‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 5)Chapitre 57 sur 117 · LIGATURES · texte numérisé non relu

LIGATURES

progressive nutrition morbide, comme dans le cancer, mais attaquant le tissu lymphatique en particulier. Ce serait une maladie constitutionnelle, d'un développement local, désignée en France sous le nom de diathèse lymphogène.

Mais la tendance à tout spécialiser est si forte en Angleterre que le docteur Goodhart, concluant de cette discussion qu'il était préférable de généraliser en recherchant les points de contact des différentes formes de leucocythémie, a été repris de sa témérité par sir W. Gull, disant que le but de la pathologie était d'individualiser et de différencier et non de généraliser.

LIGATURES. Fils de baleine et de magnésium. Au catgut, qui pouvait paraître le suprême du genre pour les ligatures perdues et le dernier perfectionnement, surtout étant phéniqué, voici deux fils pour un qui arrivent simultanément de l'étranger pour le remplacer. Le premier est formé d'une substance nouvelle : le tendon de baleine, qu'un médecin japonais, le docteur Ischiguro, a réussi à réduire en fils. Us possèdent, suivant le docteur Baels, tous les avantages du catgut, sans les inconvénients de préparation de conservation et de cherté surtout. Ils se conservent et s'appliquent aussi facilement que les fils de soie et sont plus simples, plus flexibles et solides que le catgut. Mais leur résorption étant plus rapide et plus complète, on se demande s'ils n'offrent pas le même danger des hémorrhagies consécutives pour les grosses artères. Les expériences faites en Allemagne répondront probablement à cette question [Arch. méd. belges, juillet.)

Le fil de magnésium, d'après le docteur Huse, préviendrait absolument ce danger, car il ne s'altère ni ne se casse et est d'une ductilité à toute épreuve. Et, comme le magnésium brûle ne donne que de la magnésie pure et simple, il n'y a pas à craindre que son contact ou son absorption produise^ 1 inflammation ou la septicémie des tissus. Il les préviendrait plutôt. Or, son oxydation s'cffectuant sûrement sous 1 influence de l'humidité et de la chaleur animale, et son absorption étant très-lente, suivant sa grosseur, il semble devoir réaliser, bien mieux que tous les autres, le cito, tuto et jucunde. Appliqué une fois sur l'artère radiale et dans

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deux cas de vuricocèle, il a tenu toutes ces promesses. C'est donc à tenter. (Chicago mcd. journal, août.)

LITIIOTRITIE. La préférence à accorder à cette opération toutes les fois que le volume de la pierre en permet l'exécution chez l'adulte, ressort avec évidence de la statistique suivante, présentée par sir H. Thompson comme le résultat général de sa pratique spéciale à Londres durant les vingt dernières années. Sur 500 calculs extraits chez 420 hommes au-dessus de vingt ans, la grande majorité en ayant de 50 à 70, et 40 à 50 ayant été opérés deux et trois fois 32 décès sont seulement résultés de 422 cas de hthotritie, tandis qu'il y en a eu 29 sur 78 tailles. La différence est donc de 1 mort sur 13 opérés à 1 sur 2 3/4. Outre que cette statistique est la plus considérable fournie jusqu ici par un seul spécialiste, elle donne des résultats plus iavorables que celles des autres chirurgiens réunis : 61 deces sur 500 opérations. 422 cas semblables collectés dans la pratique des plus grands chirurgiens anglais : Cheseldeu, Martineau, Brodie et Fergusson, ont donné 69 décès, soit 1 sur 6 1/2 opérés, au lieu de 8 1/2 seulement. Ce résultat est donc une démonstration de l'avantage des spécialités, c'est-à-dire de la division du travail, et de la supériorité de la lithotritie sur la lithotomie.

En effet en réunissant aux 422 lithotnties de M. Thompson 470 autres cas des statistiques particulières de Brodie, Fertusson, Liston, Keith et Cadge, on a un total de 892 avec 74 décès, en joignant même à ceux-ci les 3 morts de maladies du cœur retranchés par M. Thompson. La proportion moyenne de 1 décès sur 12 lithotnties, ou 8 pour 100 est ainsi fixée par M. Cadge, de Norwich, comme la mortalité de cette opération d'après la pratique anglaise.

Celle de la taille, au contraire, a été évaluée à 20 pour 100, ou 1 décès sur 5 opérés adultes, par M. Thompson. En collectant, dans les tableaux de Crosse, les cas de taille j pratkruée à l'hôpital de Norwich avant l'introduction de la hthotrle sur des calculeux au-dessus de 50 ans, comme les moitiés de M. Thompson, M. Cadge J teouvô une mortalité de 31 pour 100, ou un décès sur 3 1/2 opères Lue est bfen mdndi'e aujourd'hui dans cet hôpital. ^ 220 ca c leux opérés par lui, 134 ont subi la taille, - 104 adultes et

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