ALBUMINURIE
part et une intoxication alcoolique, M. Voisin paraît la ratlaclier aucopahu et à l'alcool. C'est à tort, car des accidents cliolériformes, dans le premier cas, et une hypérémie hépa'/upie, dans le second, expliquent ce phénomène CA)nslalé après ces accidents et qui n'offre, ainsi interpièté, rien de nouveau ni d'étonnant. [Giiz. (1rs /ai/), n" 26.)
M. Scolt Donkin y rattache la forme aijiuè, rapide, de la manie puerpérale. Dans ce cas, le pouls est toujours accéléré, qu'il soit sthénique ou asthénique. La peau généralement moite. L'attaque est précédée et accompagnée de cé|)halalgie, chaleur à la tôle, de grande susceptibilité à la lumière, au bruit, au mouvement, de tintement d'oreilles, d'insomnie, l.a lerminaisori, pres(iue toujours fatale, est précédée de coma et d'inscnsibililé.
11 attribue l'albuminurie dans ce cas à la compression des veines rénales et plus laid à l'involution de l'ulérus qui, du ()oids de 800 à 1200 grammes trouvé immédiatement après l'accouchement, descend 'à 400, quinze jours après. En surchargeant le sang d'une grande tpianlité de matériaux azotés, cette involulion peut, eu elVet, amener du trouble dans la sécrétion réualo et des accidents graves. [Gaz. méd.)
Aiimiiiiniirie (>n<arQ-ii:ii<> . Dans la forme calarrhale, le professeur llirtz, ne voyant à combattre que la suppression do la transpiration et do l'urine, estime que les délayants, les diurétiques constituenl un traitement logique qui, eu provoqu;int la diurèse, diminue l'anasarque. 11 emploie à cet effet la scillô de préférence, qu'il a trouvé le plus puissant diurétique apiès do nombreuses et exactes observations; rarement elle lui a fait défaut et ne produit aucun effet irritani même à la dose de 10 pilules par jour de •> cenligr;inui-.es d'extrait. Quelques nausées passagères, parfois un i)eu de dianhee sont les seuls effets immédiats, tandis qu'en amenant une diurèse abondaiile, la guéi isou a lieu, comme trois observations en sont la preuve. 11 n'administre le tannin, dont il a observé d'assez bons résultats dans ces derniers temps, qu'après la disparition de 1 inliltralion et comme astringent. M. Schutzemberger , au contraire, mélange l'extrait do sciUo et le tannin, âa 5 cenligrammes en pilules dont il fait prendre o a 9 par jour des le début, et il obtient de même la disparition de l'albuminurie essentielle en même temps que de l'anasarque {Bull, de thér.).
ALBUMINUKIE.
Les faits sont en trop petit nombre pour décider du modo d'action du tannin dans ce cas et ne démentent nullement celui que nous lui avons assigné dans notre Mémoire sur ce sujet.
Admettant cette forme comme unique chez les enfants, sous le nom de catarrhe rénal, M. Dickinson y oppose aussi les délayants, c'est-à-dire les boissons en abondance : 3 à 4 pintes d'eau distillée par jour avec de légères doses d'une infusion de digitale; sur 26 cas il en a guéri ainsi 22, 1 seul est mort et l'autre a disparu avant In guérison {Royal med. and chir. Soc, mai). L'albuminurie scarlatineuse guérissant spontanément dans la plupart des cas, il est impossible de tirer aucune conclusion de ces détails sommaires.
Albuminurie saturnine. Pour mieux en démontrer l'existence, M. Ollivier l'a provoquée artificiellement chez les animaux en les soumettant à l'inloxication saturnine. Chez quatre de ces animaux soumis à l'autopsie, le microscope a montré dans la substance corticale des altérations propres à la néphrite parenchymateuse et la présence du plomb dans les reins chez la plupart de ceuK qui ont été mis en expérimentation.
Ces exemples ne sont pas rares chez l'homme : sur 37 malades atteints de divers accidents saturnins, 9 étaient albuminuriques. M. Ollivier les range en 3 séries suivant que l'albuminurie est passagère , persistante ou durable. Et de ces expériences, il en conclut que ce n'est pas la cachexie saturnine qui produit l'albuminurie, mais bien le plomb éliminé par les reins qui en altère plus ou moins la texture. C'est ainsi que si le plomb s'y dépose, en tout ou en partie, en vertu d'une action toute mécanique, le tissu rénal s'altère profondément, d'où l'albuminurie persislanle , une vrai maladie de Bright. Si le plomb i;efait que traverser le rein au lieu d'y séjourner, il ne produit qu'une albuminurie passagère comme l'aclion ellemême. [ArcJi. de méd. — Essai sur les albuminuries produites ]iar l'élimina lion des substances toxiques, par le docteur Ollivier, sous-bibliothccaire à la Faculté de médecine, ancien interne des hôpitaux de Paris, etc., in-8.)
Cetlodoctrino est infirmée par l'action de Facélale de plomb sur les reins telle qu'elle résulte des observations de Lewald, qui a vu diminuer l'excrétion de l'albumine en administrant ce sel dans la maladie do Priglit. MM. Mosler et Mettenheimer ont