ALOES
esprils prali(iues comme MM. Arlliaud, inspecteur des aliénés du Rhône, Morel, de Saint- Yon, Brunet, de Dijon, Biilod, de Sauile-Geinnieet Mittcliell, inspecteur des aliéné- |)Our I Ecosse, où ce système est en usa^e, l aient défendu et adopté dans une ceriaine mesure. Il ne s'agit pins que de bien définir les cas dans lesquels il doit être appliqué.
Nouveaux hospices. Dans le département de la Seine où celte mesure n'est pas possible par le jirand nombre des aliénés, deux nouveaux liospices vont être édiliés a la campagne dans les arrondissements de Ponloise et de Corbeil, afin de permettre de ramener sous la surveillance immédiate de radininistraiion une grande partie des 2300 aliénés (ju'ello entretient dans les asiles de province au prix de plus d'un million chaque année. Une exploitation rurale étendue permettra d'occuper ceux qui sont ciipables aux travaux agricoles, au grand air, essentiellement favorables à leur santé, ce qui diminuera d'autant leurs frais d'entretien.
Des pavillons distincts et isolés contiendront dans chacun de ces nouveaux hospices 500 indigents à tilre gratuit, et \ 00 pensionnaires au prix de 1 fr. 85 c. pour les hommes, et de 4 fr. 50 c. pour les femmes, par jour.
Insanihj and crime — Folie et crime : Commentaire médicolégal sur le cas de Townley, par les rédacteurs du Journal of mental science, 47 pages, in-8°.
ALOKS. Frappé de la rapidité avec laquelle les plaies des animaux se cicatrisent sous son iniluence, M. Délioux de Savignaca proposé d employer dans le même but, chez l'homme, une teinture compo.sée de I partie d'aloés socotrin contre 2 d'alcool. Il en a observé de bons effets contre les plaies atoniques de la région sacré chez les typhiques. On en badigeonne la surface à l'aide d'un pinceau de charpie, ou mieux encore, on en imbibe des plumasseaux que I on lient appliqués dessus. La sensalion en est peu douloureuse, souvent même nulle. Dans les ulcères variqueux des jambes comme pour tarir la suppuration excessive des brûlures, cette teinture peut être employée avec succès. {Bull, de Ihérap.)
C'est ainsi que le professeur Lecœur emploie depuis plus de dix ans la teinture uIoÉiique composée du Codex, et n'a pas trouvé de meilleur cicalrisant quand il est employé de prime abord ni
28 AMPUTATION
de meilleur modificaleur des mauvaises suppuralions. (Union fixe cl, ^ n 83«)
MM.Zundel et Houdmonl, vétérinaires, ont cohstaléses nroprieles aphrodisiaques chez la vache {Journ. vélér. de Lyon] Nui doute que, par la fluxion sanguine qu'il détermine dans le voisinage des organes génitaux, et qui le font employer comme emmenagogue. il ne puisse être employé dans b même but chez la femme sans qu il ait aucun des dangers des aphrodisiaques spéciaux. ^
AAIAUROSE. M. Lancereaux, l'ayant rencontrée avec une atrophie des nerfs optiques coïncidant avec le ramollissement ou d autres altérations des hémisphères, a déduit de ce fait nouveau le prolongement des éléments tubuleux des nerfs optiques jusqu'aux circonvolutions cérébrales où serait d'après lui le siège de !a perception des impressions lumineuses. (Arch de ■méd., n"* 1 et 2.)
Sur 37 hommes atteints d'une double amaurose idiopalhique M. Hutchinson, ayant rencontré 23 fumeurs avérés, n'hésite pas à croire que l'usage du tabac n'est pas élranger à sa production et à en faire cesser l'usage en présence d'une amaurose commençante. (Idem.)
AMPUTATION. liésection préalable. Il est nécessaire, dans certains cas , de la faire précéder de la résection partie/le qui permet au chirurgien de s'assurer du véritable élal des parties malades sans nuire au succès final. Autrement on s'expose à y recourir sans urgence. Tenter la résection du genou , par exemple, dont les succès se multiplient chaque jour en Angleterre, c'est agir avec plus de sécurité, car les incisions latérales préliminaires permettent au chirurgien de s'assurer du véritable état des parties, etdeprocéderimmédiatement, au besoin, à l'amputation, comme l'a exécutée pour la huitième fois le professeur Porter, de Dublin, dans un cas de tumeur blanche traumatique, en employant le procédé à lambeaux rectangulaires de Tcale, La résection de l'extrémité inférieure du fémur l'ayant montré d'une couleur rouge sombre, entièrement ramolli et infiltré de pus, il prolongea les incisions latérales en haut, tailla deux lambeaux en passant le couteau en avant et en arrière de l'os, puis scia celui-ci et recouvrit le moignon avec le lambeau postérieur, le plus long. Le succès couronna cet acte de prudence
AMPUTATION
chirurgicale, qui peut servir d'exemple en pareil cas , c eU kdire a ne pratiquer l'amputation qu'après avoir tenté la résection, puisque les huit cas de ce genre que compte aujourd'hui la science ont tous été suivis de succès. [Journ. de méd. dj Bordeaux, janvier.)
Morlalilé. A la Med. chir. Society, M. Callender est venu renchérir encore sur les succès de la chirurgie anglaise avec une statistique décennale des ampulations pratiquées à l'hôpital Saint-Barthélémy, du !" janvier 1853 au I" octobre 1 863. Dans un travail an dogue sur I hôpital de Guy, M. Bryant avait trouvé une mortalité de 25 pour 4 00 au lieu de 40 à 50 que l'on trouve dans les hôpitaux do Paris. Sur 358 amputations, M. Callender n'a trouvé que 74 décès, savoir : 15 : 93 amputations primitives ; 13 : 37 secondaires, et 46 ; 228 |;our maladie ou déformation; soit une moyenne de 20 pour 100.
De CCS 74 ddcès 24,3 pour loo ont eu lieu par L^iiuisement.
27 — par l yolicmie.
12,1 — par lu'inorrhagie.
16,1 — par coiiiplicalions viscérale'.
En voici le tableau explicatif :
Ili'miiri'lpiçic.'s. l'yiilicMnii'. É|iiiisenienl. (lnni|iliriili<)ii.-'.
Amputations primilives. . 20,0 — 20,0 6,6
— sccoïKlaires. . . . 23,0 15,3 38,4 15,3
— tiaumatitiues. . . . 21,4 7,1 28,5 10,7
— pour maladies. . . 4,3 39.1 28,2 15,2
M. Spencer- Wells trouve néanmoins celte proportion encore excessive et supérieure à ce qu'elle serait si les amputés étaient placés dans des conililions se rapprochant davantage des opérés à domicile, surtout par rapport à l'infection. Il émet l'idée, par exemple, que les étudiants de première année qui prafiquent des pansements tandis qu'ils se livrent aux dissections, peuvent être la source de celle-ci et amener ainsi les érysipèles consécutifs.
.'i Amputation de la cuisse. La mortalité de Celle opéation pour cause traumatique est do 100 pour 100, suivant M. Broca, dans les hôpitaux de Paris. D'après M. Trélat, elio ne s'élèverait pas au-dessus de 83 pour 100. On conçoit alo:.s
AMPUTATION
que la proposition de M. Vernenil de tenter la résection du j;(!nou toutes les fois qu'elle semble pr.ilicable dans les blest lires do guerre, mérite d'être prise en considération. (Soc. de iiiiruicj.)
Une double amputation de cuisse par cause traumalique ( liez un sujet en état d'ivresse, a p« non-seulement ôlre pratiquée ainsi sans que le blessé l'ait sentie, l'alcool faisant ici parfaitement l'olfice d'anesihésiqiie, mais guérir rapidement, sans accident ni fièvre Iraumatique [Soc. dechhurg., 23 mai).' Isxemple à imiter en tous points sans redouter le tétanos.
Amputation «le l:t janiltc. En vue de prévenir les inconvénients du procédé de Lenoir pour l'application des appareils protliétiques, M. Nélaton ayant à pratiquer l'amputalioii de la jambe pour une carie de l'astragale chez un adulte, tailla deux lambeaux au tiers inlérieur : l'un, antérieur, de 3 centimètres environ; 1 autre, po.-téneur, un peu plus court. L'avaniage de ce procédé est une cicatrice transversale, ne reposant point sur les os aux endroits où portent les appareils prolhétiques. [Gaz. des hûp. u° 24.)
Amputation deromoplatc. Sous le titre & Excision ofllic scapula, M. Syme (d'Edimbourg) a publié une brochure de '■'j'ô pages, relatant 3 cas d'excision de celte partie; opération (jui, en étendant le domaine de la chirurgie, en fait le triomphe.
Amputation «lu sein et du pénis par le galvano-causlique. Voy. ce mot.
Amputation tie l'utérus. Rpjetée aujourd'hui contre le cancer de cet or;iane, celle redoutable opération s'accrédite au contraire, du moins à l élranger, contre l'inversion et le prolapsus irréductible de cet organe, 3 cas en sont relatés dans la presse étrangère dont 3 succès. La première eut lieu à l'hôpital de Worcester, par M. Sheppard, sur une jeune primipare dont l'utérus inversé à la suite de son accouchement et incomplètement réduit était le siège, depuis plusieurs années, d'héluorrluigies abondantes mettant sa vie en danger. Le petit volume do l'organe, sa dureté et la durée de l'inversion, s'opposant à la réduction, l'écraseur fut appliqué au-dessus, une ligature ■lyant été placée préalablement, laquelle tomba au 15*-' jour. Aucun accident ne survint, et tauf la convalescence, qui Jiil
ANAPHRODISIK.
très- longue, cette femme se rétablit parfaitement. {Med. Unies.)
Chez line fen.me de soixante-quatO' ze ans, atteinte, depuis vingt ans, d'un prolapsus devenu complet, M. Edwards ne put en opérer la réduction. Cet organe était engorgé et si volumineux que, après deux jours de manœuvres et d etforts, des taches gangreneuses so montrèrent. Après avoir pris l'avis de cinq confrères, , une forte ligature fut placée au-dessus des |)arties sphacélées, 1 le 9 avril, en laissant le soin à la nature médicatrice de faire le reste. L'opérée fut narcotisée , et aucun accident ne survint, si ce n'est une iélidilé re[)0ussanle. Elle éiait telle cpie, dès I le 1 I , M. Edwards jugea opportun d'exciser loule la masse herniée, c'est-à-dire i' utérus en entier. Une forle dose d'opium fut donnée avec du vin, do la quinine et du bouillon. Une faible réaction s'ensuivit sans aucun accident nniable. Les ligatures tombèrent le septième jour; la cicatrisation fut régulière, et, (rois semaines après l'opération, celle femme marcliait dans les rues de Denbig. [Ihilish. med. Jauni., |). 147.)
Dans un exemple analogue d inversion de l'utérus irréductible chez une femme de moyen Age, le docteur Wilson fut moins heureux. La tumeur présiMitait des signes de gangrène commeiKj mie, avec de graves symplùmes généraux. L'écraseur fut appliqué au milieu du tiers moyen de la partie herniée, laquelle présenta à l'examen une tumeur fibreuse au fond do l'organe. 'l'out alla bien jusqu'au onzième jour, quand la malade, recevant de mauvaises nouvelles, retomba dans la prostration et mourut la lendemain. [Ediub. med. Jotirn., janvier.)
AiXAlMIUOSMSÎK. L'acticm élective de l'arsenic sur les parties génitales externes de l'homme et de la femme est démontrée jiar des faits nombreux compilés par M. Imbert-Gourbeyre, dans les auteurs anciens et modernes, français et étrangers (Ga:;. niéd., n" -20). Enflure, gonflement de la verge et du scrotum, inflammation, éruptions vésiculeuses et ulcérations du prépuce, eczéma, gangrène rapide, })arnlijsie, sont des accidents si frériuenls, si réguliers dans les cas d'empoi^onnement volontaire par ce poison ou d'usage de produits arsenicaux, (ju il est évident que ce n'est pas seulement une action niécaniiiue, comme l'a pretentJu IM. Beaugraml , mais un eflet dynamique pur, comme le soutient M. Iml ert.
yi. Charcot a conlirmé celte action élective et interne en rapportant deux faits d'anaphrodisio chez deux hommes par
^2 ANASAUQUE.
l'usage prolongé de préparalions arsenicales , laquelle disparut et reparut par la cessation et la reprise alternative de ce médicament (Bull, de thér., n" 4 2). Mais lobservation de ce phénomène n'est pas nouvelle, comme le dit M. Charcol et ne doit pas être rapportée à M. Rayer qui en a signalé aussi un cas des 1829. Biett avait déjà observé le môme fait car il disait avoir vu, selon M. Imbert, un jeune homme affecté de parabjH'ie des organes génitaux pour avoir pris imprudemment 60 gouttes de teinture de Fowler. Il faut donc être réservé et attentif dans l'usage interne de ce médicament, qui n'avait pas été porté au delà de 20 gouttes dans le cas de M. Rayer.
Ce n'est là, toutefois, de l'avis même de M. Devergiè, qu'un accident exceptionnel. Chez un photographe de trenlè ans, célibataire, grand mangeurd'arsenic depuis quatre ans, à la naanière des paysans de Slyrie, et qui finit par s'empoisonner en outrepassant la dose, M. Parker, d'Halifax , qui en rapporte l'observation en détail (in Edinb. med. Journ.), dit positivement que les organes génitaux en étaient surexcités. De même chez une jeune fille qui, après un traitement arsenical de trois uiois, réclamait secrètement de M. Devergie les moyens de faire cesser des excitations spontanées des parties génitales {Bull, de thér., aoûl). Il n'y a donc pas lieu de repousser l'emploi d'un médicament si utile, par crainte d'un danger qui est le plus souvent chimérique.
AJVASARQUE. Contre l'infiltration résultant d'un obstacle au cours du sang, par une affection organique du cœur, M. Trousseau emp'oie, à défaut des drastiques et des mouchetures, c'est-à-dire lorsque ces moyens ne sont pas applicables ou ont échoué, des frictions avec l'huile de croton sur les membres inférieurs. 1 0 ou 1 3 grammes de cette huile étendue sur un morceau de peau servent à cet effet. On répète les frictions 5 à 6 fois par jour, jusqu'à ce qu'une abondante éruption vésiculeuse ait lieu. Les palliatifs , à défaut de guérir la maladie principale, soulagent du moins les malades en diminuant celte redoutable complication. [Gaz.,des hôp. n" 42.)
The significance of dropsn, as a symplom in rcnal, cardiac and pulmonary diseases. — Diagnostic de l'iiydropisie comme symptôme dans les maladies rénales , cardiaques et pulmonaires. Leçons crooniennes, pour 1 864, par W. Basham, médecin de l'hôpital 'NVestminsler, à Londres, avec planches.
ANATOMIE
AIVATOMIE. Asymétrie du si|uclettc humain. Tandis que tant d'aïUeurs s'appliquent à déterminer une symétrie parfaite dos deux moitiés du corps humain et l'homologie des membres, môme avec les animaux, M. Stadfeldt (de Copenhague) a
I constaté par une série de mensurations de crânes d'enfants nouveau-nés et de fœtus, que ces moitiés sontpresque toujours asymétriques : \à moitié gauche est ordinairement refoulée de bas en haut et d'avant en arrière ; c'est le contraire à droite. 11 en résulte une saillie à gauche de la protubérance occipitale et do la portion écailleuse du temporal droit. On constate de mémo que la moitié gauche de l'angle supérieur de l'occipital et la
I partie corrospomlanto du pariétal sont plus incurves et plus
I saillantes qu'à droite.
Rapprochant ce fait des inflexions latérales et inverses do la colonne vertébrale et de la disposition analogue du bassin, l'auteur montre que la scoliose est ainsi générale depuis le crâne, dont la structure est comparée aux vertèbres, jusqu'au bassin qui en est l'expression agrandie.
Il explique ces inflexions par le mouvement de rotation en spirale du fœtus sur son axe, car il a constaté cette disposition même sur des fœtus de six mois. On s'explique ainsi que le rétrécissement des bassins rachitiques soit presque toujours à gauche. {Arch. deméd.^ sept )
Lig^anicnt nialléo-niaxillairc. M. Verga décrit SOUS o.p, nom, dans un Mémoire très-complet couronné par la Société des sciences médicales de Bruxelles, la continuation et la transformation du cartilage de Meckel.. Il n'en avait pas encore été distingué jusqu'ici par les analomistes , bien qu'd lui succède aussi manifestement que lo fœtus à l'embryon et devienne ainsi plus évident à partir du cinquième mois de la vie intra-utérine. C'est un petit cordon blanc, fibreux, résistant , ressemblant plutôt il un nerf qu'à un cartilage, au premier abord, qui part du marteau et aboutit à la branche correspondante du maxillaire inférieur. De là son nom. On l'isole ainsi parfaitement jusqu'au 3*^ mois après la naissance et môme plus tard. Il se transforme ensuite en deux organes distincts et bien connus : le muscle externe du marteau, qui en est la partie tympanique ou postérieure , et le liijament interne de la mâchoire inférieure. C'est donc, en résumé, un seul et même organe, subissant les diverses évolutions des premiers mois de la vie. [Journ. de méd. de Bruxelles, avec planche, mai.)
ANATOMIE
Llguniciits MiiNpenscurs du corps thyroïde. Quoique décrits il y a plus d'un siècle par Gunlz [Mém. de m(tihém. et phys. pri'scnlé à l'Aaid. des sciences, 1756, t. I, p. 284) ils élait-nt oubliés, et c'est après les avoir consti'.tés conMammenl sur de nooibreux cadavres que M. Gruberen rappelle b disposition analomique. Il les a trouvés , dès la vie embryonnaire sous forme de bandelettes fibro-élastiques, d'une couleur jaune blanchâtre, se rattachant à celle que revêt la face postérieure de la trachée. Leur forme est celle d'une bande quadrilatère simple ou composée de plusieurs couches, rarement ce sont de simples bandelettes étroites. Une série de perforations livrant passage aux branches de l'artère thyroïdienne inférieure et du nerf récurrent existent près de leur insertion sur la glande. Moins larges ici qu'à leur origine, ils sont rétrécis en clepsydre au milieu de leur longueur qui varie chez l'adulte de 2 à 6 millimèlres. Leur épaisseur va jusqu'à 3. Une face regarde en avant et en dehors, en s'appliquant sur la face interne des lobes latéraux du corps thyroïde; l'autre, regardant en sens inverse, recouvre la face latérale de la trachée.
lis naissent du bord supérieur du premier ou du second anneau trachéal , sinon du bord inférieur du cartilage cricoïde, (Irins son segment postérieur. Chez quelques sujets, ils sont réunis en arrière par un faisceau fibreux, large de 1 à 4 millimètres. Ils s'insinuent entre la trachée et les lobes latéraux du corps thyroïde en s'incurvant en bas , en avant et en dedans, unis à ces organes par du tissu connectif. Leur insertion inférieure se fait dans l'épaisseur même du parenchyme Ihjroïdien, à la face interne et un peu postérieure des lobes latéraux, dans leur moitié inférieure. Us forment ainsi l'union intime du corps thyroïde avec le larynx et les premiers anneaux de la trachée et l'incurvation de cette glande autour de ce tuyau.
Le ligament suspenseur du lohe moyen n'est pas plus constant que ce lobe môme. M. Gruber ne l'a rencontré que 30 fois sur 80 sujets. 11 varie dans sa conformation et s'insère à toutes les hauteurs de la paroi antérieure du larynx. (Schmidl's Jahrb. \ .)
Apophyse sus-condylieiine de rhnniérus. Elle se jirésente quand elle est très-développée sous forme d'un crociiet osseux, situé à la face interne de l'humérus, à 2 pouces au-dessus de l'épitrochlée" avec laquelle elle est réunie par
ANATOMIE
lin ligament formant arcade, sous laquelle passent le nerf médian et farlère huniérale, déviés ainsi de leur trajet normal. C'esl, l'analogue du Irou sus- condy lien existant cliez un grand nombre de carnivores, de rongeurs, de quadrumanes, d édenlés et particulièrement chez le chat. Quand il est incomplet, il rappelle identiquement la disposilion indiquée chez l'homme.
Cette variété analomique, signalée par le professeur Lulhers (d'Édimbour^), i-e justiliedonc par l'aniitomie comparée, et l'on en trouve d'ailleurs les vestiges chez un nombre de sujets humains sous forme d'une légère arêle. Elle n'est pas non plus I sans importance au point de vue opératoire par la déviation ] qui s'ensuit de l'arlèro humérale et du nerf ujédian dans les . deux tiers inférieurs de la région brachiale. En s'éloignant du i biceps, à partir de l'insertion inférieure du coraco-brachial, ! l'artère descend directement, logée dans un sillon limité par lo brachial antéi ieur et la cloison interniuscidaire interne, prolé- ! gée qu'elle est par une forte lame aponévrolique ; accompagnée de ses deux veines satellites et du nerf médian, elle s'engage sous l'arcade sus-condylieiine, puis se dévie en dehors pour reprendre sa situation normale sur la ligne médiane, au niveau du pli du coude. Elle est recouverte, dans cette dernière partie, par une insertion supérieure du rond pronateur ou bien ! une lame aponévrotique. Dans ces conditions, la situation pro- : fonde de ce vaisseau en rend la ligature fort difficile, et il est I indispensable de connaître ses rafiporls pour ne pas s'égarer.
D'autres fois, c'est une bifurcation pr ématurée qui a lieu, et I dans ce cas, c'esl presque toujours la radiale qui naît au bras et suit le trajet normal de Tarière brachiale. Le tronc principal I est par couche, divisé comme ci-dessus, et se trouve parcon- ' séquent Irès-éloigné du tronc radial , contrairement aux cas ordinaires de division prématurée, où les deux artères ne sont séparées que par leurs veines satellites et le nerf médian. Ayant à lier l'humérale, on lierait donc infailliblement la radiale I en se conduisant d'après les règles ordinaires. 11 faut se repori 1er en dedans et pénétrer profondément dans la direction de la I cloison inlermusculaire interne pour trouver le trou principal. Sous ce rapport, l'indication de l'apophyse sus- condylienne a une utilité pratique imméiiiate. 11 sullii d'en constater la présence pour prévoir l'une ou l'antre de ces anoinalies artérielles I et éviter l'embarras et les mécomptes. [Lancet.)
Fainceanx musculaires. M. Lépine a soumis à la So-
3G ANATOMIE
ciélé des sciences médicales de Lyon des préparations mon trant deux petits faisceaux musculaires peauciers existant normalement à la main et au pied qui n'auraient pas encore été signalés, selon lui, par les anatomisles. A la main, ce faisceau est situé à la région tliénar et dépend du court abducteur du pouce, qu'il est nécessaire de disséquer de haut en bas pour l'en distinguer. De forme allongée , il est long de 3 à 4 centimètres et large de quelques millimètres seulement. Il s'infère en bas, au côté externe de la première phalange du pouce; ses fibres sont plus ou moins confondues avec celles du court abducteur ; en haut, il s'insère solidement aux fibres du derme par un ou plusieurs fascicules.
Au pied, il existe au côté interne, à 2 ou 3 centimèires audessous et un peu en avant de la malléole interne. Il fait partie de l'abducteur du gros orteil et paraît l'homologue, de celui de la main; généralement, il est plus petit. Son ins'erlion antérieure se confond complètement avec les fibres de l'adducteur et, en arrière, il s'insère au derme, au point sus-indiqué.
Presque constant à la main, ce faisceau paraît manquer plus souvent au pied. Sa fonction est évidemment de plisser légèrement la peau dans le sens transversal.
Cartilages de Wrisberg. Par l'examen du larynx de 58 nègres, morts ou vivants, le docteur Gibb a trouvé que ces cartilages, qui n'existent qu'à l'état rudimenlaire chez l'homme blanc ou bien y sont absents tout à fait sauf quelques rares exceptions, existent constamment dans le larynx du nègre où ils sont assez bien développés même chez les jeunes sujets etdans les deux sexes. Les cordes vocales ne sont pas horizontales comme chez nous, mais obliques de dedans en dehors. Le ventricule de Morgagni diffère également chez le nègre par sa position et sa forme, ce qui doit amener nécessairement un changement de position pour les muscles thyréo-aryténo'i'diens. [Ass. britannique.)
Anatomie el physiologie comparée du bassin des mammilères. In-S". En confirmant l'observation ancienneque le bassin de l'homme, même dans les races les plus inférieures, diffère complètement de celui du singe, même anihromorphe, et que celui de la négresse n'a nullement cet air d'animalilé que lui reprochent Yrolik et ses copistes, ce travail, basé sur des obser- V/)tions, constate et relève une erreur plus grave de ce môme