ACONIT
el physioloijiques, par M. le docteur licriiin, de Metz, un vol. in-1 8 de 564 pages.
Acîsîc i>iiéiii;«|uc. Selon M. Lemairc, dissous avec parties égales d'alcool et étendu sur la peau, il agit en queliiues secondes comme rubéfiant énergique, sans phénomènes iullammatoires et sans douleur. En lotions ou en bains, avec une partie seulement dans 100 d'eau, il lue rapidement tous les parasites cutanés et guérit ainsi la teigne, l'herpès tonsurunt, etc. L'odeur seule détruit l'ozène en quelques instants. C'est de plus un liquide conservateur el antiseptique à Irès-faible dose, et son prix étant Irès-bas, il pourra devenir d'un usage usuel si tous ces avantages se réalisent. L'ouvrage suivant est d'ailleurs un guide sûr et complet de ses indications et de son emploi :
De l'acide phénique, de son action sur les végétaux, les animaux, les ferments, les venins, les virus, les miasmes, et de ses applications à l'industrie, à l'hygiène, aux sciences anatomiques et thérapeutiques, par le docteur J. Lcmaire; i vol. gr. in-1 8.
L'absence de morve parmi les chevaux de l'administration de l'éclairage au gaz de la ville de Paris et de cholériques parmi les ouvriers lors de l'épidémie de la capitale sont une confirmation, suivant M. IJouley, des recherches de l'auteur, qui a fait voir que les microzoaires ne peuvent vivre au contact de l'acide pliénique.
ACOMT. La variabilité de ses préparations pharmacologiques attribuée par M. Debout à la culture de cetle plante, l'a conduit à proposer l'emploi exclusif de la racine à l'état sauvage. Après avoir épuisé la poudre avec l'alcool à 65 degrés centigrades, évaporé en consistance d'extrait, rejiris par l'alcool à 80 degrés centigrades et fait évaporer définitivement à une température ne dépassant pas GO degrés centigrades, on a un extrait qui, à la dose do 1 ii 2 centigrammes, se prèle à loules les combinaisons iiliarmarolo^uiipics, pilules, potion. Le sirop suivant joint à la facilité d'adminisiralion l'avantage do |)onvoir èlre dosé Irès-cxactemonI,
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ACUMITINE.
Cluique cuilluréc à bouche de 20 grammes représente un cenligramme d'exlrail, et il est facile de le doser de même en potion comme véhicule, adjuvant ou correctif bien mieux qu'avec la leinlure. [Bull, de lliérnp., avril.)
A€OXlïlA!E. En modinaiil les procédés employés pour sa préparation, M. Holtol l'a obtenue à l'étal do pureté sous forme de poudre blanche, extrêmement légère et divisée, d'une saveur an\ère. Elle est à l'état d'hydrate et contient 20 pour 100 d'eau environ; à 85 degrés elle fond et devient anhydre, oflVant l'aspect d'une résine transparente, couleur d'ambre; elle n'a pas en(;ore été obtenue en cristaux. Fixe, iieu soluble à froid, soluble à chaud, elle se dissout rapidement dans l'alcool, l'élher, la bi-nzine, le chlorolbrm(>, et donne avec le tannin un précipité l)lanc abondant beaucou[) moins vénéneux que l'aconitine. Le tannin peut donc être un contrc-poisou de cette substance, mais l'iodure de potabsium en est le meilleur antidote.
L'ayant essayée sur lui-même à la dose de 3 milligramnies, ^\. lloltot a noté les cll'ets suivants : ^Icrelé et chaleur de la muqueuse buccale, brûlure et engourdissement des lèvres, la langue et le pharynx avec sali >'ation abondante ; puis malaise, faiblesse, [lesanteur de tête, nausées, bâillements, oppression, affaiblissement muscidaire très-prononcé. Le pouls s'élève, peau moite, fourmillements généraux à la face et aux extrémités en particulier; abattement progressif, céphalalgie, nausées et vomissements. Tous ces symptômes vont en augmentant et durent de dix à seize heures. L'iicrelé de la gorge, la pesanteur de tête et la courbature persistent les derniers.
Ces elîots physiologiques indiquent la faible dose qui doit être donnée à l'intérieur, un demi-milligramme jusqu'à 3. En applications externes, elle remplace l'aconit sans les mêmes dangers. [De l'aconiline et de ses <7/''/.s pinjaioloijiqiics, thèse inaugurale dt; pharmacie; Paris, 18G3, et Union mal n" iî.)
I) après les expériences de M. (iubler sur une trentaine de nuilades à l'hôpital lieaujon, des effets analogues ont été observés et analysés dans divers organes et les fonctions principales de l'économie; la relation et la savante interprétation de ces elTels ont été consignées dar.s un mémoire intéressant, dont voii'i les conclusions : L'aconiline ob'enue par le nouveau
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ALBUMINUKIIÎ.
procédé esl un médicament d'une puissance comparable à celle de l'alcaloïde de la belladone. A la do?e d'un demi-milligramme elle produit des effets notables. A une dose double, les phénomènes physiologiques ou thérapeutiques s"accu?ent fortement, et si l'on administre d emblée trois ou quatre fois cette quantité dans les vingt-quatre heures, il en peut résulter des accidents toxiques. Son action locale et immédiate, plus irritante que celle des autres alcaloïdes vulgairement usités, justifie la place attribuée à ce |)rincipe comme à la plante dont il provient parmi les poisons narcotico-âcres, et réclame certaines précautions dans l'emploi du médicament. Pure, elle doit être administrée à doses absolument minimes et très-fractionnées. Il est rarement utile de dépasser la dose journalière de 2 milligrammes en quatre prises.
Les effets généraux de l'aconitine sont en raison inverse des effets locaux produits sur le tobe digestif ou sur la région du tissu cellulaire où elle a été introduite. La séiation des nerfs sensitifs et celle de l'appareil circulatoire sanguin, par l'intermédiaire du système nerveux vaso-moteur, en sont les principaux phénomènes.
En conséquence, elle trouve son application dans les nivralgies, surtout les névralgies congeslives, et notamment celles que j'appelle acroilgniques. Elle convient également dans certaines névrites symplomatiques de phle'gmasies viscérales, ainsi que dans les affections rhumalismalesdouloureuseselinflammaloires.
Et en raisonnant par analogie, d'apiès les résultats cliniques et les expériences sur les animaux, elle semble appelée à rendre de grands services contre une névrose excessivement grave, l'angine de poitrine. [Bull de ihérap., mai.)
A l'examen optique de cet alcaloïde par la lumière polarisée, M. Jellett lui a trouvé le même pouvoir rolatoire qu'a la narcoliiie, lequel est renversé, comme pour celle-ci, par l'acide hydrorhiorique. D'où il conclut que cet alcaloïde est réellement de la narcotine, ce que confirment ses autres caractères. L'aconit renferme donc un des alcaloïdes do l'opium, outre l'aconitine, qui all'ecte constamment la forme pulvérulente, et la n<ipelline, moins étiergique {jue celle-ci et qui cristallise Ircs-bien. [Cosmos, p. G08.)
ALI$ll\TI\lfUÏE. Observant une albuminurie passagère à la suite do l'ingestion do I •lO grammmes d'une potion de C.lio-