‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 34 sur 69 · HISTOLOGIE · texte numérisé non relu

HISTOLOGIE

novembre, le sac était invaginé, avec une dépression pouvant contenir 45 grammes d'eau. L'anneau admet i l'index.

La cavité formée par l'invagination du sac fut dès lors badigeonnée avec la teinture de cantharides, pour en obtenir la vésication et l'adhésion consécutive. A cet ; effet, des injections d'ammoniaque et d'iode furent pratiquées à divers intervalles, pendant cinq à six mois consécutifs, et le sac perdit ainsi peu à peu sa tendance à faire hernie, dès que le bandage compresseur était | enlevé. Une suppuration abondante s'ensuivit, donnant ;lieu à deux surfaces granuleuses qui adhérèrent en- ! semble. L'oblitération du sac forma ainsi un bourrelet de la paroi abdominale interne, qui oblitéra l'anneau, au point que 202 jours après l'entrée, la hernie n'avait iplus aucune tendance à sortir. La malade quitta l'hôpital le 6 juin, parfaitement guérie, en continuant de porter un bandage par précaution. {Boston med. and surg. journ., janvier, h° 1.)

Ce procédé peut donc être suivi, sauf le danger de déterminer une péritonite.

HISTOLOGIE. Manuel d'histologie pathologique, par Corail et Ranvier. 2° édition, revue et augmentée, jtome II, 1er fascicule, 1 vol. grand in-8°, avec 125 figures Ydans le texte. Librairie Germer Baillière.

La nouvelle édition de cet ouvrage, devenu indispensable à ceux qui veulent se tenir au courant des découïvertes acquises dans les lésions microscopiques, avance [activement. Aux deux premières parties, parues en 1880, Ivoici la troisième, contenant l'histologie normale et pathologique de l'appareil respiratoire, augmentée de plusieurs divisions comme la pneumonokoniose, l'unité de la phthisie, etc. Cette première section est suivie de la seconde, comprenant l'histologie normale et pathologique de l'appareil digestif. En commençant à la bouche ce premier fascicule ne va que jusqu'au foie. Toutes les lésions des maladies do l'estomac et de l'intestin y sont décrites. Mais déjà la suite est sous presse, et le complément de l'ouvrage ne tardera pas à paraître dans un dernier fascicule.

L'activité déployée dans la publication de cet ouvrage et l'accession de M. Cornil à la chaire d'anatomie pathologique de la Faculté de Paris sont des garanties que toutes les acquisitions nouvelles y sont enregistrées avec soin. C'est l'ouvrage classique par excellence sur I ce sujet.

HOPITAUX. L'isolement des malades est aujourd'hui le principal impédiment de ces asiles de la misère et de la souffrance. Avec les progrès et les découvertes de I la science actuelle sur la contagion et l'infection, le parasitisme et la virulence de nombreuses maladies, les hôpitaux spéciaux des maladies cutanées et syphilitiques, aiguës et chroniques, d'enfants et de vieillards, sont 'insuffisants à parer à ces dangers de la transmission de l'un à l'autre. La séparation, l'isolement des malades suivant la nature de leur maladie est la condition indispensable pour la prévenir, car, par leur réunion dans les mêmes salles, ils se contaminent et s'infectent réciproquement, soit par leur contact, soit par l'air qu'ils y

respirent. ,

Malgré les efforts des médecins pour opérer cette transformation des hôpitaux, l'administration française n'a guère réalisé jusqu'ici que l'isolement des vanoleux, des teigneux et des galeux, tandis que la plupart des maladies des enfants en sont susceptibles. Leur plus grande aptitude que les adultes à se contaminer, à cause de leur réceptivité spéciale, rend ainsi leur isolement indispensable pour toutes les fièvres éruptives, la diphthérite, le croup, la fièvre typhoïde, qui, en se transmettant avec rapidité, font des hôpitaux d'enfants, reunis ensemble, autant de nécropoles. Dans un seul des trois services des maladies aiguës de 1 hôpital des Entants assistés, le docteur Béclère a montré que, par suite des "mmuîications constantes entre les salles, sur 119 enfants atteints de la rougeole en 1881, 52 l'ont contractée a l'hôpital même, dont 30 sont morts. (Thèse inaugurale sur la contagion de la rougeole, Pans, Ibbv.j

De là le dLger signalé par M. Marjolin pour les enfants que leurs parents, malades ou soignes dans les hôpitaux, sont obligés de déposer momentanément dans .

établissement. Ils contractent ainsi des maladies contagieuses, qu'ils transporteront dans leurs familles et ailleurs, en y rentrant. Le lamentable exemple suivant en est la preuve :

La femme Grosse, âgée de vingt-sept ans, accouchée chez elle lavant-veille, très heureusement, de son quatrième enfant, se sauve, affolée, de son lit, avec son enfant, en voyant lê feu dans la chambre située au-dessus de la sienne. Prise d'accidents graves de péritonite, elle est aussitôt transportée à l'hôpital Lariboisière, le 25 octobre 1881, et son mari travaillant dehors, les trois en- Ifants furent conduits au dépôt le lendemain. E L'aîné avait quatre ans et demi, le second trois ans et demi et le plus jeune deux ans; tous trois étaient très Èbien portants. Le 5 novembre, ils quittaient le dépôt, et He 10, cinq jours après leur sortie, tous les trois tombaient malades le même jour, et l'aîné mourait le 13 novembre, à onze heures du soir, chez ses parents, présentant un engorgement sous-maxillaire considérable, sifflement, dyspnée intense, et chaque inspiration accompagnée de tirage causé par la présence de fausses membranes occupant toute l'étendue du pharynx. Les deux autres furent aussitôt conduits aux Enfants-Malades, et tous deux succombaient à deux et quatre jours d'intervalle, sans avoir subi aucune opération. Un enfant de la sœur, accourue au secours, fut atteint de même et succombait trois jours après. C'était une petite fille d'un an.

De grandes améliorations ont sans doute été réalisées dans cet établissement, au point de vue de la contamination des enfants entre eux. L'ophthalmie purulente ne s'y communique plus guère. Les enfants syphilitiques sont allaités par des chèvres et des ânesses ; les diphthéritiques sont même séparés des autres clans des baraques construites au milieu du parc, et il serait à désirer qu'il en fût de même pour la rougeole, la coqueluche, etc. Mais tous les enfants qui entrent au dépôt ne sont pas exempts eux-mêmes de maladies contagieuses. Sur les 581 décès arrivés dans cet hôpital en 1881, 394 enfants étaient entrés malades et ont passé directement dans l'infirmerie; 187 seulement étaient tombés malades

GARNI ER. XVIII. — ]!ô

dans les salles et les dortoirs. L'installation d'une salle spéciale a même été réclamée, pour observer les enfants suspects de maladies contagieuses à leur arrivée, et une j autre, où devront séjourner à leur sortie les convales^l cents de maladies contagieuses, afin de ne pas devenir» des foyers d'infection et de propagation.

Mais-tout cela est bien loin de ce qui existe en Russie^ M. L. Le Fort a vu à Saint-Pétersbourg et à Moscou lefl hôpitaux des enfants malades, où l'isolement de toutes les . maladies contagieuses est parfaitement réalisé. L'hùpitaM modèle de Saint-Pétersbourg en particulier, construit sur le plan du docteur Kauchfuss, est formé d'un bâtimenj| unique, dont la disposition ingénieuse des escaliers rend! toute communication impossible entre les divers service* spéciaux de la diphthérie, la rougeole, la scarlatine, etel Un service d'observation existe également pour les enj trants avec fièvre, d'où ils sont dirigés dans la sallej spéciale qui leur convient, quand la maladie est deJ

La question non encore résolue de l'admission M l'hôpital d'enfants au-dessous de deux ans est égalemenfl réclamée. Il est honteux, dit M. Marjolin en terminant,] que dans une ville comme Paris, dont l'édihte consacrel des sommes si considérables à des embellissements mutiles il n'y ait pas de place, dans les hôpitaux, pour de| enfants au-dessous de deux ans. De véritables scandales! se produisent chaque jour dans les quartiers les plus populeux, au sujet d'enfants malades que l'administré tion faute de place, refuse impitoyablement de recevoir à l'hôpital. Il faut que, en attendant la création de nouveaux hôpitaux devenus indispensables, les hôpitaux] existants soient autorisés à recevoir des enfants malades au-dessous de deux ans. (Acad. de mèd., 2o ayni.)

Les avantages de cet isolement résultent clairement du rapport dS docteur Hope, directeur de l'institution Netherfield, spécialement affectée aux maladies ccmtaj rieuses à Liverpool. Sur 213 malades admis en 188i atteints de variole et de scarlatine, 32 sont morts et 15 sont sortis guéris, la moyenne du séjour e ant six semaines et celle des malades de &. D ou u Ulite de ces établissements prives pour les familles, aiin

isoler leurs membres atteints de maladies contagieuses. (Lancet, 11 mars, p. 407.)

Hôpitaux militaires. Un décret du 27 mai, rendu conformément à la loi sur la nouvelle administration de l'armée, en réglant spécialement le service de santé, moditie profondément le rôle des médecins dans leurs diverses attributions et notamment dans les hôpitaux. En voici les principales dispositions :

Art. 7. — Dans chaque hôpital militaire et dans chaque ambulance, le médecin chef a autorité, en ce qui concerne l'exécution du service et la police de l'hôpital, sur tout le personnel militaire ou civil attaché à l'établissement, d'une manière permanente ou temporaire. Il a l'initiative des propositions pour l'avancement dans la hiérarchie, pour l'admission ou l'avancement dans la Légion d'honneur. Il a le droit de punition disciplinaire attribué aux officiers supérieurs. Néanmoins, en ce qui concerne la police et la discipline générales, ainsi que l'administration intérieure des corps, les infirmiers et troupes détachées ne cessent pas de relever de leurs chefs directs.

Dans les hospices civils auxquels est attaché un personnel militaire, le médecin militaire chef de service exerce son action sur ce personnel dans les mêmes conditions.

Art. 8. — Le médecin chef prend part aux conférences concernant les travaux de construction, d'appropriation, d'affectation et d'amélioration des locaux destinés au service de l'hôpital ou de l'ambulance ; ses avis sont consignés aux procès-verbaux desdites conférences. Il peut également être consulté sur les questions concernant le casernement, au point de vue de l'hygiène des troupes.

Le médecin militaire chef de service dans un hospice civil est toujours consulté sur les projets de convention h établir avec la commission administrative de l'hospice, ainsi que sur les modifications proposées auxdites conventions. Il adresse ses demandes et observations à la commission administrative, et rend compte au médecin directeur du corps d'armée, qui prend, au besoin, les ordres du commandement.

2gg HOPITAUX

Art 9 — Dans chaque hôpital militaire et dans charme ambulance, la gestion est confiée au pharmacien le mus élevé en grade et à l'officier d'administration comptable, chacun en ce qui le concerne, sous l'autorité du

médecin chef.

Le médecin chef et les gestionnaires se reunissent périodiquement en commission pour discuter les alfaires d'administration. Sur l'ordre du ministre de la guerre, la commission peut, s'il y a lieu, être transformée en conseil d'administration analogue aux conseils d administration des corps de troupes.

Art 10 — Toutes les dépenses du service de santé sont ordonnées par le service de l'intendance.

Le fonctionnaire de ce service ordonnateur s assure de la régularité de toutes les dépenses ; il procède a toute vérification périodique ou inopinée qu il juge utile, ou oui lui est prescrite par le commandement pour Rassurer de la présence des hommes, du bon emploi des deniers et du matériel, enfin de la ponctuelle exécution des lois, règlements et instructions relatifs a 1 adminis-

traLe°gêstionnaire intéressé assiste aux constatations et vérifications faites par le service de l'intendance; le Secffi chef y assisse s'il le juge utile ou s'il en a reçu Tordre du commandement.

Hônitaux maritimes. Un récent décret vient d'en modi" r Profondément le service. Tandis que le directeur du senace de santé était naturellement responsable devantTautorité maritime de l'ordre, la tenue et 1 hygiène de ces établissements, il était sans action sur ses subordonnes la direction et la police des hôpitaux ayant ete tZ buées au commissariat. Tout le personnel hospi av Sainsi sous ses ordres, sœurs et infirmiers, et les SSe Sphâ^aciens dépendant du commandement, wSeur n'avait aucune action directe, immédiate. Ce décreUendla direction et la police au corps de santé Ce décret *™ j directeur ou par l'officier le

T,Séfe°vé en grad • Ee commissaire ne sera plus chargé delà Comptabilité et des écritures, n'ayant sous ses Ordres que lesPemployés chargés de les exécuter. Cest

l'harmonie rétablie dans le service de santé de la marine, comme dans celui de l'armée, par la nouvelle loi qui retire h l'intendance les attributions des médecins.

Médical and surgical Reports of ihe City hospital of Boston. 1 vol. in-8°, de 390 pages, avec de nombreuses planches. 3e année. Boston, 1882.

Similaire des Annual Reports des hôpitaux anglais, mais avec des perfectionnements bibliophiliques dignes d'être signalés. Beau papier, texte superbe, illustrations splendides d'examens histologiques; photographies de cas curieux et intéressants. Rien d'analogue n'existe en France, sinon les cliniques particulières de tel professeur, médecin ou chirurgien d'hôpital. Et encore n'estce là que l'observation et l'esprit d'un seul homme, tandis qu'ici c'est l'ensemble réuni des principaux faits survenus dans un grand hôpital général par les chefs des différents services ou leurs assistants. Les bulletins de la i Société de chirurgie et de la Société des hôpitaux y ressemblent davantage par la variété des travaux et le nombre des auteurs, mais sans cette autonomie clinique et opératoire qui distingue les Reports de l'hôpital communal de la ville de Boston.

Le fond diffère encore plus que la forme. Ce n'est que la relation sèche et écourtée des principaux faits qui se sont passés à l'hôpital depuis sa fondation, remontant à 1864, reunis le plus souvent sous forme de tableaux synoptiques et statistiques, avec quelques observations a I appui. La fièvre typhoïde s'y présente ainsi avec 1188 cas, en quinze ans, et une mortalité de 207, proportion bien supérieure à celle des hôpitaux de Paris. Au contraire, 140 cas de diphthérite en 1880 et 1881 n'ont donne que 6 morts, comme les 200 cas de pleurésie pri- ÎT™ df dernières années. 132, avec ou sans épancnement, ont guéri par le traitement purement médical ; a thoracentese a été pratiquée dans 64, avec 5 morts, et, clans b cas ou 1 epanchement est devenu purulent, il n'y a eu qu un deces C'est donc un total de 6 morts seule-

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La chirurgie est de même représentée par la relation des 'principales opérations exécutées par M. Cheever, oui tient aujourd'hui le sceptre de la chirurgie amencaine. Un tableau de 371 amputations des membres, pratiquées de 1864 à 1880, avec leurs résultats différentiels suivant leur nature, se trouve à la fin du volume. Un résumé du docteur Gay montre que, sur 1o8 opères de tumeurs dures en cinq ans, dont 91 cancéreux il n y a eu que 21 morts. Privés de détails, ces résultats statistiques n'ont de valeur qu'aux yeux des administrateurs Les tableaux relatifs aux hernies, à l'œsophagotoime et trachéotomie en auraient davantage. A -mP— t un plus grand nombre de cas. Le rapport de la clinique gynécologique, pendant les cinq années antérieures a f8y81 manque ainsi d'intérêt, malgré les faits curieux qu' l contient, en les englobant avec toutes cas vulgaires d'avortement, de strangulation d asphyx e sont de même confondus avec de curieux faits d empoisonnement, dans un résumé de 50 autopsies medico-

légLeedéfaut saillant de ces rapports est f>V^*£ aux commissaires ou Trustées de l'hôpital plutôt Ha a des Secms. Ils ne sont pas assez -cientifiquej ie ne peu- ,wnf p.uère servir aux praticiens. On y trouve peu CaS orignaux, comme l'histologie pathologique de ^moelle é^inière, qui sert d'introduction a celui-ci. Ce la moelle > ePl chiffres bruts, prives de

S\ iïl'« frontispice et dont ils sont les représentants. P ,e18° apport financier de ces commissaires (e.gh- ^ n^t ?f «fie trusts of «fieC>«f g» ^

prieur. '« étant que 4 382 mauaes uni ur Français avec LrtuUaHo» ou ramcn on't é é ënreS,Strès pour l'extérieur. La dépense Œ été de 694 francs soit on peu plt .s de « D ancs par semaine pour chaque malade, mais, en

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