‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 22 sur 69 · ÉPILEPSIE · texte numérisé non relu

ÉPILEPSIE

% Extrait de belladone i ,

Oxyde de zinc ( aa 1 g1'-

F. S. A. 40 pilules.

Deux pilules par jour : une le matin et une le soir. Dans les cas. rebelles, on peut augmenter jusqu'à quatre sans inconvénient. Chez les sujets congestifs, il faut employer comme adjuvants soit les purgatifs drastiques, la saignée, soit les applications de sangsues aux tempes ou derrière l'oreille.

% Aloès socolrin \ gr.

Résine de scammonée.. . . , 1

Résine de jalap ( aa 0,50 cenligr.

Calomel ]

F. S. A. 24 pilules. En prendre 6 tous les huit jours, 3 le matin en se levant, 3 vers le milieu de la journée.

Nitrite de sodium. L'introduction de ce nouveau remède, due au docteur Law, remonte à quelques mois à peine, que déjà plusieurs médecins des hôpitaux de Londres se sont empressés de l'employer avec des résultats différents. Son action est analogue à celle du nitrite d'amyle, mais plus lente et durable. De là le soin qui doit présider à sa pureté et à son usage. La dose journalière en a été portée graduellement de dix à vingt grains; celle de douze grains, divisée en trois parties et continuée pendant plusieurs mois, suffisant à en obtenir tous les effets chez les malades qui le tolèrent.

L'expérimentation la plus complète, quoique bien insuffisante, est celle du docteur Ralfe, à London hospital, a\iY 17-épileptiques du traitement externe, la plupart étant des enfants. 3 n'en ont éprouvé aucun effet et 4 une légère amélioration seulement. 9 en ont obtenu un éloignement très marqué des accès pendant un à deux mois, en restant sous l'action du traitement. Il ne s'agit donc pas de guérison. Mais il est remarquable que les epileptiques ayant été soumis préalablement au bromure de potassium, sans résultat, en ont éprouvé les meilleurs effets. Ce nitrite en serait donc le succédané.

Il resuite de la discussion soulevée à propos de cette communication que, au lieu d'un spécifique, il s'agit tout

KRYSIPKLR

simplement d'un agent ayant une certaine action sur les accès épileptiformes symptomatiques et nocturnes surtout. Il remplace efficacement le bromure de potassium quand il est mal toléré ou inefficace. Mais il est resté sans action sur l'épilepsie idiopathique et chronique, d'après l'expérience du docteur Gowers. (lioy. med. and chir. Society, 28 novembre )

ÉRYSIPÈLE. Propagation au tube digestif. Une femme de trente-quatre ans, qui venait de soigner un érysipèle traumatique, en fut atteinte autour d'une pustule d'acné excoriée à la joue. Le sixième jour, après avoir parcouru le cuir chevelu et les oreilles, il se manifesta sur les deux lèvres et les narines. La langue, grosse et douloureuse, était sèche et noirâtre, avec empreinte des dents. La dysphagie indiqua bientôt l'extension au pharynx, suivie de nausées incessantes avec douleur épigastrique vive et diarrhée intense. Un état des plus graves mit ainsi la vie en danger pendant plusieurs jours.

Des lotions vinaigrées froides contre l'hyperthermie, du café glacé avec acétate d'ammoniaque à l'intérieur et des lavements phéniqués améliorèrent cet état; mais il survint alors une douleur très vive au pourtour de l'anus et toute la région périnéale, et un gonflement diffus ne tarda pas à se terminer par un abcès volumineux, qui fut suivi de la convalescence.

Une violente entérite, manifeste par le ballonnement excessif du ventre, des coliques sourdes, une diarrhée profuse et fétide, persistant pendant cinq jours et succédant à des nausées et des vomissements, sont, pour lej docteur Rendu, des signes évidents de la propagationde l'érysipèle au tube digestif, surtout avec l'épiphéno-( mène de la fin. (France médicale.)

Erysipèle médical. Foyers multiples. Une domestique de vingt-six ans, admise à la Charité pour des métrorj rhagies soupçonnées de cause abortive, ayant été couchée sur un brancard placé près d'un érysipèle de la face, le contracta si bien qu'il se développa simultanément sur la muqueuse nasale et la muqueuse utérine.

RSTOMAC

Une péritonite purulente généralisée ou érysipélateuse résulta de celui-ci et amena la mort.

Suivant le docteur Cerné, ce développement de foyers multiples, évoluant isolément, est nouveau et non signalé jusqu'ici. A cette distance de la face et des- parties génitales, la séparation est trop marquée pour n'être pas réelle sans doute. Mais, dans l'état grave où se trouvait cette femme et l'infection purulente existant dès le début, ce double développement n'a-t-il pu être provoqué par des causes différentes ? L'abondance des détails de ce fait autant que la prolixité des réflexions qui l'accompagnent ne permettent pas de saisir si cette cause a été simple ou multiple, et c'est là précisément le point essentiel à élucider. Si un simple bobo, une égratignure du nez suffit à développer l'érysipèle de la face dans certains cas, pourquoi une cause semblable n'aurait-elle pu exister simultanément avec la péritonite qui a provoqué celui de la vulve? {Archiv. de médecine, juin.)

Erysipèle chirurgical. Récidive. L'influence de l'érysipèle est assez grave sur la marche et les complications des plaies pour en tenir compte avant toute opération chez les individus prédisposés. Si, comme on l'a soutenu, un traumatisme quelconque en est toujours l'origine, comme une simple écorchure, une fissure ou un érythème, on doit y regarder à deux fois avant de s'exposer à le faire naître par une opération. M. Verneuil cite plusieurs cas où il s'est présenté jusqu'à trois fois consécutives chez le même opéré ; mais d'autres faits contradictoires sont opposés à cette interprétation qu'un premier érysipèle chirurgical prédispose à son apparition par une nouvelle opération. 11 y à d'autant moins lieu de s'y arrêter dans un cas urgent que l'érysipèle guérit le plus souvent quand il ne règne pas à l'état épidémique, soit en ville, soit à l'hôpital. (Soc. de phïr., Inr février.) Voy. Prix Demarquav.

ESTOMAC. Sa position et ses mouvements ne seraient pas conformes à la description qui en est faite à l'état normal, suivant M. Lesshaft, professeur d'anatomie à

KSTOMAC

Saint-Pétersbourg. Après de minutieuses observations sur plus de douze cents cadavres, il n'est pas placé horizontalement dans l'abdomen, mais verticalement, son* fond touchant le diaphragme. Sa plus petite courbure et le pylore sont à droite et la plus grande à gauche dans l'hypocondre. Le pylore est dans une ligne verticale correspondant au bord droit du sternum. Aucune partie ne peut ainsi se déplacer isolément lorsqu'il est distendu; elles changent toutes simultanément. La disposition de ses fibres musculaires dirige d'abord la pulpe alimentaire à son entrée vers le pylore, où elle peut se] mêler avec les sucs gastriques, pour passer ensuite en] arrière le long du centre de la cavité du fond, où la résistance est moindre. Ce mouvement des aliments esfl rendu possible par la forme de l'organe, et il est pro-j bable que c'est à ce mouvement que la forme particu-j lière du fond est due. Il est absent, comme on sait, chea les nouveau-nés. Ainsi la forme de l'estomac détermina la longue rétention des aliments à l'intérieur pour les besoins de la digestion et leur passage lent à travers il pylore. Le côlon transverse, distendu par des gaz, peufl s'élever à gauche jusqu'au quatrième espace intercostal et même atteindre la quatrième côte. Les anses de l'intes-a tin grêle, également distendues, peuvent indifféremment pousser la partie inférieure en avant et lui donner uns position plus oblique. Un estomac volumineux, rendra tel par une réplétion alimentaire abondante, maintien! même sa position verticale avec le pylore dirigé un pel en haut et à droite.

Alimentation artificielle. Quelques inconvénients de l'emploi du tube de Faucher pour le gavage ont été ob servés par le docteur Ortille. Le lait, introduit par ce procédé, fut rejeté aussitôt par le vomissement, il évita cet accident en introduisant seulement 5 à 6 centimètres! du tube dans l'œsophage, au lieu de le faire descendre jusque dans l'estomac. L'ingurgitation est alors aussi1 facile, et, la résistance du cardia à l'acte du vomissement ne se trouvant pas annihilée par le tube, le vomissement n'a pas lieu.

Une jeune iille de treize ans, atteinte d'une chorce

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