‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 314 sur 411 · H21 PAI · texte numérisé non relu

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commandé dans l'Eglise latine au IX' siècle, par le pape Léon IV, par lo concilcde Nantes, par Hincmar de Reims, el par Raban, archevêque de Mayence. Le pape Léon IV, vers l'an 850, dans sa lettre pastorale, dit aux curés (1): Distribuez des eulogies au peuple après la messe. Hincmar de Reims entre dans nn plus grand détail dans le règlement qu'il fit pour son diocèse, l'an 852. Il paraît avoir lire tout ce qu'il dit du concile de Nantes, qui, selon les remarques du P. Sirmond (2) el de M. Baluze {',i\ doit être placé vers l'an 800.

Ce concile, rapporté par Reginon (k) qui écrivait vers l'an 900, ordonne « que du reste des oblations qui n'auront pas été consacrées, ou des autres pains que le peuple aura offerts, ou de son propre pain, le prêtre en mette un assez grand nombre de parcelles dans un vase propre, pourles distribuer après la messe, les dimanclies el les fêtes, à ceux qui n'ont pu communier ; el qu'avant de les distribuer il les bénisse par celte prière, » que nous mellrons ici tout entière , parce qu'elle est une des deux que le Missel romain a conservées parmi les autres bénédictions : Seigneur saint, Père tout - puissant , Dieu éternel, daif/nez bénir ce pain par votre sainte el spirituelle bénédiction, afin que tous ceux qui en mangeront y trouvent la sanlé du corps et de l'dme, et nn préservatif contre lesjnaladies et les pièges des ennemis. Nous vous en prions par Notre-Seigncur Jésus-Christ votre fils, le pain de vie qui est descendu du ciel pour donner la vie et le salut au monde, etc. Le concile ajoute qu'i7 faut prendre garde

.qu'il n'en tombe quelque miette par terre. Co pain, eu effet, bénit par l'Eglise, mérite du

, respect ; et il faut en dire ce que disait saint Augustin du sel bénit qu'on distribuait aux catéchumènes (5j : « Quoique ce ne soit pas le corps de' Jésus-Christ, c'est pourtant une chose sainte, et plus sainte que les autres, aliments dont nous nous nourrissons, parce que c'est un sacrentent, » c'est-à-dire le signé d'une chose sacrée. Le sel était le signe de la sagesse chrétienne et du goiit spirituel qu'on inspirait aux caléchuuiènes ; elle pain bénit est le signe de l'union des chrétiens avec Jésus-Christ, comme un supplément à laréceplion de sou corps.

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