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BRUIT DE MOULIN

Et comme la bronchite est la lésion primitive, puisqu'il n'y a pas de broncho-pneumonie sans elle, c'est sous l'influence directe de cette inflammation phlegmoneuse que l'on voit toutes les autres se développer successivement avec le même cachet. Abcès, dilatation, vacuoles, nodules péri-bronchiques ont tous le même caractère de suppuration.

La splénisation et l'atélectasie, qui en sont la conséquence, n'ont au contraire jamais de tendance à suppurer, d'après l'auteur. L'oblitération est leur fait. C'est là une théorie nouvelle et systématique, fondée sur l'histologie et appuyée sur quelques expériences dont on trouvera l'exposition.

A ce point de vue anatomique, M. Joffroy distingue quatre formes aiguës de la broncho-pneumonie : la splénopneumonie, la broncho-pneumonie à noyaux disséminés, la broncho-pneumonie à noyaux confluents, et la bronchite capillaire. Il reste à étudier si elles ne se confondent pas le plus souvent dans le même cas et si la prédominance de l'une et de l'autre n'en est pas le seul caractère différentiel.

BRUIT DE MOULIN. Ce signe stéthoscopique, sur lequel Morel Lavallée insista le premier en 1864 pour en faire un signe de rupture ou de déchirure du péricarde (Voy. péricarde, 1864), a reçu une nouvelle interprétation. 11 ne serait plus que l'effet d'un épanchement d'air et de liquide en contact médiat ou immédiat avec le cœur, c est-à-dire intra ou extra-péricardique; celui-ci ayant lieu par l'espace vide situé entre la plèvre, le péricarde et la paroi thoracique, appelé cavité pneumo-péricardique par M. Tillaux dans son Traité d'anatomie topographique. Que par un accident, un traumatisme quelconque, l'aponévrose intercostale soit ouverte avec le tissu cellulaire environnant, et il suffira que le sang décolle la plèvre pour s'infiltrer et s'accumuler dans cette cavité, en rapport immédiat avec le péricarde. Plusieurs observations de coups de feu ou de poignard, de fractures de côtes ou d'autres traumatismes directs, ainsi que des expériences sur le cadavre et les animaux, tendent à confirmer cette nouvelle interprétation.

Ce bruit peut donc exister avec ou sans lésion du péricarde, d'après le docteur Rcynier. 11 se retrouve dans les

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épanchements intra-péricardiques purulents, comme dans ceux qui se font par une fistule péricardique. Mais il est modifié dans son timbre suivant la quantité de l'épanchcment et sa composition, la position du malade et la date de la maladie. De là toutes les variétés observées et souvent dissidentes en apparence. Ils ont tous un caractère commun, dépendant des mouvements du cœur seuls, car ils persistent en suspendant la respiration. (Arch. de méd., avril et mai.)

Recherches cliniques et expérimentales sur le bruit de moidin , symptôme d'èpanchement intra et extra-péricardique, dans les traumatismes de la poitrine. Tbèse inaugurale, par le docteur Reynicr, prosecteur à la Faculté- de médecine (Paris, 1879). Malgré son importance et les recberebes bistoriques, cliniques et expérimentales qu'elle comporte, cette tbèse est loin d'être concluante. La diffusion des détails et la diversité des faits y sont exposées si confusément que l'on ne peut mieux en saisir l'ensemble qu'il ne semble avoir été compris de l'auteur. On le rendrait facilement plus précis en enlevant tous les je et les nous dont il est surebargé et embrouillé.

BRULURES. Essence de térébenthine. Chargé du service médical d'une fonderie où les brûlures sont fréquentes, le docteur Jobard de Vassy, en employant le pansement anestbésique avec le bicarbonate de soude dans des brûlures légères, a remarqué qu'il était très douloureux. Une fois entre autres, dans une brûlure du cou-de-pied, le malade était en proie à des douleurs si vives qu'il arracba le pansement après son départ. Voici celui qu'il lui a substitué :

Après avoir coupé circulairement les pblyetènes, lorsqu'elles existent, badigeonner la brûlure avec l'essence de térébenthine et la couvrir de baudruebe gommée sur laquelle une bande roulée exercera une légère constriction. Ce pansement restera une semaine en place et, dans les brûlures superficielles, n'aura généralement pas besoin d'être renouvelé. Dans le cas de suppuration, le pus soulevant la baudruche, couper cette pseudo-pblyetène et, après avoir fait écouler le pus, badigeonner à nouveau avec l'essence de térébenthine la partie mise à nu, qui sera ensuite recou-

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