‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 5)Chapitre 50 sur 117 · ICTÈRE · texte numérisé non relu

ICTÈRE

en abondance, jusqu'à ce que le rétablissement de la respiration calme tout cet appareil effrayant. Enfin la résolution musculaire s'ensuit, et, après quatre à cinq minutes, l'accès est terminé, soit une minute à peine pour les deux premières pbases.

Cette ébauche du tableau mérite à peine d'être terminée, car il varie suivant les malades et même les accès. Rarement deux se ressemblent absolument. Tout est mêlé, changé, modifié ; les grandes lignes seules subsistent, comme le montrent les tracés sphygmographiques de cette période, la plus grave de toutes.

Période des contorsions et des grands mouvements. Elle commence après le moment de calme qui suit le stertor. Des attitudes bizarres, comme l'arc de cercle, persistent pendant plusieurs minutes avec oscillations rapides et étendues de toute la moitié supérieure du corps sur l'autre ou d'un membre seul.

Période des attitudes passionnelles. Ainsi nommée, parce que les gestes et les poses expriment les hallucinations gaies ou tristes auxquelles la malade est en proie. Sa mimique expressive et les paroles qui lui échappent peuvent ainsi mettre l'observateur au courant des scènes qui se passent dans son esprit.

Période terminale. C'est le moment où la malade reprend connaissance, reconnaît les personnes, tout en persistant à divaguer sur l'objet de ses hallucinations et de son délire.

Le meilleur moyen de distinguer ces attaques de l'épilepsie, c'est d'appliquer la main sur la région ovarienne et de la comprimer. Aussitôt l'accès s'arrête, le muscle se relâche, et la connaissance revient immédiatement. Un courant électrique interverti produit le même effet, et la malade se réveille comme étonnée. Il n'est plus possible de confondre ainsi l'hystéro-épilepsie avec l'épilepsie vraie. (Rev. mensuelle, septembre.)

ICTÈRE. Il est souvent si peu prononcé que l'examen de l'urine est indispensable pour le diagnostic et l'institution

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