‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 5)Chapitre 67 sur 117 · NÉPHRITE · texte numérisé non relu

NÉPHRITE

Yandeil Lunsford, l'un des médecins les plus renommés du Kcnlucky et de l'ouest des Etats-Unis, est mort à Louisville, le 4 février, dans sa 73e année. Fondateur de l'Université do cette ville avec Cooke et Drake, il occupa, pendant un demi-siècle environ, la première position du pays. Sa maison était ouverte aux médecins nationaux et étrangers. Lyell, Verneuil, Rocmer furent ses hôtes. Toutes les sciences lui étaient familières, et il dirigea ainsi le Western médical journal. Il fut à la fois professeur de médecine pratique et pasteur d'une congrégation religieuse à Memphis. Il avait la plus belle collection géologique du Kentucky. Élu doyen du Collège des médecins et chirurgiens de Louisville en 1872, il était encore président de la Société de médecine locale, lorsqu'il succomba à une pneumonie. On peut juger par là de son mérite et de sa distinction.

NÉPHRITE . Hypertrophie concentrique du ventricule gauche. L'étiologie de cette lésion dans la néphrite interstitielle ne cesse d'occuper contradictoirement les pathologistes. Malgré l'autorité de Bright et de Traube, les observations cliniques si concluantes de M. Ollivier en 1865 et celles de la thèse de M. Castellanos en 1868, de plus jeunes observateurs ont vu, par son absence dans les néphrites parenchymateuse et tuberculeuse, une preuve qu'elle n'est pas due à la tension artérielle résultant de la destruction ou de l'imperméabilité du rein malade. M. Rendu oppose ainsi un cas d'hydronéphrose double avec sclérose rénale sans hypertrophie cardiaque pour contredire cette étiologie. L'atrophie congénitale des reins lui semble également concluante. Et cependant, si la circulation s'est établie dans ces conditions, pourquoi en aurait-elle éprouvé une influence morbide plus tard ?

Le docteur Hanot est moins absolu. Ayant observé deux cas d'hypertrophie concentrique du ventricule gauche, sans lésion valvulaire dans la néphrite, interstitielle, dont nous avons signalé le premier l'année dernière, il se rallie aussitôt à l'opinion de Johnson, qui attribue à l'hypertrophie de la membrane musculeuse des artères, observée par lui, le rôle capital dans la genèse des symptômes du rein atrophique. Il s'évertue même à aller chercher à l'étranger des preuves concordantes sur cette hypertrophie concentrique du veu-

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