‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 5)Chapitre 80 sur 117 · PÉRI0ST1TE · texte numérisé non relu

PÉRI0ST1TE

car ils n'existent jamais l'un sans l'autre ; ils sont inséparables. L'explication de ce phénomène doit donc être cherchée dans les conditions mêmes qui produisent le souffle, c'està-dire la condensation ou la compression du poumon sans obstruction des bronches. Les épanchenients enkystés ou accompagnés d'adhérences pleurales limitant la respiration peuvent encore empêcher le souffle et la pectoriloquie aphone. Ce dernier signe n'a donc qu'une valeur très-relative dans le diagnostic des épanchenients et n'en a guère sur leur nature. (Lyon mèd., n° 18.)

PÉRIOSTITE. L'étude anatomique de l'enveloppe des os aussi bien que l'analyse des différentes manifestations morbides qu'elle revêt en ont fait distinguer le siège et les symptômes. De là des espèces diverses, dont le pronostic et le traitement varient suivant leurs formes.

Périostite externe. L'extrême gravité de la périostite profonde diffuse et l'urgence de recourir hâtivement à des mesures graves, comme la division prématurée des parties molles, sinon la résection de l'os, ont conduit M. Duplay à distinguer une forme moins grave et n'exigeant pas ces moyens extrêmes. C'est l'inflammation aiguë ou chronique, bornée aux lames externes du périoste, sans lésion primitive de l'os sous-jacent. Des abcès peuvent même s'ensuivre sans dénudation osseuse. Elle est donc beaucoup moins grave et dangereuse que l'autre, et il importe essentiellement de l'en distinguer.

Après les symptômes ordinaires des phlegmasies profondes des membres , notamment le long du fémur, du tibia, du péroné, du cubitus, chez ces sujets jeunes, surmenés ou affaiblis par de mauvaises conditions hygiéniques ou des maladies antérieures, une collection purulente se manifeste. A l'intensité des symptômes, on peut croire à ime ostéite suppurée, et on l'ouvre. Mais on peut s'assurer alors, par le toucher, que l'os, au lieu d'être dénudé, est recouvert au contraire d'une membrane fongueuse constituée par le périoste épaissi, et que, au delà de la collection, il n'est pas augmenté de volume. On peut ainsi être rassuré, car ces abcès périostiques, bien que longs à se tarir, en raison de l'état général des sujets, se cicatrisent parfaitement.

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