ASTHME
celle du sinmonium ; iniiis il est plus anlispayinodique el moins narcolique, el cause rarement la céphalalgie ou celle pénible sécheresse, cette conslriclion du gosier qui sont les effets presque constanls de celui-ci. {Bull, de Ihvrap.)
Pour quelques médecins anglais, Viodure de potassium en est le spécifique. Tout en montrant le peu de fondement de cette prétention, le docteur Salter rapporte trois cas où il en a obtenu de très-bons effets. Dans le premier, il prescrivit 5 grains d'iodure de potassium et "20 gouttes d'esprit aromatique d'ammo- I niaque dans un verre d'eau, trois fois par jour, et bientôt les I accès cessèrent. De même dans le second, où la prouve de l'action du remède devint évidente par la réapparition des accè.-î peu de jours après en avoir interrompu l'usage, et leur cessation dès qu'il fut repris. Deux raisons, d ailleurs, montrent l;i réalité de son action dans ces trois cas : l'existence du mal remontant à six ou sept atis, et sa résistance aux nombreux moyens employés précédemment, aussi bien que l'effet s'en manifestant graduellement après quelques jours d emploi. {Lanccl^ janvier.)
Mais aucun moyen propre à distinguer les cas d'asllime où ce remède convient , à en guider l'emploi, n'a été indiqué jusqu'ici, non plus que pour la lobélie enlléo ni \q daliira kitula substitué au slramonium ; si ce n'est que par suite des ex[>érimenlations de M. HaraiUier, la lobélie, par son action manifeste sur le pneumogastrique, est surtout indiquée contre l'asthme essentiel et l'élément dyspnée. Elle duninuo non-seulement l'intensité des accès; par son usage prolongé, elle en éloigne le retour. On l'a vue réussir contre la dyspnée des tuberculeux el (les autres affections [uilmonaircs chroniques. [Union mcd., n" 29.)
Feuilles 7-iitrces. 'Voulant obvier à l'irritation que provoque l'inhalation du papier nilré, el combiner son action avec celle des feuilles des solanées en particulier, dont l'emploi est si utile contre l'asthme, M. Guyol-Dennecy a imaginé de remplacer celui-là par celles-ci. A cet effet, il salure par imbibilion d'une solution do nitrate de potasse a 1 0 pour 100 des feuilles fraîches de belladone, de nicoliane, de digitale, de molène, de bourrache, de consoudo ou toute autre, pourvu qu'elles soient larges, épaisses, lomenteuses, en plongeant leur pétiole dans la solution saline, el en l'y laissant pendant vingt-quatre heures. Après ce tetnps, le tissu végétal est conqiléicnient imbibé et saturé
ATAXIE LOCOMOTHlCli.
de nitrate de potasse, et ces feuilles, mises à 1 etuve et bien séchées brû eut parfaitement; le parenchyme, âche et .rèsperméable a Fa.r, favorise la combustion de I huile , yrl nie jjm se forme sans que la fumée ait les inconvénients dJla com bustion du pap.er; les malades les plus susceptibles n'en sont pas gênes. (Journ. de méd. de Bord. , sept.)
cief M-:Sarradin. pharma-
cien a compose, sur la demande du professeur Trousseau
Zule?uîvTnî:" P^"^^"^ ^'^P^^^
Acide arsénieux i
Opium ' I " I aa 1 graui.
Phellaiidrium '.*. -i
Jusquiame
Stranionium . \ ^ —
Belladone . . . . j
Benjoin g
Nitrate de potasse *..! '. 20 —
Gomme adragaut ' * " 2 —
Eau q. s.
Pour dix cônes qui, parfaitement séchés à letuve, brûlent sans trop vive déflagration et restent combustibles étani conservés a l'abri de l'humidité. {Bull, de thérap., oct.)
ATAXIE LOCOMOTRICE. Étiologie. L'inconstance bien avérée de la dégénérescence gélatineuse des cordons postérieurs donnée comme la causo locale de celte maladie, fait repousser cette éliologie à M. Duchenne (de Boulogne). D'aulre pari, les phénomènes oculo-pupillaires observés sur l'œil dans la lésion dynamique du sympalhiqiie cervical, l'ont conduit à se demander si des lésions analogues d'autres portions du grand sympathique n'existent pas et n'expliquent pas de même les symptômes observés dans les organes correspondants, comme l'intestin, la vessie et les parties génitales. Dans l'affirmative, la rémittence qui s'ob.serve dans certains cas serait ainsi expliquée, et cette lésion pourrait même être regardée comme la cause productrice de l'altération des cordons postérieurs correspondants, et l'hyperplasie du tissu fondamental n'en serait que la conséquence {Acad. de méd.). C'est aux recherches ultérieures à prononcer.
Dans une description très-complète de cette lésion dont il