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munion. C'est un verset ordinairement lire des psaumes, qui dans le Missel a pour litre Communia, parce qu'il devait être chanté pendant qu'on donnait la communion (1) La rubrique, aussi bien que les anciens Ordres romains, l'appellent antienne pour la communiun, parce qu'on la répétait alternativement après chaque verset du psaume dont elle était tirée, lequel était continué jusqu a ce que le pontife fit signe aux chantres de dire le Gloria Patri à la fin de la communion du peuple {-l).
H y a lieu de croire que l'usage de chanter un psaume ou quelque verset pendant la communion commença en Orient ; car on voit dans l'explication de la liturgie par saint Cyrille de Jérusalem (.'i), qu'en distribuant la communion on entendait chanter : Gui'itez et voyez combien le .'Seigneur est doux'; ctlcsConstilutionsapostoliques ('* marquent qu'on devait chanter le psaume xxxiii, dans lequel est le verset Gustate, etc. (."j). L'Occident ne diffira pas de suivre cet usage, puisque saint Augustin (G) nous dit qu'en son temps l'Eglise de Carlhage introduisit la coutume de faire chanter des hymnes tirées des psaumes pendant loblation et pendant la distribution de l'eucharistie. Cet usage de chanter un psaume entier avec le Gloria Patri et l'antienne durait encore vers l'an 10 '0, lorsque le .Micrologue écrivait : « Pendant que tout le monde communie, dit-ii (7), on chante l'antienne qui de là a été appelée Communion, et l'on y joint le psaume avec le ("iLoRiA Patri, s'il est nécessaire 8).
Mais Irès-peu de temps après le Micrologue, on a regardé en plusieurs Eglises celte antienne comme une hymne d'action de grâces qu'on devait dire après la communion. Uupert (9 , qui n'écrivait qu'environ vingt ans après le Micrologue, dit que l'antienne qu'on appelle Communion, et qu'on chante après avoir reçu l'eucharistie , est l'action de grâces. Robert Paululus ou Hugues de Saint-Victor parle de même, et elle est appelée pour ce sujet Postcommunion par le pape Innocent 111, vers la fin du xir siècle. Le Missel des jacobins, en liio'f, marque qu'après qu'on a communié le chansons le Veniie, exmltemiis ; et il se chantait encore ainsi allorualivcmenl en aiiiienne au xiir siècle, suivant le lénioiynage d'Alexandrede Utiles: (Juodaulent reciprocund* caniainr, sicul fil secundum tuum Tomini(e Ecclesia-, insi^' nual quûd discipuH resurrectionis gaudiwn sibi wuluo min' tiubanl. (De Ollic. miss. part, m.) C'est ce (|u'on fait eucoro Il l'fylisp I rimaiiale de Ljoo.
(%) Calech. My/U.
(H L. m, cap. 13.
(j) Selon la liturgie de saint Marc, on chantait le psaume XLi, Queinadmodum desidcral ccnus, elc.
((i) Relracl. I. ii, cil.
(7) Debent onines roiniiiiinicare inierim cum antiphona caniatiir, qux- de cominunioiie noraen muluavil, cui et psalmus subjiiiigendus est cum Oloria Putri , si necessc fuerit. Microl. de Eccl. obseiv. c. 18.
(8) Raoul de Tongres, en UOO, rapportant les paroles du Micrologue, paraissait souhaiter qu'on chantât cette anlienne pendant la communion, et présentement on lobserve ainsi aux messes solennelles à Sens, à Paris, ii Meaux et à Laon.
(9) f.antus quem Cotnmunionem dicimus, qnem post cibumsalutarem canimus, gratiarum aclio est. Rupert. de div. OfJtc. \. ». c. 18.
DICTJONiNAUiE DES CEREMONIES ET DES RITES SACRES.
tre entonne la Communion, el Durand (1) croyait qu'on ne l'avait jamais chaulée que comme une hymne d'aclions de grâci'S.Dans celle persuasion le prêtre a dû dire lui-même celte antienne après avoir communié. Il peut en effet la regarder à présent comme une hymne d'actions de grâces, el couime un moyen de continuer la communion spirituelle.
4. Le prêtre revient an milieu de l'dulel, le baise, se tourne vers le peuple et dit : Dominus voBiscuM. Au commencement de cliaque action, qui fait une nouvelle parlie de la tuesse, le prêtre a coutume de saluer le peuple, rt il ne le salue qu'après avoir salué auparavant l'autel en le baisant. Il fait ce salut en disant : Que le Sei(jneur soit avec vous ; et le peuijle lui répond : Qu'il suit aussi avec votre esprit, parce que nous devons nous souhaiter mutuellement le secours de Dieu , pour lui rendre dignement nos actions de grâces.
5. /( rclourne au livre et dit la Postcom^ tnunion. On appelle cette oraison Postcommunion parce qu'on la dit d'abord après la Communion, pour remercier Dieu du bonheur ineffable d'avoir participé aux divins mystères ; et pour lui demander la grâce d'en conserver en nous le fruit et tout ce qui peutopérer noire sanctification. Cette oraison est aussi nommée complcnda ou oratio ad complendum, cesl-à-dire V oraison pour finir, parce que c'est la dernière oraison de la messe; c'est pourquoi le prêtre, après l'avoir dite, ferme le Missel.