ABSORPTION
cliez la femme est une condition d'absorplion qui n'existe pas chez riiomme.
Absorption par le cnir chevelu. Admise implicitement par le professeur Taylor, de Guxfa hospital, d'après son rapport médico-légal sur la mort d'un enfant de 9 ans dont la belle-mère avait graissé la tête, 1 0 jours avant la mort, avec une pommade de précipité blanc pour détruire la vermine. Des lésions arsenicales sur la muqueuse gastro -intestinale ayant été rencontrées à l'autopsie et des traces d'arsenic à l'analyse chimique, de même que dans la poudre de précipité retrouvée dans les cheveux de la victime, il conclut à l'empoisonnement par cette voie {Union méd., n° 41). Est-ce possible sans intention criminelle?
Absorption pnr les plaies. Après l'ablation d'une énorme tumeur du mollet chez un maçon de 27 ans, la plaie, s'étendant dans toute la longueur du tibia, a été comblée de charpie imbibée d'eau-de-vie camphrée. Un demi-litre d'eau-de-vie est employé chaque jour pour son pansement, mais dès le troisième l'opéré se sent un peu étourdi avec tendance à la loquacité, et le surlendemain il a une vcrilable ivresae alcoolique, semblable à celle qui résulte de l'injection de liqueurs dans l'estomac. Il veut se lever, se croit gcéri, cause beaucoup et haut; il se prépare à chanter. Dans la nuit, il tombe de son lit. Or ces phénomènes ne peuvent être rapportés avec certitude qu'à l'alcool absorbé par la vaste surface dénudée de la jambe. {Bull, de thérap. , sept. )
Absorption des os morts. D'après une série d'expériences, M. Savory conclut à l'influence de la compression sur ce fait variable et inexpliqué suivant lui. C'est par cette loi que les chevilles d'ivoire introduites dans les fragments d'une pseudarthrose perdent leur volume et deviennent rugueuses à leur surface. N'est-ce pas aussi, demande M. Hilton, par la pression qu'il subit au milieu des muscles, que l'on voit le pourtour nécrosé du moignon s'amincir, s'effiler, tandis que l'extrémité libre conserve jusqu'à l'empreinte des dents de la scie? De nouvelles recherches sont donc nécessaires pour affirmer la réalité de ce fait. [Royal med. and chir. Societij.)
Absorption et c^scrétion. La proposition jusqu'ici réduite à l'état d'hypothèse de l'équivalence des excréta et des ingesta est
ACCOUCHEMENT. 5
devenue une démonstration scientifique par les expériences du professeur Peltenkofer, de Munich. Après un régime mixte préalable, il a soumis un chien, 25 jours durant, à une diète exclusive et journalière de 1500 grammes de viande débarrasfce de graisse, tendons et autres parties hétérogènes et en 1 enfermant les 1-, b% 9", <3= et 1 8" jours de l'expérience dans son grand appareil de précision, déterminant simultanément 1 air inspiré et l'air exhalé, il a trouvé 477 grammes 2 d'oxigène inspiré dans les vingt-quatre heures, soit un total de -1977, 2, tandis que l'excrétion s'élevait à 2011, 8 c'cslà-dire avec 3 4, 6 de différence dont voici les détails':
ii'Si-'sIn. lixi'i-ota.
Carbone ig-^n jg^^^
Hydrogène i,v2,5 157 3
^''rogcne 51,0 51' t
O'^ygène 15 6 6,4 1599' 7
Sels 10,
Limitées ainsi à certains éléments, ces différences permettent de tenter des hypothèses sur les transformations qui se passent au sein de l'organisme, cest-à-dire sur les plus profonds mystères de la chimie vivante, mais ce n'est pas le lieu de les exposer ici.
ACCOUCHEMENT. Scdation des douleurs par lo
fro.d. « La douleur n'est pas le résultat de la contraction de 1 utérus, dit M. Mortimer-Granville, car en appliquant le froid sur la partie ou la douleur se produit, il l'a non pas supprimée (tel n était pas son but), mais atténuée au point que les femmes croyaient le travatl suspendu, par cela seul qu'elles n'éprouvaient plus de douleur, tandis que le travail expulsif n'en marchait pas moms vile et qu'il en constatait par le toucher les progrès sensibles. » ^
Une boite plate de fer-blanc, contenant un mélange fric^orifaque, est appliquée sur le siège de la douleur qui est ainsi calmée sans aucun des dangers des anesthétiques, ni sans nue les contractions en soient affaiblies (06.^. Society, 4 mai) La difficulté est de préciser le siège de la douleur et d ai.pliquer
ACCOUCHEMENT
ce remède. D'ailleurs le froid, devant être intense et prolongé pour être efficace, n'est pas sans danger.
Posiiions. Par Opposition au titre d'an/fwdps jjassires, comprenant toutes celles où le système musculaire est en repos, M. Legros appelle alliludex laloniennes celles où la femme est à genoux, accroupie, assise ou debout pendant le travail, désignant ainsi la participalion active des muscles en souvenir de la légende poétique de l'amante de Jupiter. [Gaz. des hûp., n" 38. — Lcllres obslélricalcs, revues et annotées : De la position de kl femme pendant l'accouchement, par le docteur Victor Legros. d'Aubusson.)
Les accoucheurs habiles font varier ces positions suivant les cas. Dans les versions difficiles, le docteur Lesuro dit s'être bien trouvé de la méthode irlandaise, à savoir : faire accroupir la femme sur les genoux et les coudes {Gaz. des hûp.). En précisant mieux les cas où elle s'est montrée efficace, le praticien des Ardennes se fût probablement trouvé d'accord avec eux.
Déchirure du périnée. Au lieu de l incision du frein et du
raphé de Michaëlis, des scarifications ou des incisions latérales pour la prévenir, M. Cohen (de Hambourg) prati(|ue la myotomie sous-culanée du constricteur du vagin dont la contraction chez les primipares est, selon lui, la cause efficiente de cette déchirure. A cet effet, au moment du couronnement où la douleur expulsive forme au-dessus et sur les côtés de la lête le bourrelet comprenant muqueuse, fascia superficiel et constricteur, il saisit celui-ci, qui se fait surtout sentir, avec la main gauche, en relevant un pli longitudinal de la petite lèvre tout près du clitoris, et fiiqne de la main droite avec un lénotome très-étroit sous le clitoris, de dehors en dedans, par-dessus le constricteur jusqu'à la muqueuse sans la percer. Si la douleur persiste après ce premier temps, il tourne le tranchant en bas et divise dans une profondeur de trois lignes environ ; le relâchement est immédiat, et il retire le ténotome. Si la douleur a cessé après l'enfoncement de l'instrument, il faut le maintenir en place et attendre une nouvelle con'.raction. L'incision unilalérale étant ordin;iirement suffisante, il convient de la pratiquer du côté gauche avec la main droite, et contrairement du côté opposé. Un morceau de sparadrap recouvre la place jusqu'à l'expulsion, puis on laisse la peau revenir sur elle-même et on renouvelle ce pansement.
ACCOUCHEMENT
Par celle méthode, le muscle constricteur peut ainsi reprendre sa fonction complète, détruite par les autres, et la plaie est garantie du contact de l'air et des lochies. [Monatsschr. et Union méd., n" 49.)
Rotation de la tétc. Elle s'explique Suivant M. -Jounia Reymond par l'engcigement des épaules dans une direction parallèle au diamètre transverse ; engagement déterminé par la position de la lôte et qui détermine ensuite sa rotation.
La conséquence pratique de celte explication serait de pouvoir modifier les préientalions du sommet par des pressions exercées pendant la contraction sur l'épaule antérieure à Iravers les parois hypogastriques. {Gaz. des hôp., ii" 60.)
morts subites. La cause de ce fréquent malheur, chez les nouvelles accouchées, a élé jusqu'ici vainement demandé à la science. On a invoqué la syncope comme dans le cas de iM'"" la duchesse do Nemours, l'tMubolie, et surtout l'exislence des gaz dans la circulalion. Do nombreux cas allribnés à celle dernière cause ont élé rapi)ortés à la suite d'hémorrhagi<\ et iM. Hervieux, médecin de la Maternité, les a pour ainsi dire confirmés par l'analyse chimique. Dos injections utérines ayant été pratitpiées chez une bipare de vingt-deux ans au 10'' jour de l'accouchement [)our détruire une extrême fétidité des lochies, la mort survint [)resque subitement après une violente colère et sans nulle autre cause. A l'autopsie, trente heures après la mort, sans signes de putréfaction, on trouve la veine cave inférieure distendue par l'air, depuis l'adjonction des iliaques jusqu'à l'oreillette droite, et en l'ouvrant, il s'échappe avec sifflement sans odeur. Le cœur aussi était distendu, volumineux, élastique à la pression. Des ligatures doubles sont placées sur tous les vaisseaux connexes, et, détaché avec soin, le cœur est placé dans un seau d'eau au-dessus d'une éprouvelle. A l'ouverture, le gaz qui s'en échappe donne à l'analyse :
Oxygène '
Ac'iile carbonique 1 1
Azote «2
C'était de l'air atmosphérique où le défaut d'oxygène était remplacé par l'acide carbonique, et les proportions de ces gaz rappellent celles qu'on trouve dans le sang pendant la vie. Aussi, repoussant leur origine cadavérique, admise par Moreau
ACCOUCHEMENT
el Litlre, en faisant valoir l'absence de putréfaction comme dans la plupart des faits analogues, M. Hervieux n'adopte pas davantage leur pénétration par la voie utérine ni pulmonaire, et rallache leur production avec M. Durand-Fardel à l'exhalation spontanée du sang pendant la vie. Mais cette théorie ne peut se démontrer plus que les autres. Aussi eu praticien prudent, et en admettant cette cause des morts subites, conclutil à la nécessité de surveiller altenlivement les femmes en couches qui ont éprouvé des mélrorrhagies abondantes, et quoique l'introduction de l'air par les veines utérines ne soit rien moins que prouvée, il fait une obligation de ne recourir aux injections dans la cavité utérine qu'avec une extrême réserve, et en se conformant rigoureusement à tous les préceptes de l'art. [Union méd., n°' i 3 et H.)
La formation spontanée des gaz pendant la vie a été mise hors de doute chez une femme de la Maternité atteinte de résorption purulente. « En lui lâtant le pouls, dit M. Guyot, j'ai été frappé par une sensation particulière de crépitation occupant le dos de la main gauche. Le même phénomène existait au niveau de rarliculation scapulo-humérale de ce côté. La mort survenue le lendemain a permis de constater par l'autopsie la présence réelle de gaz dans ces parties, que M, Trélat n'a pas hésité à rapporter au sphacèle manifeste du tissu cellulaire. » (Soc. méd. des hôpitaux, août.)
Dans un cas rapporté par M. Verrier, in Gazelle des hôpitaux, n° 23, la mort subite au -Ig" jour, alors que rien n'avait pu la faire prévoir, fut expliquée par la présence d'écume et de mucosités bronchiques ayant déterminé l'asphyxie et révélées par l'autopsie. Bien que les circonstances dans lesquelles la mort subite a lieu et l'aspect cadavérique puissent différencier celle-ci de celle qui a lieu par syncope, l'autopsie est le plus souvent indispensable pour déterminer le genre de mort en pareil cas.
Mortalité comparative des filles et des femmes mères. Sur 7736 accouchées à l'hôpital de la reine Charlotte, a Lon(hes, do 1 828 à 1 863, 4125 femmes mariées n'ont donné qu'utie mortalité de 72, soit un décès sur 57, tandis que sur 36 I 1 filles-mères, il y a eu 1 26 décès, soit 1 : 28, le double environ. « Si les tourments de toute sorte, les angoisses morales, les privations dont est traversé le cours d'une grossesse, dans