‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 41 sur 411 · INFIRMES · texte numérisé non relu

INFIRMES

(Elirait du Rituel romain. )

Do la visite et des soins dos aux iiiBrmes.

1. Un curé doit se souvenirde mettre au nombre de ses principaux devoirs le soin (les malades. Dès qu'il saura qu'un des fidèles (^ui lui sont

confiés est malade, il n'attendra pas qu'on le demande, il s'y rendra de lui-même, non-seulement une fois , mais souvent, selon le besoin ; il doit exhorter ses paroissiens à l'avertir lorsque quelqu'un d'entre eux est tombé malade, surtout si le mal est grave.

2.11 sera utile, surtout dans les grandes paroisses, d'avoir une note ou un catalogue des infirmes qui indique leur état et leur condition , afin de n'en point oublier et de pouvoir les secourir à propos.

3. Si le curé a, des raisons légitimes qui l'empêchent de visiter les infirmes, s'ils sont trop nombreux, il les fera visiter par d'autres prêtres, s'il en a dans sa paroisse, ou du moins pardo pieux laïques remplis d'une charité toute chrétienne.

De visilalione etcuraiiiBrmorum.

1. Parochus imprimis meminisse débet, non postremas esst muneris sut partes œgrotanlium curam habere. Qnarc cum primum noverit, <^tcm-

i. En visitant les malades, il doit observer la modestie et la gravité qui conviennent à des prêtres du Seigneur, afin d"être utile et aux malades et à ceux de la maison, et de ne pas y trouver sa propre perte

cedat, idque non seniel tantum, sed sœpius, quatemis opui fuerit , horteturque parochiales suos, ut ipsumadmoneant,cu>n aliquem in parocliia sua œgrotare contigerit, prœcipue si morbus gravior fuerit.

2. Ad hoc jiivabit, prœsertim in amplis parochiis, œgrotorum notam seu cataloqum habere, ut cujusque statum et conditionem cognoscat, eorumquc niemoriam facitius retinere, et illis opportune subvenire possit.

3. Quodsi parochus légitime impeditus, infirmorxim, ut quando plures sunt , visitationi interdum vucare non potest, id prœstandum curabit per alios sacerdotes , si quos hubet in purochia stta, aut saltem per laicos homines pios, el christiana charitate prœditos.

4. ^grotos visitons ea, qua sacerdotes Domini decet, honestate, et gravitate se habeat, ut non œgris solum, sed sibi, et domesticis verbo et exemplo prosit adsalutcm.

5. Il prendra un soin particulier do ceux qui, destitués de tout secours humain, ont recours à la charité et à la gcnérosilé d'un tendre pasteur. S'il ne peut pas les secourir par lui-même, s'il n'a pas le moyen de leur faire les aumônes nécessaires, il les fera faire par quelque confrérie de charité ou autre, s'il y en a dans l'cndroil, ou bien il pourvoira à leurs nécessités par des quélcs privées ou

b.Eorum vcro prœcipuam curam (jeret, qui humanis auxUiis deslituli, benigni ac providi pastoris charitatem et operam requirunt.Quibussi non potest ipse succurrere de suo, et elemosynas illis, prout débet, si facultas suppetit,erogare, quantum firri potest, sive per cltari~ talis, vel alterius nominis confraternitatem,si ineacivitalevel loco fuerit, sive per privatas, site per /jun blicas collectas el elee-.

mosynas illorum ne-.

publiques.

6. Il doit par-dessus tout pourvoir aux besoins spirituels des malades, et employer tous ses soins à les diriger dans la voie dusalul, à leur fournir des secours contre les allai|ucs du démon, et contre les pièges qu'il leur tend.

7. En allant chez le malade, il doit être prêt à lui présenter des raisons convaincantes, cl surtout les exemples des saints, qui ont beaucoup d'efficacité ; il s'en servira pour le consoler, l'exciter et le fortifier. 11 l'exhortera à mettre tout son espoir en Dieu, à se repentir de ses péchés, à implorer la miséricorde divine, à supporter avec patience les peines qu'il endure, à les regarder comme une visite paternelle de Dieu, comme un moyen de salut qui doit le corriger et le rendre meilleur.

8. Ensuite il amènera le malade, avec prudence et charité, a la confession sacramentelle ; il l'entendra, qUand inéine il voudrait confesser tous les péchés de sa vie ; s'il en est besoin, il rappellera au malade, à ses domestiques, à ses proches, que le concile do La- Iran et plusieurs souverains pontifes ont défendu aux médecins, sous de graves peines, de visiter plus de trois fois les malades, sans s'être assurés qu'ils ont fait une vraie confession sacramentelle.

9. Il aura en outre grand soin d'empêcher ([ue pour guérir ou soulager le corps, on uc conseille ou

INF

cessitatihiis succurrcndum curabit.

G. ]n primis mitem spirituiilem œgrotantium curam suscipiat, omnciiK/ue diligenliam in eo ponat, ut in via Siiliitis eos dirigat; alque a diabulicis insidiis salutitrium adjwnentorum pnesidio defendat, ac tuealur.

INF

7. Accédât autem ad (cyroluin ita paratus, tit in prumptu habeaC arf/Hincnta ad persuudendum apla; ac prœserlim sunctorum exempta , quœ plurimum valent; (/nibus ciim in Domino consoldur, excilel ac recreet. Horteturrjue ut omnem spem sitam in Deo ponat, peccatorum suonim pœniteat, divinam miscricordiam imploret, et infvmitalis pœnas , tanquam palcrnam Dci visilationem, patienter ferat, et ad salatem suam provenissa credat, ut vilam moresque suos inelius instituai.

8. Deinde qua par est prudcntia et charitale, hominem ad sacram confessionem inducat, et confilentem audiat, etiamsi vclit totius vitœ peccata cnnfiteri ; ac si opns fuerit tnm infirma, quam ejus familiaribus vel propinqiiis in memoriam revocet, quod Lalerancnsis concilii ac plarium summoram penlificum decrelis cavetur sub (/ravibus pœnis, ne medici ultra lertiam vicem œgrolos visitent, nisi prias ipsis certo constet, illos confessionis sacramcnto rite expiatos fuisse.

9. Illud prœterea diligenler servari curabit, ne quis pro corporali sainte aliquid œgroto suadeat,

vel adhiheat, quod m detrimentum animm <:onvertatur.

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