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lieu avec le crochet après la craniotomic. Le placenta était inséré au-dessus du rétrécissement.
Dix-huit mois après, le docteur Thompson constata le môme état chez cette femme à terme d'une seconde grossesse. Les douleurs duraient depuis douze heures; mais l'obstacle fut, cette fois, insurmontable, et, malgré l'aide d'un accoucheur consultant, cette femme succomba sans être délivrée, ni sans que la cause de la mort fût éclaircie.
Le même fait a aussi été observé par le docteur Adams , appelé en consultation près d'une primipare de 30 ans, trèsbien conformée et qui souffrait depuis plus de 12 heures sans aucun résultat , malgré la quinine. Dilatation complète du col avec la tête en occipito-cotyloïdienne gauche, arrêtée, fixée au-dessus et en arrière de la symphyse. Le bassin étant normal, le forceps fut appliqué pendant l'éthérisation, mais sans que les efforts des deux accoucheurs pussent faire descendre la tête. La version fut tentée, et c'est alors que la main rencontra le cou du fœtus serré dniis une constriction circulaire, ferme et résistante, qu'elle ne put franchir qu'après des efforts répétés. Un pied fut saisi et amené au dehors, puis l'autre, mais sans que les tractions aidées de la pression externe sur la tête aient pu vaincre la résistance du rétrécissement. Le crâne fut perforé ; mais le relâchement de l'utérus, qui s'opéra soudainement, était le signe de la mort de cette femme, qui ne put ainsi être délivrée.
L'autopsie, faite quelques heures après, montra une large rupture de l'utérus située au point où la tête avait été repoussée. Le fœtus l'avait franchi et se trouva dans la cavité abdominale. Aucune mention n'est faite de l'obstacle qui avait provoqué ce malheur.
Voilà donc 7 accouchements qui ont été entravés par un obstacle identique en apparence et qui, constaté primitivement chez 4 femmes primipares, a déterminé leur mort et celle de 5 enfants. Inconnue dans son essence, cette cause n'a été précisée, vérifiée ni démontrée anatomiquement dans aucun cas. Ces faits, il est vrai , ont été observés en ville et séparément à de grandes distances et ne sont réunis ici que pour les besoins de la science et de la discussion. La cause en reste donc incertaine et sujette à contestation. Est-ce là une malformation organique congénitale, persis-
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tante, comme sa répétition constatée à la même place, dans deux et trois accouchements successifs, par MM. Arnold et Thompson, tend a le faire admettre? La dépression linéaire en résultant sur la paroi abdominale externe, constatée par M. Thompson , pendant, les contractions qui doivent en augmenter la tension, la saillie et la rigidité, vient encore a l'appui de cette opinion, aussi bien que l'issue fatale d'un second et troisième accouchement, alors que les premiers avaient pu s'effectuer heureusement.
Cette malformation d'un utérus en bissac ou sablier est d'autant plus admissible que, suivant les recherches de Huguier, l'union du corps avec le col de l'utérus, pendant la vie intra-utérine , est marquée par un étranglement trèsappréciable sur les côtés et un amincissement très-sensible aussi d'arrière en avant. Qu'un arrêt de développement ait lieu dans ces conditions, et un utérus en sablier peut trèsbien en résulter dont la forme bifide sera surtout rendue appréciable pendant les contractions.
Après son observation personnelle du premier fait , M. Hosmer croit, au contraire, à une simple contracture anormale provoquée par l'accouchement et disparaissant avec lui. Il invoque à cet égard le témoignage du docteur Thompson, qui, examinant préventivement la petite servante allemande au septième mois de sa seconde grossesse , ne constata rien d'anormal. Mais comment constater un rétrécissement membraneux situé au-dessus du col, à sept mois, et lorsque l'utérus n'est pas en contraction ? La répétition de l'obstacle à la même place pendant l'accouchement, deux mois après, et qui fut fatal, démontre, bien plus ostensiblement, qu'il n'avait pas cessé d'exister.
L'auteur rappelle aussi, en faveur d'une simple contraction tonique circulaire des fibres utérines, trois cas analogues relatés par G. Elliot dans sa clinique obstétricale, où il constata comme une crampe tétanique irrégulière de certaines fibres utérines. Deux de ces femmes n'étaient pas primipares et n'avaient eu aucune difficulté ni retard clans leurs précédents accouchements. Aucune ne succomba, mais les trois enfants furent perdus. Il n'y a donc là rien de concluant pour le cas actuel.
Enfin il trojwe-Pexplication de cette contraction utérine dans les- recherches anatomiques récentes du docteur