ICTÈRE
aussitôt, en se plaignant de la brûlure. 12 expériences faites avec la faradisation cutanée ont montré que cet irritant est encore préférable aux précédents. L'accès cesse instantanément, sans le sentiment d'aucune douleur. (Rivista clinica, n° 9, 1881.)
La préférence doit donc être donnée à un moyen si simple, dit le docteur Feletti. La seule condition du succès est que ces stimulants périphériques soient assez intenses pour interrompre et suspendre l'excitabilité réflexe de la moelle spinale et tirer le cerveau des hystériques de sa torpeur. Les irritations faibles ne font qu'augmenter les mouvements hystériques. Tout le secret de ce moyen est là.
ICTÈRE. Pronostic. Il varie suivant le volume du foie et surtout celui de la rate. Son augmentation, excessive au début, est un signe grave. Il mesurait dixhuit centimètres sur quinze dans un cas d'ictère en apparence catarrhal ou simple, chez un alcoolique. La tuméfaction coïncidente de la rate, sans antécédents paludéens, indiquant la cirrhose de cet organe, devait faire soupçonner celle du foie. De là la réserve recommandée par le professeur Potain sur le diagnostic et surtout le pronostic de ces cas. (Journ. de mèd. et chir. prat., avril.)
Hémèralopie coïncidente. Les troubles oculaires constatés dans le diabète n'ont guère occupé les pathoiogistes dans l'ictère résultant de l'hypertrophie du foie. Un boucher, présentant une congestion du foie ivec ictère, datant de plusieurs mois, s'étant plaint au locteur Cornillon de ne pouvoir plus reconnaître les passants après le coucher du soleil, il le soumit au ;raitement alcalin. Un mois après, l'héméralopie avait iisparu avec la jaunisse.
Un jeune militaire en congé, atteint de néphrite albumineuse, présenta également de l'héméralopie. C'est en
tenant compte de cette coïncidence que son attention fut appelée à ce sujet. L'auteur relate quatre cas observés récemment, montrant que c'est bien là un symptôme de la jaunisse.
Loin de survenir au début de la congestion du foie, j elle s est toujours montrée longtemps après l'apparition J de l'ictère. Elle est alors éphémère, peu tenace et cède le plus souvent sans traitement spécial après quelques semaines. Mais lorsque la congestion hépatique sagJ erave, que l'ictère augmente et tend à devenir chro-1 nique, Théméralopie reparaît et persiste. Elle ne cons-| titue plus alors comme au début un epiphenomenef sans importance; elle devient un symptôme grave,! inquiétant. En effet, lorsqu'elle n'est que passagère, elle ne doit s'accompagner d'aucune lésion profonde de la rétine, tandis qu'une fois persistante il existe vraisemblablement des désordres irrémédiables dans le
^Constamment, l'héméralopie a paru liée à la présence de l'ictère et subordonnée à sa marche - diminuant lorsqu'il s'améliorait, «'aggravant lorsqu il augmentait. Dans la deuxième observation, une fois que la . pneumonie se déclare, faisant par exemple disparaître en| même temps la jaunisse et la congestion hépatique rheméralopie cesse aussitôt. Quand cette phlegmas,e e t guériePl'ictère reparaissant, l'héméralopie revient b en que le foie n'ait pas repris son volume primitif et sott même atrophié. Les relations de cause a effet ne sauraient être mieux établies. (Progrès mèd.)
INJECTIONS. La vieille seringue à hydrocele tend à rlisnaraître Dans plusieurs hôpitaux, les injections sont ^ t rucide d'un appareil fort simple. On se sert d'un Ure ordinaire dans lequel on glisse un tube de caoutrhouc qui en traversant le bouchon, se continue pour Jonuer^ne sorte de siphon. Le bouchon est traverse Z un Se tube de caoutchouc, muni à son extrémité dfune poire de même composition. En la comprimant 1 fait uni pression sur le liquide, qui a sa vo e de , tontP tracée par le tube faisant siphon et qui
^Xm^^ p1- de f-ce queiapoire i
comprimée plus fréquemment par la main. C'est en un mot un système Richarclson, plus simple, puisqu'il n'y a qu'une poire et que le liquide n'est pas pulvérisé. C'est là évidemment un progrès qui engagera à déterger plus complètement les cavités, puisque le travail ainsi compris ne comportera aucune peine.
Injections hypodermiques. Elles peuvent être remplacées, dans certains cas, par des égratignures ou des piqûres légères avec l'aiguille ou l'épingle. Celles-ci sont surtout applicables pour l'emploi de la pilocarpine, qui, à la dose de un ou deux milligrammes, manifeste ses effets. Sur une surface du tégument où l'épiderme a été détruit par égratignure, piqûre ou épilation, le docteur Aubert répand une solution de pilocarpine qui, absorbée, détermine la sécrétion sudoripare dans le voisinage de l'érosion. Cette sécrétion est constatée par le papier chimique au nitrate d'argent. On peut user ainsi de ce moyen pendant trois ou quatre jours consécutifs. (Congrès de La Rochelle.)
Injections interstitielles. Acide acétique contre Vêpithélioma. C'est en faisant circuler quatre à cinq gouttes d'acide acétique dans toute la zone néoplasique et comme en la cernant par des injections en nombre variable suivant son étendue, que le docteur Duplouy en a obtenu deux succès remarquables. Au bout de quelques jours, le néoplasme est pour ainsi dire tombé de lui-même, sans récidive, car l'opéré mourut tuberculeux huit ans plus tard. Le second est encore plus concluant. C'était un épithélioma de la langue, - le cancer des fumeurs, - qui, traité d'abord par le thermo-cautère 1;™. dTUne carnation rapide, récidiva au bout cl un mois La nature du mal était incontestable ; on eut recours alors aux injections d'acide, acétique concentré, les douleurs furent atroces après chaque séance. Trois séances suffirent et, quatre jours après la troisième, la tumeur se détachait. Le fait s'est passé il y a trois mois,
fa&ZeT d ^ a 6U — récidi- ^ngrés Injections morphinées. Le danger de leur abus se
démontre de plus en plus par la facilité et la fréquence de leur emploi. Il est si simple de se faire une petite piqûre pour calmer une douleur quelconque qui vous incommode ! Mais l'accoutumance oblige vite à les renouveler ou à en augmenter la dose dans des proportions colossales. Les morphiomanes supportent de telles doses que, d'après M. Rochard, une dame s'injecte jusqu'à 3 grammes de chlorhydrate de morphine par jour, sans constipation ni perte de l'appétit, que la moindre quantité d'opium, absorbée par l'estomac, détermine aussitôt.
Mais leurs effets sont bien autrement dangereux. En dehors des troubles cérébraux passagers et d'autres, elles entraînent des congestions viscérales veineuses, amenant à la longue des lésions permanentes dans les reins en particulier, où elles déterminent l'albuminurie et la glycosurie. De petits abcès lymphatiques multiples et de l'engorgement ganglionnaire surviennent aussi à la suite de nombreuses piqûres.
Ces accidents sont si communs en Allemagne que deux hôpitaux ont dû être fondés à Berlin pour recevoir les morphiomanes, depuis une vingtaine d'années a peine que cette médication calmante est connue et mise à la portée de tout le monde.
Un autre danger de cette fatale habitude de la morphiomanie, c'est que, en cas de traumatisme ou d'une opération chirurgicale chez les personnes qui en sont atteintes elles sont réfractaires au chloroforme et exposées à des érysipèles, des phlegmons consécutifs, en raison de la dyscrasie albumineuse ou sucrée ou ils se trouvent. Il a suffi de réséquer quelques centimètres du nerf radial pour une névralgie à l'un de ces morphiomanes pour qu'un phlegmon bronzé l'emportât rapidement. (Verneuil.) ,
D'où l'indication pour le médecin de ne recourir a cet ie-ent crue le moins possible et de ne le placer jamais entre les mains des gardes-malades et surtout des Tï^Hrles, (Congrès de La Rochelle.)
Autant leur emploi habituel est nuisible, autant elles sont avantageuses contre des indications précises Elles «ont ahisi des plus efficaces contre la syncope dans la Cre typho de" (Voy . ce mot.) Additionnées de teinture
d'aconit et d'atropine, elles ont donné des succès remarquables au docteur Bowstead dans l'éclampsie puerpérale. Une primipare de vingt-neuf ans, accouchée à terme d'un garçon bien constitué, fut prise quelques heures après de convulsions éclamptiques. L'auteur lui injecta un demi-grain de morphine avec deux minims ou gouttes de teinture d'aconit et deux minims d'atropine; les accidents diminuèrent. Une nouvelle injection dans les mêmes proportions fit cesser les attaques et dormir la malade; les lochies apparurent; la malade éprouvait un peu de fatigue, mais guérit rapidement. (British mecl. journ., juillet.)
injections d'éther. Elles sont de plus en plus appréciées et employées comme stimulant et excitant diffusible contre ladynamie grave et menaçante, quelle qu'en soit la cause. Le docteur Féréol en a retiré les plus grands avantages chez plusieurs typhiques dans un état ataxo-adynamique des plus graves, avec syncopes inquiétantes et prolongées, notamment chez un interne des hôpitaux. L'état syncopal disparut, le mieux s'accentua, les forces se relevèrent, et il guérit, malgré son état désespéré. De même d'une jeune fille dans un état d anémie et de faiblesse inquiétant. Une amélioration notable en résulta, et la guérison s'ensuivit. Contre un état d'algidité accentuée, annonçant une mort prochaine chez un jeune homme, la température se releva avec une certaine ampleur du pouls. C'était une résurrection apparente. La mort n'arriva que quarante-huit heures ensuite. De même dans un cas de choléra très grave chez une femme, et qui guérit. (Moutard- Martin.)
De même contre les métrorrhagies puerpérales compliquées et tous les cas de faiblesse menaçante. On peut ainsi les renouveler deux ou trois fois par jour et même plus souvent, des que les malades se raniment. Des £ v, inTUX SU1Ven,;ces1 chez certains malades,
nén J£ Cn+pai:tlC1ulier- la précaution de faire
n6, fZ P°iint' ^ l aigUiHe dans le tissu cell^ire
ZThTT%! Pas d accide»ts à redouter. (Soc.
ie thèrap., 24 mai.) v
Paralysies consécutives. Voy. Variole.
GARNIER. xvm; lg
injections de peptones mercurlques. Voy. SYPHIL.S. I
sections de strychnine. A la dose d'un milligramme ml semaine, qui peut être graduellement eleve jusqu a 6 elle on applicables, d après le docteur Cerenville, môdedn de l'hôpital cantonal de Lausanne, dans les mvéhtes arrivées à la période stationnai ou dans agg ltt on lente des scléroses «TC^TaS SencedW et les ^^^Z tZl
dents séri eux ™ S™™S^mds^n est donc spérenouvelassent. Cemode tiaQ b rtion et l'élimina- ! cialement recommandable par ' millio.rammesad-
accident cumulatif. Son activité p j moell
montrée chez un malade atteint de scler0 Y mjee en alternant la voie .interne e ^ e^e" ^ marche éU tions, il avait sensiblement Presse la ^
presque ferme, l'*™?^^ nitrate de
Injections furent remplacée par des pilu ^
strychnine à dose ^^^J^J^ décroischangement se ^^l^^^m^iViD^ sance de la sensibilité, moertitu a survient ^
tinence d'urine éprend de plus be 11 ^ tranchées avec diarrhée Au tdutableaufut. toieottoBBBObt^^ ^J»^ été dans le sens- Jssi rapide et frappai^ dans Pap-
contraire. Il y a donc non * différence danà
preCiation de a ^Î^M^^ C-
f^Ssene pi/» ^mais d'irritation sous-cutanec et sont à peine douloureuses^ ^ ua cas>
Leur usage prolonge W voisina£?e des-
exige de les fai re * differ «£ eo^* ^ ^ muscles paralyses. Il BU»îf ^ranc6i a un ou deux milprovoquant aussitôt. (Jpum.
ligrammes, pour les vu
t/iérap.)