S PLEURÉSIE
rure de mercure et l'arsenic. Le premier dissous dans la proportion de 8 centigrammes pour 25 d'eau distillée, et le second dans celle d'une partie d'arsenic pour 80 d'eau. Celui-ci a l'avantage de s'employer une seule fois, de maintenir la plaie couverte d'une escliare qui, en tombant, la montre rosée et d'un bel aspect.
En pénétrant dans toutes les anfracluosités de la plaie et en prévenant la gangrène, cette médication a l'avantage de la simplicité, l'absence d'odeur sans danger d'intoxication selon l'auteur. Elle prévient la suppuration qui entraîne souvent des complications redoutables et par un seul pansement, éviie tous les accidents secondaires.
Ces promesses sont très-séduisantes. Mais l'auteur ne produit à l'appui que des expériences sur les animaux, ce qui ne prouve pas qu'il en soit de même chez l'homme. L'expérience est donc indispensable pour en juger. {Acad. di med. di Torino, septemb.)
PLEURÉSIE. Diagnostic. Si parfois le défaut de respiration vésiculaire et de résonnance peut faire croire à un épanchement qui n'existe pas, il peut y avoir aussi absence des signes caractéristiques de l'épanchement, alors qu'il est trèsconsidérable. M. Woillez rapporte ainsi deux faits de pleurésie avec épanchement purulent, reconnus seulement à l'autopsie, Dans le premier, après la thoracocentèse pratiquée au vingtième jour, la malité resta limitée sous le mamelon en avant et au tiers inférieur, en arrière et à droite, sinon que les derniers jours, elle s'éleva un peu en avant, et la résonnance, au lieu d'être mate, devint manifestement tympanique. La respiration resta faible et vésiculaire partout. Cependant, les phénomènes généraux s'aggravaient, et le cyrlomèlre indiquait une ampliation croissante et latente du thorax ; de 735 millimètres, elle s'élevait à 830.
Après la mort, le côté droit de la poitrine, percuté en avant, donnait encore manifestement un fon exagéré ou tympanique du haut en bas. La poitrine ne contenait cependant pas d'air. 3 litres environ de sérosité louche avec des fausses membranes la remplissait. Le poumon était refoulé en dedans par l'épanchement et accoléconlre le médiastin, où il formait un segment de sphère, à convexité libre du côté de la plèvre;, adhérent du haut en bas, en avant, aux parois tlioraciques, au niveau des cartilages des vraies côies.