REINS
De là la sputation incessante des malades pour n'avoir pas a avaler leur salive.
Quoi qu'il advienne de cette nouvelle théorie, elle ne conduit à aucune thérapeutique rationnelle. Si la fréquence et l'intensité des accès résultent d'un arrêt du centre respiratoire, ils ne peuvent être prévenus que de deux manières, suivant les causes supposées de leur production : ou en empêchant la transmission du stimulus périphérique par l'anesthésie, — et tous les anesthésiques employés à cet effet n'ont pu les atténuer, — ou en augmentant directement l'activité du centre respiratoire par les narcotiques préconisés à cet effet, — et, employés même aux plus hautes doses, ils n'ont pas réussi à les arrêter. Il ne reste qu'à en essayer l'action eupnéique nouvellement découverte en les employant à petite dose. (Voy. Injections.) Mais rien ne fait prévoir qu'une injection de quelques milligrammes de morphine arrêtera les accès de la rage comme ceux de l'asthme. La conclusion n'est donc pas favorable, d'autant moins que les médicaments énergiques, donnés à haute dose, tendent à s'accumuler dans l'organisme pendant la rage par la rareté des urines. (Boston med. and surg. journal, n0> 19, 20 et 21.)
Acidité des urines. M. A. Robin, ayant examiné les urines d'un homme mort d'hydrophobie à l'hôpital Beaujon, a constaté leur diminution. 300 grammes seulement en ont été rendues en vingt-quatre heures. Elles étaient tellement acides, que cette réaction était encore sensible huit jours après. Sur 25 grammes de matériaux solides, l'acide urique était en proportion considérable, tandis que l'urée était de 10 gr. 22. Une grande quantité de bactéries spéciales s'y rencontraient, et l'auteur se demande si leur inoculation par injection ne serait pas contagieuse comme la salive. (Soc. de biol, 29 juin.)
REINS. Absence congénitale. Elle est assez fréquente pour que le docteur Beumer ait pu en collecter 48 exemples, recueillis à diverses sources pendant les vingt-cinq dernières années seulement. Ce nombre est bien supérieur à toutes les données précédentes. Dans 44 cas, le rein était complètement absent, 21 fois à droite et 22 à gauche; il était rudimen-