‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 69 sur 127 · MALADIE · texte numérisé non relu

MALADIE

fique et la reproduira plus lard à l'inrini, si l'on veut, se forme entre 1 action de ces causes et la productian de l'effet par un travail organique spécial, une combinaison particulière spécifique des liquides, un inconnu, en un mot. (AcaJ. de méiL, août.)

C'est là une hypothèse purement gratuite, une explication toute théorique d'esprits distingués, inventée comme à plaisir pour se donner raison. Ne vaut-il pas mieux s'en tenir au fait brut plutôt que de l'interpréter aussi facilement à sa guise?

M. Magne explique plus scientifiquement l'action de ces causes générales, en montrant qu'elles se réduisent toujours en une disproportion entre l'activité des phénomènes respiratoires et la quantité de principes combustibles contenus dans la nourriture. Il y a insuffisance de ces principes dans un cas, parce que la respiration accélérée par l'exercice ou par la souffrance use de trop fortes quantités de carbone ou d'hydrogène, et dans les autres, parce que les aliments distribués ne donnent pas de quoi les remplacer en suffisante quantité.

L'insuffisance de principes combustibles dans la nourriture serait donc la cause de la morve, et il suffirait pour la prévenir de fournir aux animaux dont la respiration est accélérée un bon foin ordinaire, l'avoine et le maïs qui contiennent de fortes quan • lités de corps hydrocarbonés, plutôt que le trèfle et la luzerne, l'orge, le seigle, les féveroles et le blé, qui contiennent surtout des principes azolés. Il serait ainsi inutile d'admettre une prédisposition spéciale antérieure à l'action des causes générales, comme l'a formulé M. Guérin. Ce qui le prouve, c'est qu'il suffit de déplacer un troupeau où sévit le sang de rate pour voir la maladie cesser. Supposer que la production des virus précède le développement des maladies contagieuses auxquelles ils appartiennent, c'est compliquer sans motif l'histoire pathogénique de ces affections; c'est les compliquer sans utilité, car la naissance directe d'un germe n'est pas plus facile à comprendre que celle d'une altération pathologique du sang ou d'un organe. {Acad. de méd.^ août.)

Maladies ncrvcnscs. De la mélancolie, par M. le docteur Duvivier, inspecteur des manufactures du département de Ja Seine. 1 vol. in-18 de 256 pages.

Lectures on Epilepsij, Pain, Paralysis, and cerlain ollier Disorders of ihe Nervous System (Leçons sur l'épilepsie, la

MAUIAGE.

douleur, la paralysie cl divers autres désordres du système ticrvoux), faites au Collège des médecins de Londres, par Ch. Uadcliffe, médecin do l'iiôpitiil Westminster, etc. In-8".

New Observations upon the Structure and Formation of Certain Nervous Centres (Nouvelles observations sur la structure et la formation de quelques centres nerveux), tendant à prouver que les cellules et les fibres de chaque appareil nerveux forment un cercle continu, par Lionel Beale, avec 47 gravures.

Clinical Observations on Functional Nervous Disorders (Observations cliniques sur les désordres fonctionnels du système nerveux), par Handlïeld Jones, médecin de l'hôpital Sainte-Marie.

Itlaladics des femmes. Diagnostic et traitement des maladies des femmes, comprenant le diagnostic de la grossesse. Leçons faites à l'hôpital Sainte-Marie de Londres, par M. Graily Hewitt. 628 pages in-8».

Maladies des [emmes, par le docteur Fleetwood Churchill. In-S" de 937 pages, 5' édition revue et augmentée. Londres et Dublin.

La femme au point de vue pinjsiologique, pathologique et moral, par le docteur Herczeghy. 460 pages in-S''.

Maladies des femmes, par le docteur West, examinateur d'obstétrique à l'Université de Londres. 3'' édition revue el augmentée. In-8°.

Maladies des enfants. Sémioiique des maladies de l'enfance, par Henri Roger, médecin de l'hôpital des Enfants malades, etc. 1 vol. in-8°.

Extrait des leçons publiées dans ['Union médicale en 1863.

MAIVIE. Manie puerpérale. M. Scott Donkin en distingue deux espèces bien tranchées. La première, qu'il rattache à l'albuminurie, est la plus grave, la plus rapide, la plus mortelle (Voy. Albuminubie). La seconde n'a pas des phénomènes généraux aussi accentués. Le pouls est de fréquence normale, sinon légèrement accéléré. La vie n'est pas compromise, mais le désordre des facultés mentales est généralement plus ou moins chronique et persiste trop souvent d'une manière définitive.

iVIARIAGE. Geschichte, natur und Gesundiieit Slehre der

MÉDECINE

EheUchen Leben (Histoire physiologique et hygiène du mariage), parle docleiir Ed. Reich. 1 vol. in-8"de S67 p. Casse!.

Eludes slatisliques au point de vue de l'influence de l'âge, du sexe et de la consanguinité des conjoints sur leur progéniture.

MÉDECIiXE. Contributions la Pi'aclical medicine (Mémoires de médecine pratique), par Begbie, président du Collège royal des médecins et médecin ordinaire de la reine, en Ecosse, etc.

Sujets principaux : Rapport du rhumatisme et de la chorée} connexion de l'érythèmo noueux avec la diathèse rhumatismale ; l'anémie et ses conséquences; du goître exophthalmique ; dyspepsie et désordres nerveux en rapport avec la diathèse oxalique ; dégénération graisseuse du cœur ; érysipèle; diphthérite; effets physiologiques et thérapeutiques de l'arsenic, etc.

Etudes cliniques de médecine mililaire, par M. L. Collin, médecin-major de 1" classe. In-S" de 304 pages.

niédeciuo légale. Simulation d'homicide. Le domestique Roux, après onze heures de disparition, est trouvé dans la cave étendu sur un tas de charbon, les pieds liés, les mains attachées derrière le dos, ayant une corde enroulée quatre, six ou dix fois autour du cou et non nouée, avec respiration stertoreuse, écume légèrement sanguinolente, face blême, pouls à peine appréciable, insensibilité des paupières et du globe de l'œil. Mais sitôt après l'enlèvement des liens, le retour de la respiration, de la circulation et de la sensibilité a lieu ; du mutisme seul persiste. Il accuse aussitôt son maître Armand d'avoir été l'auteur de cette tentative en l'assommant par un coup porté a l'improviste sur la nuque et le privant ainsi de connaissance. Mais on ne trouve pas de traces caractéristiques de ce coup. On ne trouve qu'une légère écorchure et des sugillations superficielles et toutes fraîches sur le trajet des liens, sans nulle ecchymose; pas même de tuméfaction aux membres. Se basant sur ces constatations et ces témoignages, M. Tardieu a montré, contradictoirement avec d'autres experts, que la commotion est inadmissible, non-seulement par l'absence de traces du coup porté, mais par l'espèce d'évanouissement lucide dans lequel Roux prétend s'être trouvé au point de percevoir tous les mouvements de son assassin. Les symptômes décrits sont bien ceux d'une

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