GOITRE
pière suivre ce mouvement, et s'élever ou s'abaisser en proportion cle l'élendue de la rotation de l'œil. Chez l exophtlialinique cardio-thyroïilien, au contraire, la paupière reste immobile • ou se meut à peine, surtout dans le mouvement rolatoire du globe vers le bas. El ce synipiôme, loin de dépendre de l'exophthalmie seule, ne s'observe même pas dans le cas de propulsion extrême de l'œil due à quelque cause mécanique, comme une tumeur intra-orbilaire, tandis qu'il est constant dans la protnision oculaire propre à la maladie de Basedow, dont il marque les premières origines et les plus umperceplibles nuances. Enfin, sa dis()arition dans le cours de la maladie, alors que la prolrusion de l'œil persiste, décide la question. Ainsi, M. de Grsefo en a observé la cessation soudaine, à la suite d'une injection morphinée, quoique la mensuration la plus scrupuleuse ne constatât pas la moindre réduclion oculaire. 11 est donc évident qu'en pareil cas l'immobilité relative de la paupière supérieure dépend d'un trouble affectant l'innervation de la musculature palpébrale.
Or, on sait que, dès Tannée 1855, M. Remak a démontre par la voie expérimentale, et M. Millier ensuite, la connexite de la portion cervicale du grand sympathique avec la motihie de la paupière supérieure, dont on provoque l'élévation en excitant ce nerf. M. Reissner signala aussi laprésence de cellules ganglionnaires au milieu des fibres du muscle abducteur de l'œil. Il est donc ainsi de plus en plus probable que le chaînon intermédiaire, rattachant les trois lésions symptomaliques de la maladie de Basedow est formé par la portion cervicale du grand sympathique. La découverte toute récente de M. de Bezold, montrant l'action accélératrice de ce cordon ganglionnaire sur les mouvements cardiaques et les essais thérapeutiques de M Remak qui, en soumettant, dans des cas de spasme du cœur, la portion cervicale du grand sympathique a 1 m- (luence du courant continu, a confirmé ce mode d'innervation et changé à peu près cette hypothèse en une réalité, ,
Quant au symptôme d'aiaxie musculaire oculo-palpébrale en lui-même, il est d'autant plus nécessaire d'en lemr compte, qu'il est d'une valeur palhognomonique pour la Qiagnose ae l'affection dont il s'agit, qu'il peut donc servir à en reconnaître la phase initiale, et qu'à Texemplo de beaucoup d autres maladies, celle de Basedow est plus accessible au traitement près de son déhnt, que dans les périodes ultérieures de son aeve-