‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 46 sur 127 · GOITRE · texte numérisé non relu

GOITRE

que l'on cherche en vain depuis si longtemps dans la composition de l'air atmosphérique et dans la constitution chimique des eaux potables? N'y aurait-il pas enfin, dans la misère, dans de mauvaises conditions iiygiéniques et surtout dans l'hérédilé, des éléments étiologiques propres à soulever un coin du voile qui nous cache la vérité.

Du goUre et du crélinisme endémiques , par le docteur J.-A. Chabrand, in-8° de 92 pages. ExpOï^ition d'une nouvelle théorie élioiogique consistant dans les troubles de la circulation et de la respiration, et réagissant secondairement sur la nutrition imparfaite et vicieuse de l'encéphale.

Traitement. — Pois iodés. Dans un goitre très-volumineux, cinq cautères ouverts sur la tumeur ont été pansés avec ces pois (Voy. Iode). Après un mois de ce traitement, le malade a pu quitter l'hôpital dans les meilleures conditions que l'on puisse désirer. (Soc. méd. du Haut-Rhin.)

Goitre exophthaimique. A l'appui de la nature névro-vasculaire de cette singulière maladie, M. Trousseau a rencontré, à l'autopsie d'une femme qui en était atteinte et qui a succombé subitement à une apoplexie cérébrale, une hypérémie notable de la partie supérieure du grand sympathique avec altération de texture, ou plutôt dégénérescence graisseuse des ganglions, conformément aux expériences de MM. CI. Bernard et Schiff.

Le savant clinicien a d'ailleurs constaté un nouveau symptôme : c'est la tache cérébrale ou méningiliqiie, c'est-à-dire une tache rouge qui apparaît si l'on irrite légèrement l'épiderme, et qui persiste près d'une minute ensuite.

La guérison obtenue à l'aide de l'hydrothérapie prouve aussi la nature nerveuse de cette maladie, et les bons effets de l'iode sur le goitre montrent également qu'il faut en combiner l'emploi avec les applications externes de l'eau froide plutôt qu'avec la digitale et les ferrugineux. [Journ. de méd. et de cliir. prat.)

Un nouveau symptôme initial, caractéristique et pathognomonique de cette maladie, observé et signalé par M. de Graefe, vient encore à l'appui de celte étiologie : c'est la suspension de la connexité sympailiique, normalement établie ( ntre la rotation verticale du plan visuel elle mouvement d'élévation et d'abaissement de la paupière supérieure. Qu'à l'état normal, on commande, en effet, au regard de se porter alter- ' nativement, soit en haut, soit en bas, et l'on verra la pau-

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