‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 5)Chapitre 94 sur 117 · RESPIRATION · texte numérisé non relu

RESPIRATION

anciennes affections articulaires ou les lésions nerveuses produites par le traumatisme. Il a trouvé ainsi, chez un grand nombre d'opérés sans résultat favorable, une peau lisse, l'altération des poils, des ongles, môme des glandes sudoripares. Il est vrai que ces lésions pouvaient tenir à l'opération et à l'immobilisation de l'article ; mais, comme elles s'observent également dans les cas de caries, de tumeurs blanches, on peut tenir compte de ce signe dans l'appréciation des chances définitives du succès. (Archiv fùr Klin. chir., 1877.)

RESPIRATION. La suspension instantanée de cette importante fonction, qui constitue l'apnée, est-elle produite par les mêmes causes que le phénomène de Gheyne-Stokes? se demande le docteur F. Franck. Non, dit-il, car ayant observé l'apnée après la trachéotomie, et l'ayant produite expérimentalement chez le chien, il s'est assuré, par l'introduction artificielle d'oxygène dans la poitrine, que cette suroxygénation du sang suffit à la déterminer. Quelques inspirations volontaires, amples et profondes, répétées en peu de temps, servent à le démontrer. Il en est de même après l'excitation expérimentale du bout cardiaque du pneumo-gastrique. Reste donc simplement à savoir à cet égard si cette apnée est due à l'augmentation de l'oxygène dans le sang ou à une élimination plus élevée de l'acide.

C'est exclusivement dans l'état de maladie que se manifeste le symptôme de Cheyne-Stokes et spécialement dans les états adynamiques, comme le coma, la méningite, la fièvre typhoïde, les altérations cardiaques, etc. L'indifférence et l'abattement du malade en paraissent la cause. Un effet réflexe de l'arrêt du cœur peut ainsi produire cet arrêt respiratoire, car M. Franck l'a déterminé en injectant une solution concentrée de chloraldans la jugulaire gauche des chiens et des lapins. La respiration se suspendait instantanément, en même temps que le cœur. Mais il a suffi de supprimer l'activité de l'appareil nerveux cardiaque, par une injection d'atropine, pour voir le cœur soustrait à l'influence du chloral, tandis que la respiration y restait sensible. La cause réelle de ce phénomène reste donc inconnue. {Journ. d'anat. et phtjsiol., n° 6, 1877.)

Cet effet du chloral sur le centre respiratoire est d'accord

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avec les résultats obtenus par M. Vulpian, mais Jes autres interprétations sont en contradiction avec les expériences antérieures des physiologistes. Suivant Arloing et Tripier, le nerf vague gauche innerve principalement le centre respiratoire, tandis que le cœur est sous l'influence du droit. Leur action serait donc bien distincte et ne pourrait se confondre. De môme pour Rosenthal ce n'est pas la suroxygénation du sang qui arrête la respiration , mais celle des cellules mômes de ce centre. Il faudrait donc s'entendre et préciser. (V. Nerfs.)

Respiration artincielle. Méthode directe. Elle consiste, d'après M. Howard, à se servir du poids de son propre corps pour peser sur le thorax de l'asphyxié. Celui-ci étant étendu sur le dos, un coussin sous les reins pour faire bomber la poitrine, les bras élevés sur la tête, l'opérateur se place à deux genoux, un de chaque côté du corps du patient. Il applique ses deux mains à plat sur les côtés du thorax, les pouces avoisinant l'appendice xiphoïde, les doigts largement étalés sur les côtes, ou plutôt chaque doigt correspondant à un espace intercostal.

Et se jetant en avant, de façon que son visage touche presque celui du patient, il appuie et de son poids et de la pression de ses mains, pendant deux ou trois secondes ; puis il se relève brusquement en se remettant dans la position à genoux. Repos de trois secondes. Puis reprise de ce mouvement de soufflet, qu'il continue ainsi, à raison de six ou sept fois par minute.

La manœuvre est ainsi rendue plus commode et plus efficace que dans le procédé Sylvester et les autres et peut être continuée plus longtemps. Des expériences ont montré que, la tête étant fortement redressée, l'épiglotte est soulevée et la glotte largement ouverte par ce procédé. (Lancet, mai.) Voy. Asphyxie.

RÉTINE. Bouge optique ou rétinien. H se fait un grand bruit en Allemagne sur la découverte faite par Boll de cette coloration spéciale de la rétine, ou érytropsine, indiquée par H. Muller dès 1851 et qui s'observe surtout chez les animaux. Après sa communication faite à l'Académie des sciences de Berlin, le 12 novembre 1876, de nombreux expé-

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rimentateurs se sont aussitôt mis à l'œuvre pour la vérifier, la contrôler et l'interpréter différemment. C'est là le caractère propre de la science allemande, qui se trouve ainsi sur son véritable terrain.

Cette coloration pourpre de la rétine est identique chez tous les animaux dans l'obscurité et disparaît graduellement à la lumière intense. Elle réside dans l'article externe des bâtonnets et varie d'intensité suivant l'épaisseur de leur couche ; elle diffère de celle de l'hémoglobine , à laquelle on l'avait d'abord comparée. Elle est un effet de la vie, car elle disparaît après la mort, comme sous l'action de la lumière directe du soleil. La lumière diffuse l'impressionne moins vivement, ainsi que la lumière colorée, comme des expériences répétées et très-précises le démontrent. L'auteur fait ainsi du rouge optique le siège de la réflexion de la lumière et de la perception des couleurs, théorie aussi abstraite et microscopique que toutes celles qui prennent naissance dans la brumeuse Allemagne. On ne sait encore ni de quoi dépend cette coloration, ni en quoi elle consiste, que déjà les interprétations de ses propriétés sont contradictoires. Les réactifs n'ont pu en déeeler l'essence, et la compression entre les porte-objets du microscope suffit à la faire évanouir, et cependant c'est sur ces riens que les soi-disant positivistes allemands étayent leurs hypothèses du daltonisme, de l'empreinte de l'image des objets extérieurs sur la rétine.

Kuhne a communiqué au dernier Congrès des naturalistes allemands des expériences sur le lapin qui lui semblent démonstratives quant à l'optographie. Il a obtenu ainsi les images les plus variées sur la rétine... du lapin, dii bœuf et de la grenouille. Quant à l'œil humain, rien n'est encore obtenu à ce sujet. J. Michel ayant extirpé le globe oculaire à la lumière du sodium, avec toutes les précautions nécessaires, à cause d'une tumeur orbitaire, n'a pu constater la présence du rouge rétinien. Helfreich, Dietl, Plenk n'ont pu le constater avec l'ophtbalmoscope. Mais Adler semble l'avoir entrevu dans quelques cas pathologiques, ainsi que Schmidt-Kimper chez un amaurotique. (Centralbl, n" 3,4, 7, 11, 12, 14, 16, 23, 1877.)

Enfin Schenk et Zuckerkandl en ont constaté l'existence dans l'œil d'un pendu, deux heures trois quarts après la mort

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(Allgcm. Wiener med. Zeitung, n° H, 1877), et Fuchs chez deux mort-nés. (Wiener med. Wochensch., n° H, 1877.)

Or, quand on sait par les récentes recherches de Krause, faites sur les différentes espèces d'animaux, depuis l'amphioxus jusqu'à l'homme, combien la structure, la constitution histologique de la rétine varie suivant les différentes classes de vertébrés, au point de suffire à les distinguer, est-on bien fondé, comme le font tous ces observateurs, à conclure de ce qui s'observe sur les animaux avec ce qui se passe chez l'homme ? Krause distingue ainsi trois couches différentes dans la rétine : une couche pigmentaire, qui se confond avec la choroïde; une couche épithéliale, composée de cellules-bâtonnets et de cellules-cônes , qui diffèrent entre elles par des grains, des fibres et des renflements, et la couche nerveuse sous-jacente, composée ellemême de plusieurs membranes, de vaisseaux, de cellules et de fibres. Et devant le désaccord des micrographes sur la continuité des cellules-bâtonnets de la couche épithéliale, affectées à la perception des impressions lumineuses, comme celle des cônes à la perception des couleurs, avec les fibres de la couche nerveuse du nerf optique, comment juger avec certitude du rôle du rouge rétinien ? Ce sont donc là pures études d'histoire naturelle, où rien ne se démontre directement, mais par simple analogie, induction ou hypothèse.

Il s'agit, en résumé, d'une coloration de la rétine dont on ne connaît pas encore bien le siège histologique précis, ni la nature. Des expériences ingénieuses de Kûhne le font même sourdre de la choroïde, et persister sans la circulation et même après la mort, de même que dans certaines conditions de l'éclairage. Ces constatations ont même fait douter de sa réalité, et l'on s'est demandé si elle n'était pas un résultat photo-physique de la superposition, de l'empilement des minces lamelles des bâtonnets. Mais son apparence au microscope sur l'axe, aussi bien que sur la tranche de ces bâtonnets, a fait revenir à la théorie chimique , et c'est ainsi que Capranica, de Rome, l'assimile à la lutéine, matière colorante du sérum qui pâlit également sous les rayons solaires. Son intensité varie chez les différentes espèces d'animaux et paraît subordonnée aux milieux où ils séjournent et à l'action de la lumière solaire. Elle n'existe

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ainsi sur la rétine humaine que dans certains cas pathologiques encore indéterminés. Il y a donc, sur ce sujet, plus d'études à faire que de conjectures à risquer, comme le font les observateurs allemands en se laissant aller dans le champ des hypothèses. (Voy. Accommodation.)

L'œil comme appareil photographique, par le docteur E. Masoin, professeur à l'Université de Louvain; brochure in-8 de 24 pages, avec planche coloriée du rouge rétinien et d'optogramme. Louvain, 1878.

Histoire très-bien présentée des faits précédemment exposés, en s'appesantissant spécialement sur les résultats optographiques obtenus par Kiïhne et sur les applications de cette photographie rétinienne à la physiologie oculaire et à la médecine légale. C'est dire que l'auteur prend fort au sérieux ces résultats informes, qu'il espère voir se perfectionner, au point que les assassins n'auraient qu'à tuer par derrière pour ne pas être photographiés sur la rétine de leurs victimes et reconnus comme tels ! ! !

RÉTRÉCISSEMENTS. Rétrécissements de l'urèthre.

Un moyen très-simple de les vaincre par le cathétérisme est, suivant le docteur J. Guy, au moment où la bougie arrive sur l'obstacle, que le patient fasse un violent effort d'expulsion soutenue , comme s'il voulait pisser et déféquer, avec l'idée que cela va réussir. Placé debout, les jambes tournées en dehors et solidement appuyé, le malade, par cet effort, relâche ainsi les sphincters s'opposant à la sortie de l'urine et des fèces, en même temps qu'il contracte énergiquement les muscles qui pi'ésident à leur expulsion. Depuis 1861 qu'il a recours à ce procédé, l'auteur s'en déclare très-satisfait. (Lancet, novembre.)

Dilatation ou urétlwotomie? Une discussion intéressante s'est élevée à l'Association médicale de New-York, le 24 mai dernier, d'après un mémoire du professeur Gross sur le traitement rationnel de ces rétrécissements. C'est un sujet de prédilection pour les chirurgiens new-yorkais, surtout depuis les nouvelles et étranges doctrines dont le docteur Otis l'a enrichi récemment. La goutte militaire —the gleet— en serait ainsi le constant et principal signe, même sans difficulté

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d'uriner. De là leur siège ordinaire au méat ou son voisinage, et la différence de calibre de celui-ci avec celui de l'un llii e (\. années 1874- et 1876,)

Leur traitement rationnel et exclusif est ainsi, pour M. Gross, la, divulsinn et L'qrit^çptqmie interne, qu'il combine ou emploie séparément, suivant les cas. Aucun homme, suivant lui, n'a jamais été guéri d'un rétrécissement par la dilatation graduelle, qu'on l'ait traité ainsi pendant dix. semaines ou dix ans; après ce temps, le rétrécissement persiste toujours comme avant, s'il est examiné par des juges compétents ; il se fait fort de le prouver. 11 pourra bien n'y en avoir aucun symptôme, mais le rétrécissement existera. La dilatation est donc pour lui entièrement inutile, comme moyen de guérison. Elle peut rendre le bien-être au malade, jamais elle ne fera disparaître le tissu morbide. L'inflammation précède toujours la constriction, dit-il, et les plis longitudinaux de l'urèthre, en se confondant, ne peuvent plus lui donner le diamètre primitif, ni la distension qu'il doit avoir. Le seul moyen de lui rendre et de guérir, c'est la division, c'est l'urétbrotomie ou la divulsion, comme moyen temporaire, comme expédient. On rend ainsi à l'urèthre ses plis par la division même de sa paroi interne.

De là l'importance pratique accordée par le célèbre chirurgien, pour le diagnostic comme pour le traitement, à ne pas traiter un rétrécissement profond sans s'être assuré positivement qu'il n'en existe pas dans la partie antérieure, voisine du méat. L'uréthrite sub-aiguë, qu'il admet toujours comme inséparable du rétrécissement et qui préside au développement de la coarctation antérieure, peut déterminer un rétrécissement spasmodique des parties profondes, tellement que, en divisant le premier, les autres disparaissent spontanément. Dans plus du tiers des 67 rétrécissements relatés, le siège était près du méat.

La divulsion est ainsi de moins en moins employée, non à cause de ses mauvais résultats, mais de son action palliative. En laissant une bande sous-muqueuse , elle oblige le plus souvent à recourir ensuite à l'urétbrotomie. Elle n'est utile qu'au début de la rétention d'urine.

L'urétbrotomie interne est pratiquée après avoir atténué préalablement la sensibilité de l'urèthre et la disparition des spasmes et de l'hyperesthésie. Le méat est ordinairement

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divisé pour l'introduction de l'uréthrotome spécial, quand le rétrépissement siège dans son voisinage; niais, autrement, il a suffi de le dilater.

Sur 87 rétrécissements ainsi traités en ville chez 40 malades, tous ont guéri. Il n'y a eu qu'un seul cas d'hémorrhagic, et la fièvre uréthrale ne s'est montrée que dans les cas où l'urèthre n'avait pas été convenablement anestliésié. Sur 12 hommes traites à l'hôpital, au contraire, il en a perdu trois, atteints de néphrite.

Ces résultats sont donc la confirmation éclatante des nouvelles doctrines de M. Otis, et surtout des rapports des rétrécissements du méat avec les rétrécissements spasmodiques profonds. Aussi est-il venu affirmer à l'appui que, sur 600 rétrécissements opérés par lui , — la plupart siégeant au voisinage du méat, soit dans les trois premiers pouces, — il n'avait pas éprouvé un seul insuccès chez les 400 malades ainsi traités. Dans un grand nombre de ces cas, des rétrécissements profonds étaient soupçonnés, mais il lui a suffi de détruire les premiers pour voir s'évanouir les seconds. De là son opposition à l'uréthrotomie profonde, sinon quand elle est rendue absolument nécessaire par insuccès de l'uréthrotomie de la partie antérieure, bien entendu.

On comprend l'opposition élevée contre de pareils systèmes, découlant du positivisme moderne, qui ne veut croire qu'à ce qui se démontre par poids et mesures. Le docteur Keyes les a bien ridiculisés en montrant que le premier axiome en chirurgie uréthrale est de ne combattre une lésion, un accident que si les symptômes en décèlent l'existence, tandis que, pour se conformer aux idées de M. Otis, il faudrait inspecter chaque urèthre mâle et avoir une armée de praticiens spéciaux destinée à cet examen des rétrécissements. La dilatation graduelle lui semble encore la meilleure méthode de traitement, et il a pu laisser ses malades ainsi traités, exempts d'aucun symptôme morbide, sans s'inquiéter du calibre de leur urèthre. La thérapeutique consiste surtout à combattre les symptômes douloureux des maladies. Quand des hémorrhoïdes ou une hypertrophie de la prostate existent sans trouble, est-il nécessaire d'inter* venir ?

Il a employé l'uréthrotomie interne et la divulsion quand elles étaient nécessaires, la première dans la portion antè-

364 RÉTRÉCISSEMENTS . nuire de l'urèthre, la seconde contre les rétrécissements profonds; mais aucune n'est d'une application générale 11 a eu une mort par la divulsion, et il croit que [a dilatation graduelle est encore la. plus sûre à employer

Le docteur Mastin de Mobile préfère aussi la dilatation • mais, comme la plupart des rétrécissements siègent dans là partie antérieure, il emploie souvent l'uréthrotomie. Il a eu 10 morts par 1000, mais sans un seul décès sur 291 cas

Cette statistique, dit le docteur Weir, ne permet pas de juger de la gravité de cette opération, car les rétrécissements de la partie antérieure ne sont pas en général très-serrés et peuvent être divisés presque avec impunité, tandis qu'il en est tout autrement de ceux de la portion profonde. Pendant son séjour dans les hôpitaux de New-York, il en a uréthrotomisé 150 cas avec 14 décès. 31 siégeaient à la jonction des régions bulbo-membraneuses, et les autres dans la partie antérieure; 22 admettaient seulement une bougie filiforme. Sur 28 urétbrotomies externes, il a eu 6 morts.

Il n'y a donc pas lieu de rejeter absolument la dilatation, dit le docteur Gouley ; les Français ni les Anglais ne l'ont jamais abandonnée, pas plus que les Américains, et il y a toujours lieu d'y recourir suivant la nature des rétrécissements. Ceux d'origine idiopatbique ou dépendant de l'uréthrite exigent un traitement différent de ceux d'origine traumatique, et leur siège en est surtout une indication spéciaK Les rétrécissements récents sont très-bien guéris par la dilatation graduelle, et les anciens doivent toujours y être soumis. Ce n'est souvent qu'après des semaines qu'on arrive à un résultat. Ce n'est pas seulement le rétrécissement qui est dilaté par cette opération, suivant le docteur Wywodsoff, mais jusqu'aux fibres sous-muqueuses. C'est ainsi que, portée aussi loin qu'elle doit être, la dilatation graduelle agit comme la divulsion. Des rétrécissements traités depuis dix à douze ans n'ont eu aucune récidive. C'est donc un moyen de guérison. Il n'y a aucune attention à donner au méat, sinon que de le dilater ou de l'inciser pour admettre le catbéter du volume nécessaire.

La divulsion est utile dans les rétrécissements indurés de la région périnéale, mais très-dangereuse pour ceux de la partie spongieuse. Sur plus de 300 cas où il l'a employée, en commençant par une bougie filiforme jusqu'aux noS 14 et lo,

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il n'a eu que des succès sans besoin de l'uréthrotomie. Son habitude est de dilater le rétrécissement beaucoup plus que le calibre normal de l'urètbre.

Depuis 1851 qu'il a vu pratiquer la première fois l'urétbrotomie interne à Believue bospital, M. Gouley n'a trouvé l'indication de la faire que 43 fois. Il n'en rejette donc pas l'emploi, mais il croit que l'on doit être très-réservé à cet égard. (Boston med. and surg. journal, juin, no 23. )

On voit que, malgré les innovations souvent inconsidérées des chirurgiens actuels, les vrais principes sont encore en honneur dans le nouveau monde comme dans l'ancien.

Le docteur Brinton a tenté de juger la question, en communiquant à la Société pathologique de Philadelphie 6 observations mortelles, recuedlies dans sa pratique hospitalière, dont 2 à la suite de l'uréthrotomie interne et 4 après la dilatation plus ou moins forcée. Rien de semblable au contraire ne lui est arrivé en ville, sur 68 rétrécissements traités. Survenus de cinq à sept ans après la gonorrbée, ils siégeaient pour les deux tiers dans la région bulbo-membraneuse. Sur 7 cas d'uréthrotomie avec dilatation, la fièvre eut lieu 3 fois et dans tous les cas d'uréthrotomie seule, de même que dans ceux de section périnéale. 12 cas traités par la divulsion de Holt donnèrent 8 fois la fièvre et autant sur 22 cas de dilatation graduelle. Sans tenir compte des conditions locales et individuelles, la dilatation graduelle est donc la moins dangereuse de toutes les méthodes, comme elle est aussi la moins efficace, selon M. Gross.

D'après ce chirurgien, toutes les opérations pratiquées sur l'urèthre à l'hôpital sont mortelles, dès que d'autres parties de l'appareil génito-urinaire sont atteintes. La plupart de ces malades n'entrant à l'hôpital qu'après être très-dégradés, un simple catbétérisme suffit parfois. Sur 23 rétrécissements traités à l'hôpital, il a eu trois morts après l'uréthrotomie interne et une après la divulsion , tandis que , sur 76 rétrécissements traités en ville, dont 47 par l'uréthrotomie et 29 par la divulsion, il n'a perdu aucun malade. De là sa pratique de donner toujours une dose de quinine avant toute opération sur l'urèthre et une injection hypodermique morphinée ensuite.

Quant à cette objection que les cicatrices de la muqueuse uréthrale après sa division doivent amener des récidives du rétrécissement, il y a d'abord ce fait que l'introduction con-

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sêëiltifé ët journalière1 de" honnies tëna |;i prSvétfirJ Do plus, il a été constaté par le microscope, dans plusieurs Bàs| que les fibres élastiques prédotfiitiâiëhi dàhs cë cicàtrices. Elles s'élevaient jusqu'à 07 pour 100 dâns un ras. Cë 3ërài1 donc là tiile découverte irnportaiitë, si elle se confirme, car sir H; Thompson a nié l'existence de dès fibres élastiques dans ses dernières publications. (Idem, octobre, ti<> 18;)

Dilatateur liait. Les succès rapides, instantanés , obtenus avec cet instrument en Amérique, viennent d'avoir leur critérium à Pbiladelpbie, sur un homme de 35 ans, vigoureux et en parfaite santé, sauf un rétrécissement uréthral étroit. Une rapide dilatation fut exécutée par un habile professeur devant les élèves, et, le soir même, il Urinait à plein jet; mais, peu de temps ensuite, il fut pris d'un violent frisson et succomba dix-huit heures après l'opération. C'est évidemment là le résultat d'une dilatation forcée, dont l'autopsie n'a pas constaté les lésions. (Boston med. and surg.journ., n° 26.)

Rétrécissements du larynx. Deux cas ont été observés et relatés par le docteur P. Koch, chez deux garçons de 18 à 19 ans, consécutivement aux ulcérations laryngiennes de la fièvre typhoïde. Le premier a dû être trachéotomisé un an après par suite des accidents. Une myopathie cicatricielle existant dans le second cas après deux ans, et la vie étant possible et supportable avec les accidents, la trachéotomie est différée. Aussi l'auteur pose-t-il en précepte, malgré ces deux exemples, de pratiquer cette opération aussitôt que possible et dès qu'il y a ulcération. (Voy. Fièvre typhoïde.)

Un nouveau dilatateur a été imaginé par le docteur Wistler, C'est line espèce de cathéter métallique courbe, monté sut' manche et terminé par un dilatateur en forme d'olive ou d'amande qui permet de le faire pénétrer facilement dans la glotte.

Son diamètre antéro-postérieur est de 16 millimètres et de 10 transversalement, sur une longueur de 34. Une lame, mue par un levier placé sur le manche, est placée à sa partie antérieure. On peut ainsi le diriger dans tous les sens, selon les besoins. Il trouve spécialement son emploi contre les sténoses et les rétrécissements par adhérence du bord antérieur des cordes vocales. (Med, Times, décembre 1877.)

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