ANGINE TUBERCULEUSE
sion des anévrismes traumatiques. 3 exemples ont été rencontrés en Amérique. 2 seulement existaient chez des femmes. 8 des malades étaient au-dessous de trente-deux ans, le plus jeune en ayant 17 et le plus vieux 60. 6 fois, l'anévrisme siégeait à la partie inférieure de l'artère, 2 fois au tiers inférieur, 2 fois au milieu et 3 fois dans le tiers supérieur. Il y eut 12 guérisons, le treizième malade de Scarpa ayant quitté l'hôpital avant. 8 succès furent obtenus par la ligature, et, le fil ayant été placé 4 fois près du sac, il y eut deux hémorrhagies secondaires. L'opération de Hunter fut employée deux fois, et l'incision du sac entre deux ligatures une fois. La compression, essayée dans 9 cas, ne réussit que dans 4. C'est à l'aide d'une plaque triangulaire qu'elle fut appliquée par le docteur Holt dans le cas actuel, avec un bourrelet au sommet de 3/4 de pouce de diamètre. Le bras formant un angle droit avec le corps, le bourrelet fut appliqué sur l'artère, l'extrémité supérieure dirigée vers l'épaule. La compression exactement faite ainsi, l'artère put être observée sans aucune douleur en résultant sur les nerfs adjacents. (Amer, journ. ofmed. se.)
ANGINE TUBERCULEUSE. Elle s'est présentée primitivement chez un garçon de 17 ans, admis à l'hôpital Beaujon, dans le service de M. Millard. Des points jaunâtres hérissaient la muqueuse pharyngienne, sans que l'auscultation ni la percussion de la poitrine révélassent une tuberculose locale. Le malade se plaignait seulement de douleurs atroces dans la gorge, l'empêchant absolument d'avaler. L'alimentation artificielle avec le tube de Faucher étant inapplicable, on introduisit une sonde uréthrale dans le nez, pour lui faire prendre un peu de lait. Une diarrhée continuelle s'ensuivit, et la mort arriva le 12 décembre 1881.
L'autopsie montra la muqueuse du voile du palais, du pharynx, hérissée de points jaunâtres, sans rien à la langue. Indépendamment des lésions pulmonaires, l'intestin était rempli de granulations tuberculeuses dont plusieurs ulcérées. C'était une tuberculose miliaire aiguë ou granulie généralisée, ayant débuté par la gorge, («oc. mèd. des hôpit., décembre.)
ARTHRITES
Jodo forme. A l'aide de cet agent, dissous dans l'éther, le docteur Gouguenheim est parvenu à guérir une tuberculose miliaire aiguë du pharynx, chez une femme enceinte, atteinte au début de sa grossesse. On constatait une ulcération étendue au pilier antérieur gauche du voile du palais et à une partie du septum, avec hypertrophie énorme de la luette. L'excision de celle-ci pour soulager la malade confirma le diagnostic par l'examen Jiistologique. Aucun signe de tuberculose pulmonaire. L'emploi topique de l'éthérolé d'iodoforme modifia rapidement l'ulcération. Elle disparut complètement, et la malade put s'alimenter. Cette guérison toute récente ne permet pas malheureusement cle dire qu'elle sera définitive.
C'est sous forme cle crayons et en poudre que M. Zuber emploie l'iodoforme dans son service du Val-de-Gràce. Kussner en a obtenu d'excellents résultats dans la tuberculose ulcéreuse du pharynx et le considère comme un anti-tuberculeux. C'est un antiseptique puissant et un calmant remarquable des ulcérations douloureuses. Tous les ulcères atoniques en sont heureusement modifiés. {Idem, 28 juillet.)
Ces ulcérations tuberculeuses du pharynx, en déterminant l'œdème de 'la glotte, peuvent exiger la trachéotomie par les accidents d'asphyxie en résultant, comme M. Damaschino en a observé un exemple. La malade •devint grosse ensuite, accoucha, et les ulcérations disparurent. On la croyait guérie, lorsque les sommets •des poumons se prirent et entraînèrent rapidement la mort. La guérison toute récente de la malade de M. Gouguenheim pourrait bien être menacée d'une seconde récidive sur place ou ailleurs, car l'iodoforme n'est pas plus un spécifique du tubercule que de la syphilis.
ARTHRITES. Seigle ergoté. Suivant l'exemple du docteur Duboué, qui l'administre comme reconstituant ou plutôt comme neurotique ou nerval, M. de Musgrave-Clay l'a donné à un enfant lymphatique cle six ans, atteint d'une ostéo-arthrite du coude survenue spontanément par un phlegmon péri-articulaire qui .avait ete ouvert. De 40 centigrammes par jour au début
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les doses s'élevèrent rapidement jusqu'à 75 durant trois mois environ. Une sensation de froid aux pieds les a fait diminuer ensuite. L'enfant s'est complètement rétabli sous l'influence de ce traitement. {Congrès de La Rochelle.)
Cette observation prouve sans doute que l'on peut impunément administrer pendant longtemps, et à doses élevées, le seigle ergoté, sans avoir ordinairement à redouter d'accidents d'intoxication. Mais elle ne suffit pas à démontrer également son action sur l'ostéite. Outre l'incertitude de la nature de cette arthrite qualifiée de tumeur blanche, l'immobilisation du membre peut bien avoir joué un plus grand rôle sur la guérison que le seigle ergoté. C'est donc une question à étudier, que l'innocuité de ce médicament rend d'autant plus facile.
Arthrite puerpérale. Elle est d'une extrême gravité, une menace de mort presque immédiate, selon le professeur Depaul, quand elle succède à des douleurs locales, une menace de métro-péritonite, aussitôt évanouie en apparence sous l'influence des cataplasmes, des frictions mercurielles et l'usage de la teinture d'aconit. C'était le cas chez une nouvelle accouchée de la clinique, sans aucune complication , quand elle se plaignit de douleurs vives dans les deux poignets et les coudes. Le moindre attouchement les développait.
Lorain, qui avait spécialement étudié cette question des articulations devenant subitement malades après l'accouchement et succédant à un état abdominal de quelques jours de durée, en fit un simple rhumatisme puerpéral. Au contraire, c'est la formation de foyers purulents succédant à celui qui existe toujours dans le bassin, si petit soit-il, comme les autopsies l'ont démontré bien des fois. Sans diarrhée, ni vomissements, ni douleurs abdominales, la langue sèche et râpeuse des malades indique une infection septicémique. La parole, difficile, embarrassée, bredouillante, en est un autre
81 Beaucoup de praticiens se méprennent sur la nature et la haute gravité de cet accident. En présence d un ventre indolore, ne voyant que les articulations prises,
ARTHRITES
ils croient difficilement à une mort prompte. C'est cependant ce qui arrive dans la majorité des cas. Et l'on trouve à l'autopsie les cartilages détruits et du pus dans les articulations. En se limitant à l'articulation du pouce dans un cas semblable, la malade ne mourut pas, mais l'ankylose du doigt s'ensuivit.
La gravité de cette arthrite est décelée par l'utérus, plus volumineux que d'habitude, immobile et comme suspendu au milieu d'une masse molle, d'un magma résistant, formé du résidu inflammatoire du début et dans lequel se trouve presque toujours du pus. (Revue méd., 17 juin.)
Arthrites fongueuses. Injections d'iodoforme. Un succès remarquable de cette nouvelle médication en France, obtenu par le docteur M. Sée, a été le sujet d'une importante distinction à faire entre ces arthrites. Voici cet exemple : Une fille de quinze ans, lymphatique et délicate, entrait le 8 novembre 1881 à l'hôpital Rothschild pour une double arthrite fongueuse des genoux. Malgré divers traitements locaux et généraux, les articulations étaient restées tuméfiées, fongueuses et raides, sans possibilité de se mouvoir sur les jambes. Une injection d'iodoforme avec la seringue de Pravaz fut faite d'abord dans le genou droit avec un gramme du liquide suivant :
Elher sulfurique Un flacon rempli aux deux tiers.
Poudre d'iodoforme Q. S.
L'iodoforme non dissous se précipitant au fond du vase, les injections se font avec la partie supérieure du liquide, qui en est saturé dans la proportion d'un cinquième.
Pratiquée sur le côté externe de la rotule, cette injection fut presque immédiatement suivie d'une très violente douleur, persistant toute la journée avec tuméfaction et rougeur péri -articulaire. Le repos et les cataplasmes dissipèrent ces accidents, et, quinze jours après, une amélioration très notable se manifestait dans ce genou.
ARTIIROPI1YTES
Une injection semblable fut dès lors pratiquée dans le genou gauche avec les mêmes résultats que la première. Elles furent ainsi renouvelées alternativement d'un genou à l'autre, avec compression consécutive des articulations par des bandes de caoutchouc et le repos continu.
Sous l'influence de ce traitement, le volume des genoux diminua considérablement, et, de très douloureux, les mouvements en devinrent faciles et indolores. La malade put se lever, marcher; peu à peu, les articulations reprirent leur état et leur aspect normaux, comme •en a justifié sa présentation à la Société. C'est donc un exemple des plus démonstratifs de l'effet favorable de ces injections.
Leur valeur peut seule se déduire de Tétiologie ou la cause des fongosités, d'autant plus que des injections interstitielles, pratiquées par M. L. Le Fort dans les synoviales articulaires fongueuses, ont déjà donné des résultats analogues. Il s'agit donc de savoir si ces fongosités étaient purement rhumatismales, c'est-à-dire d'origine inflammatoire, ou bien tuberculeuses par une affection des os ou un processus spécial. Pour M. Verneuil, les premières seules sont susceptibles de se modifier et de guérir par ces injections, comme par la compression ou la cautérisation. Elles n'auraient ainsi rien de spécifique contre les fongosités tuberculeuses , comme le prétend Rosetti (de Vienne). C'est à ce titre que les injections d'iodoforme ont été introduites dans la thérapeutique de ces fongosités. De nature vraiment tuberculeuses, celles-ci seraient, au contraire, exclusivement tributaires de la chirurgie, soit par leur cautérisation ou leur ablation, si elles sont localisées, ou la résection même de l'article, à l'exemple de Ollier. (Soc. de chir., juin). Voy. Tuberculose articulaire.
" ARTHROPATHIES SYPHILITIQUES. Voy. Syphilis.
ARTIIROPirVTES. C'est le nom heureusement donné, par le professeur Panas, aux corps étrangers du genou, nés de la synoviale et tombés accidentellement dans l'articulation, où ils flottent librement par suite d'un coup
ARTIUIOPHYTES
ou d'une chute. Une seconde espèce d'origine purement traumatique, par fracture ou détachement d'un fragment osseux ou cartilagineux, soit du fémur, soit du tibia, résultant d'une extension forcée du genou, d'un coup ou d'une chute, peut encore former ces arthrophytes. Mais les auteurs classiques, en France et en Allemagne, ne regardent pas cette production comme scientifiquement "démontrée et se refusent ainsi à l'admettre, contrairement aux chirurgiens anglais. Il existe cependant des faits cliniques bien constatés de personnes ayant des articulations parfaitement saines, qui ont, après une chute ou une blessure grave du genou, présenté subitement tous les symptômes d'un corps étranger. Il est même des cas où, la mort s'en étant suivie, les linéaments du corps étranger extrait correspondaient exactement aux parties absentes de la surface articulaire du fémur ou du tibia. Mais on allègue que, sans aucun signe d'arthrite, il y avait dans ces cas des saillies intra-articulaires ou ostéophytes qui se sont détachées par la chute. Dans le développement graduel de ces prétendus corps étrangers, on voit une preuve de leur vitalité, et, dans leur absorption, un effet de la pression des deux surfaces articulaires. Telles sont les raisons invoquées contre les arthrophytes purement traumatiques.
Pour en démontrer la réalité, M. Poncet (de Cluny) a recours à trois ordres de preuves : faits cliniques, établissant le début du corps étranger avec un coup ou une chute, une extension de l'article; faits expérimentaux, montrant la possibilité du détachement artificiel de fragments du condyle interne du fémur par extension forcée ou par choc latéral amenant de véritables fractures; différences histologiques, caractérisant ces arthrophytes traumatiques avec les arthrophytes vraies provenant de la synoviale. Il suffira d'indiquer celles-ci, figurées par des planches, pour" rendre l'arthrophyte traumatique irréfragable.
Dans l'arthrophyte capsulaire, il n'est pas rare de constater une transition graduée du cartilage au véritable os à travers le fibro-cartilage; il y a même parfois une calcification de celui-ci tout à fait différente du véritable os. Dans tous les spécimens, un hile ou les
ASI'IIYXIE
restes d'un pédicule existent encore, signede leurorigine, tandis que l'on n'y rencontre jamais trace de nouvelle capsule ou de tissu fibreux entourant le corps étranger.
L'arthrophyte traumatique se distingue au contraire par l'absence de hile et aucune trace de pédicule. Le fragment détaché, fracturé, est ordinairement entouré, revêtu d'une écorce épaisse de tissu fibreux nouvellement formé. Une section montre que la ligne de séparation de l'os et du cartilage est fine et abrupte, sans aucune zone intermédiaire defibro-cartilage. La matière osseuse est toujours placée aussi d'un seul côté du corps étranger, sans être jamais complètement entourée de cartilage, mais partiellement en contact immédiat avec la couche de tissu fibreux qui histologiquement se trouve toujours contigu avec le tissu cellulaire des canalicules.
Ces caractères tranchés sont certainement de nouvelles preuves que l'arthrophyte traumatique existe et peut être démontrée non seulement par son étiologie et ses symptômes , mais anatomiquement, histologiquement. Dans l'impossibilité de recourir à ces preuves, il suffira de s'en tenir à sa forme aplatie, à surface convexe, unie ou concave, irrégulière et déchirée, avec fissure, sans saillie ni éminences pour la distinguer de la forme olivaire, polyédrique, en chou-fleur, aplatie ou mamelonnée, sans fissure et souvent effilée que revêt l'arthrophyte pathologique. La consistance cartilagineuse et souvent molle de celle-ci contraste d'ailleurs avec l'aspect dur, osseux de celle-là, dont l'unicité forme ordinairement une séparation marquée avec les arthrophytes multiples de la synoviale. Le traitement même et ses résultats confirment cette séparation. L'extraction amène une guérison rapide et durable, sans récidive dans la première, en raison même de l'isolement et de l'origine de l'arthrophyte traumatique; tandis que l'arthrite persiste et nécessite toujours un traitement ultérieur et souvent prolongé, à cause de l'état pathologique de la capsule, le séjour multiple et ordinairement prolongé des arthrophytes pathologiques, ce qui en entraîne souvent la récidive. (Revue de chir., octobre.)
ASPHYXIE. Bruit de galop du cœur droit. En étudiant