‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 5)Chapitre 77 sur 117 · VARI0T0M1E · texte numérisé non relu

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lequel opérateur et aide plongent à tout moment leurs mains, est là, et c'est grâce à ces précautions inouïes qu'il prétend éviter la péritonite et la mort, toujours produites par l'infection, d'après lui.

Dans ces conditions, le pouls ne s'élève pas au delà de 90 à 100 et la température au-dessus de 38», sans indices d'empoisonnement phéniqué. Le vomissement survient le plus souvent le premier jour, pour cesser aussitôt, et l'appétit reparaît. Le pansement est enlevé le dixième jour ainsi que les fils, sous le nuage phéniqué, et la plaie réunie par première intention avec le pédicule à l'intérieur, sans une seule goutte de pus, malgré l'irritation produite par le fil de soie, dont il se sert de préférence au catgut. (Berl. medic. Woch., 18 mars.)

M. Thornton, l'émule et le continuateur de Spencer Wells, croit aussi que les succès de plus en plus nombreux qu'il obtient sont dus aux précautions antiseptiques de plus en plus minutieuses qu'il prend. Sur les 10 décès qui ont suivi ses 60 premières ovariotomies, 7 ont eu lieu dans les 10 premières, 2 dans les 10 suivantes et un seul de 50 à 60. Sur 33 autres, pratiquées depuis, il n'a eu qu'un seul insuccès. (Harveyan Society, 21 février.)

Il est présumable que les récents succès obtenus par M. Lucas-Championnière dans les hôpitaux de Paris sont attribués à la même méthode, car il n'a pu se constituer son défenseur en France, sans en montrer les avantages dans cette redoutable opération.

Hernie ombilicale. Sa coexistence avec un kyste de l'ovaire n'est pas une contr'indicationàl'ovariotomie, d'après le docteur Cazin, car, après les principaux ovariotomistes, il en a opéré deux cas, dont un avec succès. Cela fait un total de 17. Le pronostic de l'opération n'en paraît même pas aggravé. Mais il croit préférable de tenter simultanément la disparition de l'infirmité par l'excision du sac, comme il l'a fait heureusement dans ce dernier cas avec la guérison radicale de la maladie. Ce sont deux bienfaits pour un. Les adhérences étendues du sac herniaire commandent seules de contourner la hernie. (Acad. de méd., juin.)

Des maladies des ovaires et de Vovariotomie, par Kœberlé ; un volume grand in-8° de 142 pages, avec 143 planches et figures intercalées dans le texte; Paris.

OVARIOTOMIE

C'est le tirage à part de l'article paru, sous ce titre, dans le tome XXV du Nouveau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques de J.-B. Baillière et fils, précédé de l'auutomio et de la physiologie des ovaires par M. Mathias Durai. Le traité est ainsi complet, au moins dans les points principaux et nouveaux du sujet. Toutes les théories anciennes sur l'ovaire et l'ovulation y sont remplacées par les données microscopiques les plus récentes et positives. Mais c'est surtout quant à la pathologie et à l'ovariotomie en particulier que les détails abondent. Au point de vue pratique, l'ovariotomie est traitée là de main de maître, comme on pouvait l'attendre de la grande expérience de l'auteur. Il comptait en effet 293 ovariotomies, au mois de mars dernier, avec 218 guérisons et 75 morts, c'est-à-dire 2o pour 100 de mortalité ; mais elle n'a été que de 18 sur les 150 dernières. On peut donc espérer la voir diminuer de plus en plus.

Tout en indiquant les différents procédés opératoires avec leurs détails et leurs résultats, l'auteur insiste spécialement sur les siens, mais sans indiquer ni les motifs ni les raisons de sa préférence. Il néglige ainsi de préciser les indications des différents traitements du pédicule, sur lesquelles il est si important d'appeler l'attention.

Ovariotomie normale. Imaginée par Battey pour remédier à des troubles graves de l'utérus ou de ses annexes et liés le plus souvent à la menstruation (voy. année 1872), cette opération a été pratiquée 23 fois, dont 10 par son auteur dans des cas d'aménorrhée, de dysménorrhée ou de névralgies ovariennes restées incurables autrement; 5 fois par Sims, 1 fois par G. Thomas, 3 fois par Hégar, 1 fois par Peaslee, 2 fois par Trenholme pour des accidents hystériques et épileptiformes et dans trois cas de corps fibreux avec disparition des hémorrhagies et diminution de la tumeur. Enfin Kœberlé l'a pratiquée en 1877 pour une névralgie ovarienne.

Elle se fait de deux façons : par l'incision de la paroi abdominale, par l'incision de la paroi postérieure du vagin, qui, moins grande que la première, a été employée le plus souvent. La malade étant couchée sur le côté gauche, l'épaule droite légèrement inclinée en avant, le périnée est repoussé d'abord avec un spéculum à bec de canard et

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