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MÉDICALES

ABCÈS. Le pansement de Lister est, suivant M. Trélat

hrT eUr,mTn de tarir raPidem<^ la suppuration des abcès chauds H a ainsi obtenu la guérison d'un phlegmon suppuré de Laisselle en six jours. Dès le lendemain du premier pansement, la rougeur disparaît avec la douleur et le gonflement. Une large incision avec injection et lavages pheniqués à 3 0/0 sont indispensables pour enrayer eu vingt-quatre heures le processus inflammatoire, sans cataplasmes m epithèmes. (Assoc. française, août.)

1 y a bien dix ans, dit M. Lucas-Championnière, que je nax prescrit un cataplasme sur un abcès ouvert. Il suffit d avoir suivi cette pratique une ou deux fois pour voir gue la douleur est aussi bien calmée et que la durée de ïa sup! pura ion est ainsi diminuée des deux tiers ou des trois quarts. Voici la méthode employée à cet effet

Quel que soit le siège de l'abcès, et avant de l'ouvrir on en ave soigneusement la surface, surtout si elle a été recouverte d un cataplasme, avec l'eau phéniquée forte. Le bistouri

bcton rhUile Phéniquée> et aPrès une

incision pour que l'issue du pus soit facile et complète on

injecte la solution forte dans la cavité. Un drain pourvu de

fils est ensuite placé, recouvert d'un gâteau de charpie

avI. — 1

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imbibé d'eau pbéniquée faible, avec une feuille de taffetas gommé par-dessus pour empêcher l'évaporation. Ce pansement bien fixé ne doit être renouvelé que toutes les vingtquatre heures. On retire le tube pour le laver et le raccourcir, sans injections nouvelles, avec un simple tampon comme le précédent.

Il est surprenant de voir combien, sous 1 influence de ce traitement, la suppuration se tarit vite, la rougeur des plaies est insignifiante, et la douleur est aussi bien calmée qu'avec le cataplasme. Des abcès grands et petits, pénnéphrétiques, de la fosse iliaque, du sein, de la paume de la main ont donné une suppuration très atténuée, sans cicatrices apparentes ni raideur consécutive. C'est donc une o-rande simplification et une amélioration considérable. °(Journ. de mêd. et de chiv. prat, octobre.)

Cataplasmes phéniqués. Le danger des animalcules nuisibles qui se rencontrent ordinairement dans le catap asme de farine de lin surtout, fait souvent négliger 1 emploi de ce topique sur les plaies par la crainte dy développer la pyoémie ou la septicémie. Pour en utiliser sans danger les propriétés bienfaisantes : chaleur et humidité prolongées, surtout contre les abcès, le docteur Périer étend, à la surface d'un épais cataplasme, une couche aussi épaisse que possible d'huile pbéniquée au dixième pour en neutraliser les produits malfaisants. Il empêche ainsi la putréfaction du pus et exerce une action bienfaisante sur les lèvres de la plaie en la plaçant à l'abri de l'air.

Pansés ainsi avant et après leur ouverture, les abcès se détergent et se cicatrisent rapidement, sans présenter les phénomènes de putridité fétide observés avec le cataplasme ordinaire. Ce cataplasme phéniqué est aussi appliqué avec avantage sur les plaies irritées. (Idem, mai.)

Abcès froids tuberculeux. Chirurgien d'un hôpital d'enfants, M. Lannelongue a souvent observé, sur des constitutions plus ou moins entachées de scrofule ou ^tuberculose, des collections purulentes chroniques coïncidant ou non avec une lésion osseuse, mais sans communication directe avec elle. Une phalange est atteinte par exemple spina ventosa du pouce ou de l'auriculaire, et des abcès

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froids se développent à l'avant-bras ou bien en dehors même et loin du membre lésé. Ces abcès ne sont ni migrateurs ni ossitluents, et sans rapport anatomique avec la lésion osseuse. Ils n'en sont donc pas symptomatiques.

Au lieu d'en attribuer vaguement la formation au mauvais état de la constitution, comme on le fait généralement, l'auteur, fidèle à sa théorie de l'ostéo-myélite locale, est disposé à admettre que la tuberculose se manifeste dans le tissu cellulaire comme dans le tissu osseux par des noyaux tuberculeux charriés par les vaisseaux lymphatiques et se déposant dans les divers points du membre ou du corps. D'autant plus que, dans ces cas, les viscères sont rarement lésés ; ces petits abcès coïncident de préférence avec des lésions localisées aux petits os.

Ces lésions osseuses font même entièrement défaut parfois, et ces petits abcès sont comme la manifestation externe de la diathèse tuberculeuse. Au début, on trouve un noyau dur comme un grain de riz qui grossit ensuite et se ramollit au centre. A l'examen histologique, ces noyaux sont remplis de matière tuberculeuse, entourée de bourgeons charnus qui en sont la conséquence par l'inflammation qu'elle provoque. Ces bourgeons forment la membrane pyogénique. Une poche pleine de pus est la caractéristique de ces abcès froids. Elle est déchiquetée à l'extérieur, et les tissus détruits autour par l'oblitération des petits vaisseaux. La poche s'étend avec la destruction.

La résolution a lieu parfois par résorption de la matière, et il ne reste que des bourgeons qui, en devenant fibreux, forment une induration. D'autres fois, l'abcès s'ouvre lentement par ulcération et l'évolution se continue dans la paroi.

De là un traitement spécial. Si la membrane pyogénique joue un grand rôle dans l'évolution de ces abcès, il faut la modifier ou la détruire. A cet effet, M. Lannelongue applique une bande d'Esmarch sur le membre et gratte la poche, ou bien il emploie les injections et le drainage. Autrement, la matière tuberculeuse peut être repiïse°et charriée par les lymphatiques ou les veines et amener la phtbisie pulmonaire ou une tuberculisation généralisée. De là l'indication de détruire l'abcès tuberculeux en riWnant ses parois.

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A en juger par ce qui s'observe chez l'adulte, M. Le Dentu n'admet pas que ces abcès soient toujours d'origine tuberculeuse. La lymphangite chronique peut, à la suite d'une simple écorchure, déterminer une série d'abcès profonds échelonnés sur les membres, gros comme des noix ou des noisettes. Il en a observé deux cas. L'ouverture et la cautérisation en sont le meilleur mode de traitement. Il ne faut donc pas confondre ces cas.

De petits abcès froids sous-cutanés peuvent aussi se développer par embolie dans les vaisseaux lymphatiques, d'après M. Verneuil. C'est l'adénite des glandes sudoripares, qu'il a décrite autrefois. L'étiologie de ces abcès froids et même tuberculeux n'est donc pas unique. (Soc. de chir., février.)

Abcès du cerveau. Ils seraient à redouter chez les individus atteints de certaines malformations cardiaques et en particulier de la persistance du trou de Botal ou du moins de son occlusion incomplète. Dans six observations de ce genre, dont une personnelle, recueillie à l'hôpital Saint-Sauveur de Lille sur un garçon de quinze ans, M. Ballet a constaté un abcès du cerveau à l'autopsie, dont quatre fois dans l'hémisphère droit, sans que leur formation pût être rationnellement rapportée à une autre cause. L'étiologie en est bien obscure; mais c'est là une coïncidence curieuse, qu'il serait intéressant de confirmer par des observations ultérieures. (Arch. de méd., juin.)

Abcès périnéptarigues. Thermo-cautère. M. Duguet reçoit dans son service, le 24 décembre , un homme de trente-six ans, présentant un faciès grippé, un pouls fébrile, se plaignant d'une douleur fixe au niveau du rein droit et offrant dans cette région une tuméfaction avec de l'œdème. Il s'agissait évidemment d'un phlegmon périnéphnque. Les émissions sanguines, les bains ne purent en arrêter la marche, et, le 9 janvier, la fluctuation indiquait nettement la formation d'un abcès. M. Duguet fit venir M. Périer, qui, après avoir anesthésié la région par une application de glace, fit avec le thermo-cautère, au-dessous de la fausse côte inférieure, une incision de six centimètres qui donna issue au pus. Ce malade guérit très rapidement.

Dans le même temps, M. Hayem observait un cas sem-

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blable qui fut également opéré avec succès par le thermocautère. Enfin M. Périer, de son côté, eut à traiter dans son propre service un malade atteint de la même affection et guéri de la même façon. Dans aucun de ces trois cas, il ne fut constaté de lésion des reins. M. Duguet appelle l'attention sur la coïncidence de ces trois cas d'abcès périnépbriqucs observés en même temps dans le même hôpital, sans lésion des reins et très probablement causés par les grands froids.

M. C. Paul a observé dans son service une femme de quarante ans présentant une tuméfaction dans la région rénale du côté droit, bientôt accompagnée de fluctuation ; on fit la ponction, qui donna issue à 200 grammes de pus. Toute la tumeur a disparu avec le pus ,• mais, presque en même temps, cette femme avait une évacuation biliaire considérable, indiquant qu'il y avait eu aussi quelque chose du côté de la vésicule biliaire. Il y aura donc lieu de tenir compte de cette éventualité à l'avenir, malgré sa rareté. (Soc. méd. des hôpit., janvier.)

Quant à la simultanéité de ces phlegmons périnéphriques, indépendants de toute lésion rénale , il est difficile d'en découvrir la cause, sinon dans le froid intense, dont deux de ces malades avaient souffert. Mais, en l'absence de cette cause dans les deux autres cas, la solution étiologique reste indécise.

Ponction aspiratnce . Quoique justement rejetée en principe, elle a suffi à amener une guérison complète chez un relieur de trente-neuf ans, sujet depuis l'âge de vingt ans à des crises rénales douloureuses avec hématurie. Comme elles se répétaient plus intenses au mois de décembre, avec des urines purulentes et l'apparition d'une tumeur fluctuante dans le flanc gauche, donnant un son clair hydro-aérique à la percussion, le professeur Reverdin diagnostiqua un phlegmon périnéphrique. Craignant qu'une poche aussi vaste, en communication avec les voies urinaires , ne s'enflammât en étant ouverte avec le bistouri et ne déterminât des accidents septiques graves, une simple ponction fût faite, le 29 décembre, avec le plus fort trocart Potain, et il s'en écoula trois litres un quart de pus jaune, épais, crémeux, sans grumeaux et complètement inodore. De claire, l'urine de-

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vient laiteuse et laisse déposer un tiers de pus les jours suivants. L'opéré se lève le 1er janvier, et le pus augmente en quantité très notable et forme les trois quarts de la miction. Puis il diminue graduellement à partir du 4, et, malgré quelques petits incidents de convalescence, la guérison était complète. Au mois de mars dernier, plus de deux ans après, cet homme jouissait de la plus parfaite santé. (Journ. de méd. et chir. prat., août.)

Abcès du foie. Confusion avec la jileurésie diaphragmatique. La difficulté d'établir le diagnostic est démontrée de nouveau par un fait observé à l'hôpital de Médéah, par le docteur Védel , sur un Européen de trente-cinq ans, acclimaté depuis cinq ans. Une vive douleur dans l'hypocondre droit, à la hauteur de. la dixième côte et s'irradiant jusqu'à la clavicule, avec toux opiniâtre, quinteuse, expectoration abondante, sans réaction fébrile, en étaient les signes principaux. Quoique l'auscultation et l'examen ne fournissent aucune autre indication, on pouvait croire à une pleurésie diaphragmatique, d'autant plus que les symptômes généraux : vomissements, diarrhée, embarras gastrique, hypertrophie du foie, accès fébriles irréguliers et l'ascite, faisaient absolument défaut. L'existence d'un point douloureux épigastrique au niveau de la dixième côte a pu surtout tromper l'observateur. La toux, la dyspnée, la matité et l'absence de murmure vésiculaire à la base du poumon étaient de nature à l'autoriser. Des craquements fins et nombreux étaient rattachés à des adhérences pleurétiques, et la coïncidence des gargouillements avait fait rejeter l'existence d'une caverne pour celle d'une poche purulente enkystée de la plèvre.

Le foie, au contraire, en faisant saillie dans le thorax, déterminait tous ces symptômes, et si l'empyème eût été pratiqué, conformément au diagnostic, entre la cinquième et la sixième côte, l'instrument eût manifestement lésé le poumon. Le pus lui-même ne pouvait rectifier le diagnostic, car il était blanc-verdâtre et crémeux, comme dans les pleurésies purulentes, sans trace de lobules sécoraux ni de bile.

L'abcès du foie peut donc évoluer sans fièvre et sans que l'urée soit en proportion avec la destruction de son paren-

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