CLIMATOLOGIE
plus superficiels, el elle diminue et augmente selon l'intensité de la cliorée.
CLIMATOLOGIE. L'institution de la Société de climatologie algérienne a donné une nouvelle impulsion aux travaux sur ce sujet. De toutes les parties de la colonie, des mémoires lui sont envoyés, dont plusieurs ont déjà reçu la couronne académique, de manière à pouvoir en élablir bientôt la climatologie locale et générale. M. le docteur Puzin, médecin colonial à Castiglione, décrit ainsi, dans un article remarquable, les conditions climatériques de cette localité située sur la côte méditerranéenne et les villages environnants. A en juger par cette description élégante, rien ne semble plus riant et plus favorable pour les valétudinaires phthisiques que le séjour de ces localités. Une végétation plantureuse et l'éclat du soleil, une atmosphère marine apportée par les brises de la Méditerranée, avec une température égale, l'absence de marais, des eaux potables, claires, limpides, calcaires, des viandes de boucherie et du gibier en abondance, sont sans doute des conditions favorables au séjour des malades, mais il n'y a rien là de spécial: pour les tuberculeux ; combien de sites, de localités pourraient être invoqués au même titre ! Quelques exemples d'amélioration soutenue, d'arrêts prolongés, sinon de guérison, seraient: bien plus convaincants. Des faits, des faits, ne cesserons-nouS; de répéter en ce qui concerne ce sujet, car c'est le meilleur: critérium de ces stations sanitaires et le meilleur prospectus: pour y attirer les malades.
Climat domestique. C'est la maison, le toit, l'intérieur où l'on est élevé, oii l'on vit et où l'enfant prend l'empreinte dei ses défauts ou de ses qualités organiques, constitutionnelles.. Ce que l'on en a dit au point de vue de l'hygiène ne suffit pas,, dit M. Carrière, et aujourd'hui que les habitations se transfor-ment, il convient d'examiner si elles réalisent l'amélioration des ce climat. Un exposé de la maison gréco-romaine lui permet i ainsi d'en faire la comparaison avec les habitations modernes.dont la principale différence est surtout d'être moins closes,-, moins privées et plus élevées. Nous prenons en hauteur ce: qu'elle gagnait en surface avec une disposition intérieure spéciale, que l'on retrouve dans les anciens couvents et les habitai tiens des contrées méridionales. On ne saurait méconnaître quot
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ces modifications sont plutôt lo résultat des iliœurs, des habitudes, des besoins que de l'hygiène, qui a été sacrifiée en cela comme en tant d'autres choses. {Union méd.. n° 60 et 61 .)
COEUR. Séméiologie. Bi-uits anormaux. 11 se présente parfois à l'observateur des phénomènes inconnus, inexplicables, physiologiques ou moi bides, et qui, considérés comme des anomalies, des curiosités, ne se trouvent décrits nulle part. Telles sont les deux observations suivantes, consignées par M. Putégnat dans le Journal de médecine de Brux,, avril, qu'il est bon d'enregistrer comme renseignement, sans s'y appesantir plus que de raison.
Chez une fille de vingt-quatre ans, brune, bien réglée, n'ayant jamais eu ni anémie, ni chlorose, ni syphilis, ni dartre, ni rhumatisme, mais excessivement impressionnable, somnambule, il existe un sentiment d'oppression lourde, froide, accablante sur le devant de la poitrine, sans être la boule hystérique. Une sensation douloureuse apparaît aussi subitement, de temps à autre, sans' cause appréciable, dans la région du cœur. Des crises nerveuses, caractérisées par des palpitations, de l'oppression, puis de l'agacement, de l'impatience, sont suivies d'un sommeil lourd, pendant lequel se manifestent les actes de somnambulisme.
A l'auscultation du cœur, un bruit particulier, comparable au gloussement plaintif du jeune pou/eJ, existe en haut et à gauche, syn.chrone à la systole. Dans le médium, d'abord, il devient plus aigu et soprano en finissant sans se prolonger dans l'aorte ni les carotides. Perçu à distance par les assistants, il n'est point perçu de la jeune fille.
Un examen minutieux de tous les organes thoraciques n'a rien révélé de pathologique ni rien qui puisse expliquer ce bruit étrange, sinon l'état de nervosisme, mais cette interprétation est contredite par le fait suivant :
Chez un vigneron robuste, de quarante et un ans, fortement musclé, blond, voix sonore, ancien fantassin, n'ayant jamais eu d'affection cutanée, syphilitique ni rhumatismale, mangeant et digérant bien, sans toux ni palpitations, respiration libre en marchant sur un plan droit ou incliné, l'oreille, placée sur la région précordiale, perçoit un bruit dur, sonore, distinct et intermittent qui s'entend de tous les points du thorax, spécialement à la base du cœur et l'origine de la crosse aortique. Con-
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trairement au précédent, il n'est pas isochrone à la systole et masque les bruits normaux du cœur. Telle est sa force, qu'il est perçu à plusieurs mètres de dislance et empêche cet homme de dormir, et môme sa femme. Son timbre, sa sécheresse, ne ressemblent à aucun autre bruit physiologique ou pathologique connu du cœur ou des voies respiratoires. La prononciation par un enfant, à voix un peu basse, sèche et métallique, des lettres grrouou, faite distinctement et soixante-seize fois par minute, en donne une idée assez exacte. La suspension ni l'accélération de la respiration ne le modifient en rien.
Ce bruit a été perçu un mois auparavant par le vigneron en travaillant sa vigne. Surpris et même effrayé de l'entendre, il l'a rapporté d'abord à un animal placé près de lui. Il n'a pas changé depuis, si ce n'est que d'intermittent les premiers jours, il est devenu continu.
A quoi attribuer ce bruit étrange? Aucune altération ni phénomène morbide ne se révèlent pour l'expliquer. Cet homme n'est ni chlorotique ni anémique. Faut-il îe rapporter à une altération organique? Son apparition subite s'y oppose autant que ses caractères et le défaut de symptômes concomitants. Malgré son intensité, il faut se résigner à poser ici un X, comme à tant d'autres phénomènes passagers, nerveux, vitaux, inexplicables même à l'autopsie.
Murmure anémique ou tricuspidîen. Au lieu d'en fixer le siège à l'orifice aorlique, suivant la plupart des auteurs, et d'en rapporter la cause soit à l'état, la constitution gloh'jlaire du sang, soit à un influx nerveux, M. Parrot le rattache à cette insuffisance de la tricuspide qu'il a signalée comme uno cause de l'asystolie ( voy. Année 186S). Fondé sur treize observations cliniques, il a trouvé ce bruit bref, doux, ayant presque toujours son maximum d'intensité dans le quatrième espace intercostal , près du sternum , sans retentissement dans le voisinage. Il ne correspond donc pas à l'orifice aortique, maisbien à l'orifice auriculo-ventriculaire droit. Déplus, un examen complet des malades a toujours décelé un souffle continu et intermittent dans les vaisseaux du cou. Les jugulaires externes et parfois les antérieures sont le siège de deux pulsations, quelquefois d'une seule, qui, dans ce cas, est isochrone au battement de la radiale. Perceptible à la vue, celte pulsation veineuse est surtout sensible en appliquant le plus près pos-
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sible do la veine un levier long et léger, enduit de gomme à l'extrémité qui se fixe sur la peau. Un levier semblable étnnt fixé sur le trajet de la carotide, on le voit ne traduire qu'une pulsation, pendant que l'autre en révèle deux, dont l'une, manifestement plus nette que l'autre, correspond à celle de l'artère.
Or, ce piiénomènene peut être dû au choc carotidien qui, plus manifeste en haut qu'en bus, en dedans qu'en dehors, et se propageant dans toute la région correspondante du cou, n'est modifié que par une fortepression, tandis que celui-ci, au contraire, existe à la base du cou, se produit de bas en haut, uniquement sur le trajet du canal veineux, suivant un angle aigu avec le trajet de la carotide, el par la moindre pression, cesse immédiatement au-dessus. C'est donc bien là un pouls veineux dû à une marche rétrograde du sang, à son reflux des cavités droites du cœur, causé par l'insuffisance de la tricuspide, comme M. Parrot l'a démontré.
En effet, il n'est pas de condition plus favorable pour donner naissance à un souflle intra-cardiaque que les insuffisances des valvules auriculo-ventriculaires, puisque le sang, chassé avec énergie et rapidité par les ventricules, passe d'une cavité où il est soumis à une violente pression et à travers un orifice étroit dans les oreillettes, largement ouvertes et d'une très-faible pression. D'ailleurs, son maximum d'intensité en indique le siège; sa ligne de propagation est celle du trajet de la veine cave supérieure, et non de l'aorte. « Il est impossible de l'entendre, dit Hugues, non-seulement au-dessous du mamelon et dans l'aisselle, comme cela a lieu pour quelques bruits aortiques dépendant de causes organiques, mais généralement on ne peut plus le percevoir au niveau de la portion ascendante et de la crosse de l'aorte. » Aussi la plupart des auteurs considèrentils aujourd'hui les bruits vasculaires du cou comme veineux et non comme artériels. C'est ainsi que Hugues le place à l'orifice de l'artère pulmonaire. Mais son maximum est beaucoup plus à droite, et quoique très-limité, il se propage parfois jusqu'à la troisième côte, elà droite, ce qui rend celte hypothèse inadmissible. Par la même raison, il ne saurait être l'effet d'une insuffisance milrale, déterminant un spasme des muscles papillaires. La diminution de la tension artérielle, admise par Marey comme cause, est infirmée par les expériences de MM. Vulpian el Dechambre, qui, malgré des saignées répé-
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tées sur des cliions, n'ont pas constalé immédiatement re bruit.
Accompagné du pouls veineux, qui on est le caraclère saillant, le bruit anémique doit donc être rapporté à l'insuffisance de la tricuspide par le reflux du sang des cavités droites dans le système de la veine cave supérieure, et sa pénétration sous forme de fiot dans la jugulaire uxterne. Si ce pouls veineux n'est pas toujours manifeste ou ne se montre que d'une manière intermittente, c'est à la faveur des deux valvules de la jugulaire qui, sans obturer ce vaisseau, suffisent à modérer, à arrêter le flot en retour, surtout quand il n'est pas lancé avec vigueur. L'ondulation, qui se fait sentir alors dans la veine cave supérieure et la jugulaire profonde par le soulèvement de la région sus-claviculaire à chaque contraction cardiaque, vient mourir à l'entrée delà jugulaire externe sans déterminer de mouvement appréciable. Toutes les conditions augmentant la masse du sang lancée par le ventricule droit ou diminuant l'action des valvules par la dilatation des jugulaires externes, témoignent de ce mécanisme. Il est ainsi toujours perceptible chez les anémiques qui ont les veines saillantes ou que l'on rend saillantes en plaçant la tête dans une déclivité prononcée ou bien en comprimant le thorax, vis-à-vis l'oreillelte droite. La capacité de celle-ci étant diminuée, le reflux est augmenté. Il ne s'agit donc que de favoriser le développement de ce pouls veineux pour le voir se manifester simultanément avec le bruit anémique comme une contre-épreuve de la réalité de son siège et de son mécanisme morbide.
A ce même mécanisme sont rapportés les souffles qui ont lieu chez les hypochondriaques, les hystériques et même les rhumatisants. La rapidité avec laquelle ceux-ci tombent dans l'anémie et la co'incidence du pouls veineux en sont la preuve. Leurs caractères cliniques, dans ces cas, ne diffèrent pas des autres, comme les observations en témoignent. On les observe de môme dans le cours ou à la suite des maladies fébriles, et en particulier dans les pyrexies, comme la fièvre typhoide, la rougeole, la variole, etc.
Quant à l'explication de cette insuffisance Iriscnpide passagère, inorganique, M. Parrot l'attribue au relâchement des parois cardiaques par l'appauvrissement du sang, relâchement qu'il localise à l'oritlce auriculo-ventriculaire droit, comme étant, d'après Adams et King, le moins résistant de tous les orifices
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du cœur. Dans lespyroxios, ce serait, au conlraire, par l'alonie des nerfs vaso-moteurs.
On ne peut s'empêcher de voir dans cette genèse double, exclusive et locale des souffles anémiques, une théorie hasardée et contradictoire avec l'unité physiologique du cœur, et cependant l'auteur la justifie presque par un parallèle des deux ventricules. Le gauche dominant le cœur par sa masse, l'épaisseur de ses parois, la puissance de ses faisceaux musculaires, actifs par excellence, distribue le sang à l'organisme tout entier. Peu sensible aux troubles qui affectent les autres cavités, il ne peut souffrir, au contraire, sans en entraver les fonctions, comme si elles étaient ses tributaires. Cœur artériel, il est baigné par le sang le plus oxygéné de l'organisme et semble puiser à ce contact tout à la fois une énergie plus grande et une disposition morbide propre. Le ventricule droit, au contraire, n'en paraît qu'une annexe. Sans épaisseur ni résistance, ses parois circonscrivent une cavité excessivement variable. Placé entre le poumon, auquel il ne peut donner qu'un volume déterminé de sang, et le système des veines caves, d'où ce fluide afflue en quantité variable, il est obligé de se soumettre à des changements aussi considérables qu'inattendus, qui modifient sa puissance fonctionnelle. Aussi le processus morbide diffère-t-il. A gauche, c'est par les valvules et les orifices que le mal commence; les modifications cavilaires et pariétales ne viennent qu'après, tandis qu'à droite les cavités se dilatent d'emblée, puis les orifices déterminent l'insuffisance valvulaire. Si ce brillant tableau, fait un peu pour les besoins de la cause, est réel dans ses parties principales, ne comporte-t-il pas des détails forcés ? Que la ditTérence de fonction corresponde à des différences de volume et même de lésions, on le conçoit; mais il n'est pas aussi facile d'admettre que la texture d'un organe symétrique soit ainsi changée dans ses parties correspondantes.
Le diagnostic difl'érentiel de ces bruits tricuspidiens se tire de leur siège même, de leur localisation à droite; les autres sont toujours plus à gauche, plus haut ou plus bas, plus rudes, retentissants et prolongés. Dans l'asyslolie, l'exagération de tous les signes suffit à les distinguer. Une nouvelle précision peut donc résuller de celte lliéciio dans le diagnostic de ces divers bruits, et, par suite, daii.-i lo traitement des manifestations morbides dont ils sont l'expression. On ne saignera pas un
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rhumatisant présentant un bruit anémique comme celui qui en l'effet d'une endocardite, et dans le cas même de celle-ci, la saignée sera justement omise si le bruit anémique existe simultanément. [Arch. de méd., août.)
Bruits dédoublés non pathologiques. Considérés comme exceptionnels surtout pour le premier, ils seraient au contraire très-fréquents, selon M. Potain, puisqu'il les a rencontrés 99 fois sur 500 personnes examinées; savoir : 61 fois pour le premier, 30 fois pour le second, et 8 fois pour les deux simultanément. Contrairement à ceux qui les attribuaient à des palpitations nerveuses, un examen attentif, rigoureux, lui a permis de les rapporter aux mouvements respiratoires. Ainsi il a rendu évident par le sphygmographe que le dédoublement du premier bruit correspond à la fin de l'expiration et au commencement de l'inspiration, tandis que celui du second a lieu à la fin de l'inspiration et au commencement de l'expiralion. Ils ne sont donc pas simultanés, mais opposés, quant au temps delà respiration, et subordonnés à la manière dont elle s'exécute. C'est ainsi qu'ils sont rarement durables, persistants et uniformes; ils changent et se modifient dans leur intensité , leur rhythme , leur fréquence en suivant, en subissant les modifications de la respiration. On peut même prendre ce caractère changeant, transitoire, comme le meilleur signe des dédoublements non pathologiques , c'est-à-dire non symplomatiques d'une affection cardiaque, ainsi que l'avaient déjà fait les précédents observateurs. Leur persistance uniforme doit faire craindre qu'il n'y ait quelque altération inconnue.
Cette inQuence de la respiration est rendue évidente par la gêne apportée à l'entrée et à la sortie de l'air. Alors les temps des dédoublements sont changés ; le premier correspond aux mêmes périodes que le second et celui-ci que le premier. Ils suivent les efforts d'inspiration et d'expiration, pi l'on fait ceux-ci sans entrée de l'air. De ces expériences et de plusieurs autres résulte donc ce fait qu'ils sont en rapport avec la respiration et soumis à des règles fixes avec cette fonction.
La position assise et la pression sur la région cardiaque rendent aussi ce phénomène plus évident et mieux accentué. Tout ce qui anime la circulation les rend plus manifestes. Les palpitations en sont aussi une des causes occasionnelles.
Quant à la relation étroite de ces bruits dédoublés avec les
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mouvements respiratoires, M. Potaiii, après l'examen critique des lliéories émises et des épreuves cliniques faites sur luimême avec le sphygmographe , l'explique par la tension artérielle et veineuse s'opérant suivant les divers temps de la respiration, sa liberlé et sa régularité. L'excès de pression dans l'aorte accélère la chute des valvules signioïdes et dédouble le second bruit, comme dans les veines, il retarde l'occlusion de la valvule tricuspide et dédouble le premier. C'est à démontrer la vérilé de celle explication par des schémas très-oompliqués , des données minutieuses difficiles à saisir, qu'il s'est appliqué dans la dernière panie de son travail. Les reproduire serait sans utilité , d'autant plus que des exceptions, des suppositions en affaiblissent, en diminuent la portée, et que la justesse n'en est pas justifiée, confirmée, consacrée par la raison ultime, le poîirçMOJ de leur manifestalion ou de leur absence. Ici l'observateur reste muet aussi bien que le rationaliste, et l'on ne peut s'empêcher de reconnaître que ce silence forcé affaiblit et ébranle tout son système.
Un seul fait positif résulte de celte étude laborieuse, de cette exposition diffuse : c'est la différence, au point de vue du diagnostic, des dédoublements normaux et pathologiques des bruits du cœur. Très-rapides et influencés par le rhylhme de la respiration, ils sont normaux ; écartés et ne recevant aucune modification des mouvements respiratoires, ils sont, au contraire, un signe d'affection cardiaque. {Unionméd., août et sept.)
Physiologie. Influence de la douleur. Par de nombreuses vivisections, le professeur Mantegazza s'est assuré qu'elle diminue très-notablement le nombre des battements du cœur et par conséquent du pouls, aussi bien sur les grenouilles éthérisées que privées de cerveau. Une douleur atroce chez le lapin le fait ainsi tomber de 228 à 84 en cinq à dix minutes, diminution de 96 à 132 par minute sur les rais et de 72 à 108 sur les poules. Les petits oiseaux peuvent même mourir de syncope après quelques secondes de douleur. Son intensité est en rapport avec celle diminution qui peut en servir d'indicateur. La section des deux pneumogastriques annule cet effet réflexe, évident, de la douleur sur le centre de la circulation, de même que l'anestliésie générale ou seulement périphérique, et toutes les lésions des nerfs capables de transmeltre la douleur ; mais la section de la moelle ne produit pas le même résultat, ce (jui prouve que les
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filets sympathiques accompagnant les vaisseaux n'exercent pas (l'action réflexe. {Gazz. med. bombarda, n° 26 à 29.)
L'étude comparative de ces faits sur l'homme à l'aide du sphygmogniphe n'a donné lieu qu'à des résultats incertains. Au point de vue da la physiologie comme de la pathologie, toute conclusion serait donc prématurée.
La systole considérée comme acte musculaire. En déterminant graphiquement les secousses des contractions musculaires (V. Mdscle) , M. Marey a été amené à étudier de môme ce phénomène sur les muscles de la vie organique. Or, il s'est convaincu qu'ici la secousse est unique et beaucoup plus longue, de telle sorte que chaque systole serait l'effet d'une secousse unique. Il s'est assuré comparalivemenl, par des tracés graphiques, de l'analogie d'une secousse musculaire et d une systole du cœur, sinon la durée, de part et d'autre ils rendent une courbe à sommet arrondi s'élevant et s'abaissant tour à tour ; et il les a vus se modifier identiquement, s'épuiser et perdre également leurs mouvements lorsque le muscle comme le cœur sont détachés de Tanimal. Bien plus, une secousse musculaire et une systole cardiaque produisent les mêmes effets d'induction , c'est-à-dire une secousse unique sur une patte galva no -caustique de grenouille. L'identité est donc évidente. La systole n'est donc pas assimilable aux contractions des muscles volontaires, mais à la secousse qui en est le mouvement élémentaire. {Acad. des se, juillet.)
Elude critique des tracés obtenus avec le cardiographe et le sphygmographe par C. Onimus et Ch. Viry , ingénieur. — Passant en revue, dans ce beau travail, toutes les modifications des battements du cœur et des artères et leurs causes , les auteurs ont voulu montrer essentiellement que M. Marey, qui. en particulier, par ses belles et intéressantes recherches sur la physiologie cardiaque, a tant enrichi ce sujet, n'avait pas assez tenu compte de l'élasticité des artères. Bien des faits cliniques sur la fréquence du pouls dans telle position du corps ou des membres , dans les maladies comme dans les altérations du système artériels, ont ainsi éclairés et expliqués par les lois physiques. {J. d'anat. etphys., n"-" 1 et 2.)
Pathologie. Dièle lactée. Dans l'hypertrophie active, dit M. Pécholier, c'est-à-dire dans celle où les conséquences du
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développement des fibres musculaires l'emportent sur la gêne de la circulation occasionnée par la dilatation des cavités, le rétrécissement des orifices ou l'insuffisance valvulaire, et où, par conséquent, la tension du sang est grande dans les arlères, et le pouls radial plein et dur; dans l'hypertrophie active, disons-nous, à son début, la diète lactée, aidée par la digitale, et quelquefois sans l'aide de cette dernière , peut, si elle est suffisamment continuée, amener d'abord un amendement dans les symptômes, et même, à la longue, une résorption du tissu musculaire surabondant, et par conséquent la guérison. Pour obtenir un si heureux résultat, il faut trouver des sujets exceptionnels, assez intelligents pour comprendre le danger de leur maladie, et assez maîtres d'eux-mêmes pour vainci-e leur gourmandise. Mais l'obéissance absolue à des prescriptions pénibles, rare chez un individu peu incommodé et peu souffrant, comme ceux qui sont en bulle à une hypertrophie commençante, devient beaucoup plus facile à obtenir quand la lésion a fait des progrès, et que des symptômes graves ont éclaté. S'il y a eu des menaces, et surtout des atteintes d'apoplexie ou de congestion pulmonaire ou cérébrale, le médecin n'aura qu'à vouloir fortement, pour se faire écouter, momentanément au moins, des malades. En ces occurrences, une guérison radicale n'est plus possible, mais il est permis d'espérer des effets palliatifs très-heureux. Sous l'influence de la diète lactée^ on voit diminuer les palpitations et l'impulsion du cœur, ainsi que la turgescence sanguine de la face, du cerveau et des poumons ; le malade éprouve un bien-être inattendu. Que ce bien-être ramène d'ordinaire des velléités de désobéissance, et si le sujet arrive à faire des infractions au régime prescrit, en l'y remettant au moment où les accidents se reproduisent, on verra survenir une nouvelle amélioration. Par ce moyen, la vie sera prolongée et rendue plus supportable. [Montpellier méd.)
On some of the causes ami vffecls of valvular diseases of Ihe Iwari (Causes et effets des affections valvulaires). Leçons faites au collège royal des médecins, pour \ 805, par le docteur Peacock, médecin de l'hôpital Saint-Thomas; '114 pages in-S°. Londres.
Exposé de longues études et de recherches anatomo-palhologiqnes, comprenant 63 cas r' afifections valvulaires suivis