ARSENIC
ce qui ferait de l'aphthe une acné muqueuse, car on ne le rencontre pas à la partie antérieure de la bouche , où les glandes mucipares font défaut. La solubilité de cet exsudât dans 1 ether semble indiquer que ce moyen est le véritable remède à employer contre cette maladie. (Gaz.hebd., n° 3.)
ARMÉE. Mortalité. Une diminution de 48 pour 100 à l'intérieur et de 8 2 pour 100 en Algérie a été constatée statistiquement de 1 846 à 1 863.
De 19 décès par 1000 hommes à l'intérieur et de 64 en Algérie, à la première date, elle est tombée à 1 0 décès par 1 000 I à l'inlérieur, et à 1 2 en Algérie, à la seconde.
Au nombre des causes de cette amélioration, le ministre place surtout la proportion croissante des réengagés par suite de la loi sur la dotation. Ainsi la proportion des hommes comptant plus de 7 ans de service, qui n'était que de 9 pour 1 00 en 1855, s'élève à 33. La statistique confirme cette proposition.
TEMPX pnoponTiON de service par 1000 hommes
Ayant moins de 1 an de service 11,45
— de l à 3 ans — 1 3,38
— de 3 à 5 ans — 9^30
— de 5 à 7 ans — 7.40
— de 7 îi 14 ans — 6,35
Au-dessus de 14 ans, la moyenne remonte ;i. . . 7,11
Les hommes de 7 à 14 ans de service donnent ainsi lieu à la moindre mortalité, et ceux au-dessus de 1 4 ans de service, bien que comprenant les vétérans , donnent encore do meilleurs résultats que les quatre catégories des sept premières années.
ARRACIIEMEIVT DE L' V\ A^T-BRAS V Luxation.
ARSEIVIC. (Toxîcoiogîc.) Si, aux acides sulfuriqueou chlorhydrique, employés dans la locherche de l'arsenic par l'appareil de Marsh pour faire naître l'hydrogène arsénié ou les taches arsenicales, on substitue l'acide azotique pur ou tout autre acide contenant la moindre proportion de nitre, M. Blondiot a démontré que l'expert s'expose aux plus graves erreurs. 11 se forme en effet, sous l'influence du nitre, un hydrure d'arsenic solide (AS^H), insoluble à froid dans les acides sulfurique ou chlorhydrique élendus ou concentrés, et ne donnant dans l'appareil
AnSENIC.
amuine traœ d'hydrure gazebx. Toiilefoié , celle réaclion na Jieu que si le liquide essayé ne renferme en dissolution ni sub slances organiques qui, presques toutes, s'opposentà la formalion de cet hydrure solide, ni métal étranger, tel que le plomb naî exemple 1 est donc de la plus haute importance dé sW |c. que es l.qmdes suspects, non plus que les réactifs, ne contiennent pas de composés nitreux, car ils présentent ici ce double danger de faire méconnaître larsenic contenu dans les matières suspectes, et délaisser croire qu'elles renferment ce poison, alors pourtant qu'elles en sont dépourvues
En effet si le liquide suspect a été désorganisé par l'acide bulfur.que d une façon assez complète pour que toute la matière organique ait été détruite, mais qu'on n'ait pas entièrement expulse par la chaleur les moindres traces de l'acide azotique par lequel on recommande de traiter le charbon obtenu - si' d autre part, on a alimenté l'appareil avec de l'acide sulfur'iqué et du zinc distilles l'un et l'autre, et par conséquent exempts de métaux étrangers, il arrivera, comme M. Biondlot s'en est assure par l'expérience directe , qu'une partie ou peut-être même la totalité de l'arsenic contenu dans les matières essayées passera à l'état d'hydrure solide, et restera dans l'appareil au lieu de se dégager à l'état d'hydrogène arsénié.
L'erreur inverse pourra aussi se produire, si l'acide sulfurique et le zinc, quoique distillés, contiennent à la fois des traces d arsenic et d'acide azotique. En effet, l'expérimentateur faisant 1 essai a blanc, et ne voyant point d'anneau se former dans le tube de dégagement, puisque l'arsenic passera à l'état d'hydrure solide, en conclura que ses réactifs sont purs. Il introduira alors la liqueur suspecte dans l'appareil, et si par malheur, celle-ci incomplètement carbonisée, contient encore un peu de matière organique, la réaction changera tout à coup sous son influence- ( e qui restait d'arsenic passera à l'état d'hydrure gazeux et produira un anneau qui sera faussement attribué aux matières suspectes. {Union méd. n° 8.)
Le procédé de M. Zenger consiste à transformer l'acide arsénieux cherché en chlorure d'arsenic.
On introduit, à cet effet, dans une cornue, avec dix fois leur poids d'acide chlorhydrique pur, l'estomac et les intestins conyenablement divisés, ainsi que les débris organiques; on ajoute de l'eau en quantité égale à celle de l'acide, et l'on distille presque à siccité. Le produit distillé contenant tout l'arseriic à
AUTHklTË.
rélat de chlorure, est soumis, après addition d'eau, a un courant d'acide sullhydrique entretenu pendant plusieurs heures. On obtient un précipité de sulfure d'arsenic qui doit être recueilli sur un filtre, puis lavé, séché et dissous dans quelques gouttes d'aeide azotique concentré. On fait ensuite évaporer la liqueur acide, on ajoute au résidu encore humide de l'azotate de soude et l'on expose le tout à une température élevée jusqu'à complète fusion. Il se forme ainsi de l'arséniale de soude que l'on fait dissoudre dans l eau , et de cette dissolution on précipite l'acide arsénique à l'état d'arséniate ammoniaco-niagnésien. Pour démontrer d'une manière certaine la présence de l'arsenic 'dans ce précipité, M. Zenger conseille do le mélanger avec dix lois son poids d'azotate de soude sec, d'introduire le mélange dans un tube de verre fermé à une extrémité, et de 2 à 4 millimètres de diamètre. On recouvre ce mélange de 20 à 40 parties d'azotate de soude pur, et l'on effile le tube près de son bout ouvert. On chaulTe alors progressivement d'avant en arrière en commençant par la couche d'azotate de cuivre pur. Ce sel se décompose et remplit le tube d'oxyde de carbone, dont l'action réduclive sur l'acide arsénique s'opère après que le tube a été fermé à sa partie effilée. Cette réduction a lieu à une température peu élevée, sous une pression supérieure à celle de l'atmosphère, et l'arsenic se dépose en formant un anneau très-net, sans la moindre perte, puisque le tube est bcrméliquemenl fermé. Ce procédé, dit l'auteur, ne permet pas de confondre l'arsenic avec l'antimoine, et facilite la recherche de l'arsenic dans la préparation antimoniale. 11 le considère comme plus sensible (lue toutes les méthodes mises jusqu'ici en pratique, y compris l'appareil de Marsh [Duil. de la Soc. chim.)
Deux excellents antidotes, le sesquioxyde de fer et la magnésie, ont été combinés par M. Kraut pour lui servir plus siirement de contro-poison. (,/. depharm. et chim. llirrap.)
L'action élective et dynamique de ce poison sur les organes génitaux, la teinture de Fowler en particulier, paraît produire exceplionnellemenl, par un usage prolongé, 1 anaphrodisie. Voy. ce mot.
AUTHRITE. Contre les arthrites aiguës du genou succédant à la blennorrhagie ou aux suites de couches, M. Trousseau a vu réussir le moyen empirique suivant, alors que les antiphlogisliques restaient sans action :