‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 5)Chapitre 52 sur 117 · INJECTIONS · texte numérisé non relu

INJECTIONS

elles seraient indiquées et efficaces, d'après le docteur H. Huchard, toutes les fois que le cerveau est anémié, soit par diminution de la masse du sang par hémorr bague, consomption, anémie, lièvre typhoïde ou autre maladie longue, soit par obstacle à la circulation locale, comme dans certaines affections organiques du cœur et surtout celles de l'aorte, insuffisance ou rétrécissements en particulier. Bien appliquées, elles dissipent rapidement les vertiges, les lipothymies, les syncopes, la dyspnée de cause centrale par l'action congestionnante de l'opium sur le cerveau. Un homme, arrivé au dernier degré d'une insuffisance aortique et presque mourant, éprouvait une amélioration très-sensible à chaque injection de deux centigrammes de morphine. La face pâle s'animait, la respiration se calmait, et les contractions cardiaques devenaient plus fortes et régulières. Sa vie fut ainsi prolongée pendant trois mois.

Action eupnéique. La dyspnée d'origine nerveuse par ischémie encéphalique ou bulbaire, et les autres accidents résultant des troubles du pneumo-gastrique, en sont également justiciables. Tels sont les phénomènes gastriques et dyspnéiques des phthisiques combattus efficacement par ces injections qui agissent plus rapidement que la morphine ou l'opium administrés à l'intérieur. On peut ainsi adoucir les souffrances, les angoisses de la fin et prolonger dans le calme , pendant des jours et des semaines, la vie des malades. (Journ. de thérap., 1877.)

Et telle est la propension du médecin à étendre les applications d'un remède, comme d'un pansement, d'un instrument ou d'un procédé, dès qu'il en a constaté les avantages et qu'il y a attaché son nom ou plutôt dont il a l'habitude, que M. Huchard a fait des injections hypodermiques morphinées presque un spécifique de l'asthme essentiel, à l'égal de l'iodure d'éthyle. Et cependant le professeur Sée avait dit, en vantant de nouveau celui-ci, que l'opium, en diminuant les sécrétions bronchiques, en empêchant le ramollissement de l'exsudat et finalement son expulsion, n'était pas parfaitement indiqué.

Ce qui n'empêche pas M. Huchard de montrer, par des farts authentiques, que les injections morphinées calment presque instantanément les plus violents accès d'asthme

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