iant étant arrivé au bas de l'autel, au milieu des chapiers, fait avec eux la génuflexion à deux genoux, comme il a l'ail au comnienccmenl, et. étant moulé sur le marchepied, il fait la génuflexion d'un seul genou, puis il baise l'autel, et s'étanl un peu retiré vers le côté de l'Evangile, il met et bénit l'encens à l'ordinaire; ensuite, sans faire aucune génuflexion, il descend sur le second deijré, el, s'élanl mis à genoux sur le marchepied, il reçoit l'encensoir du pieinier chapier, cl encense le saint sacrement de trois cotips, faisant une inclination profonde avanl et après. Il se relève ensuite el, l'encensoir à la main, il monte à l'autel, où après avoir fait la génuflexion, il encense l'autel à l'ordinaire. L'encensement fini, il rend l'encensoir au premier chapier, puis il retourne au milieu de l'autel, où il fait la génuflexion; ensuite se retirant un peu vers le côté de l'Evangile, pour ne pas tourner directement le dosa l'autel, il descend au bas des degrés, où il fait la génuflexion à deux genoux sur le pavé comme en arrivant, et s'en retourne au chœur à la

manière «Tccoutumée, sans le saluer. Quand les vêpres sont finies, il s'en retourne à la sacristie, ayant fait la génuflexion à deux genoux au lieu convenable.

k. Si l'on expose le saint sacrement immédiatement avant vêpres, l'officiant observe ce qui suit. 1 II salue le chœur en passant, et l'autel en arrivant au bas ries degrés, ensuite il se met à genoux sur le plus b.is degré. 2" Lorsque le premier chapier ou le sacristain a disposé le soleil, ou qu'il a ouvert le tabernacle, l'officiant se lève et met de l'encens dans l'encensoir sans le bénir et sans rien dire; puis s'étanl mis à genoux, il reçoit l'encensoir el encense île trois coups le saint sacrement avec une inclination profonde avant et après. '\ Après que le soleil est mis dans le lieu où il doit être exposé, l'officiant, sans dire aucune oraison, fait la génuflexion à deux genoux sur le pavé el va au chœur de la manière ordinaire, sans le saluer.

5. Si l'officiant donne la bénédiction du saint sacrement après les vêpres, il prali(|uo les choses suivantes. 1° Après la génuflexion à deux genoux sur le pavé, si le saint sacrement est exposé, il monte à l'autel accompagné des deux premiers chapiers (ou du cérémoniaire el du thuriféraire s'il n'y avait pas de chapiers); il y fait avec eux une simple gcnufloxion, el, après avoir baisé l'aulel, il descend aussitôt el se met à genoux sur le pitis bas degré. 2° Un peu avaul que les chantres coinuiencenlàclianlerr«nn(m ergo,oii après ces mots, Venereinur cernui, l'officiant sa lève et met do l'encens dans l'encensoir, sans le bénir et sans rien dire ; puis, s'étant remis à genoux, il reçoit l'encensoir, et lorsciu'on commence à chanter Tatitum ergo, ou Geni-' ton, il encense de Irois coups le saint sacrement, faisant une inclination profondeavant et après ; ensuite il rend l'encensoir au chapier. .'i° Après que les versels sont chantés, il dit debout l'oraison avec sa conclusion : Qui rivis et régnas in sœcula, etc., ou les oraisons, si l'on en doit dire plusieurs, qu'il termine par une courte conclusion convenable à la dernière, 't" Après h s oraisons l'officiant se met à genoux (si le saint sacrement n'est pas sur l'aulel, un prêtre ou un diacre en étole l'y dépose) ; et après qu'on lui a mis lécharpe sur les épaules, il se lève, monte à l'autel, y fail la génuflexion, et prend le saint sacrement de la main droite par le nœud, et de la gauche par le pied , couvrant ses mains du voile, et faisant en sorte que lo devant du soleil el de l'hostie soil vers lo peuple quand il sera tourné. 5° L'oflicianl se tourne par le côté de l'Epîlre, el donne la bénédiction au peuple par un seul signe de croix, sans rien dire, de la manière suivante. Il élève le soleil jusqu'à la hauteur des yeux, puis l'abaisse un peu au-dessous de la ceinture; il le relève ensuite jusqu'à sa poitrine, où il l'ait le travers de la croix de l'épaule gauche à l'épaule droite; et après avoir achevé la croix il retourne, s'il le veut " milieu, et aussitôt il achève h- tour, rc, saint sacrement sur l'autel, fail un

flexion cl revient à sa placp, où il se met à genoux. Aussitôt on lui ôlc le voile de dessus les épaules, et si le salut sacrement doit resicr exposé , ou si l'on chante quelque chose, il peut l'encenser de nouveau, fi" Après que le saint sacrement est renfermé, il fait la génuflexion, reçoit sa barrette, salue le ciiœiir et retourne à la sacristie.

G. Lorsque resposilion et la bénédiction du saint sacrement ont lieu séparément do quelque office, l'officiant se comporte conmie il vient détre marqué, excepté qu'à l'exposition il chante l'oraison debout, comme il a été dit à la bénédiction; et quand l'oraison est finie, Il fait la génuflexion à deux genoux, sur le pavé, reçoit sa barrette et s'en retourne à la s.icrislie. Si l'on expose et si on renferme ensuite le saint sacrement durant une même action, comme à un salut qu'on célèbre exprès, alors il l'encense deux fois, l'une au commencement et l'autre à la fin, avant de dire l'oraison.

S ni. De l'officiant aux vôpres des morts.

1. L'officiant va au chœur de la manière ordinaire, revêtu d'une chape noire ou au moins d'une clole de la même couleur; après avoir fait une courte prière sur le dernier degré de l'autel, il va à sa place sans saluer le chœur. Lorsque le premier verset du premier psaume est entonné jusqu'à la médiation, il s'assied et se couvre demeurant dans cette posiure jusqu'à Magnificat, sans se découvrir au \'vrsc[ Requiem œternam, qu'on dit à la fin des psaumes.

2. L'officiant se découvre et se lève lorsqu'on entonne Magnificat , pendant lequel 11 n'encense point l'autel, mais II demeure à sa place. Lorsqu'on répèle l'antienne, il s'assied et se couvre, etlorsqu'elleestfinle,ilserelève el commence debout les prières par ces deux mois ■ Pater nosler , qu'il dit tout haut; puis il se met à genoux, continuant le rcsle à voix basse justju'à ces paroles : Et ne nos inducas, etc., (ju'il dit du même ton que les premières; ensuite il ajoute les versets suivants; puis il se lève , dit l'oraison ou les oraisons selon la qualité de l'office, et dit à la fin : Requiem ceternam doua eis. Domine. Quand les chantres ont entonné : Requiescanl in pr.ce, l'officiant, sans ajouter autre chose, retourne à la sacristie.

3. Si on commence les vêpres des morts immédiatement aprèscelles dujour, l'officiant ne dit pas Fidelium animœ, etc., après qu'on a chanté Beneilicamus Domino , et pour lors il quille la chape qu'il avait, pour en prendre une de couleurnoirc; puis il se comporte cjmme il vient d'être dit

§ IV. De l'oniciant aux matines solennelles. '

1. L'officiant, étant arrivé au chœur, fait au bas de l'autel ou à sa place une courte prière à genoux, après laquelle il se lève, lorsque le cérémoniaire l'en avertit, et dit aussitôt tourné vers l'autel, le Pater, l'.^reet leCredo, à voix. basse. Ensuite il chante d'un „ Ion convenable. Domine, labia mta apcries , faisant un petit signe de croix avec le pouce

droit sur la bouche, la main étendue et tournée vers sa face ; et, après que le chœur a répondu, il dit d'un même Ion, Deus, in adjulorium, etc., faisant le signe de la croix depuis le front jusqu'à la poitrine, comme au commencement de vêpres. Il se tient debout, tourné vers l'autel pendant l'invitatoire et le psaume

2. A ces paroles Venile, adoremus el procidamus ante Deum, il fait la génuflexion : le psaume Venile, exsultemus étant achevé, et l'invitatoire répété, il entonne l'hymne el ensuite la première antienne, el, lorsqu'on a chanté le premier verset du psaume jusqu'à la médiation, il s'assied et se couvre.

3. La dernière antienne de chaque nocturne étant finie, il se lève pendant qu'on chante le verset , et, lorsque le chœur a achevé d'y répondre, il dit à haute voix : Pater nosler, qu'il poursuit à voix basse jusqu'à ces paroles, £■(«« nos inducasin tentalionem, qu'il dit du même ton que les premières ; ensuite il dit tout haut l'absolution; et quand celui qui doit dire la leçon a dit Jubé, domne, benedicere, il dit les paroles de la bénéiliclion ; puis il s'assied cl se couvre.

4. Il donne debout la bénédiction des seconde et troisième leçons de chaque nocturne, quoique le chœur ne se lève pas. Quand la troisième antienne des deux autres nocturnes est finie, il se lève et pratique ce qui vient d'être marqué pour la fin du premier nocturne. Au commencement de la septième leçon , il se lient debout et tourné vers le lecteur, jusqu'à ctî qu'il ait achevé les paroles de l'Evangile, disant Et reliqua.

5. Pendant le huitième répons , il prend une chape que le cérémoniaire lui donne; ensuite , sans sortir de sa place , il demande la bénédiction au plus digne du chœur pour dire la neuvième leçon; lorsqu'il dit Tuantem, Domine, de. , il s'incline profondément vers l'autel sans faire la génuflexion ; puis il entonne l'hymne Te Deum laudamus, et, pendant le vcrsel Te ergo quœsumus, etc., il se met à genoux.

6. Si l'on est obligé de séparer matines d'avec laudes, comme on l'observe aux matines de Noël, l'officiant dit, après l'hymne 7"e ZJeu»!, l'oraison de l'office avec Dominus vobiscurn avant et après, sans ajou'.er Fidelium animœ, elc; mais si le chœur se relire aprèsmaiines,roflririant ajoute Fideliumanimœ, etc., et le Pater sans autre chose.

7. Les laudes sont toutes semblables aux vêpres pour les cérémonies.

§ \. De l'officiant aux matines des morts el à un cnlerrcnicnt

1. L'officiant a cela de particulier aux matines des morts , qu'il ne dit pas tout haut Pater voster, qu'il ne donne point d'absolution ni de bénédiction avant les leçons , et qu'il nedit point la dernière leçon, éianl plus convenable qu'elle soit dite par un autre.

2. SI l'on dit laudes à la suite de matines, il prend une chape noire au commencement, et pour le reste il observe les mêmes cérémonies qu'à vêpres; el si l'on doit chanter

6gi

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la messe des morts après laudes, il sort vers la fin pour s'habiller à la sacristie , et en ce cas un autre dit les prières qui sonl à la fin.

3. Pour les cnlerrenients, l'officiant ayant pris une élole ou môme une chape noire, va au lieu où est le corps; y étant arrivé, il se découvre et se met aux pieds du corps vis-àvisde la croix .qu'il salue parune inclinalion profonde; puis il asperge le corps sans rien dire, et, ayant rendu l'aspersoir, il commence d'un Ion unilornie l'antienne Si ini- Ç'i(i7a<cs; celle antienne étant rcpélée, il entonne l'anlienne Exsullabunt Domino. Il va ensuite à l'église la léle couverte, précédant ceux qui portent le corps.

4. Lorsqu'il entre dans l'église, il salue l'autel et se met aux pieds du corps vis-à-vis la croix pendant qu'on chante Subvcnile; mais si l'on doit dire quelque office des morts, il se place dans le siège de l'officiant et observe ce qui a été dit ci-dessus. Si l'on doit dire la messe, il va s'habiller à la sacristie.

5. Après le répons Subvenite, ou si l'on a dit la messe ou quelque office, lorsqu'il est fini, il dit à haute voix, sans chanter, les mains jointes et la tète découverte, l'oraison Non inlres injudiciam, etc. Sur la fin du répons Libéra me. Domine, l'officiant met et bénit l'encens de la manière ordinaire ; et, après qu'on a chanté Kyrie eleii>on,'\l dit tout haut Pater noster, et, poursuivant le reste à voix basse, il donne sa barrette et reçoit l'aspersoir : ensuite il fait le tour du cercueil, qu'il asperge par trois l'ois de chaque côté en trois divers endroits, commençant par le côté de sa main droite , et, quand il passe devant l'autel ou la croix que tient le sousdiacre, il fait une révérence convenable.

G. L'aspersion finie, il rend l'aspersoir ; puis il reçoit l'encensoir et encense le cercueil de chaque côté, de la même manière qu'il l'a aspergé-, fais. ml les mêmes révérences en passant : après l'encensement, il rend rencenso>r;puis,s'élant tourné vers la croix, il dit tout haut, les mains jointes : Et ne nos inducas in tentationem avec les versets qui suivent et l'oraison Deus cui proprium est, etc., après laquelle il se couvre, si on doit porter le corps hors du chœur; mais si le lieu de la sépulture est dans le chœur, il s'en approche la tête découverte et se met vis-àvis de la croix.

7. L'antienne Jn paradisum étant finie, l'officiant bénit le tombeau, disant l'oraisoa Deus cujus miseralione, laquelle ou doit dire quoique le lieu de la sépulture soit dans l'église ou dans le cimetière, si ce n'est que le tombeau ait déjà été bénit, soit un peu avant l'office, soit en quelque autre temps , ce qu'on peut reconnaître quand on met le corps dans un caveau où plusieurs autres ont été ensevelis.

(1) Apol.c. 2.

{•î) L. IV, c. 34.

(3) De Opère et Eleem,

(i) Accipil sacerdos a le quod pro te offeral, quando vis jlacare Deum pro peccalis luis In ps. cxxis, u. 7. (."i) Srcret. Domiuic. 5 postPeiilec.

(6) yui llbi offeruut.

(7j S. Cjpr. lit)r. de Opère et Eleeinos, S- Csesar. Arel.

8. Après l'oraison , l'officiant met et bénit l'encens à l'ordinaire; puis, sans sortir de sa place, il asperge par trois fois le corps du défunt, et ensuite le tombeau ou la fosse autant de fois; ayant rendu l'aspersoir et reçu l'encensoir, il encense de même par trois fois le corps, puis la fosse, et aussitôt il entonne l'antienne £"^0 sum. Puis il achève la cérémonie, comme il est marqué à l'art. Enterrement, n. li.

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