‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 70 sur 127 · MÉDI'XINI · texte numérisé non relu

MÉDI'XINI

aspljyxio coinineiiranto qui ne pouvait remonler qu'à Irès-peu d'insîanls el produite par la sirangulalion. Celle-ci ne pouvait remonter à onze heures, ni dix, ni môme deux. De là la question de savoir si elle était suicide ou homicide. Or, les tours multipliés, l'absence de nœud, de désordres et de lésions | externes, à peu près constants, très-apparents, lrè.s-étendus, très-profonds et tout à fait caractéristiques dans le cas de meurtre accompli ou tenté par strangulation, en montre suffisamment le caractère.

On comprend, en effet, qu'un assassin, au lieu de compliquer son œuvre meurtrière en contournant la corde quatre, cinq, six, dix fois autour du cou, se conlento d'une constriction directe et violente qui assure le plus tôt possible le résultat homicide qu'il poursuit, et dans ce cas, il fait un nœud pour le rendre plus certain. Son absence ne s'explique que par une constriction si forte, que la strangulation étant opérée d'un seul coup, l'assassin n'ait pas jugé nécessaire d'aesujetlir le lien, et dans ce cas on en retrouve des traces qui font défaut ici. On s'explique parfaitement, au contraire, qu'en s'enroulant lui-même celte corde J de plusieurs tours modérément serrés autour du cou pour mieux ii simuler le meurtre, et en s'attachant les bras ensuite derrière le' I dos, qui n'est qu'affaire d'adresse, comme cela se voit communé-- i ment à la Morgue chez les suicidés, noyés ou autres, cet homme? M ait été victime de sa propre simulation , après un certaini i temps, par un effet qu'il ignorait, le gonflement des chairs, quii i s'opérant insensiblement, comme par l'action de la ligature pour: i la saignée, celle de la cravate, de la jarretière, de l'anneau,, i ait amené l'asphyxie commençante et tous les symptômes obser-- i vés. Un chien au cou duquel on passe une corde fixée par un . I nœud coulant sans la serrer et dont on laisse l'extrémité flot-- I tante, meurt au bout d'une heure, tandis que si une tentative? i criminelle de ce genre s'opère à l'improviste sur un individu; i incapable de résister, ce qui eût été bien le cas ici, la strangu-- i lation reste l'un des genres de mort violente les plus promptSî i et les plus terribles, foutes les données de la science se réunis— i sent ainsi pour montrer une simulation criminelle; le jury aa adopté cette doctrine en acquittant le prévenu. [Annales de luéd.. i légale.)

Relation médico-légale de l'affaire Armand [àe Montpellier). ■ Tentative de simulation homicide (commotion cérébrale et stran— i gulation), par Ambroise Tardieu, doyen et professeur de mé-- ^

MÉDECINE

decine légale de la Facidlé de médecine de Paris, avec les adhésions de MM. les professeurs G. lourdes (de Strasbourg), Rouget (de Montpellier), Gromier (de Lyon), Sirus Pirondi (de Marseille], et Jacquemet, agrégé de Montpellier. In-S" de 84 pages.

Mort subite. Distinction de la mort par asphyxie de la mort par syncope. Voy. Mort.

Epreuve judiciaire par l'anesthésie. Voulant savoir si des malades chloroformisés recouvreraient assez vile i'empire de leur volonté pour l'exercer au moment de leur réveil, le professeur Sédillot (de Strasbourg) en a prévenu plusieurs, aussi habiles que capables, de l'expérience qu'il tenterait sur eux, et d'essayer de ne pas répondre à ses demandes en recouvrant la parole. L'expérience, répétée plusieurs fois, n'a jamais réussi. Tous répondaient en avouant ensuite n'avoir pu faire autrement par défaut de mémoire et de volonté. [Gaz. mèd. de Strasbourg, août.)

Ce serait donc là une épreuve à appliquer dans la mutité simulée aussi bien que dans beaucoup d'autres cas ressortissant de la médecine légale, pour obtenir un aveu, un secret, par exemple. Seulement il faudrait employer de préférence l'éther, qui est expansif, joyeux, indiscret et bavard, au chloroforme, qui est triste, morose et silencieux.

Viabilité du fœtus. Voy. Fœtus.

Médecine des pauvres [Organisation de la). Un projet de M. Frary, publié en 1863, prenait pour base l'institution de médecins cantonaux, ce titre étant donné indistinctement à tous les médecins de la localité. Un autre, de M. Chevandier, laissant aussi au malade la faculté de choisir son médecin, faisait une règle à celui-ci de diminuer dans ce cas ses honoraires de moitié; ses visites comme les médicaments et toutes les observations nécessaires devant être enregistrés sur une feuille déposée à cet effet chez le malade, vérifiée par un conseiller municipal et soldée à la fin de chaque année par l'imposition de centimes médicaux sur la commune et au besoin du déparlement. M. Chiara montre le danger pour les malades et l'inconvenance pour les médecins chargés ainsi du service des pauvres, de les assujettir par un litre officiel aux autorités communales, qui les mettraient sous leur dépendance, enchaînant

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