‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 25 sur 127 · ASTHME · texte numérisé non relu

ASTHME

difiires, etc. , el surloul a la possibilité d altenter plus facilement el plus'sûremenl aux jours des personnes assurées. Le rédacteur de la Gazelle médicale conseille donc aux médecins de s'abslenir el de renoncer absolument à ces sortes de con-

^'^Mais M. Améd. Lalour a parfaitement montré le malfondé de ce conseil. Que les compagnies se tiennent en garde contre les maladies dissimulées ou méconnues, c'est leur droit; mais la suspicion contre les médecins et leur exclusion des avantages des assurances, à cause de leur profession, nese soutiennent par aucune bonne raison, ne se justifient par aucun abus connu. Y a-t-il eu des médecins qui aient fait assurer leur vie, au profit de leur famille, se sachant atteints de quelque maladie incurable et promptemenl mortelle? Ce système, soutenu dans une circonstance importante contre la famille d'un de nos éminents confrères, s'est écroulé devant la justice. En ce qui concerne leurs i)ropres maladies, les médecins conservent l'espérance cl l'illusion comme les autres niidades, el ils n'ont pas davantage le privilège do los prévoir ni de les cacher, même lo cancer. La statistique de leur criminalité de 1 sur iiOOO répond assez de leur probité, el parce qu'il s'en est trouvé jusqu'à trois qui dans le cours do plusieurs siècles aient fait exception, est-ce une raison pour llélrir toute une profession? La surveillanco spéciale dont le médecin est l'objet, est une garantie des actes CQuptibles qu'il peut tenter, comme La l'ommerais en est un frappant exemple. Aussi M. Latour conseille-t-il aux médecins de ne pas courber humblement la tèie en acceptant cet injurieux ostracisme; mais de réagir et de protester énergiquement. Toute autre conduite serait un coupable abandon de l'honneur professionnel. Si les conseils de iM. Guérin venaient à prévaloir appliiiués aux assurances sur la vie, ils le seraient bientôt aux contrais de rente viagère, de telle sorte que le médecin serait bientôt une espèce d'ilote dans la société à qui seraient interdits les actes importants de la vie civile. [Union inéd., n" 60.)

ASTHME. M. N. Gueneau de Mussy en fait une névrose très-souvent héréditaire — 6 fois sur 17 — et liée à différents états diathésiques, tels que l'arthritisme, la scrofule, la tuberculose. Ajoutons qu'il résulte aussi de ces observations, ce que l'auteur ne met pas assez en relief, que dans tous les 17 cas, il existait concurremment une lésion grave du cœur ou

ASTIIMR.

r'./^!'nov.'f ^^è^-P^«"0"cé des arlères. {Arcl.v. de

J^ZT-"' ^ ^^«"vé le plus

2 du quatrième au sixième et 4 du septième au dixième d P Iules avec extrait de belladone et poudre de racine de œt e p^nte ^ centigramme de chaque, iu bien les remplace ' ^ des^ granules d'atropine d'un milligramme '

tére^enihin'p'^r'''"''''"^' ^''^'S ^"f'^'^ées à bouche de sirop de térébenthine ou mieux trois capsules d'essence de térébenthine

6 Le malade est soumis ensuite à l'usage des cigarettes arsenicales les dix derniers jours du mois "

Enfin tous les dix jours, le malade prend le matin à jeun

Jl T^lf 1' ^^'is«ya délayés dans une infusion de

caie. {Bull, delhcr.^ oct. ]

De récents succès, publiés en France, tendent à restaurer 1 emploi néglige, abandonné, oublié de la lobelia inflata contre cette maladie. L'usage en est très-répandu 'en Angleterre en Allemagne, et si populaire dans l'Amérique du Nord, qu'elle y a reçu le nom d'Asthma (herbe sauvage contre l'althme^ oa Indmn tobacco, tabac indien. Elle y croît en abondance et est récoltée aux environs de New-Labanon, d'où elle vient rangée en forme de carrés longs fortement comprimés du poid'; de 2bO a 500 grammes. D'un vert jaunâtre, avec odeur un peu nauséabonde et un goût âcre, ressemblant à celui du tabac elle est lumeedans une pipe comme le font les sauvages de l'Amérique du Nord. Expérimentée en teinture alcoolique, à la dose de 5 a iO gouttes-, par le professeur Barallier (de Toulon) elle a produit une constriction du gosier et de la poitrine, do la céphalalgie avec somnolence, fatigue musculaire, troubles digestifs, phénomènes qu'il rattache à son influence sur le grand sympathique. Il explique ainsi ses efl'ets dans l'aslhme. (Bull, de Ihérap.)

Une espèce de genre Daiura est aussi vanlée par le docteur Mac Veagh (de Dublin) : c'est le Dalura lalula, qui croît trèsabondamment à Malte. On en fume les semences écrasées et I herbe desséchée par parties égales, et il l'a vu ainsi amener une sedation très-prompte chez trois asthmatiques. L'extrait aqueux est aussi employé à la dose de 2 à 7 centigrammes, et 1 alcoolature, de 35 à 100 gouttes. Son action est analogue à

Page 1