‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 23 sur 69 · ESTOMAC · texte numérisé non relu

ESTOMAC

violente, ayant commencé par un spasme de l'œsophage empêchant absolument l'enfant d'avaler, put ainsi être alimentée pendant trois semaines ; tandis que, en laissant tomber le tube dans l'estomac, le lait refluait aussitôt par le nez et la bouche. (Soc. de thèrap., 22 mars.)

C'est surtout pour remédier à cet inconvénient que la sonde de M. Dujardin-Beaumetz a été imaginée. (Voy. Alimentation forcée.)

Ulcère simple. Voy. Ulcères.

Résection de l'estomac. Voy. Cancer du pylore.

Du lavage de V estomac et ses indications, par le docteur Faucher, auteur cle la sonde molle. Paris, 1881.

Traité du nettoiement des voies digestives et du lavage de Vestomac, par Victor Audhoui, médecin des hôpitaux. Un vol. in-12 de 216 pages. Paris, 1881.

Les éclatants succès obtenus depuis la découverte du tube mou de Faucher, pour le lavage mécanique de l'estomac, ont démontré les avantages positifs à en faire autant de tout Fappareil digestif. Le but d'actualité de cet opuscule est de signaler les diverses indications hygiéniques et médicales cle ce nettoiement par haut et par bas, avec les différents moyens qui conviennent le mieux à cet effet. Ils sont tout simples. L'aloès, les grains de santé, la magnésie, les eaux purgatives, les douches rectales et les lavements sont particulièrement indiqués contre la constipation. En signalant les accidents et les maladies qu'elle détermine, des mesures encore plus simples sont prescrites pour la prévenir par le régime, les habitudes. Le remède se trouve partout à côté du mal.

Spontané ou provoqué, le nettoiement supérieur par le vomissement, pour être moins naturel, a de bien plus nombreuses indications. L'indigestion, l'état gastrique, l'anorexie, la dyspepsie le réclament. Passant en revue ces divers états , l'auteur trouve moyen de faire une utile digression sur l'alimentation, le pain et le bouillon notamment, pour prévenir et combattre efficacement ces accidents par les boissons gazeuses, acidulés et d'au-

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très remèdes aussi simples. Ce n'est que par la dilatation chronique de l'estomac qu'il arrive au lavage, dont il décrit amplement le mécanisme et les effets par sa sonde à double courant. Des observations en justifient les résultats satisfaisants, surtout avec l'eau de Châtel-Gruyon, dont ce petit livre jaune semble la réclame.

C'est donc là comme un petit manuel de santé de l'estomac. Il peut servir aux médecins, mais il serait surtout utile et profitable aux gens du monde, par les conseils judicieux qu'il contient.

EXANTHÈMES THÉRAPEUTIQUES. Les exemples d'el'florescence cutanée ou d'éruptions diverses, provoquées par des médicaments, ne sont pas rares; mais leurs variétés doivent être connues pour éviter les méprises, non seulement d'après les médicaments administrés, mais l'idiosyncrasie même des individus. La forme de ces éruptions, suivant le docteur E. Besnier, tiendrait même davantage à l'individu qu'à la nature du médicament.

Iodure de potassium. Il fait naître par son usage prolongé, chez la majorité des sujets, une éruption papuleuse ou pustuleuse dite acné, à peu près identique, sauf l'intensité et la confluence. Il peut cependant produire aux mêmes doses de l'érythème simple, ortié, œdémateux, toutes les variétés d'acné, comme l'anthracoïde géante simulant l'éruption bromique grave, des éruptions huileuses, du purpura. Et toujours la même éruption se reproduira chez la même personne avec ce médicament.

Toutes ces diverses éruptions, loin d'être absolument propres à l'iodure, peuvent également être déterminées par les bromures, les mercuriaux, les sels de quinine, de morphine, d'atropine, suivant l'intolérance particulière des sujets aux diverses périodes de leur âge.

La pathogénie de ces éruptions semble aussi différente. Dans l'acné iodo-potassique ordinaire, elle semble due à l'élimination du médicament absorbé et à l'irritation directe des points atteints de la peau. Dans Ips ras plus

K \ AN THEMES THÉRAPEUTIQUES

graves, au contraire, le système nerveux semble intervenir par une action réflexe, dont le point de départ est dans les voies digestives. A l'appui de cette interprétation, les injections hypodermiques de ce médicament n'amènent pas les mêmes accidents. Chez une malade à qui un demi-gramme d'iodure de potassium pris par la voie digestive produisait une urticaire extrêmement prurigineuse, M. Besnier a pu injecter la même close du médicament au centre de gommes syphilitiques, sans donner lieu à ce phénomène. Il y a là une voie nouvelle ouverte à la thérapeutique et à l'expérimentation, dont l'intérêt serait grand au point de vue pratique.

Une femme syphilitique, soumise à l'iodure, fut atteinte à trois reprises différentes d'érythème, avec prurit, accompagné de la production de grosses bulles transparentes, siégeant principalement sur le cou, la poitrine et les bras. L'éruption se faisait chaque fois qu'on suspendait le médicament et se reproduisait après quelques jours, aussitôt qu'on le reprenait, même à la close infime de 10 centigrammes par jour.

Chez un autre malade, l'usage de l'iodure amena sur la lace et le haut du thorax une grande quantité de tumeurs variant du volume d'un pois ordinaire à celui d'un pois chiche, d'un rouge cuivré, mollasses, presque fongueuses, et présentant des lacunes ponctuées, analogues à celles du furoncle anthracoïde. Cette éruption appelée acné anthracoïde iodopotassique, ressemble à certaines formes apparaissant parfois chez les épilepticrues saturés de bromure de potassium. La suppression immédiate du médicament, l'application de glycérolé de tannin, amenèrent l'arrêt de l'éruption d'abord, puis son allaissement au bout de deux semaines environ

Ces faits peuvent être rapprochés de deux cas d'éruption pemphigoïde observés par M. Hallopeau consécutivement a 1 emploi de l'iodure de potassium. Le premier fttat une en ant c e quatre ans, soumise à une solution le ra.fort iode. Elle présenta une éruption bulleuse singulière Plusieurs de ces bulles grisâtres, à contenu concret avaient jusqu'à 4 centimètres de diamètre fcucun phénomène général n'apparut, et l'éruption dis-

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parut sans laisser de traces. Le dessin d'une éruption semblable, vu à Londres, put seul éclairer sur sa nature. Une autre malade, ayant présenté une éruption analogue, sous l'influence du même traitement, en fut la conlirmation. 18 autres fai ts de pemphigus chronique ont d'ailleurs été publiés depuis dix ans. Telle est l'intolérance du docteur Rathery pour le salicylate de soude qu'une éruption pemphigoïde est apparue sur ses mains et d'autres parties du corps, chaque fois qu'il en a pris. (Soc. méd. des hôpitaux.)

Cette affection n'est donc pas très rare, et l'erreur sur sa nature est d'autant plus facile que cette éruption n'est pas accompagnée le plus souvent des symptômes habituels de l'iodisme. De là le danger de continuer 1 médication. (Ann. de dermatologie.)

Atropine. Un soldat, revenant de Tunisie, affaibli par une diarrhée séreuse abondante, était si profondément anémié, que des sueurs profuses l'incommodaient la nui durant les chaleurs torrides. Le docteur Couyba ordonn 1/2 milligramme de sulfate d'atropine matin et soir, la troisième pilule, un érythème scarlatinoïde apparu sur toute la peau de la région antérieure du thorax e sur la face antérieure de l'avant-bras, des deux côté symétriquement, le tout accompagné de démangeaison vives, sans rien présenter ailleurs.

Le malade n'avait ni dilatation pupillaire ni sécheress de la gorge. Les sueurs avaient été à peine influencées. Le traitement fut cessé aussitôt.

Une femme, ayant été soumise à des frictions locale avec l'onguent gris belladoné ( i gr. pour 30) sur un gar o-lion douloureux et gonflé de l'aine droite, constata d' fa troisième friction une rougeur érythémateuse tr' vive au pli de l'aine avec de nombreuses petites vés' cules miliaires purulentes. Elle eut aussi une éruptio discrète généralisée de petites papules ferrugineuse avec quelques plaques à fond rouge disséminées en petit nombre sur les membres supérieurs , simultanément avec salivation et goût métallique, gingivite et diarrhée assez abondante.

11 ne paraît pas douteux que, clans ce cas, a 1 hydrar-

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