‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 3)Chapitre 116 sur 157 · PLEURÉSIE · texte numérisé non relu

PLEURÉSIE

Ainsi aplati et réduit de volume, ce poumon rendait à la percussion médiate un son manifestement tympanique et plus clair que la sonorité obtenue en avant du côlé gauche parfaitement sain.

Dans le second cas, les phénomènes stéthoscopiques, Irèsclairs à l'entrée de la malade à l'hôpital, allèrent ensuite en diminuant. Au lieu d'une malité générale en arrière et à gauche, il était revenu du son au sommet et à la base, et des râles humides s'étaient montrés en avant, des deux côtés, la veille de la mort. Le bruit respiratoire s'entendait toujours partout, et il n'existait de souffle qu'à la base en arrière, tandis que l'autopsie révéla un épanchement purulent envahissant tout le côté gauche, sans indice de pneumothorax, comme dans le cas précédent. Le poumon refoulé en dedans adhérait, au sommet et en avant, aux parois ihoraciques antérieures] usqu'au diaphragme.

M. Woillez explique ces anomalies par la condensation du poumon où le renforcement des bruits peuvent se modifier et ressembler à une respiration naturelle affaiblie en traversant le liquide. Le tympanisme résulterait surtout de ce que ce poumon condensé serait en rapport par des adhérences avec les parois Ihoraciques. [Union méd. n° 66.)

On verra que celle explication diffère beaucoup de celle d'autres observateurs, surtout en ce qui concerne le tympanisme. — Voy. Pneumonie.

Plusieurs faits rapportés à l'occasion de celte nouvelle théorie du tympanisme dans la pleurésie n'ont fail qu'obscurcir la question. C'est ainsi que chez une jeune phthisique présentant un son tympanique de tonneau vers le mamelon droit, et, en arrière, àgauche, persistant jusqu'à la mort, et constaté môme avant l'autopsie, on trouva au lieu d'air, dans la plèvre, un litre et demi de sérosité citrine avec fausse membrane.

M. Potain a observé aussi, à l'hôpital Necker, la production subite d'un tympanisme très-marqué à gauche après une violente douleur, tandis que le côlé droit était plein de liquide. La thoracocentèse ayant été pratiquée, il en retira 6 litres 1/2 de sérosité, et à mesure que le liquide s'écoulait, le tympanisme diminuait à gauche et finissait par disparaître complètement. Il faudrait donc l'expliquer, dans ce cas, parla simple compression du poumon gauche résultant de l'épanchement du côté opposé qui, en déterminant la tension pulmonaire, produit ce phénomène acoustique.

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