‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 35 sur 69 · HYPNOTISME · texte numérisé non relu

HYPNOTISME

36 155 francs reçus par les malades payants et quelques autres excédants, la dépense totale de l'hôpital reste à 325 050 francs, soit 40 fr. 55 par semaine pour chaque malade.

Ce rapport, purement financier, du directeur de l'hôpital, contient de plus la statistique détaillée de toutes les liverses maladies générales, spéciales et chirurgicales traitées dans l'hôpital et à la consultation externe, avec e sêxe et les résultats; ce qui n'entraîne pas moins de >0 pages de tableaux statistiques. Il y a donc confusion, >u plutôt double emploi dans ces rapports annuels, qui, ivec plus de concision et moins de détails inutiles, n'offriraient que plus d'intérêt. (Brochure in-8° de 90 pages, 3oston, 1882.)

HYPNOTISME. Loin d'être un fait exceptionnel et pa- ;hologique, comme on l'affirme, ce sommeil magnétique, )btenu par divers procédés, indiqués à Hystérie, serait a règle au contraire lorsqu'il est habilement provoqué, lie docteur Liébault, qui depuis de longues années met, à Sfancy, le sommeil provoqué au service de la thérapeu- ;ique, a obtenu les résultats suivants en 1880, sur 1014 Dersonnes de tout âge, sexe et tempérament différents :

ftéfractaires 27

Somnolence, pesanteur, ete 33

Sommeil léger 100

— profond 450

— très profond 232

Somnambulisme léger 31

— profond 131

Les divers procédés employés consistent généralenent dans l'excitation exclusive et monotone d'un sens, a vue ou l'ouïe, surtout pendant un certain temps. L'atention concentrée du sujet sur une idée fixe, comme on e fait souvent volontairement pour amener le sommeil irdinaire, est un adjuvant puissant. L'expérimentateur [oit alors exprimer cette idée à plusieurs reprises. (Soc. le mèd. de Nancy, mai.)

En retentissant profondément sur le système nerveux, es pratiques ont modifié avantageusement, diminué

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sinon guéri certains accidents inhérents aux maladies nerveuses, comme l'agitation, les convulsions, la contracture, ainsi que plusieurs exemples en sont relatés. Voy. Viol.

IIYSTÉRECTOMIE. A peine née et accueillie avec en- J thousiasme parles succès qu'elle donnait au début, cette opération de Porro est déjà mise en question, non plus seulement en Allemagne (Voy. année 1881), mais en J France. Et, phénomène bien plus remarquable de l'ins-J tabilité des opinions humaines, c'est par l'un de ceux qui, j des premiers, ont obtenu les plus brillants succès de| cette opération, il y a deux à trois ans, qu'elle est au- 1 jourd'hui mise à l'index. Appelé à formuler son juge- j ment sur son emploi, suivi de mort, chez une femme à 1 terme ayant un utérus en bissac et un rétrécissement du j bassin rendant la céphalotripsie impossible, M. Lucas- j Championnière met en question si, en pareil cas, l'opéra- 1 tion césarienne ne serait pas préférable. Revenu de son ] premier enthousiasme après deux succès obtenus suri quatre cas, soit la moitié, il trouve la statistique exacte de Simpson, donnant 30 guérisons sur 72 cas, peu encou- 1 rageante pour l'appliquer. Et, mettant en parallèle 1 operation césarienne, qui n'a jamais donné un seul succès dans les hôpitaux de Paris, il invoque les perfectionnements que l'on pourrait apporter à son procède opératoire surtout avec la méthode de Lister, pour y revenir clans les rétrécissements au-dessous de 6 centimètres, ou j il juge la céphalotripsie inapplicable, de préférence a l'hvstérectomie. ,

il réduit et limite l'emploi de celle-ci aux cas d hemorrhagie formidable, à la rupture de l'utérus et quand le milieu de l'opérée est mauvais au point de vue de 1 air ambiant. Et encore donne-t-il le conseil explicite, pour prévenir les insuccès, de remonter l'incision au-dessus du pubis et l'éloigner autant que possible de la symphyse, en ouvrant l'utérus à sa partie supérieure, en en resecruant le moins possible. Plus la constriction s'éloignera de la base, plus les vaisseaux et les nerfs du ligament large seront épargnés, et moins il y aura a redouter non pas la péritonite ni le shock, mais les désordres nerveux

d'ordre réflexe se manifestant par des phénomènes convulsifs, une sorte de tétanos, un affolement du pouls, une élévation bizarre et rapide de la température et de la respiration dont meurent la plupart des hystérectomisées. Il faut encore ne faire le pansement que du cinquième au septième jour, car l'ébranlement du pédicule lui paraît la cause principale des réflexes morbides. Une hémorrhagie du pédicule ayant ainsi obligé de défaire le pansement le jour même dans le cas en question, l'opérée de M. Guichard est morte aussitôt des réflexes viscéraux provoqués par cette manoeuvre.

^ Avec ces modifications et les perfectionnements que l'emploi de cette opération nouvelle pourra suggérer comme dans Fovariotomie, pourquoi ne pas espérer des résultats de plus en plus satisfaisants, comme dans celle-ci ? Rien de semblable au contraire n'est à attendre de l'opération césarienne, de pratique ancienne et universelle. Sa facilité d'exécution n'est rien en présence des périls qu'elle entraîne. Toutes les modifications proposées n'ont pu même empêcher son accident principal de se produire, l'hémorrhagie entraînant ordinairement la mort. Est-ce en employant la méthode antiseptique de Lister dans toute sa rigueur, le spray y compris, comme le propose M. Lucas-Championnière, qu'il prétend y mettre fin? Le contraire est plus probable. L'hystérectomie préconisée spécialement pour la prévenir, ainsi que ses eiiets, lui est donc bien supérieure.

Faut-il invoquer que les opérées guéries se remettent mal? J ai suivi les deux miennes depuis plus d'un an dit 1 auteur ; la première a conservé une grande sensibilité de la région hypogastrique; la seconde a ses rèdes par le rectum et est devenue hystérique. Sont-ce là des raisons a mettre en parallèle avec les monceaux de cadavres faits par l'opération césarienne? Demandez-le à vos survivantes. C'est à ne pas croire à ceUe marche rétrograde, surtout d'une jeune chiru^ef d'avTnTr si les Allemands ne l'avaient déjà indiquée" So l ie Sr mai.) Voy. Cancer de l'utérus, Fibromes.

HYSTÉRIE. Prédisposition. Une modification spéciale du caractère, un état mental particulier des petites

lilles permettrait, selon le docteur Huchard, de discerner dès lors les dispositions à l'hystérie et de les combattre. Celles de huit à douze ans, à la physionomie éveillée, d'une intelligence et d'une imagination vives, dont le rire et les pleurs sont déterminés par des causes futiles, offrant une aptitude marquée pour le dessin et la musique et sachant d'instinct mentir et jouer la comédie, sont particulièrement dans ce cas. Elles se plaignent souvent de maux de tête persistants, appelés migraines, de gastralgie, d'entéralgie et même d'hypocondrie, indice de la plus grande valeur quant à l'apparition ultérieure de l'hystérie. D'autres sont turbulentes, susceptibles, querelleuses, incapables de s'astreindre à des études sérieuses et se laissant parfois dominer par une tristesse profonde et sans cause. En vénérai, elles sont coquettes, maniérées, pour appeler et fixer l'attention; des hallucinations et des terreurs nocturnes se manifestent parfois ; de l'hyperesthésie ovarienne se développe vers l'époque de la puberté, ou de la toux rauque et convulsive à l'occasion du moindre rhume. Des palpitations, des étouffements, des pertes incomplètes de connaissance surviennent, qui sont prises souvent pour de l'épilepsie, et comme ces enfants ont une grande propension à exagérer leurs souffrances, a simuler même des affections supposées, il ne faut croire à toutes leurs plaintes qu'après examen. (Toute cette série de phénomènes morbides se rencontre particulièrement chez les enfants très gâtés. Une sollicitude exagérée de leur entourage est souvent un obstacle a la

euérison. „ . , . . ,

Un traitement moral bien dirige peut avoir une heureuse influence. La perversion de la volonté, ou 1 atonie cérébrale qui empêche ces enfants de vouloir, doit être surtout combattue. Une paraplégie spasmodique ayant résisté à tous les traitements chez une jeune lille, il suffit de la menace, énoncée énergiquement, de la semrer de sa famille pour la guérir rapidement. Bien d autres exemples pourraient servir à démontrer que la ferme volonté du médecin agit d'une façon puissante sur la cérébration des hystériques et peut amener ;la disparition presque subite des accidents. (Soc. det/ier.,8mars.)

L'hystérie précoce est si réelle que, d'après Briquet, un cinquième des hystériques adultes étaient atteintes avant la puberté. Celle-ci ne paraît même pas avoir grande influence sur son développement. Sur 23 cas recueillis par le docteur Greffier chez des filles de huit à quinze ans, il n'y en avait que 3 de réglées. L'hérédité semble ici jouer le premier rôle. (Archiv. de mèd., octobre.)

Forme frustre chez l'homme. Une nouvelle manière est imaginée par le docteur Debove pourla rendre trèsfréquente chez l'homme, par insinuation. Les contractures musculaires des membres, de l'œsophagisme, s accès convulsifs sans perte de connaissance en seraient les signes, quand ils ne s'expliquent pas par des causes directes et tangibles. Il en rapporte ainsi cinq à six exemples, parce que ces malades ont présenté, avant ou après ces accidents, du nervosisme, une irritabilité morbide, des bizarreries de caractères, de l'excentricité ou un tempérament nerveux exagéré. Sans antécédents nerveux ni hérédité, il rattache-à cette forme frustre une contracture du poignet à la suite d'une brûlure surperficielle de la face postérieure de la main et de l'avant-bras gauche, dans le territoire innervé par le radial, parce que cette contracture passa dans le membre opposé un mois après la guérison et disparaissait par l'anesthésie. N'est-ce pas porter l'induction trop loin ? (Soc. mèd. des hôp., novembre.)

Troubles gastriques. Sur 20 cas de gastralgie et d'épigastralgie chez des hystériques, avec ou sans vomissements, traités uniformément par une application de galvanisation polaire positive du pneumogastrique droit, à l'exclusion absolue de tout autre traitement, le docteur Apostoli a fait cesser sur l'heure ces troubles morbides, pendant une durée de une heure à un jour après chaque séance. Une seule malade a résisté pendant un mois, tout en étant améliorée. Une disparition totale :1c la douleur se manifesta chez les 19 autres après chaque séance, d'une durée de cinq minutes à une heure au plus. Trois à vingt séances ont suffi à guérir ces mala-

des de ces accidents, vomissements compris, en les répétant une ou deux fois par semaine, sans agir sur l'hystérie. C'est en appliquant la galvanisation, tant que le mal se présente, et en agissant loin de son siège, que l'on parvient à le vaincre. En combattant sans relâche la douleur ou le spasme, on substitue à l'habitude morbide un processus normal du pneumo-gastrique. [Bull. gén.\ de thérap., novembre.)

La nature purement nerveuse de ces accidents chez les hystériques est ainsi démontrée expérimentalement.

Hypnotisme. Cet état nerveux spécial, obtenu d'abord chez les animaux, en tenant leur regard fixé sur un point brillant et qui les fait tomber dans une espèce de somnambulisme, se réalise de même dans l'espèce humaine. Les hystériques y sont le plus susceptibles et revêtent sous son influence différents états dont les types sont, d'après le professeur Charcot, la catalepsie, la léthargie et le somnambulisme. Primitifs et isolés, ils peuvent aussi s'enchaîner chez le même sujet et se produire successivement, au gré de l'observateur, comme les phases ou périodes d'une seule et même affection.

' L'état cataleptique se manifeste primitivement sous l'influence d'un bruit intense et inattendu, d'une lumière vive placée sous le regard ou par la fixation plus ou moins prolongée de celui-ci sur un objet quelconque. Il peut même succéder à l'état léthargique, lorsque les yeux clos sont mis à découvert, par l'élévation des paupières, dans un lieu éclairé.

L'immobilité en est le trait saillant et caractéristique. Debout et même dans une attitude forcée, le sujet cataleptisé se maintient en parfait équilibre et paraît pétrifié Les yeux ouverts, le regard fixe, la physionomie impassible, ne laissent voir que , de très rares clignements des paupières. Les larmes, en s'accumulant , s'écoulent bientôt sur les joues. La respiration ellemême accuse de longues pauses et se trouve comme suspendue d'une manière intermittente.

Les membres et toutes les parties du corps gardent sans fatigue apparente et pendant longtemps les posi-

tions qu'on leur a communiquées. Ils donnent la sensation d'une grande légèreté en les soulevant ou en les déplaçant, sans que les articulations offrent la moindre résistance en les fléchissant ou en les étendant. Aucun réflexe tendineux ne se manifeste, et la peau reste insensible aux excitations les plus vives. L'activité des sens seule persiste, la vision et l'audition surtout et l'on peut imprimer ainsi des impulsions automatiques au sujet. Les attitudes fixes changent comme à volonté sous 1 influence des impulsions provoquées par une personne étrangère. p

Il suffit de clore l'un des yeux dans cet état pour faire cesser la catalepsie de ce côté, tandis qu'elle persiste du oute oppose.

L'état léthargique se développe chez les cataleptiques

Hté ZuT/'r yeUf °U 611 lGS Pkçailt da"s 1?°bscu! nte. Ma s la fixation du regard suffit à le déterminer

spontanément Une inspiration profonde avec Truiï laryngé spécial et un peu d'écume aux lèvres en marquent le début. Les yeux fermés et le globe convié en haut et en dedans ne laissent voir qu'un frémisse ment incessant des paupières. Le corps est ïflW L

et persistatetu ,e du dSTou^ "V!

après le réveil MiisnnT» t l J0f nees entières, même

portant .'excUa," ' uH oX"^^ nistes. La face senlp n USCles ou les nerfs antago-

rement. 6 n °St imPre^ionnable que passa|è-

«^e^^T^r inV°l0ntaire du ^ simulation, Srv^JT^ ^ suPe™he*e ou étant tout à fait nulle 1 ^ dU SUjet de ^P^ience L'analgésie paraît complète dans cet état, sauf l'ouïe

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fit la vision. Les tentatives faites pour impressionner le suiet par intimation ou suggestion restent ordinairement sans effet. C'est donc le contraire de 1 état cataleptique mais on peut produire celui-ci instantanément en soulevant les paupières supérieures dans un heu éclate. En n ouvrant qu'un œil, on assiste au singulier spectacle d'un individu divisé en deux parties égales La moitié du corps correspondant à l'œil ferme est dans ïétat léthargique, tandis que l'autre est dans l'état catalenticme diamétralement oppose.

L'état somnambulique s'obtient par la fixation du reeard une excitation sensorielle faible, répétée et monoïoiU Une pression ou une friction légère sur levertex Suffît à le produire, chez les individus places dans les deux états p?écédent's; c'est ce qu'on aappelé le sommeil

ml^ect extérieur du sujet est celui du sommeil avec 1 J S c'os de légers frémissements des paupières se Zl^t v^ A^nné à lui-même, il paraît enmontrent pan di L'attitude n'est pas aussi

SsérqufdansU léthargie et la résolution des mem-

brCTé1a? S principalement des deux autres , u tnsibilité II n'y a pas de contracture au toucher, 5t o e P« deïpiPo cédés spéciaux, comme de leottouf-nements sur les membres ou un simple souffle gers attouchements su manifeste,

ssssssa SÏJSSS 5SB

la peau des muscles et quelques sens spéciaux. Il est facile de déterminer chez le sujet, par injonction ou suggestion, des actes automatiques très compliqués et variés. Il suffit d'exercer avec le doigt sur les paupières une légère compression des globes oculaires pour que la léthargie remplace le somnambulisme. Mais si, au contraire, relevant les paupières, on maintient l'œil ouvert dans un lieu éclairé, la catalepsie ne se produit pas. La relation du somnambulisme est donc plus étroite avec la léthargie qu'avec la catalepsie.

L'hypnotisme, considéré comme une névrose expérimentale innocente, peut ainsi, par une étude conduite avec prudence et méthode, éclairer une foule de questions pathologiques, physiologiques ou psychologiques, presque inaccessibles autrement. L'hyperexcitabilité neuromusculaire en particulier, si importante à connaître et si délicate à étudier, est spécialement facile à mettre en jeu par ces diverses pratiques. C'est une épreuve anatomo-physiologique qui met l'observateur à l'abri de toute intervention active, volontaire ou simulée de la part du sujet mis en expérience. (Acad. des sciences, février.)

Tous ces faits ont été confirmés et reproduits par le docteur Dumontpallier, assisté de M. Magnin, en les accentuant d'une manière remarquable. L'hyperexcitabilité neuro-musculaire aurait été ainsi obtenue dans le somnambulisme, comme dans la catalepsie, en insistant avec soin sur les moyens de la produire. Une femme hystérique se serait même hypnotisée elle-même en se peignant devant une glace et serait tombée ensuite en catalepsie. Dans l'impossibilité de faire cesser cet état, en provoquant de nouveau la réflexion de la lumière de la glace sur les yeux de la malade, M. Dumontpallier regarde lui-même dans le miroir; et, en rencontrant le regard de la malade, la catalepsie a aussitôt disparu. L'hémi-somnambulisme aurait aussi été obtenu, comme l'hémi-catalepsie et l'hémi-léthargie.

D où cette loi formulée par eux que, pour faire disparaître les effets de l'hypnotisme, il faut procéder en ordre absolument inverse de celui de leur production, par les mêmes moyens qui leur ont donné naissance. Que l'on

2(>g HYSTÉRIE

suppose par exemple une hystérique mise d'emblée en léthargie par le frottement des globes oculaires, puis en catalepsie par. l'action de la lumière et enfin en somnambulisme par pression sur le vertex ; pour lui faire descendre l'échelle, il suffira d'abord d'exercer à nouveau la même pression sur le vertex pour faire cesser l'état somnambulique et obtenir de nouveau la seconde phase, c'est-à-dire la catalepsie. Puis l'action de la lumière refléchie sur les yeux du sujet défera la catalepsie, pour reproduire le degré inférieur de l'échelle c'est-a-dire la léthargie. Enfin la pression sur les globes oculaires ! déterminera le réveil.

Dans l'exemple précédent, le procède qui a fait 1 un des états a défait ce même état, en reproduisant dans l'échelle descendante la phase qui l'avait immédiatement précédée dans l'échelle ascendante. La cause qui a fait, Hé Kit tel est le principe à suivre exactement, mathema- Uquemenî dans les expériences d'hypnotisation pour n'avoir aucun accident à redouter. Le réveil s effectue toujours normalement et avec calme, en suivant cette J avec rigueur. Dans ces conditions, les malades déclarent n'éprouver aucune fatigue. Autrement on a > a* nnsp à faire naître des états mixtes, par la substitution a'un agent à l'autre, et à déterminer des accidents. (Idem,

mBn' suivant cette technique, M. Dumont a pu répéter la nhipart de ces expériences à l'asile d'aliénés de Mare-. li^Tous l'inspecLn du docteur Sizaret toçte^

nifnmir se convaincre de la réalité de ces faits. La Wstance de suggestions artificielles après le réveil a ffï T l us frappant. Pendant plusieurs semaines, une

prenants sur les névroses. Dès la première tentative, une contracture de la jambe droite, datant de trois ans, a disparu chez une hystérique de quarante-cinq ans, sans récidive après trois mois et demi.

Mlle Berthe C, dix-neuf ans, hystéro-épileptique, entrée le 5 avril 1881, après neuf mois de séjour à Sainte Anne, a été endormie pour la première fois le 21 février. Elle avait alors cinq à six attaques d'épilepsie par jour et une crise hystérique tous les deux jours. Tombée d'emblée en somnambulisme profond, elle n'a éprouvé jusqu'au 10 mai qu'une seule attaque d'épilepsie, provoquée pendant le sommeil magnétique par une compression du rachis, et trois crises d'hystérie, dont elle a annoncé dans son sommeil la date et l'heure précises. Régulièrement endormie trois fois par semaine, au début, elle ne l'est plus qu'une fois et tout fait espérer le maintien de l'amélioration produite. L'analgésie, bilatérale au début, a disparu successivement, en deux séances, sous l'influence de la suggestion, du côté gauche d'abord, puis du côté droit.

Mlle V..., vingt-deux ans, hystéro-épileptique, a été endormie pour la première fois en avril 1882 pendant une crise hystérique compliquée d'hallucinations ; en moins de deux minutes, un sommeil profond a succédé à sa bruyante agitation, et on a pu lui enlever la camisole dont ses tentatives de suicide avaient rendu l'emploi nécessaire. Endormie tous les deux jours, elle a vu diminuer le nombre de ses attaques, et la manie du suicide a jusqua présent complètement disparu.

Présentées à la Société de médecine de Nancy dans la séance du 10 mai, ces deux malades ont été soumises aux expériences suivantes. Endormie sous le regard brillant de 1 expérimentateur, la première est tombée en catalepsie complète en deux minutes. Chacun put alors produire sur elle les contractures les plus variées à 1 aide de passes exécutées avec la main, à distance audessus du muscle que l'on veut mettre en contraction Des passes dans le voisinage du muscle antagoniste ramènent le membre dans sa position primitive. Un torticolis bien caractérisé est ainsi produit. Quand l'état léthargique succède àla catalepsie, il suffit, pour ramener

celle-ci et permettre au sujet de répondre aux questiont qui lui sont adressées, d'une friction opérée à l'aide d'un doigt sur le vertex. Si M. Dumont présente l'index à quelques centimètres au-devant du front de la dormeuse, on voit bientôt celle-ci se lever et le suivre sans apercevoir les obstacles interposés, contre lesquels elle se heurte, en s'arrôtant toujours, de façon à se trouver, non en face de lui, mais à son côté, la face dirigée dans le sens inverse de celle de l'expérimentateur.

Le docteur Sizaret l'a mise également en somnambulisme par le procédé classique : compression de quelques secondes sur les globes oculaires, entraînant la léthargie, puis friction du sommet de la tête. Sur la demande de quelques membres, les deux somnambules sont mises en rapport, et on leur ordonne de danser sur un air fredonné. Elles exécutent alors un pas de polka automatique qui ne prend fin que sur l'injonction de l'expérimentateur. Les danseuses restent alors catalepsiées, dans la position qu'elles avaient à ce moment.

La première est ensuite l'objet d'expériences sur la perversion des sens. Un morceau d'aloès est introduit clans sa bouche en lui assurant que la saveur en est excellente; c'est de l'orange; elle suce avec tous les signes d'une sensation agréable. Avant de la réveiller, l'expérimentateur lui ordonne, sur la proposition d un membre de la Société, d'aller, après son réveil, prendre le verre cylindrique qui entoure le bec de gaz situe audessus de la table, de le mettre dans sa poche et de 1 emporter. Réveillée, elle se dirige timidement vers a table et d'un air confus devant tous ces regards, elle monte à genoux sur la table, avec hésitation, et exécute de ooint en point ce qui avait été ordonne.

Quant à la seconde, elle est saisie pendant son sommeil d'une attaque d'épilepsie. Deux. crises se succèdent a auelaues minutes d'intervalle, et une léthargie profonde ?ea suit De longs et inutiles efforts sont faits pour la réveiller dans cet état, et ce n'est qu'en la replongeant en lomnlmbulisme que l'on obtient ce résultat, sans avoir enTuUe le moindre souvenir de tout ce qui s'es passe.

Deux des spectateurs ont aussi été mis en expérience Le premier fut le garçon de laboratoire de physique de

IIYSTKRIE

la Faculté, âgé de quarante ans. Soumis déjà à l'hypnotisme par deux premiers essais ayant duré environ dix minutes chacun, il n'avait offert que de la léthargie avec tendance à la catalepsie. Cette fois, en deux ou trois minutes, la catalepsie la mieux caractérisée se manifeste,puis, à lasuite d'injonctions répétées, le somnambulisme complet. Le patient exécute tous les mouvements qui lui sont commandés, la marche notamment, mais répond difficilement aux questions qui lui sont adressées. Les yeux sonteonvulsés en haut et en dedans ; l'insensibilité cutanéeparaît exister; il faut enfoncer profondément un morceau de papier dans les narines ou l'oreille, pour constater un léger frémissement des muscles de la face. Le sujet, réveillé, déclare se rappeler qu'on lui a crié de marcher; mais il croit être resté immobile, et, quand on lui en demande la raison, il répond que, malgré ses efforts, il ne pouvait se mouvoir.

Les mêmes phénomènes sont ensuite provoqués sur un homme de soixante-cinq ans, employé à la préfecture, déclarant avoir été guéri d'un rhumatisme chronique, après seize séances, chez le docteur Liébault. Endormi par M. Dumont, il répond aux questions qui lui sont adressées par diverses personnes. Réveillé, il déclare ressentir une légère pesanteur dans la tête.

Le procédé d'hypnotisation dans ces deux cas a consisté simplement à faire fixer pendant une ou deux minutes lesyeux de l'opérateur, tenant les pouces des sujets ians ses mains. La suggestion, faite au dernier sujet, de signer son nom, à son réveil, sur une feuille de papier disposée sur la table, n'est suivie d'aucun résultat. L'opérateur attribue cet insuccès au défaut d'insistance dans son injonction. (Revue méd. de l'Est, 15 juillet, n° 14.)

Différents accidents nerveux, l'hémiplégie en particulier, s'étant montrés chez divers animaux : poules, Digeons, lapins, grenouilles, hypnotisés par M. Harting m certain nombre de fois, par les moyens bien connus, VI. Milne Edwards conclut que des expériences de ce ^enre, répétées souvent chez l'homme, peuvent être nuiribles; mais le professeur Charcot a répondu à cette ;rainte qu'elles n'avaient aucun inconvénient. (Acad. les sciences.) Voy. Viol.

Vomissements incoercibles. Chez 4 hystériques à la première période de l'anorexie, M. Dujardin-Beaumetz a obtenu ce résultat curieux que les aliments injectés par le tube de Faucher étaient fort bien tolérés, tandis que ceux déglutis par les malades étaient aussitôt rejetés. Un succès semblable a été obtenu par M. Joffroy clans les mêmes conditions, quoique les aliments aient été vomis parfois; tandis que M. Guyot a essayé en vain le gavage chez une jeune hystérique morte d'inanition à la suite de vomissements incoercibles ayant j duré quatre-vingt-deux jours.

C'est que, suivant la remarque du docteur Uebove, U 1 y a deux périodes distinctes dans ces vomissements. Purement nerveux d'abord, ils peuvent cesser par le gavage ou l'alimentation artificielle, quand les malades ne sont encore ni amaigries ni anuriques. C'est le con- | traire lorsque l'inanition résultant de ces vomissements prolongés a provoqué une maigreur prononcée et l'anurie. Le cas se complique alors par 1 intolérance absolue de l'estomac pour tout aliment, de quelque manière qu'il soit administré. Ces cas sont des plus craves, et il a vu ainsi, comme M. Joffroy deux hystériques mourir littéralement de faim. (Soc. med. des hôpitaux, 14 avril et octobre.)

Deux succès semblables ont été constates par M. Ballet sur des hystériques, dans le service de M. Charcot a la Salpêtrière. C'est donc une confirmation éclatante du succès de ce moyen. (Progrès méd.)

Sinavisation. Ce moyen simple, condamné par le profesBe^ ôS^ii, a été trouvé très efficace au contraire pour arrêter rapidement les accès d'hystéro-epilepsie ■ Tans la clinique du professeur Marri La «om^^; des ovaires, qui devait être prolongée et douloureuse pou obtenir ce résultat, a été remplacée efficacement . par une sinapisation intense de la surface cutanée. ?0 applications de trois à cinq feuilles Rigollo t ^ s ur trois hystériques, ont suffi à faire cesser l'accès en dix minutes 52 badigeonnages avec l'huile essentielle de mouterde faits sur deux malades, ont encore rendu le SSSTpIub instantané. Les hystériques se réveillent

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