CHLORAL
constater que, dans la pralique hospitalière, le chloral avait été administré avec avantage pendant des périodes de deux à trois ans, sans déterminer aucun accident.
Les inconvénients de son usage se classent ainsi : quarante réponses signalent l'affaiblissement du système nerveux et des facultés intellectuelles, ainsi que la production de phénomènes convulsifs. Aussi les docteurs Maudsley, Clouston et Lindsay s'opposent à l'emploi du chloral dans le traitement de l'aliénation mentale.
Pour le système circulatoire, dans deux réponses on a noté l'affaiblissement des battements du cœur. Pour le système digestif, dans six cas on a constaté des troubles digestifs comparables à ceux que détermine l'alcool.
Quant aux phénomènes cutanés, neuf observateurs ont noté des démangeaisons de la peau, des éruptions lichénoïdes, avec congestion de la face. Enfin on aurait constaté deux fois une irritation notable du côté de la vessie.
Le chloral n'étant pas encore compris parmi les médicaments à ne délivrer que sur ordonnance, les clients peuvent s'en procurer en quantité considérable, et l'on voit quel mal il peut en résulter souvent. {Lancet, 17 janvier.)
Empoisonnement. Un homme de soixante-deux ans, ayant absorbé, deux heures auparavant, une dose élevée de chloral, présenta l'état suivant au docteur Coghill : face froide et cyanosée, pupilles rétrécies du diamètre d'une tête d'épingle; pouls à 80, plein et dépressible. La respiration artificielle ne pouvait produire que quatre inspirations par minute.
On administre en inhalation vingt gouttes de nitrite d'amyle; au bout de deux minutes, la chaleur revint même aux extrémités et la face reprit un aspect satisfaisant. Il y eut dix, puis douze respirations par minute. L'amyle fut répété à petites doses après un intervalle de deux heures. Le lendemain matin, à neuf heures, l'état général s'était sensiblement amélioré. Cependant le malade n'avait point encore repris connaissance. On lui administra deux lavements d'eau-de-vie et de thé de bœuf; il revint à lui, put parler à ceux qui l'entouraient et avaler quelques aliments. A six heures et demie du soir, l'amélioration continuait ; mais à neuf heures, il s'éveilla en sursaut,jeta un regard effaré
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autour de lui, étendit les bras , poussa un cri et tomba mort. Le docteur Coghill pense que la stimulation rectale, trop vive, peut avoir été pour quelque ebose dans le résultat fatal, dû très probablement à une syncope. (The London med. Record, lo octobre 1879.)
Le ckloral comme anesthésique chez les enfants, par M. Redier. Les enfants jouissent d'une tolérance particulière à l'égard du cbloral qui leur permet d'en supporter 4 à 5 grammes plusieurs jours de suite, alors que la même dose serait mal supportée par les adultes. Il confirme l'opinion de M. Bouchut, qui recommande l'emploi du cbloral comme anesthésique chez les enfants. (Voy. année 1876.)
Les doses nécessaires et suffisantes pour produire l'anesthésie sont : de deux à quatre ans, 2 grammes; de quatre à huit ans, 3 grammes ; de huit à douze ans, 4 grammes. Le mode d'administration le meilleur est la potion de 100 grammes à parties égales d'eau et de sirop de groseilles, prise en une seule fois à jeun.
II est bon de ne procéder à une opération (extraction d'une dent, cautérisation ponctuée, ouverture d'abcès, etc.) qu'une heure ou une heure et demie après le début du sommeil, l'anesthésie étant plus complète après un certain temps. La durée du sommeil est de quatre à cinq heures.
Le cbloral aurait été employé comme anesthésique dans des. opérations assez longues ou douloureuses, pour le redressement d'attitudes vicieuses et d'ankyloses (Bouc/tut), et même pour une opération de bec-de-lièvre qui aurait été pratiquée chez un enfant de six ans, auquel on avait administré au préalable 2 gr. 50 de cbloral. (Journal des se. méd. de Lille.)
CHOLÉRA DES POULES. Ce fléau des basses-cours a été pour M. Pasteur l'objet des plus curieuses recherches, comme la pébrine ou maladie des vers à soie et le charbon', en le conduisant à des découvertes intéressantes. Cette maladie, bien connue des fermières, l'est beaucoup moins des médecins. De là la description suivante, donnée par les vétérinaires.
L'animal est sans force, chancelant, les»ailes tombantes. Les plumes du corps, soulevées, lui donnent la forme en
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boule. Une somrcioleBce invincible l'accable. Si on L'oblige à ouvrit' les yeux, il paraît sortir d'un profond sfibimeil, et bientôt ses paupières se referment. Le plus souvent, la mort arrive sans que l'animal ait ebangé de place, après une muette agonie; c'est à peine si quelquefois il agite les ailes pendant quelques secondes.
Les désordres intérieurs sont considérables. La maladie est produite par un organisme microscopique, soupçonné, en premier lieu, par M. Moritz, vétérinaire dans la Haute- Alsace, puis mieux figuré par Perroncito, vétérinaire de Turin, en 1878, et enfin retrouvé, en 1879, par M. Toussaint, professeur à l'Ecole vétérinaire de Toulouse, qui a démontré, par la culture du petit organisme dans l'urine neutralisée, que celui-ci était bien l'auteur de la virulence du sang.
Sans s'occuper des lésions anatomiques de cette maladie, M. Pasteur s'est inquiété exclusivement de la culture du microbe qui la produit. Il a constaté qu'au lieu de se développer dans l'eau de levure de bière, si propre au développement d'autres êtres microscopiques , la bactéridie ebarbonneuse en particulier, il y périt très rapidement. Il est inoffensif pour le coebon d'Inde, sur lequel il développe un abcès au point d'inoculation où fourmille le microbe, qui, inoculé à des poules, les tue rapidement.
Le bouillon de poule, neutralisé par la potasse et rendu stérile par une température de 110 à 113°, est au contraire merveilleusement approprié à la vie et à la multiplication instantanée de ce microbe. En quelques beures, le bouillon le plus limpide commence à se troubler et se trouve rempli d'une multitude infinie de petits articles, d'une ténuité extrême, légèrement étranglés à leur milieu, et qu'à première vue on prendrait pour des points isolés. Ces articles n'ont pas de mouvement propre et font certainement partie de tout autre groupe que celui des vibrions. Ils viendront se placer un jour, selon M. Pasteur, auprès des virus aujourd'bui de nature inconnue, lorsqu'on aura réussi à cultiver ces derniers, comme il est à la veille de le fane.
Quelques gouttes de cette culture, déposées sur du pain ou de la viande avalés par les poules, suffisent pour développer, dans leur canal intestinal, des myriades de microbes qui sojit expulsés avec les excréments et qui font périr tous les individus auxquels on les inocule.
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La virulence du liquide obtenu par des cultures successives ■est si grande que, par l'inoculation d'une minime fraction de goutte à des poules, vingt fois sur vingt, la mort arrive ■en deux ou trois jours, et le plus souvent en moins de vingt-quatre heures. Vingt poules n'ayant jamais eu le choléra, ni spontané ni communiqué, sont ainsi mortes rapidement après avoir été inoculées avec le virus le plus actif.
Mais, par certains changements dans le mode de culture, tenus secrets jusqu'icipar le savant panspermiste, et se traduisant par un faible retard dans le développement du microbe, on en diminue la virulence à volonté, bien que l'identité de nature soit complète. Sous ce second état, son inoculation ne produit plus qu'une maladie et non la mort. Des vingt poules inoculées comme les premières , par une seule piqûre avec le liquide le plus atténué qu'il ait pu obtenir, aucune n'a succombé. Mais, réinoculées ensuite avec le liquide le plus virulent, sis ou huit, tout en étant malades, Unissent par guérir, et les autres meurent. Et si vingt autres poules neuves sont ensuite inoculées de même avec le liquide le plus atténué à deux reprises, de sept à huit jours d'intervalle, elles sont mieux à l'abri de la maladie que les premières inoculées une seule fois. Douze à quinze résistent en effet à la réinoculation consécutive du liquide le plus virulent. Et si des vingt dernières nouvelles poules de ce lot •de quatre-vingts, il les inocule successivement trois à quatre ■fois, la mortalité est nulle ensuite, sous l'action du liquide le plus virulent. Ces animaux sont ainsi complètement préservés et à l'abri du choléra par ces inoculations successives d'un virus très atténué.
C'est ce que l'auteur appelle la vaccination des poules, et il conclut de ces résultats à l'existence positive d'une sorte •de vaccin de leur choléra, avec cette différence considérable •que ce vaccin est un être vivant, se comportant vis-à-vis de .la maladie parasitaire constituée par ce microbe comme le vaccin à l'égard de la variole. Et la preuve que cette immunité est bien complète, absolue, au lieu de la trouver dans son imagination et le mécanisme secret suivant lequel elle se produit dans l'organisme, M. Pasteur la prend dans un fait matériel, positif et évident, dont voici la démonstration.
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Lorsque les poules inoculées ou plulôL vaccinées sur les muscles pectoraux avec le liquide le plus atténué reviennent à la santé, le microbe se multiplie dans ces muscles comme dans un milieu de culture. Alors le muscle se tuméfie, durcit et blanchit à sa surface comme dans son épaisseur. Il devient lardacé, rempli de globules de pus, sans suppuration. Les éléments histologiques se rompent avec une grande facilité, parce que le microbe qui les imprègne par îlots nombreux, les altère et les désagrège en se nourrissant d'une partie de leur substance. Dans le cas de guérison, le parasite est arrêté peu à peu dans son développement' et disparait; en même temps, la partie nécrosée du muscle se rassemble, durcit et se loge dans une cavité dont toute la surface ressemble à celle d'une plaie bourgeonnante de très bonne nature.
La partie nécrosée finit par constituer un séquestre si bien isolé dans sa cavité, qu'on le sent sous le doigt, à travers la peau, dans l'intérieur du muscle; à la moindre incision, on peut le saisir avec une pince et l'extraire. La petite plaie faite à la peau se cicatrise tout de suite, et la cavité du séquestre se remplit peu à peu des éléments réparés du muscle.
Si l'on réinocule avec le virus très virulent une poule ainsi vaccinée par une ou plusieurs inoculations antérieures du virus affaibli, la lésion locale reste au contraire insignifiante, relativement à celles que les premières inoculations avaient produites. C'est la preuve que l'immunité est obtenue et complète, le microbe ne trouvant plus de matière propre à son développement, à sa culture ni à sa prolifération. Injecté dans le système sanguin ou introduit dans les voies digestives, ce virus ou microbe n'exerce plus aucun effet. [Acacl. de mcd., février et avril.)
Conformément à sa promesse, M. Pasteur a fait connaître comment il atténue la virulence du microbe du choléra des poules. En vérité, ce n'était pas la peine que M. J. Guérin le harcelât tant pour obtenir son secret et provoquât de si gros mots et un tel scandale à l'Académie. Il s'agit tout simplement de l'affaiblissement de ce microbe par sa culture prolongée au grand air, car il est aérobie et ne peut proliférer sans air. Tandis que l'inoculation avec la première culture tue dix poules sur dix inoculées, la seconde
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ou la troisième n'en tue plus que huit ou neuf, et graduellement, en diminuant, jusqu'à ne plus les faire mourir; mais il montre toujours son action, comme le vaccin, en les rendant malades. Le microbe peut cependant mourir si l'intervalle mis entre le renouvellement successif des germes dans un nouveau bouillon est trop distancé, et alors il ne se produit plus aucun effet d'inoculation. Elle est fruste.
Mais, tandis que le microbe au grand air s'affaiblit et perd graduellement de sa virulence, il la conserve au contraire en entier si on le renferme dans des tubes hermétiquement bouchés, scellés, avec une petite quantité d'air à l'intérieur. Le liquide, après s'être troublé par la prolifération du microbe, redevient clair en trois ou quatre jours dès que l'air lui manque; mais il se conserve indéfiniment dans cet état, car, en ouvrant successivement ces tubes de mois en mois pendant une aunée, le liquide du dernier s'est montré aussi virulent que celui du premier à l'inoculation, tandis que des douze tubes témoins, tenus ouverts, le dernier était incomparablement moins virulent que 'le premier. 1
Ce fait nous semble infirmer la division de ces microbes en aérobies et anaérobies. Si l'air est indispensable aux premiers pour proliférer, il ne leur est pas nécessaire pour vivre et se conserver indéfiniment. M. Pasteur ne dit pas si ensemencé alors dans un nouveau bouillon au grand air' il continue à proliférer. C'esL probable, tandis que, en perdant sa virulence par des cultures successives au grand air il perd également de sa vitalité, sans aucun changement morphologique apparent, car il ne résiste plus aussi longtemps. Il y a donc autant d'inconnu et de mystère dans îa génération et la vie de ces infiniment petits organismes, que dans les plus gros. Les phénomènes seuls en sont inappréciables, et c'est ainsi que, dans cette longue disquisition expérimentale, l'illustre panspermiste n'a pu établir aucune règle fixe entre l'intervalle des cultures et leur degré décroissant de virulence. (Idem., octobre.)
Tels sont les faits et la doctrine qui s'en dégage Assimiler ces résultats à la vaccine, c'est aller bien Vite en déduction Aucun médecin ne pourrait y souscrire, et c'est au temps de montrer ce que l'on doit penser de ces faits singuliers de Ja palbologie comparée.
CLAUSTROPHOBIE
Cette maladie ne serait, d'après M. Toussaint, que la septicémie aiguë conctractée spontanémenl par ces volatiles dans les lieux qu'ils habitent. Des matières en putréfaction, à leur portée, sont donc indispensables à sa production. Plus de 2o0 expériences d'inoculation de la septicémie aiguë du lapin ont démontré l'identité de l'orme et de propriétés du microbe de ces deux maladies. Tous les ganglions lymphatiques de la tète et du cou sont tuméfiés, durs, marqués de taches sanguines dans l'un et l'autre cas. Le môme parasite s'y rencontre au microscope en quantité prodigieuse, avec des hémorrhagies abondantes à la périphérie. Les ganglions cervicaux chez les poules, ceux des mâchoires et scapulaires chez les lapins, en offrent surtout -l'exemple. (Acad. des sciences, 2 août.)
CHROMHYDROSE. Voy. Ictère.
CLAUSTROPHOBIE. C'est l'opposé du symptôme de r 'agoraphobie, ou peur de l'espace (Voy. année 1873). Les malades redoutent surtout d'être enfermés, claustrés, en prison. Ce nouveau symptôme, signalé par le docteur Raggi, de Bologne, n'a été remarqué évidemment que par son opposition au précédent. En voici l'observation :
Un peintre de trente ans se rendit un jour dans une salle fermée pour prendre part à un concours de peinture. Il se met au travail et était sur le point de finir son œuvib, quand, excité par les éloges de ses camarades, il se dirige subitement vers la porte, fermée à clef. Il perd l'esprit en ne pouvant l'ouvrir, court çà et là, comme pour échapper à un péril imminent, et, dominé par une préoccupation tyrannique, il ouvre la fenêtre et descend par le toit d'une maison pour reconquérir sa liberté. Dès lors, il redevient tranquille.
Un second fait, observé par M. Bail, d'un jeune fou qui était saisi d'une terreur panique à l'idée de se voir enfermé seul, a suffi pour constituer cette nouvelle entité morbide. Et la preuve que ce ne sont là que des symptômes isolés, passagers d'un état mental altéré, c'est qu'ils cessent de se manifester quand ces malades sont en compagnie, absorbés par des idées plus raisonnables. Ce n'est qu'en revenant a leur monomanie prédominante que ce symptôme, celte inquiétude se manifestent. Ils ouvrent ainsi portes et fenêtres
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et vont même jusqu'à sortir la nuit dehors pour avoir l'espace devant eux.
Ce trouble mental donne lieu, comme l'agora phobie, à une angoisse constrictive de la respiration. Le séjour à la campagne, l'espace et le grand air, sont donc les meilleurs moyens à opposer à cet état psychique. Une malade a été très améliorée par l'usage des bromures alcalins. (Annales médico-psychoL, novembre 1879.)
Ces folies avec conscience n'ont pas encore été observées dans les asiles d'aliénés, parce qu'elles ne sont que les prodromes d'un trouble général chez certains excentriques.
COEUR. Chez un enfant mort de la diphthérite, le docteur Chiari trouva le cœur pourvu de trois cavités seulement : deux oreillettes parfaitement distinctes et un seul ventricule à la base duquel existaient les deux orifices auriculo-ventriculaires normaux, avec leurs valvules et leurs muscles papillaires. Les deux orifices artériels occupaient respectivement leur situation normale, séparés par une cloison et parfaitement distincts l'un de l'autre, munis de leurs valvules sigmoïdes.
Pendant la vie, cet enfant n'avait qu'un peu de dyspnée et se plaignait d'une douleur au cœur dans les efforts violents. On j observait même parfois un peu de cyanose ; c'était tout l'appareil symptomatique de cette grave anomalie. (Jahrb. f. Kinderh., n° 2.)
Mensuration. Un nouveau procédé ingénieux et sérieux est indiqué par le professeur Boudet, de Lyon.
La main, posée à plat sur la poitrine , au niveau de la troisième articulation, dans le deuxième espace intercostal du côté gauche, perçoit un petit choc, alternant avec le choc systolique de la pointe du cœur contre les parois thoraciques. Il indique la situation des valvules sigmoïdes de l'aorte, à l'endroit où cette artère sort du ventricule gauche. L'espace compris entre cet endroit et le siège du choc de la pointe mesure exactement la longueur du ventricule gauche. Par le même procédé, on détermine le point où se •manifeste le choc correspondant aux valvules sigmoïdes de l'artère pulmonaire. Ces trois points une fois trouvés, la topographie du cœur est fixée; son volume, son emplace-
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ment, ses rapports avec les organes circonvoisins sont connus, toutes choses qui intéressent au plus haut point le diagnostic et le traitement.
L'auteur recommande, pour mener à bien cette exploration, de faire faire au sujet trois ou quatre grandes inspirations coup sur coup, puis de lui ordonner de retenir sa respiration quelques secondes et d'accomplir enfin plusieurs aspirations énergiques. La main pourtant n'acquerra le tact et la perception des bruits qu'après une certaine éducation.
En voici les conclusions :
1° Le choc sigmoïdien de l'artère pulmonaire, rapproché du choc de la pointe du cœur, peut servir de base à un procédé de mensuration du cœur.
2° Ce procédé a, sur tous les autres employés jusqu'à pré sent, l'avantage considérable de s'appuyer sur deux points de repère empruntés au cœur lui-même, mobiles comme lui, et dont les rapports, par conséquent, soit entre eux, soit avec la paroi thoracique, auront toujours la même signification, quels que soient les déplacements du cœur.
3" Il permet, par le fait de la mobilité et de la variation des points où l'on perçoit le claquement sigmoïdien de l'artère pulmonaire, d'établir, contrairement à l'opinion généralement admise du pivotement du cœur sur sa base, la fréquence de son déplacement en masse.
4° Grâce aux renseignements si précis qu'il donne sur la longueur, la direction des ventricules et le siège des orifices pulmonaire et aortique, on peut obtenir, sur la situation du cœur, des données infiniment plus sûres qu'aucune de celles fournies jusqu'à ce jour. (Acad. de méd.)
Arrêt mécanique et instantané des palpitations. Mettant à profit l'action modératrice du pneumo-gastrique sur les mouvements du cœur, le docteur Lardier emploie un moyen aussi simple que facile pour en arrêter les palpitations purement nerveuses, et indépendantes de toute altération organique. C'est d'exciter le pneumo-gastrique à son origine par le sang, en provoquant une congesLion cérébrale artificielle et passagère. Ce but est atteint en plaçant le maladedans l'altitude congestive. Le sujet étant debout, les membres inférieurs fixes et rigides, on lui fait plier vivement le
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