MÉDICALES
ACCES. Injections d'air. Il n'y a pas do moyen plus simple, plus commode et plus puissant dans beaucoup d'abcès, selon M,-.I?oser, pour évacuer complètement la masse putride! On les pratique avec un calhéler élastique et une seringue. En donnant une position favorable, la cavité do l'abcès peut ainsi être vidée jusqu'à la dernière goutte, et le retrait des parois est ensuite si rapide, que l'on peut en attribuer l'ellet à cette action spéciale de l'air. [Archiv der Heilk.) I La môme indication n'est-elle pas remplie en laissant l'ou- I verture béante sans la recouvrir, et en pratiquant des injeciiona i délersives dans le foyer?
j ABOXXKMEÎVT MÉDICAL. Recommandé par M. Herpin (de Genève), comme réalisant considération, indépendance, au torilé, aisance pour le médecin, et sécurité, économie pour les familles. Il propose de le fixer entre les deux extrêmes d'un centième cl du cin(piantième du revenu d'une famille ou du produit du travail du chef. Ainsi, 20 à 40 fr. pour un industrie!, un employé, un petit marcliand, dont le gain annuel est
Ide 2000 fr.; do 100 à 200 fr. pour 1 0 000 fr.; de 500 à 1000 pour m 000 fr., et do 1 000 à 2000 pour 1 00 000 fr • en comprenant dans les personnes à soigner les maîtres, l'êurs attaclics et domestiques dans tout ci qui relève do l'art 'moins le-^ grandes opérations, les accouchements, les consuîlations
l'.AHNIKIl. .
AUSORPTION.
demandées entre confrères el les visites de nuit. Abonnements annuels, payables d'avance par année, semestre ou trimestre, afin de laisser toute liberté d'action ; liberté nécessaire pour stimuler le zèle et le dévouement du médecin dans ses visites et ses soins, autant que pour commander la discrétion et la réserve de certains malades qui semblent le plus grand écueil à ce mode de rétribution {Union méd., n°^ 67 et 68). Nul doute que ce système mis consciencieuse^nent en pratique de part et d'aulre ne relevât la dignité médicale et n'assurât efficacement la santé du malade; mais les abus ne se glisseront-ils pas de même que dans celui des visites?
ABSIIVTHISME. Yoy. Alcoolismk.
ABSORPTION. Rapidité eomparaiive. En expérimentant sur des animaux, M. Savory a constaté que la strychnine en solution est beaucoup plus rapidement toxique administrée en lavement que par l'estomac; sans que ce fait puisse être attribué à l'influence du suc gastrique, car l'ayant mêlée à cet acide el injectée de nouveau dans le rectum, l'etlet a été le même. Une autre série d'expériences a démontré aussi que la présence d'aliments dans l'estomac n'exerce pas d'influence sensible à cet égard. La forme seule change ces conditions. Administrée en poudre, elle est beaucoup plus lentement absorbée par l'intestin que par l'estomac, ce qui tient à la puissance de l'action dissolvante du suc gastrique.
Pour le cyanure de potassium et l'acide cyanhydrique , la différence est bien moins marquée ; pour la nicotine, c'est précisément le contraire que l'on observe. {Lancet.)
Absorption cutanée. Par de nouvelles expériences, M. 'Willemin a répondu aux doutes, aux négations émises à ce sujet et a mis hors de contestations l'absorption de l'eau dans les bains simples, ou diversement minéralisés, par les pesées exactes faites avant et après le bain.
Ces pesées ont montré qu'à la sortie d'un bain tiède de 30 à 45 minutes de durée, le poids du corps reste le plus souvent stationnaire; dans le tiers environ des cas , il subit une faible diminution qui est généralement très inférieure au poids que le sujet perd dans un même temps à l'air libre. L'augmentation absolue de poids à la suite d'un bain est aussi plus rare et plus faible.
ABsonmoN.
L'ana!y?e chimique démonLre que, dons un bain tiède, l'exluilalion rulanée continue à se faire.
L'abï^orption de l'eau s'exerce dans des limites très-restreintes ; elle ne semble innuoMicée ni par la composition, ni par la densiié du liquide employé. Elle varie surtout avec les conditions physiologiques.
L'abrorption des sels dissous dans le bain, tels que l'iodure depota-sium, est démontrée par I analyse chimique des urines rendues à la suite de bains où l'on a introduit 100 grammes de ce sel. Avec une moindre proportion d iodure (30 grammes par bain), on ne retrouve point d'iode dans l'urine.
A la suite de bains simples, d'acide qu'elle était, l'urine devient généralement alcaline.
Après un bain alcalin, elle conserve le plus souvent sa réaction acide.
A la suite de bains simples ou minéralisés, la densité de ce liquide est presque constamment diminuée. [Acacl. de méd. et Arcli. de méd., mai. )
M. Mialhe a confirmé ce fait par une expérience ingénieuse exécutée devant la Société d'hydrologie. Enlevant la coquille d'un œuf à l'une de ses extrémités , en conservant intacte la membrane qui la tapisse et adaptant au sommet un tube droit communiquant avec l'intérieur, il a placé cet œuf dans l'eau distillée et a vu l'eau mélangée avec l'albumine s'élever rapidement à 3o centimètres dans le tube. Bien plus, iem|)laç,anl la membiane de l'œuf par un lambeau do peau humaine pris sur la paupière supérieure, assujetti avec du sparadrap et de la cire, le même phénomène d'endosmose s'est produit; il y avait 18 centimètres d'ascension, soit la moitié environ dans le môme espace de temps.
On démontre de même l'inabsorption du bichloriu'e de mercure en l'ajoutant à l'eau distillée: ce sel est retenu par l'albumine, matière coagulante par excellence, et le tube n'en contient pas. Mais il suffit d ajouter du chlorure alcalin pour voir cette absorption se produire. D'où l'indication d'ajouter du sel marin aux bains (le sublimé, si l'on veut en obtenir un effet dynamique ou d'absor|)tion. [Ann. d' hydroloij . , j). S'il.)
Néanmoins, M. Réveil n'admet pas l'absorption par la périphérie cutanée, mais d'après quelques expériences, il incline à croire ([u'elle est possible dans les régions palmaire et plantaire. Il admet surtout que lo contact de la muqueuse génitale