FROID
4" Si la moelle a conservé son pouvoir réflexe ;
5° Si 1 elecLrisalion, pratiquée quelques semaines après l'accident, détermine encore des contractions musculaires.
La constatation des résultats opposés, en faisant redouter la destruction ou la section de la moelle, sera une contre-indication formelle de la trépanation. {Bull, de ihér., mars.)
C"est surtout sur le manuel opératoire et ses difficultés que M. Mac Dowel a insisté dans ses nouvelles considérations sur ce sujet. 11 se sert d'un relraclor métallique pour écarter les lèvres de la plaie et faciliter l'action du trépan. La sémiologie de 26 cas n'a pu lui indiquer le siège précis de la fracture à défaut des signes physiques. [Duhl. quarlerl. Journ. , aoîit.)
Fractarcs de ia rotnic. Se guidant sui" le bandage d'A. Cooper, M. Marit remplace les tours circulaires par des lacs en fil munis de boucles. En exerçant des tractions que l'on gradue à volonté sur ces deux pièces très-solides, on obtient facilement une exacte coaptalion des fragments dans les fractures transversales. Les liens longitudinaux qui réunissent ceux-ci de chaque côté de la rotule préviennent le mouvement de bascule des fragments et, au besoin, on peut en ajouter un troisième placé antérieurement. On peut en faire autant pour les fractures longitudinales. Des exemples de succès sont fournis à l'appui. [Recueil, do méd. et chir. milit., avril.)
La compression résultant de ces lacs ne géne-t-elle pas la circulation, et ne diminue-l-elle pas ainsi la valeur de ce nouveau bandage?
FROID. Appareils de caoulchouc. M. le docteur Clauzuro a imaginé, pour son application sur toutes les parties du corps, ides espèses de cavités closes de caoutchouc qui s'adaptent aux membres comme au tronc. Des ballons de différents calibres sont employés dans l'intérieur des organes comme l'utérus, la M'ssio, le rectum, etc. Une sonde à double courant, adaptée à n s nouveaux instruments, sert à faire pénétrer l'eau, à la faire s i lir et à la renouveler dès qu'elle s'est échauffée, ou même à •tiiblir un courant continu. On a ainsi les avantages du froid -;ins le contact immédiat de l'eau ni de l'air, et tous les dan-
rs et les inconvénients qui en sont la conséquence. (Union 'jial., n" 88.) — Voy. Choléra, Fièvre tïphoïde.
tTruilc du froid, de son action et de son emploi intus et GARNIEII. 13
218 CAIiVANO-CAUSTIQUE.
extra, par le docteur la Corbière. Un volume in-8°, 2*^ édition.
FURONCLE. Son développement au niveau des bourses séreuses sous-culanées doit ôlro surveillé allenlivemenl, car il peut donner lieu au phlegmon diffus, long, grave, et à l'hygroma phlegmoneux par la propagation de l'inflammation comme M. Verneuil en rapporte deux exemples au coude et au genou. Les tentatives répétées pour faire sortir le pus, le bourbillon , provoquent encore cette extension du mal. Le meilleur préventif sefait donc d'ouvrir très-superficiellement de bonne heure ces collections purulentes. {Gaz, Iwbd.^ n° 15.)
GA.LE. D'après les expériences comparatives faites par leschefs du service de santé de l'armée prussienne, sur le moyen le plus sûr et le plus économique de détruire l'acarus, le styrax, devrait avoir la préférence sur tous les autres, mélangé à la. dose de 30 grammes avec moitié d'huile d'olive, et employé ainsi en frictions sur toute la surface cutanée moins la tête; deux fric-- 'tiens suffisent pour tuer l'acare en vingt-quatre heures, sansaucune irritation de la peau. ( Berlin, klin. Woch. ) Sous ce dernier rapport, en effet, il doit être préférable à l'huile de pé-trole, de térébenthine et tous ces agents irritants, vantés dansces dernières années. Reste à savoir s'il est aussi sûr.
GALVAIVO-CAUSTIQUE. Couteau à chaleur graduée. Cet: instrument dû à M. E. de Seré, médecin-major à l'hôpital mi-lilaire de Vincennes, a une lame de plaline qui s'échauffe à: 1500 degrés de chaleur, par le passage d'un courant galva- nique produit par une pile de Grenet.
Le plaline étant un métal mou, celte lame n'a pas de Iran-i chant qui lui soit propre; mais elle en acquiert un excellent au . moyen du feu électrique, qui lui communique instantanément avec un fulgurant éclat une trempe spéciale, car la lame redevient moysse dès que la chaleur disparaît. A 4 500 degrés, au rouge blanc éclatant prêt à fondre, les tissus coupés net restent
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béants, lo sang en sort à plein canal. Ce couteau à lame fixe est hémorrliagique.
Gradué de 1500 à 600 degrés, sa chaleur augmente ou diminue en allongeant ou en raccourcissant la portion de platine comprise dans le circuit : la lame ardente passe ainsi par lous les tons de l'échelle lumineuse calorilique, depuis le rouge blanc éclatant qu'on obtient à 1500 degrés jusqu'au rouge sombre à 600 degrés.
Par la graduation, cet instrument réunit la section hémorrhagique, à 1500 degrés; la section hémostatique, à 600 degrés; les sections et cautérisations graduées, à tous les degrés intermédiaires.
On peut le graduer hors du manche et dans le manche. . Hors du manche, il est à lame mobile : un bouton isolant pousse la lame graduée hors du manche, d'où elle sort en glissant sur une échelle de graduation de platino placée dans le manche.
Dans le manche, il est à lame fixe : un bouton mobile en métal très-bon conducteur déplace son point de contact en glissant sur une échelle de graduation en platine placée dans le manche.
M. Demarquay, qui a pratiqué plusieurs ablations de tumeurs avec CD couteau, a été frappé de la facilité incroyable, effrayante avec laquelle il pénètre les tissus. On pourrait, si l'on n'était prévenu, dit-il, être exposé à de graves accidents. (Soc. de cliir. )
Galvano-canslitifio cliiniiqnc. C'est SOUS ce nom que M. Ciniselli persiste à appeler cette nouvelle méthode de réduction chimicpie des tumeurs, exécutée et introduite en France, sous celui û'éleclroUjlie, par M. Nélalon qui la donnait comme sienne (voy. année 1 864). En publiant de nouvelles guérisons de polypes et de tumeurs diverses pour cette méthode, l'ingénieux chirurgien italien s'en montre véritablement le créateur, et met sa découverte à l'abri de toute contestation. [Gaz. méd., n° 12 et suiv.) — Voy. Anévrysme.
GANGRÈNE. Étiologie. Une forme spéciale rcsîort de l'observation rapportée par le docteur Grainger Stewart, d'un cordonnier, qui dès l'âge de dix-huit à vingt ans, avait été atteint à Charleston d'une affection extrêmement douloureuse des lorteils qui en fit tomber les ongles. Cette douleur ressemblait
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pIulôL à une sensalion de brûlure qu'à une douleur névralgique, sans que rien ne pûl l'expliquer ; elle s'aggrava considérablement ensuite sous l'influence de l'ergotisme et des conditions antihygiéniques de la guerre d'Espagne en 1835. Plusieurs phalanges des orteils tombèrent en gangrène. Soumis vingt ans plus tard à de nouvelles conditions antihygiéniques, les douleurs spéciales reparurent avec chute consécutive de nouveaux fragments d'orteils. Puis enfin, quatre mois après, ces accidents apparurent aux mains. Une sensation d'engourdissement se manifesta, surtout dans les deux derniers doigts de la main gauche qui, forts douloureux, froids, secs, décolorés, n'en étaient pas moins sensibles. Plus tard, quoique la santé générale fût bonne, les mouvements de ces deux doigts diminuèrent ; ils étaient fléchis, la peau était comme tendue sur les tissus sous-jacents sans ses plis naturels, d'un aspect luisant, soit avec une pâleur cadavérique, soit un rouge noirâtre foncé. Ongles incurvés, détachés en partie de leur matrice et du dos de la phalange; ils recouvraient dans quelques points une matière puriforme desséchée.
Exempt d'alîeclion du cœur, ce malade ne présentait pas d'arc sénile ni aucun signe d'altération athéromateuse des artères. Aucune modification pathologique du pouls ni d'altération du sang. Avec des alternatives de mieux et de pire, ce malade, entré à l'infirmerie royale d'Edimbourg, se plaignait au mois de janvier 1 866 d'une douleur intense, presque incessante, qu'il compare à une brulûre remontant par le trajet du nerf cubital, jusqu'au coude et même à l'épaule. Elle s'est donc beaucoup étendue, bien que l'état des doigts reste stationnaire, et la diminution de la sensibilité dans le trajet du nerf cutital font penser à l'auteur que cette forme de gangrène spéciale est due à une affection des nerfs. ( Medic. Press and Circular, janvier.)
Le docteur le Duc raconte qu'ayant réséqué la phalangette du petit orteil gauche chez un vieillard de soixante-dix ans le 11 novembre, il vit succomber son malade le 14, aune gangrène sèche due à l'embolie du membre opposé. Avertissement pour ne pas opérer à la légère, en pareil cas, sans encourir une grave responsabilité.
Ligature arLérielle conire la gangrène des membres. Ce n'est jamais sans crainte de gangrène que le chirurgien procède à la
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ligature principale d'un memijre, quel que soit l'accidenl qui la réclame, à moins d'être la' gangrène elle-même. Par une espèce d'effet homœopalliique, elle aurait, au contraire, une influence thérapeutique très-marquée non-seulement sur la tuméfaction, l'engorgement et la suppuration de mauvaise nature dans les plaies des membres, mais contre la gangrène elle-même suivant le docteur Wright. Il cherche du moins à le démontrer par cinq observations relatées dans le Richmond med. Journal, et dans les six cas rapportés par le docteur Campbell, où la ligature fut pratiquée pour cause d'hémorrhagie. Aussitôt après on vit uniformément l'affaissement de la tuméfaction, une suppuration louable et de vigoureuses granulations remplacer le phagédénisme gangréneux, résultant de la séparation rapide des tissus mortifiés. Son effet fut si marqué sur la surface gangrenée, dit-il, que la question s'élève sérieusement de savoir si la ligature n'est pas expressément indiquée contre ce mal hideux. A défaut de pouvoir la résoudre par les faits qu'il rapporte, c'est à l'observation ultérieure d'en décider, maintenant que l'attention clinique est appelée sur cet important sujet.
Dipsaciis sijlvesh-is (cardère ou chardon à foulon). Comme antiseptique, M. Beullard l'assimile au quinquina, au camphre. Après avoir réséqué les parties mortifiées, gangrenées, des plaies contuses et par armes à feu, et lotionné leur surface avec l'eau chlorurée, il les recouvre exactement des feuilles hachées et pilées de cette plante, ou a leur défaut de son extrait aqueux étendu sur des linges fenêtres ou bien de charpie imbibée d'une solution concentrée. Le pansement est renouvelé toutes les vingt-quatre heures.
Sous son influence, la plaie se modifierait rapidement, et se changerait en vingt-quatre ou quarante-huit heures en plaie simple. [Acad. des se, septembre.) C'est donc un moyen à expérimenter par les praticiens des campagnes surtout.
. Gangrène pulmonaire. Elle se manifesta chez un aliéné furieux, de la clinique de Pavie, non-seulement par l'haleine pathognomonique, mais une odeur gangréneuse de l'urine ayant une densité de -1023 à 1026 et comme de l'encre, avec des cristaux de l'urine. Un abcès gangréneux enté sur une luberculisation pulmonaire générale ayant été vérifié à l'autopsie, le docteur Lombroso se demande s'il n'y a pas là un
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nouveau signe de la gangrène pulmonaire, quand les autres fonl défaut ou sont obscurs, douteux. '(fi/y. clinica de IJologna.)
Ciangrènc sénilc. Hydrochlorale d'ammoniaque. Chez une dame de quatre-vingt-trois ans, des douleurs intolérables se déclarèrent tout à coup dans le pied droit, sans aucune trace d'inflammation capable d'en rendre compte, et résistant à des cataplasmes laudanisés. Le lendemain, M. Ch. Gru constata une teinte générale bleu noirûlre, s'arrélant à l'articulation tibiolarsienne, où un liséré rose indiquait, d'une manière bien tranchée, la ligne de démarcation entre la partie saine et la partie malade. Douleurs plus vives dans le deuxième et le troisième orteil, sans que rien indiquât extérieurement cette différence. Pied complètement froid, quoique la malade y accusât un feu dévorant.
Malgré l'ingestion d'un gramme d'extrait gommeux d'opium, de 5 grammes de laudanum, sans compter la quantité employée à non moins haute dose extérieurement, les douleurs persistaient plus violentes ; elles arrachaient des cris à la malade, dont les traits altérés, la face livide, annonçaient une mort imminente.
C'est alors que M. Gru pensa à l'hydrochlorate d'ammoniaque, qui lui avait réussi dans certains engorgements inflammatoires, espérant qu'il pourrait — la gangrène admise par coagulation du sang dans les capillaires — liquéfier le coagulum et rétablir la circulation. Le pied malade fut donc plongé dans un pédiluve ' avec 250 grammes de ce sel, et après deux heures d'immer- , sion, un soulagement notable s'opéra. Des fomentations avec la ■ même solution succédèrent sans relâche, car la douleur reparaissait dès que la compresse était enlevée. La nuit suivante fut bonne, la chaleur et la coloration normales revinrent insensiblement sous l'action de ce topique.
La preuve incontestable de l'exactitude du diagnostic porté, c'est la chute consécutive du deuxième orteil, laissant une plaie semblable à une cerise noire privée de pellicule. Pansée au quinquina, elle guérit cependant. Mais un an après, les mômes signes précurseurs de la gangrène reparurent au même endroit, et furent suivis d'une phlyctène noirâtre, au milieu du bord externe du pied, recouvrant une plaque gangréneuse des couches superficielles de la peau. Or, le chlorhydralo d'ammoniaque, employé d'emblée inlùs et exlra, triompha im-
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lédialement de ces accidents. Son efficacité sédative des douurs de la gangrène sénile n'est donc pas douteuse. [Bull, inéd. de V Aisne, n" 3.)
Ciangrënc tlialtétiquc. Plusieurs des espèces précédentes, la dernière surtout, mériteraient peut-être d'être rangées sous ce titre. L'examen de l'urine est indispensable pour prouver le contraire depuis que M. Marchai (de Calvi) a montré que le diabète en était la cause dans plusieurs cas où elle n'était même pas soupçonnée. Cette cause est beaucoup plus fréquente que l'on ne croit d'aprùs le témoignage de maint observateur digne de foi. M. Verneuil en a ainsi observé une série do six cas, soit en ville, soit à l'hôpital, dans un intervalle de trois mois, de juillet à septembre 1866. Dans quatre cas, il s'agissait de gangrène des pieds, une fois dans l'aine et d'un anthrax du dos. Or l'analyse des urines ayant démontré dans tous ces cas la présence d'une grande quantité de glycose, il s'agissait de résoudre immédiatement par la pratique la question de savoir s'il faut opérer, amputer les individus notoirement diabétiques, que l'opération soit recommandée par une lésion Iraumalique, l'écrasement d'un membre ou une lésion locale dépendante du diabète, comme la gangrène des extrémités.
Pour sa part, M. Verneuil est disposé à répondre négativement, car chez quatre de ses malades les eschares ont donné lieu à des hémorrhagies abondantes, difficiles à réprimer, soit spontanées, soit provoquées par des incisions. En affaiblissant les malades, ces pertes de sang influent très-défavorablement sur la maladie. Dans trois cas précédents de phlegmon gangréneux et d'ulcération gangréneuse pour lesquels il pratiqua l'amputation, il a vu la gangrène se reproduire dans les lambeaux : ou dans le moignon et les opérés ont succombé. Le cas ana- I logue cie M. le docteur Musset fait seul exception. L'existence I du diabète doit donc tenir sa place dans la solution du problème des indications et des contre-indications de l'amputation dans la gangrène des extrémités.
Il ne saurait y avoir de doutes à cet égard pour MM. Legouest et Trélat. Il faut débarasser l'économie de matériaux qui peuvent l'infecter, en instituant un traitement général, sans plus redouter les hémorrhagies ni les conséquences fatales que l'infection putride, la résorption purulente, qui sont à craindre autrement. Il n'y a à s'enquérir de l'existence du diabète que