‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 294 sur 411 · UC · texte numérisé non relu

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omnipotentcm, ut super hos famulos suos quos ad officium diaconalus dignalur assuinere , benediclionis su» graliam cleiuenter effundat, eisquc consecralionis indujlae propitius dona conservet, et preces noslras clementer exaudiat ; ul quae noslro gercnda sunt minislerio , suo benignus prosequalur auxilio ; el quos sacris mysteriis exsequendis pro noslra intelligenlia crediraus offcrendos, sua bcnefdiclione sanctificel et confirmet. Per unigenitutn Filiutn suutn Dominum nostrum Jesum Chrislum, qui cum eo et Spirilu sanclo vivil et régnât Deus.

L'évcque quitte alors la mitre, et tenant les mains étendues devant In poitrine, il dit :

Per omnia ssecula sœculorum.

'1^ Amen.

V Dominus vobiscum.

11) El cum Spirilu tuo.

V Sursuni corda.

lit Habeinus ad Dominum

y Gratias agaoïus Domino Dec nostro.

ni Dignum et justum est.

Vere dignum et justum est, sequum et saiutare, nos tibi semper et ubique gratias ai;or(?, Domine sancle , Pater omnipotens, œlerne Deus, honorum dator, ordinumque distributor, atque officiorum disposilor, qui in te manens innovas omnia, et cuncta disponis, per ^ erbum, virtutem, sapieutiamque tuam Jesum Christum Filium tuum, Dominum nostrum, sempilerna providenlia praeparas, et singulis quibusque temporibus aptanda dispensas , cujus corpus , Ecclesiam videlicet tuam cœlestium gratiarum varietaie distinctam, puorumque connexam dlslinctione membrorum, per legem mirabilem totius compaginis unitam, in augmentum templi lui crescere dilatarique largiris, sacri muneris servitutem trinis gradibus minislrorum nomini tuo militare conslituens ; electis ab inilio Lcvi filiis, qui in mysticis operalionibus domus lute fuielibus excubiis permanentes , hîeredilatem bonediclionis mternae sorte perpétua possiderent. Super hos quoquc famulos tuos, quœsumus, Domine, pla^ calus intende quos luis sacrip altaribus servlluros in ofûcium diaconalus suppliciter dedicamus. El nosquidem lanquam homines diviui seiisus, el summ^e rationis ignari, horuiii vilain, quantum possumus, SBStimnmus. Te aulem. Domine, quee nobis sunt ignola non transeunt, le occulta non fallunl. Tu cognitor es secretorum. Tu scrulalor es cordium. Tu horum vilam coelesti potcris examinare judicio quo semper prfevaies, et admissa purgare, el ea quœ sunt agenda concedere.

A ces dernières paroles l'e'vf'que seul, et aucun autre [parce qu'il ne s'agit pas du sacerdoce, mais d'une consécration de ministres), étend la main droite et la pose sur la tête de chaque ordinand en disant à chacun :

Accipe Spirilum sanctum, ad robur, ad

(i)Si, pour avoir plus lot fail, l'évèque lipscend de l'aulcl el parcourt la ligne, uu clii-o, debout derrière les ordinands, lient le l'ouliliial ouvert devant lui; ou bien un lie ses assislanls le lient à son cùlé. o'i tous les dcu\

resistcndum diabolo et tentalionibus ejus, in nominc Domini (I).

Après cette cérémonie, il reprend lu préface, et tenant toujours la main étendue sur les diacres, il continue en disant :

Emilie in eos, quaesumus, Domine, Spirilum sanctum, quo in opus minislerii lui fideliler exsequendi sepliformis graliae luse munere roborentur. Abundet in eis totius forma virtutis , auctoritas modesla, pudor constans , innocenticB puritas, et spirituaiis observantia disciplinœ. In moribus eorum praBcepta tua fiilgoanl , ut suœ castilaiis excmplo imitalionem sanclam plebs acquirat; et bonum conscienliae leslimonium prseferentes, in Ghristo firnii, et stabiles persévèrent, dignisquc successibus de inferiori gradu per gratiam tuam capere potiora uiereantur.

L'évèque baisse alors le ton de sa voix, de manière cependant à être entendu de ceux qui l'entourent, et termine en disant :

Per eumdem Dominum nostrum .lesum Christum Filium tuum, qui lecum vivit cl régnai iu unitale Spiritus sancii Deus, pci omnia saecula saîculorum. v, Amen.

Cette préface terminée, l'évèque s'assied, reçoit la mitre, et chacun venant se mettre à qenoux devant lui, il leur met successivement à tous sur l'épaule gauche l'étole qu'ils ont à la main, en disant à chacun :

Accipe slolam t ciX'didam de manu Dei ; adimple niinisteriiim luum, potens enim est Deus ut augeal tibi graliain suam, qui vivil et régnât in sœcula sœculorum. i^ Amen.

En même temps que l'évèque prononce ces paroles , il fait sar les diacres un signe de croix, et ceux qui l'assistent ont soin d'ajuster Vélole , et d'en joindre les extrémités sous le bras droit.

Après cela le pontife, prenant la dalmatique, la met successivement à chacun jusqu'aux épaules s'il n'y en a qu'une, et il en revêt totalement le dernier ; si chacun a la sienne, il l'en revêt totalement ; dans tous les cas il dit à chacun :

Indual le Dominus indumenlo salulis et veslimento laelitiœ, el dalmatiea justitiie circumdet te semper : in nomine Domini. r? Amen.

Enfin l'évèque prend le livre des Evangiles, el tous le touchent de la main droite, lorsqu'il le leur présente en disant (2) :

Accipe poteslalem legendi Evangelium in ecclesia Dei, tam pro vivis quam pro defundis, in nomine Domini. li, Amen.

Après cela l'évèque, debout, sans mitre, et tourné vers l'autel, dit Oremus, et ceux qui l'assistent ajoutent : Flcclamus genua. H, Lcvate.

// se tourne alors vers les ordinands et dit :

Exaudi, Domine, preces noslras, et super

hos famulos tuos spirilum tuîe benetdiclio-

nis emitte; ul cœlesli munere dilati, et lua^

majeslalis graliam possint acquirere , cl

en même temps. , ... , , . ,

(i)' Les diacres doivcia toucher le Missel un seul a la fois' parce que la firuiulc est au singulier : Accipe.

lOOr. ORD

benc Vivendi aliis cxemplum pra5bcio. Per Dominum nostruni Jcsuin Ghrisluin Filium tuum, qui lecum vivil et rejînal in unitate cjusileni Spiritus sancli Deus , pcr orania sœcula saBcuiorum. li) Amen.

Oremus.

Domine sancte, Paler fidei, spci cl pialiœ, et profectuum rcmunerator, qui in cœlestibus et terrenis angelorum minisleriis ubiquc disposilis, per omnia ciemenla voluntatis tuœ dilîundis cffectum , hos quoque famulos luos , spirituali dignare iiluslrare alîectu ; ul luis obsequiis expediti , sanclis altaribus tuis ministri puri accrescant ; et indulgenlia lua puriores, eorum gradu quos apusloli lui in seplcnarium numerum, beato SU'pbano duce ac praevio , Spirilu sanclo auclore, elegerunl, digni existant ; et virlulibus universis quibus tibi scrvirc oportct , iiisliucli , libi cnmplaceant. Per Dominum noslrum Jcsuni Christum Filium (uum, qui lecum vivil cl régnai in unitate cjusdem Spiri(us sancti Deus, per omnia sœcula Steculorum. lij Amen.

■ Les diacres, sur l'avis que leur en donne l'archidiacre, retournent â leur place. Un d'entre eux, lorsque le moinrnt en sera arrivé, lira l'Evangile.

De l'ordination des piètres.

Avant de procéder à l'ordination des prêtres, on doit préparer l'huile des catéchumènes, un calice avec du vin et de l'eau, une patène avec une hostie, de petites tranches de pain et des vases pour laver les rnains, que chaque ordinand esstiiera après avec les linges préparés pour cela. Après l'ordination des diacres, l'évèque se tourne vers l'autel, lit dans le Missel le trait jusqu'au dernier verset exclusivement, ou bien jusqu'à la dernière strophe de la prose exclusivement, si elle a lieu (1). Ensuite il se rend au fauteuil qui est au milieii de l'autel, s'y assied et reçoit la mitre. Aussitôt l'archidiacre appelle d'une voix intelliqible ceux qui doivent être ordonnés, en disant :

Accédant qui oïdinandi sunl ad ordinem presbyteratus.

On fait alors l'appel comme il a été dit plus haut, sans cependant parler du titre clérical , et les ordinands vêtus en diacres, c'est-à-dire, ayant l'amict, l'aube, le cordon, l'élole cl le manipule, portant la chasuble sur le bras gauche, un cierge dans la main droite, ayant aussi un linge pour lier leurs mains, si c'est l'usage, s'approchent de l'évèque, et quand ils se sont rangés en cercle à genoux, l'archidiacre les présente au prélat, en disant (2) :

Reverendissime paler, postulat sancla mater Ecclesia caliiolica ui hos praîsentes diaconoi ad onus presbjlcrii ordinelis.

(1) Si c'est un dimanche ordinaire ou une fùle, il s'jrrèie au verset Alléluia exclusiveiuent, quand ii n'y a pas de trait ni de prose.

(2) Si l'ordinalion du diacre est si imposante, que serace de celle du prêtre? L'archidiacre le présente et doit être garant de ses Iwnnes dispositions; le peuple est pareillement consulté. Le prélat rappelle ensuite k l'ordinand ses princi|iales obUgations, qui sont d'oiïiir l'auguste >acriOce, de bénir le peuple et les objets qui sont a son visage, de présider l'assemblée des lidèlps, de prêcher,

DlCTIONNAIBE DES RlTES SACRÉS. II.

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L'évèque l'interroge en disant :

Scis ilios csse dignos ?

L'archidiacre répond :

Quantum humana tVagilitas nosse sinil, et scio, cl leslificor ipsos dignos esse ad hujus onus officii.

L'évèque dit Deo grntias.

El s'adressant an clergé et au peuple, il parle ainsi :

Quoniam, fralrcs ciiarissimi, rcctori navis, et navigio dcfcrendis cadem est, vcl sccurilalis ratio, vel communis limoris; par eorum débet esse sentenlin quorum causa communis exislit. Neque enim luit frustra a Palribus inslilulum ut de eleclione illorum qui ad regirnen aitaris adhibendi sunt, consulatur etiam populus;quia de vila cl conversatione prœsentandi, quod nonnunquani ignoralur a pluribus, scilur a paucis, cl necesse est, ut facilius ei quis obcdietiliam exhibeat ordinale, cui asscnsum pr«ebueril ordinando. Horum siquidem diaconorutn in presbyteros , auxilianle Domino , ordinandorunr» conversalio (quantum mihi vidclur probata et Deo placila cxislil, et digna (ut arbitrer) ecclesiaslici honoris augmcnto ; sed ne unum forlasso, vel paucos , aut dccipiat asscnsio, ve! falial affeclio , senlenlia est expelenda multorum. Itaque quid de eorum aclibus aut moribas novcrilis, quid de merilo scntialis, libéra voce pandalis; et his teslimonium saccrdotii niagis pro merilo quam alTcclione aliqua tribualis. Si quis igilur habet aliquid coiilra illos, pro Deo, et propter Dcum , cum fiducia exeat et dicat; verumtamen memor sit conditionis suae.

Après ces paroles, l'évèque s'arrête pendant quelques instants, et parlant ensuite aux ordinands, il leur adresse ces avis :

Consecrandi, filii ilileclissimi, in presbyteratus officium, illud digne suscipere, ac susceptum laudabiliter cxsequi sludealis.

Saccrdotem etenim oportct ofïerre , benedicere, prseesse , prœdicare et baptizare. Cum magno quippe timoré ad tantum gradum ascendendum est, ac providendum, ut cœlestis sapienlia, probi mores, cl diulurna justiliîe observatio ad id electos commendent. Unde Dominus prœcipiens Moysi ut scptuaginla viros de universo Israël in adjulorium suum eligerel, (juibus Spiritus sancti dona divideret, suggcssit : quos tu nosti, quod senes populi sunl. \ os siquidem in septuaginta viris et senibus signali estis : si per Spirituin sepliformem, Decalogum legis custodientes, probi et maluri in scienlia similiter et opère eritis. Sub eodeni quoque niysterio et eadem Qgura in novo Teslamenlo Dominus septuaginta duos elegil, ac binos anle se in prœdicalionem, misit , ul doceret

d'administrer le baptême et les autres sacrements. Toutt; la cour céleste a aussi été invoquée pour lui pendant les litanies des saints : le ponlile et tous les prêtres qui sont présents lui imposent les mains comme pour lui communiquer l'esprit du sacerdoce que chacun d'eu.v a dû cultiver et Ibrlifier depuis son ordination. Le prélat et les prêtres présents tiennent la main droite étendue sur les ordinands pendant la monition et l'oraison qui précèdent uni-; prélace pleine de sentiments de piéié, récitée tout Lau| par le prélat.

DICTIONNAIRI': DliS CF.UEMONIES ET DES RITES SACHES.

vcrbo siinul et facto, ministios Ecclcsia; su£c fide cl opeie debere esse perfeclos; seu gcniina; dileclionis, Dei scilicet et proxiini virlulc! funclatos. Taies itaque esse sludealis, ut in adjulorium Moysi et duodecim apostolorum, episcoporum videlicet catholicorum, qui perMoysenetaposlolosfiguraiitur, digne, per graliam Dei, eligi valeatis. Hac cerle mira varietale Ecclesia sancta circumdalur, ornatur et re gilur ; cum alii in ea ponliflces , alii uiinoris ordinis sacerdotes, diaconi et subdiaconi,diversoium ordinum viri consecrantur; et ex mullis, et alternae dignitatis membris unum corpus Christi efGcilur. Itaque, filii dilectissimi,quosad nostrum adjulorium, fralrum nostrorum arbitrium consecrandos clegit, servate in moribus vestris castœ et sanclae vitœ inlegrilaleui. Agnoscile quod agitis; imitamini quod tractalis , quatenus mortis Dominicse mysterium célébrantes, mortificare membra veslra a viliis et concupiscenliis omnibus procurelis. Sit doctrina Testra spiritualis mcdicina populo Dei; sit odor vilœ vestrœ deleclamentum Ecclesife Christi; ul praeilicalione alque exeniplo œJificelis domum, id est, familiam Dei; qual(>nus nec nos de vestra proveclione, nec vos de tanli officii susceplione damnari a Domino, sed renumerari potius mereamur. Quod ipse nobis concédât per gratiam suam. ^ Âmen.

Apres cet averttssemenl, si l'on n'a ordonné ni sous-diacres, ni diacres, l'on récite les litanies comme il est marqué plus haut, à l'ordination des sous-diacres. Le pontife bénit les ordinands, comme il est dit au même lieu. Après cela tous se lèvent; les ordinands viennent deux à deux successivement se mettre à genoux devant le pontife , qui , étant debout devant le fauteuil, avec la mitre , sans aucune prière, sans qu'on chante rien auparavant, impose les deux mains à la fuis sans rien dire stir la tête de chaque ordinand, l'un après l'aulre. Les prêtres qui assistent à l'ordination font après l'évêque la même cérémonie. Il conviendrait qu'il y en eût trois oU plus , s'il était possible, qui fussent revêtus de la chasuble, ou du moins de l'étole sur le surplis. Après qu'ils ont imposé les tnains à chaque ordinand, l'évêque et les prêtres tiennent leur tnain droite étendue stir eux pendant que l'évêque, ayant la mitre sur la tête, dit (1) :

Oremus, fralrcs charissimi , Deum Palrcm omnipotentem, nt super hos famulos suos, quos ad presbyterii munus elegit , cœlestia dona multiplicet, et quod ejus dignalione

suscipiunt, ipsius consequantur auxilio.

Per Christum Dominum nostrum. ^ Âmen.

L'évêque dépose la mitre, et tourné ven l'autel, il dit ()ri;mus, cl ceux qui l'assistent ajoutetil Flectainus genua. lij Levate.

Et se tournant alors vers tes ordinands, il fait cette prière :

Exaudi nos , qusesumus , Domine Deus noster, et super hos famulos tuos bcnefdictionem sancti Spiritus, et gratia sacerdotalis infunde virlutem, ut quos tuœ pietatis aspectibus offerimus consecrandos , perpétua muneris tui largitale prosequaris. Per Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui Iccum vivit et régnât in unitatc ejusdem Spiritus sancti Deus.

Alors l'évêque étendant les mains devant sa poitrine, dit :

Per omnia sœcula sœculorum. i^ Amen.

y Doniinus vobiscum. ^ Et cum spiritu tuo.

f Sursum corda, i^ Habemus ad Dominum.

t Gratias agamus Domino Deo noslro. ^ Dignum et justum est.

\ eredignum et justum est, œqunm et salutare, nos tibi semper et ubique gratias agere, Domine sancte, Pater omnipotens, œlerne Deus, hunorum auclor et distributor omnium dignitatum ; per quein proûciunt universa; per quem cuncta firmantur, amplificatis semper in melius naturse rationalis incrementis, per ordinem congrua ralione dispositum. Unde et sacerdotales gradus atque officia levilarum, sacramentis mysticis instituta creverniit : ut cum pontifices summos regendis populis prsefecisses, ad eorum societatis et operis adjumentura, sequentis ordinis viros et secundœ cHgnitatis eligeres. Sic in eremo per septuaginta virorum prudentium menles, Moysi spiritum propagasli, quibus ille adjutoribus usus, in populo innumcras multitudines facile gubernavit. Sic et in Eleazarum et Ithamarum Glios Aarou paterna) plenitudiuis abundantiam transfudisti,'ut ad hostias salutares et frequentioris ofGcii sacramenta minislerium sufficerel sacerdotiim. Hac providentia. Domine , aposloiis filii tui doctores fidei comités addidisti, quibus illi orbem totum secundis prsedicationibus impleverunt. Quapropler infirmitati quoque nostrse, Domine, quœsumns, ham adjumenta largire : qui quanto fragiliores sumus, tanto his pluribus indigemus. Da, qusesumus, omnipotens Pater, in hos famulos tuos presbyterii dignitatem; innova in visceribus eorum spiritum sanctitatis ; ut

(i) Les ordinands ont dû se remettre à genoux en demi- «ercle après l'imposilion des mains, l'aile à chacun en particulier : c'est dans celle posilion qu'ils onl pu recevoir l'imposilion des mains de chacun des prêtres présents : ceux-ci parcourent la ligne, en commençant par le côté de l'Eptlre et se suivent sans inlerruption : ensuite tous se placent aux deux côtés du ponlil'e en demi-cercle, pour tenir tous ensemble la main droite élevée sur les ordinands. Us se lournent vers l'autel pour faire la génuflexion,quand on dit Flcclainus genua, etélcndeiil de nouveau la main droite comme auparavant 'pendant l'oraison ExuuJi; puis ils l'ont la génuflexion et le salut à l'évêque, tous euiéiuble ou deux a deux , comme ils onl dû laire en arrivant, ei retournent kleur place, si l'on n'a pas besoiu d'eux auprès de l'autel.

C'est pendant l'oraison Exaudi nos que l'évêque bénit les ordinands pour les consacrer ensuite : Offerimus consecrandos ; or le Sacramenlaire de saint Grégoire dit que tous les prêtres présents tiennent leur main sur eu.x près de celle de l'évêque pendant qu'il les bénit ; c'est donc surtout pendant celle oraison que se tait l'imposilion des mains, propre 'a communiquer la grûice. On ne la continue pas pendant la préface suivante, que le même Sacramenlaire appelle Consécralion, parce qu'il ne la marque que pendant la bénédiction. C'est ainsi que le Poolilical,qui n'est pas bien précis là-dessus, est interprété par l'usage, d'après celle vénérable anliquilé où l'on trouve presque toutes les règles et les formules de l'ordination, et mtm» les oraisons de la messe des jours qui y sont destinés, tbl* les qu'elles soDi eucore dans le Mi»sel ruuiaïu.

lor.o oiin

acccptiim a le, Deus, secundi mcrili inunus oblineant, censuramque luoruni excmplo suse conversationis insinuent. Sinl providi conpcralores ordinis nosiri ; eluceat in eis tolius forma justilise, ut bonam ralionem dispcnsalionis sibi credilae reddiluri, aBtcrnœ bealiludinis prœniia consequanlur.

L'évéque baisse alors le Ion de la voix, faisant en sorte cependant d'être entendu de ceux qui l'environnent.

Per eumdem Dominum nosirum Jesum Christum Filiuui tuuin, qui tccum vivit et régnai in unitate ejusdem Spiritus sancti Deus, peroninia saecula sscculorum. i^ Amen.

L'évéque s'assied, reçoit la mitre, et chaque ordinand ayant l'étole mise à la manière des diacres, il prend la partie qui descend en arrière, la fait passer sur l'épaule droite et la leur croise sur la poitrine , en disant à chacun :

Accipc juguni Domini; juguni ciiim ejus suave est, et onus ejus levé.

// les revêt ensuite de la chastible, qui doit être repliée sur les épaules, et être benicoup plus courte que par devant; en la leur mettant, il dit à chacun :

Accipe vestem sacerdotalem , per quam cliarilas intelligitur ; potens est eiiiin Deus ut augeat libi charitatein et opus perfectum. l'v Deo gratias.

Après cela l'évéque quitte la mitre, se lève, et, les ordinands étant à genoux, il fait cette prière :

Deus, sanctiflcationuQi omnium auctor , cujus vera consecratio, pienaque benedictio est, tu Domine, super hos famulos tuos, quos ad prcsbjlerii honorera dedicamus, inunus luœ bcne t dictionis infunde , ut gravitate actuum et censura vivendi probcnl se seniores, his inslituti disciplinis quas Tito et Timotheo Paulus cxposuit : ul in lege tua die ac nocte méditantes, quod legerint credant, quod credidcriiit doceant, quod docuerint iuiitentur ; jusliliam, constantiam, misericordiam, forliludinera, cœlerasque virtules in se ostendant ; exemplo prœbeanl ; admonitione confirment; ac purum et iiniiiaculalum ministerii sui donum custodianl ; et in obsequium plebis tute, panem et vinum in corpus ei sanguinem Filii lui immaculata benedictione transforment; et inviolabili charilale in virum perfectum in mensuramaetatis plenitudinis Christi , in die justi et œterni judicii Dei, conscientia pura, fide vera, Spiritu sancto pleni resurgant. Per eumdem Dominum nostrum Jcsum Christum Filiumluum, qui tecum vivit et régnât in unitate ejusdem Spiritus sancti Deus, per omnia sœcula sœculorum. ^ Amen.

Alors l'évéque, toujours sans mitre, se tourne vers l'autel, se met à genoux et com-

ORD

mence à haute voix l'hymne suivante, que tu chœur continue (1) :

Venez, esprit créateur, Veui, crealor Spiritus,

visitez les âmes de ceux qui Mentes tuoruni visita,

sont à vous, et remplissez Impie superna gratis,

de la grâce céleste lescœurs Quae lu creasti peclora. que voiis avez créés.

Cette première strophe chantée, l'évéque se lève et procède à la cérémonie qui est marquée à la fin de l'hymne. Le chœur continue le chant, et lorsque l'hymne est finie , il la recommence en omettant la première strophe, si, à cause du grand nombre des ordinands, la cérémonie n'est pas terminée.

Vous êtes notre consola- Qui diciris Paraclitus, leur, un don du Très-Haut, Allissinii donum Dei, une source d'eau vive, un Fons viyus, ignis, cliarilas, feu sacré, la cliarité et l'on- El .spiiitalis unctio. clion spirituelle.

Vous répandez sur nous Tu septiformis inunere vos saints dons; vous êtes Digilus palernce dextcra; : le doigt de Dieu, l'objet par Tu rite proniissum Patris, excellence de ta promesse Sermone ditans guttura. du Père; vous mettez les paroles dans notre bouche.

Faites briller votre lu- Accende lumen sensibus mière devant nous, versez Infunde amoreni cordibus, votre amour dans nos cœurs. Infirma nosiri corporis et fortifiez à tous les instants Virtule firnians perpcli. notre chair iulirme et fragile.

Kepoussezbien loin notre Hoslem repellas longius, ennemi; accordez-nous une Pacem(|ue doues prolijius; paiv durable; et que sous Ductore sic le praevio, votre conduite nous évitions Vilemus oniue noxium. tout ce qui serait nuisible.

Faites que nous connais- Per tesciamiisdaPatrem, sions le Père et le Fils; et Noscanius atqne Filium, vou.s, esprit du Père cl du Teque ulrtusqui» Sfurilum Fils, soyez à jamais l'objet Crodamus omni tiiii|iorc. de notre foi.

Gloire au Père, au Fils Deo Pairi sil gioria, ressuscité , et au Saint- El Filio qui a niortuis Esprit, dans les siècles des Surrexil, ac Paraclito, siècles. Ainsi -soit-il. Insaeculorumsaîcula. Amen,

Hors du temps pascal, on dit :

C.loire au Père, à son Fils Deo PatrI sit gioria, unique, et à l'Esprit conso- Ejusque soli Filio, lateur, maintenant et dans Cum Spiritu Paradjlo, tous les siècles. Nunc et per omne sa;culum.

(Décret de la S. C. du 28 juillet 18'{2.) ^ Après le premier verset , l'évéque se lève et s'assied dans le fauteuil. Alors il quitte ses gants, reprend son anneau pastoral, et reçoit la mitre,puis le grémialou une serviette qu'on met sur ses genoux. En même temps les ordinands viennent tes uns après les autres se mettre à genoux devant le prélat , et recevoir l'onction qui leur est faite avec t'huile des catéchumènes, sur les deux mains. Les ordinands présentent leurs mains étendues et renversées, et l'évéque ayant trempé son doigt dans l'huile sainte, trace deux lignes en forme de croix, savoir du pouce de la main droite jusqu'à l'index de la main gauche, et du pouce de la main gauche jusqu'à l index de la droite; il oint ensuite totalement le creux des mains, et en faisant l'onction il dit :

Consecrare et; sanclificare digneris. Domine, manus istas per islam unctionem et nostram bene f dictionem. ^ Amen.

(1) Celte hymne est ici conforme h la correction opérée maintenant partout, même en France depuis une vinctaine

dans les hymnes romaines, par les ordres d Urbain Vlll d'années; le spondée y est quelquefois 'emplacé par un

au eommencemeniduxvn'siècle.pourlesrendre conformes dactyle, comme ici le mot digifHS, sans rieii chaneonn

Siu\ règles delà versification Certains! qu'on les imprime chant de of mol s > .m

L'évéque fuit alors le signe de ta croix sur les mains de celui qui reçoit l'onction, puis il continue, en disant :

Ut quœcunque benedixeiint benedicanlur, cl quœcunque consecra\ erint consecrentur vX sanclilicenlur, in iiomine Domini noslri Jcsu Chrisli.

Et chaque ordioand répond Amen.

Alors l'évéque ferme et joint les mains quil rient de consacrer, et quelqu'un des assistants duponlife les attache avec un petit linge blanc, si telle est la coutume [l); chacun retourne à sa place, ayant tes mains ainsi fermées et liées

quitte la mitre et continue ta messe après qu'un u emporté te fauteuil, Les prêtres nouvellement ordonnés se placent à genoux par terre, derrière te pontife, ou des deux côtés , selon la commodité du tieu, ayant des livres devant eux pour dire avec lui la messe telle quelle est marquée ci-après.

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