‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 48 sur 127 · GOUTTE · texte numérisé non relu

GOUTTE

loppemenl. La sémiologie initiale de l'exophtbalmie cardiolliyroïdienne se composera dès lors de deux symplômes : de l'alaxie oculo-palpébrale et d'une accélération des mouvc-menis du cœur, indépendantes d allérations valvulaires et d hypertrophie. ^ ,

En présence de ces faits qui tendent a prêter le caractère d'unenévrose ganglioiinaireà l'excphlhalmiecardio-thyroidienne et à en localiser le siège dans le centre cervical du grand sympathique, et en tenant compte aussi de l efîel incertain de toutes les méthodes lliérapeuiiques employées jusqu'à ce jour pour la comballre, ne sera -t- on pas aulorisé à lui opposer a l'avenir la puissance de la pile à courant continu ? Cet essai est d'aulanl plus permis que le goitre exophthalmique, abandonné à luimême ou traité par les moyens usités, ne conduit que trop souvent ses victimes à la tombe et les expose dans des cas moins graves à des affections organiques du cœur. Grâce aux recherches do M, de Grœfe, le praticien pouvant désormais reconnaître celle maladie dès son début par l'alaxie oculo-palpébrale, jointe à l'accélération insolite et autrement inexplicable du pouls, il sera encouragé à entrer dans cette voie par l'innocuité eiilière du courant continu convenablement dosé et employé avec savoir-faire, et la possibilité de lui adjoindre n'importe quelle autre méthode do traitement, surtout l'usage du quinquina associé au fer, médication qui, de toutes celles opposées jusqu'ici à la maladie de Basedow, compte les succès les plus nombreux. [Union méd., n" 84.)

GOUTTE. Des concrétions du genou d'un goutteux, tapissant toute la face articulaire de la rotule à laquelle elles adhéraient intimement, formant au centre des filaments réunis en groupes rayonnés, plus épais dans les parties concaves, et s'épanouissant sur les bords en couches à peu près uniformes, (iffrant au microscope l'aspect de petites masses blanches, en faisceaux radiés, et à la lumière réfléchie quelques cristaux terminés en biseau sur les bords, placés par M. Hardy sur un dialyseur avec de l'eau à 40 degrés, ont passé en partie et laissé un dépôt insoluble des matières organisées auxquelles elles adhéraient. On peut les dissoudre également en les traitant par l'eau bouillante.

La dissolution contient des traces de chlorure, de l'acide urique, de la soude et de la magnésie. Une évaporation ména-

GRANULITE.

gée en sépare les sels. L'acide uriqiie combiné aux bases se dépo!^e en masses blanches, mamelonnées, à texture cristalline. On le reconnaît en le chauffant avec quelques gouttes d"acide nilrique, et en évaporant à sec. Il se manifeste une coloration rouge due à l'alloxane modifiée et qui, traitée par l'ammoniaque, donne lieu à une couleur rouge intense en se transformant en isoalloxanate d'ammoniaque.

On détermine la présence des bases en calcinant dans une capsule de platine; il reste un résidu blanc alcalin qui a donné les réactions caractéristiques de la soude et celles de traces de magnésie.

La dialyse (voy. ce mot) et l'analyse chimique démontrent ainsi que ces concrétions de nature goutteuse ne sont formées ni par l'acide urique libre ni par l'urale de chaux, mais doivent leur origine à des dépôts d'urates alcalins mêlés à une faible proportion d'urate de magnésie.

Contribiiiions à l'élude des altérations anatomiques de la goutte, et spécialement du rein et des articulations chez les goutteux, par MM. Charcot et V. Cornil. In-8° de 29 pages, avec une planche gravée.

Goutte atoniquc. Chez une malade en proie depuis deux mois à des attaques de goutte au pied droit sans qu'aucun des moyens mis en usage les aient amendées, le docteur A. Martin a obtenu un succès immédiat de l'emploi de dix, vingt et trente bols par jour, de 20 centigrammes chacun, avec : braise ordinaire pulvérisée et miel, parties égales. Des cataplasmes de braise en poudre délayée dans l'eau froide étaient concurremment appliqués sur les parties douloureuses, et huit jours après, la malade se levait et marchait sans canne. [Rev. de thér., n° 19.)

Ce moyen un peu oublié mérite donc d'être expérimenté de nouveau en pareil cas.

GRANULITE. M. Empis, médecin de l'hôpital de la Pitié, comprend sous ce titre la phtlii^ie galopante, la fièvre cérébrale, méningite, granuleuse ou granulations tuberculeuses, etc. , qu'il considère comme les manifestations d'un état diathésique inflammatoire unique, spécifique, dont la granulation est le produit au lieu d en être la cause, comme on l'admet généralement. L'observation rigoureuse des faits prouve que l'inflammation

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