SOS
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reuses, comme la congestion pulmonaire, la syncope, la péritonite, et obtient une guérison radicale plus fréquente par cet écoulement continu, lent et complet. (Lancet, 24 août.)
Les faits jusqu'ici ne sont pas concluants, et une observation plus étendue est indispensable pour savoir ce que l'on doit attendre de cette méthode.
PARALYSIES. Outre les paralysies consécutives aux maladies aiguës graves, infectieuses, virulentes, ou contagieuses, bien connues aujourd'hui comme résultant d'altérations moléculaires du système nerveux, dont les anciens avaient constaté les effets sans en déterminer la cause, qu'ils appelaient faiblesse, le docteur Clément de Lyon a observé des tremblements plus ou moins généralisés, se rapprochant de la paralysie agitante. Des oscillations rapides, régulières ou étendues, sont exaspérées par le mouvement volontaire, atténuées au contraire par le repos dans la veille, et cessent complètement pendant le sommeil. Elles s'observent si rarement que l'auteur a cité seulement six observations dont voici le type.
Un homme de 35 ans, atteint, huit mois auparavant, d'une fièvre typhoïde très-grave durant laquelle il perdit connaissance pendant trois semaines, présente depuis lors des tremblements qui ont été sans cesse en progressant. A son entrée à l'hôpital, ce tremblement a envahi tous les membres. Des oscillations extrêmement rapides s'effectuent dans tous les segments des membres . Les doigts des mains sont étendus, et les pouces placés en opposition comme pour filer. Au lit, les couvertures sont fortement agitées par les membres inférieurs. Le repos diminue ces secousses, qui cessent complètement pendant le sommeil. Il est impossible au malade de saisir un verre et de le porter à sa bouche, car il risquerait de se briser les dents. On est obligé de le faire alimenter par un aide. La force musculaire et les différents modes de sensibilité sont parfaitement conservés. La propulsion en avant dans la marche est extrêmement violente.
Tous ces troubles moteurs se sont amendés graduellement sous l'influence des douches froides et des bains sulfureux, et, en trois mois, le malade était à peu près guéri, au point de quitter l'hôpital.
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Ce n'est donc pas là le tremblement banal, qui s'observe communément après la plupart des maladies fébriles intenses. Celui-ci est plus considérable, étendu, rhythmé, saillant, capital •, c'est une manifestation de premier ordre de la perturbation du système nervo-moteur, qui se montre surtout après la fièvre typhoïde et le typhus, la variole et l'érysipèle de la face, au moins d'après les cas observés.
D'ailleurs, il en existe un second type, qui, comme dans le tremblement de la sclérose en plaque , n'apparaît que dans les mouvements volontaires et se compose d'un mélange de parésie et d'ataxie. Il y a du nystagmus, du tremblement de la langue qui fait zézayer le malade et scander ses mots. C'est donc là un tremblement particulier et plus grave que le tremblement commun. (Soc. des sciences méd. de Lyon.)
Paralysie générale. Localisations cérébrales. Outre l'encéphalite chronique interstitielle diffuse, qui, pour M. Magnan, explique les paralysies permanentes, il a rencontré, chez un boucher de 50 ans qui avait présenté des troubles moteurs, paralytiques et convulsifs, à évolution rapide, des foyers de congestion, de ramollissement et d'hémorrhagie dans les centres moteurs pour les expliquer. Ces phénomènes, qui masquent et obscurcissent parfois le cours ordinaire de la maladie, ne doivent donc pas en faire méconnaître le diagnostic; ils dépendent de lésions accessoires greffées sur la principale. (Revue mens, de méd. et chir., janvier.)
Troubles ocidaires. Des paralysies brusques et passagères, lentes et durables, peuvent également se montrer dans les muscles de l'œil, strabisme et paralysie de l'œil lui-même, par la sclérose ou l'inflammation des nerfs qui les animent. Ces troubles oculaires peuvent même précéder de plusieurs années l'apparition de la paralysie générale et en être ainsi les prodromes, comme deux faits observés par l'auteur en sont la démonstration. (Soc. de biol., 1877.)
L'amblyopie droite dans quatre cas et à gauche dans un cinquième a aussi été observée par Furstner sans altération apparente du fond de l'œil ; mais diverses lésions locales des lobes occipitaux et frontaux ont été rencontrées à l'au-
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Leucocythëmic. De môme qu'il avait rencontré des bactéries dans le sang des paralysés généraux, M A Voisin a compté 8 à 10 globules blancs pour 300 à 3o0 dans le Ime de trois de ces malades. Arrivées au dernier de-ré de la maladie, elles présentaient les caractères de la diathôse j?an gréneuse. Haleine et odeur infecte de la peau, d'un bistre foncé. Escbares au sacrum et aux pieds. Bulles d'ecthvma aux jambes et aux bras. Fièvre; abattement. Sang fluides étalant en nappe, couleur groseille, ne se coagulant pas!
Les altérations du sang peuvent donc rendre compte des lésions cutanées, sans invoquer les altérations des vaso-moteurs m des cellules de la moelle, et peuvent même expliquer beaucoup d'autres manifestations bémorrbagiques scorbutiques, comme on les observe. (Soc. de méd. novembre 1877.)
Frictions stibiées sur le crâne. Considérant la paralysie générale progressive comme une encépbalite chronique de l'écorce de la partie antérieure et convexe des hémisphères, sinon une méningite de cette région, le docteur L. Meyer' de Gœttingue, a eu recours au traitement dérivatif suivant.' à l'exemple de Jacobi. Il rase le cuir chevelu, dans une étendue égale à la moitié de la main, au niveau de la grande fontanelle, et frictionne avec la pommade stibiée la portion centrale du diamètre d'un thaler. Renouvelée vingt-quatre heures ensuite, cette friction énergique suffit à soulever l'épiderme, et, en le recouvrant d'un linge induit du même topique, le cuir chevelu environnant ne tarde pas à se tuméfier avec quelques pustules. L'abondance de la suppuration décolle les téguments, qui s'éliminent spontanément ou à l'aide des ciseaux dans la première quinzaine. On entretient la suppuration de la plaie pendant deux ou trois mois, en administrant concurremment l'iodure de potassium à l'intérieur, avec un régime substantiel.
Sur 17 paralytiques traités ainsi depuis quinze ans, dont 2 encore en traitement, 8 ont guéri, ainsi que les observations en justifient, un seul a éprouvé une rechute deux ans après.
Mais ce traitement efficace n'est pas sans danger. Outre
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qu'il entraîne la perte des cheveux, le périoste peut être atteint et l'exfoliation de parcelles d'os s'ensuivre, comme l'auteur dit l'avoir observé souvent. A l'autopsie d'un aliéné de 44 ans qui avait subi ce traitement quinze ou vingt an& auparavant à la Charité de Berlin, W. Sander constata une cicatrice plus grande que deux thalers au sinciput. Les téguments, amincis, polis, rosés et adhérents à l'os, n'avaient plus trace de cheveux. L'os sous-jacent était bombé autour de la suture sagittale, avec proéminences irrégulières, blanches, éburnées et denses. Un tronçon de la suture sagittale était détruit, et le diploé faisait complètement défaut. La face interne de l'os était déprimée, poreuse, rosée, et adhérait intimement à la dure-mère. Celle-ci était mêmesoulevée dans un point avec de nombreux vaisseaux la sillonnant.
Quoique Meyer considère ces accidents comme sans gravité, on voit que ce travail inflammatoire détermine les plus profondes lésions, ce qui ne peut faire préconiser ce traitement. (Berl. Klin. Wochens., nos 21 et 44, 1877.)
Paralysies saturnines. Courants continus. Sans être absolument nouvelle, cette application de l'électricité au saturnisme a eu lieu récemment en Italie avec plus de précision par le professeur Semmola, de Naples. Se fondant sur la propriété qu'ont les courants continus d'activer les changements nutritifs de l'organisme, il a pensé déterminer par là un mouvement de désassimilation et d'élimination du plomb dans les empoisonnements chroniques et en obtenir ainsi la guérison radicale.
Les résultats obtenus dans plusieurs cas de paralysie satm^nine de son service des Incurables ont parfaitement confirmé les prévisions de l'auteur. A l'aide de la batterie de Wollaston à huit éléments, il applique le pôle positif sur la langue du malade, au moyen d'un excitant humide, et le pôle négatif sur l'épigastre , au moyen d'une plaque de cuivre. Les malades supportent ordinairement cette application sans douleur. Elle est faite le matin à jeun. Sa durée, de dix minutes au début, peut aller graduellement jusqu'à quarante, avec quelques minutes de repos dans l'intervalle.
Dès le deuxième ou troisième jour, on rencontre des traces manifestes de plomb dans l'urine, qui n'en contenait pas au-
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paravant. Quinze à vingt jours après disparaît le liseré bleuâtre des gencives, et les phénomènes paralytiques, la contraction et la nutrition des muscles s'améliorent, à mesure que le plomb s'élimine; ainsi s'opère la reconstitution générale de l'organisme. (Ann. clinici degli incurabili di Napoli, 1877.)
Cette importante découverte mérite certainement de fixer l'attention, car elle peut servir, dans les cas obscurs, à déceler la présence du plomb dans l'organisme. Mais, quand l'empoisonnement est évident par le liseré des gencives et les autres commémoratifs, il est encore préférable, selon nous, de recourir aux bains sulfureux et à l'iodure de potassium pour neutraliser et éliminer le plomb.
Paraplégie syphilitique. Voy. Syphilis.
Paralysie glosso-labiée cérébrale. Ce n'est plus exclusivement dans le bulbe qu'en est le siège anatomique, comme on l'avait fixé tout d'abord. A mesure que les observations se multiplient, d'autres lésions sont rencontrées. Dès 1837, Magnus avait bien constaté une lésion superficielle du lobe moyen de l'bémispbère droit; mais, en raison même de son étrangeté, ce fait était contesté. A l'occasion d'un fait analogue observé par lui, M. Lépine vient d'en élucider, d'en confirmer l'exactitude, en rapportant à l'appui deux observations inédites suivies d'autopsie. La première, recueillie dans le service de M. Charcot, présente un tableau symptomatique complet des lésions bulbaires à foyer limité, et cependant on ne trouva à l'autopsie, pratiquée par le maître avec une grande attention, que des foyers ocreux bornés au corps strié et à la capsule interne de chaque côté. Le bulbe était dans une intégrité absolue.
C'est dans la queue des noyaux extra-ventriculaires des corps striés que ces foyers ocreux furent rencontrés dans la seconde observation, recueillie à l'hôpital Lariboisière , dans le service de M. Raynaud. L'analogie est donc frappante, et, si l'on a cru remarquer ici quelque congestion du bulbe, sans altération appréciable de consistance, il est logique d'attribuer les symptômes aux lésions cérébrales.
La preuve que ces lésions de l'hémisphère cérébral sont bien la cause de cette paralysie, c'est que, à la suite d'une aphasie développée graduellement chez un caissier de
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58 ans, indiquant une lésion de la circonvolution de Broca, il se manifesta une hémiplégie droite et ensuite une paralysie de la partie inférieure de la face. La bouche, largement ouverte, laisse écouler la salive. Immobilité de la langue sans atrophie. Mastication et déglutition difficiles. Les lèvres, immobiles, ne sont ni amincies ni atrophiées ; on en provoque même les mouvements par un courant faradique ; mais les mouvements de diduction de la mâchoire inférieure sont impossibles. Au contraire, toutes les parties supérieures de la face sont mobiles.
La lésion de l'hémisphère gauche étant prouvée par l'aphasie et l'hémiplégie droite, on comprend qu'une paralysie glosso-labiée au moins unilatérale en résulte de ce côté, car certains muscles de la langue, de la face et même de la gorge sont toujours paralysés dans l'hémiplégie par lésion de la capsule interne. Il n'y a donc rien d'extraordinaire ni de paradoxal à ce que des lésions bilatérales, comme dans la première observation, produisent le tableau trompeur d'une paralysie glosso-labiée bulbaire. Le centre des mouvements des lèvres étant fixé à la partie inférieure de la circonvolution frontale ascendante, et celui des mouvements de la langue étant très-voisin du facial, tandis que celui de l'orbiculaire des paupières est beaucoup plus en arrière, on s'explique parfaitement les altérations rencontrées.
Il est même possible de distinguer ces deux formes d'origine différente. La lésion bulbaire suppose toujours une atropbie des lèvres et de la langue quand elle résulte d'une altération systématique des cellules. Or l'absence de cette lésion, chez le dernier malade, montre qu'elle n'a pas cette cause. Bien plus, la persistance des mouvements réflexes chez ce malade prouve l'intégrité du bulbe. La parfaite symétrie de la paralysie exclut aussi une lésion en foyer de cet organe, qui se manifeste bien plutôt, comme dans celuici, par la lésion bilatérale des hémisphères.
La paralysie glosso-labiée peut donc reconnaître deux causes qu'il est facile de distinguer par ses symptômes. (Rev. mensuelle de méd. et chir., n° 12, décembre 1877.)
Paralysie des muscles externes de l'œil. Une méthode orthopédique, basée sur le principe du mouvement passif,
PECTORILOQUIE APHONE
est recommandée par Michel. La conjonctive est saisie avecune pince près de la cornée et à la partie correspondante de l'insertion du muscle paralysé. On lui imprime alors des mouvements, selon sa direction normale, physiologique, pendant doux minutes. Répétée tous les jours, cette manœuvre, en éliminant l'action des muscles antagonistes, a souvent un effet immédiat. Le rapprochement passif des deux extrémités du muscle paralysé augmente son pouvoir de contraction par la stimulation de ses nerfs et de sa nutrition. La douleur et l'irritation légères en résultant sont facilement calmées par des compresses d'eau froide. (Klin. monat. fur Augenheilkunde.)
Injections de strychnine. A la dose graduelle de 2 à 7 milligrammes, pendant six semaines, Feuer en a obtenu les meilleurs effets contre une paralysie motrice de l'œil droit datant de sept ans chez un homme de 40. Il y avait strabisme divergent et dilatation de la pupille. Le mouvement en dedans, en haut et en bas, revint normal, et la vue s'améliora notablement. [Centralbl. fur Augenheilk., février.)
PARASITISME. Voy. Hémato-chyldrie, Urines.
PECTORILOQUIE APHOJVE. Loin d'être un signe des épanchements séreux et le résultat des ondes sonores pulmonaires que ce liquide très-ténu aurait seul la propriété de transmettre, comme le professeur Baccelli, de Rome, l'a promulgué (V. année 1876), le docteur R. Tripier en fait l'accompagnement obligé du souffle respiratoire. H l'a constatée ainsi dans les différents épanchements séreux ou purulents où du souffle existait, tandis qu'elle manquait de même dans l'un et l'autre cas lorsqu'il faisait défaut. C'est simplement parce que ce souffle se présente plus souvent dans les épanchements séreux moyens que dans les collections purulentes abondantes que cette méprise clinique a eu lieu.
Cette nouvelle interprétation est d'accord avec l'observation de M. Woillez, qui, dès 1864, signalait la voix voilée dans tous les cas de pneumonie, pleurésie, tubercules, gangrène, congestion, où le souffle se rencontre. Cette résonnance a des caractères variés suivant la cause qui produit le souffle, mais elle peut servir à en faire rechercher la coïncidence,