‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource]Chapitre 32 sur 74 · GOITRE · texte numérisé non relu

GOITRE

5 janvier 1841, il faisait une communication très explicite sur la triade symptomatologique à la Société pathologique de Dublin, avec observations suivies d'autopsies et présentation de pièces anatomo-pathologiques à l'appui, sans qu'il soit question des travaux ni de Graves ni de Basedow à ce sujet. Le travail de ce dernier était de l'année précédente mais il était beaucoup moins concluant et celui de Graves avant cette date n'a rien d'authentique. 11 est donc aussi inexact de la rapporter à l'un qu'à l'autre. (Archiv. de méd. novembre et décembre.)

Une extirpation du corps thyroïde a été faite avec sueeès par M. Tillaux dans des conditions remarquables. C'était une femme de vingt-neuf ans, portant une tumeur au cou, grosse comme une tête de fœtus, et qui, partant du cartilage thyroïde, gagnait le sterno-mastoïdien, en arrivant jusqu'au bord antérieur du trapèze. Rénitente, lisse et unie, cette tumeur coïncidait avec de la suffocation et de. la dyspnée, des palpitations cardiaques violentes et douloureuses, des troubles marqués de la vision avec une légère saillie des globes oculaires, de la dysphagie et des troubles de la déglutition, une aménorrhée complète et une irritabilité anormale du caractère. Tous les signes du goitre exophthalmique se trouvaient donc réunis.

L'énucléation étant le seul remède, une incision fut pratiquée sur le bord antérieur du sterno-mastoïdien, et, arrivé ainsi couche par couche sur le corps thyroïde, le chirurgien espérait l'énucléer de sa capsule, avec la pince et la sonde cannelée; mais rhémorrhagie et l'intimité des adhérences s'y opposèrent invinciblement. Un iong temps fut perdu dans ces tentatives minutieuses, et ce n'est qu'après une heure de dissection laborieuse du côté gauche, où les adhérences étaient moins intimes, que le corps thyroïde put être enlevé.

La réunion immédiate eut lieu sur les bords de la plaie, et, sauf une hémorrhagie survenue le cinquième jour, arrêtée par la ligature de la crico-thyroïdienne, il n'y eut pas d'autres complications.

Tous les accidents concomitants ont cessé depuis, notamment la suffocation, les palpitations et les troubles de la vue. C'est une guérison parfaite. (Acad. de méd., avril.)

La nature exophthalmique de ce goitre a été contestée,

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en raison même de son incurabilité et en présence de la malade guérie et n'en offrant plus nulle trace. Les symptômes sont pourtant assez saillants et évidents pour ne pas s'y tromper, et la disparition en est très explicitement affirmée par la guérison du goitre. Un très grand nombre de ces cas guérissent, surtout au début, dit le professeur da Costa, en montrant à ses élèves un garçon de vingt-six ans qui en était atteint. Je pourrais vous en relater plusieurs exemples de ma pratique privée, où les yeux sortant des orbites sont rentrés, avec la disparition du goitre et le jeu normal des battements du cœur : Undoubtedly, thèse cases may recover almost entirely . Le pronostic est moins rassurant, quand il y a une bypertropbie marquée du cœur. (Boston med. and surg. journ., n° lb, avril.) Voy. Injections.

De l'intervention chirurgicale dans les tumeurs du corps thyroïde. Tbèse d'agrégation, par M. Boursier, agrégé à la Faculté de médecine de Bordeaux. Indication des différents procédés o'pératoires et leurs résultats montrant les succès croissants de l'extirpation, dont la proportion, de 50 p. 100 en 1870, s'élève aujourd'bui à 80. C'est là un progrès remarquable, dû au perfectionnement des procédés de dissection et d'bémostase, dont la dernière opération de M. Tillaux offre un bel exemple.

GROSSESSE. Néphrite parenchyrnateuse. Elle compliquerait si souvent la grossesse, suivant le docteur Ricbardson, qu'il serait nécessaire d'examiner journellement la quantité et la qualité de l'urine des femmes enceintes. Dès qu'elle tombe au-dessous de la quantité normale, il faudrait s'efforcer, par tous les moyens possibles, de rétablir la fonction rénale, et, si l'on n'y parvient pas, l'accoucbement prématuré est indiqué. N'est-ce pas recourir à une prophylaxie bien dangereuse, en vue d'accidents problématiques? (New -York m.ed. Record.)

Carie dentaire. La cause en est, suivant M. Kirk, dans l'appel qui se produit dans l'organisme maternel pour la formation du tissu osseux du fœtus. On peut prévenir la destruction des dents de beaucoup de manières, mais surtoul par l'usage des solutions de chaux, comme les prépara-

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tions de lacto-phosphate et d'hypophospMte de chaux, qui assurent en môme temps au fœtus un bon système osseux et dentaire, et qui préviennent le rachitisme. Les envies maladives de substances minérales, telles que plâtre, craie et ardoise, trouvent leur explication dans ce besoin naturel de l'organisme. Il en est de même de la prédilection que montrent certains oiseaux pour le plâtre, la chaux, etc., pendant la période de la ponte. Il n'est donc pas indifférent pour le praticien de préserver la femme enceinte des inconvénients de la carie dentaire et d'une digestion défectueuse. (Philadelph. med. Times et Lyon méd.)

Cystite. En raison même du siège de la vessie, les troubles vésicaux sont chose vulgaire chez les femmes enceintes. Il y a souvent dysurie et congestion du col de la vessie; mais la cystite en résultant est ordinairement si légère, d'après M. Guéniot, que l'on n'en parle pas. Il n'en a rencontré qu'un seul exemple sérieux. Elle s'observe bien plutôt. à la suite d'un premier accouchement difficile et lent, comme M. Guyon en a rassemblé six ou huit observations. M. Le Dentu l'a vue aussi succéder à un accouchement simple et des plus faciles. Elle a été très intense et de longue durée, en s'exagérant au moment des règles.

Contrairement à cette cystite post-puerpérale, le docteur Terrillon rapporte cinq cas de cystite grave, chez des femmes au début de la grossesse. Elle s'est même renouvelée dans deux grossesses successives chez la même femme. Elle apparaît dès les deux à trois premiers mois de la grossesse, caractérisée par tous les symptômes rationnels et fonctionnels. Ce sont principalement des douleurs vives au niveau du col de la vessie, avec dépôt muco-purulent abondant à l'examen microscopique, pratiqué chaque fois. Le diagnostic a été ainsi pleinement confirmé. Une faible quantité de sucre a même été trouvée dans un cas.

L'observation du docteur Cauvy, de Béziers, est surtout remarquable. Jeune femme de vingt et un ans, mariée depuis cinq mois, enceinte de trois, éprouvant des envies fréquentes d'uriner, accompagnées de douleurs sus-pubiennes; urines abondantes, mais d'abord normales, puis louches et répandant une forte odeur ammoniacale; enfin, un peu de ténesme vésical et d'assez violentes douleurs lom-

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baires. Aucun soulagement par la médication opiacée et les bains.

Avorteraient à la fin du troisième mois, diminution presque immédiate des accidents vésicaux, et disparition complète en moins d'un mois. Mais la même jeune femme, redevenant enceinte quatre mois plus tard, est reprise d'accidents analogues.

Ces cystites sont excessivement gênantes et incommodent beaucoup les malades, tout en présentant ce caractère spécial d'être très bénignes. Quinze à vingt jours suffisent pour leur guérison; les bains prolongés, les boissons émollientes, les capsules de térébenthine, et au besoin les injections alcoolisées, en ont facilement et rapidement raison. Malgré la gravité des symptômes pénibles qu'elles déterminent, elles n'ont eu aucune influencé fâcheuse sur la marche de la grossesse ni sur l'état général de la femme. Cette forme de cystite n'a rien de commun avec la cystite consécutive aux fongosités uréthrales, décrites par l'auteur, et n'a rien de commun avec les cystites primitives ou consécutives, liées à la rétroversion de l'utérus gravide. Elle est aussi indépendante de toute position vicieuse du fœtus, de tout phénomène de compression, ainsi que le toucher, le palper et l'examen direct l'ont révélé. Elle n'est pas davantage la conséquence d'une uréthrite et ne se trouve commandée ni par une condition mécanique ni par aucun état constitutionnel. Force est donc de la rattacher à la grossesse seule.

Cette forme de cystite n'a pas encore été décrite. On a bien parlé, il est vrai, de vessie irritable, soit au début, soit au milieu, soit vers la fin de la grossesse; mais, dans ces cas, l'urine était normale, sans le moindre dépôt purulent; il s'agissait d'un simple trouble fonctionnel.

Comment expliquer cette cystite au début de la grossesse"? Faut-il la rapporter à des troubles de la circulation sous l'influence de l'utérus gravide, à cette dilatation variqueuse des veines du col, signalée par M. Tillaux?Quoi qu'il en soit, l'utérus a une influence incontestable sur la vessie, témoin ces poussées aiguiis de cystite dans la cystite chronique des femmes au moment des règles ; aussi M. Terrillon pn>pose-t-il de tout e\pliqucr par la dénomination un peu vague de troubles de voisinage. (Soc. de chir.)

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Opportunité des opérations. Contrairement aux idées prédominantes aujourd'hui sur le danger du traumatisme pendant la grossesse, son innocuité complète a été démontrée, exceptionnellement du moins, par une observation concluante de M. Cadgc, de Norwich. Une dame de trentesept ans, dont le sein droit avait été enlevé auparavant pour une tumeur kystique à accroissement rapide, vit se développer successivement plusieurs nodules sur l'ancienne cicatrice, aussitôt mariée. L'un n'était pas plutôt enlevé qu'un autre se montrait. Huit récidives eurent ainsi lieu dans l'espace de dix à onze mois, et, malgré une grossesse intercurrente, on ne cessa de les enlever, sur l'avis même de sir J. Paget. Il n'en arriva pas la moindre complication dans la grossesse ni l'accouchement, pas plus avant qu'après. Cette dame mourut d'épuisement, sans aucun signe de cachexie, à la fin de 1876. Preuve que, comme l'a dit sir J. Paget, s'il est dangereux d'opérer de telles malades sans bonne cause, une bonne cause indique toujours l'opération avec l'espoir fondé d'un bon résultat. (Lancet, 22 novembre 1879. )

Grossesse après l'ovariotomie. Le nombre de ces grossesses est aujourd'hui assez considérable pour n'avoir plus à en redouter les effets. Sur huit ovariotomies, suivies de six guérisons, par M. Gillette, trois de ces femmes sont devenues enceintes, sans qu'il en résultât aucun inconvénient ni pour la mère ni pour l'enfant. L'accouchement même n'en est pas influencé. L'une de ces opérées prétendit ressentir un tiraillement sur le pédicule, mais c'était l'exagération de la peur. Une autre, qui avait présenté une éventration consécutive à l'opération, en guérit en six mois par l'usage d'une ceinture à pelote, et cette éventration ne se reproduisit pas ensuite pendant la grossesse.

La cicatrice s'écarte pourtant dans certains cas. La ligne brune de l'abdomen s'est ainsi beaucoup augmentée, chez une opérée de M. Polaillou, devenue enceinte peu de mois après l'ovariotomie. Les points de suture devinrent aussi très noirs sur une surface arrondie de S centimètres, sous l'influence de la pigmentation de la grossesse.

Outre une éventration considérable qui permettait de sentir l'utérus comme à nu, M. Charrier a constaté qu'il

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était incliné à droite et tordu sur son axe. Une autre opérée, n'ayant jamais été enceinte avant l'opération, eut aussi un écartement considérable de la ligne blanche, qui l'obligea de porter un sustenteur en caoutchouc. Mais, dans tous ces cas, l'accouchement fut facile et rapide. Lavortement que l'on pourrait craindre, en raison des adhérences possibles, ne se produit pas. Quoique retenu du côté du ventre, l'utérus ne s'est jamais rompu, et sa déformation ne paraît pas favoriser de présentations vicieuses. L'élargissement et la pigmentation de la cicatrice sont donc les seuls accidents à redouter. (Soc. de méd. de Paris, octobre 1879.)

Grossesses extra-utérines. Laparotomie. Après les chirurgiens américains, M. Harris de Philadelphie entre autres, M. Lawson Tait entonne en Angleterre la même note pour recommander l'emploi de l'ouverture du ventre, sous le nuage phéniqué, dans tous les cas de grossesse extra-utérine, sans toucher au placenta, suivant la prescription de Kœberlé. Un nouveau succès lui en fournit l'occasion, en montrant qu'il ne tient même pas à un diagnostic précis pour entreprendre cette redoutable opération. Une femme anémique de trente ans, mariée depuis trois ans, sans enfant, ayant présenté, six mois après la cessation de ses règles, une tumeur indépendante de l'utérus et s'élevant audessus de l'ombilic, fixée dans le bassin et uniformément solide, y fut ainsi soumise, le 30 avril 1879, sans que le diagnostic fut établi. On crut d'abord à une hématocèle, puis son rapide accroissement et sa fluctuation firent admettre la formation d'un kyste. On ouvrit en effet un kyste rempli de sang frais caillé, et, l'exploration n'ayant pas découvert autre chose, la plaie fut fermée immédiatement. Les douleurs continuèrent, et trois jours après, le 2 mai, un liquide sero-sangumolent fit issue de la plaie, suivi de gros caillots les jours suivants, d'un fragment osseux le 16 mai, et finalement d'un fœtus entier de trois mois, macéré et putréfié avec un fragment de cordon ombilical. Pendant quinze jours la vie de cette opérée fut ainsi dans le plus grand danger et elle ne se rétablit que lentement. (Royal med. chir. Society' Il novembre 1879.) *" Fort de ce succès, obtenu si périlleusement, et trouvant son diagnostic à peu près correct, l'auteur n'hésite pas ce-

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pendant à poser la gastrotomie médiane comme la règle dans tous les cas de ce genre, invoquant à l'appui 50 à 60 morts dans des cas analogues où elle ne fut pas employée. Voilà sur quelles bases cette loi est érigée, ainsi que la valeur antiseptique du nuage phéniqué . Aussi M. Duncan a-t-il invoqué victorieusement trois cas récents de grossesse extra-utérine d'un diagnostic certain, dont les femmes sont vivantes, sans avoir eu recours à cette opération. (Lancet, 15 novembre 1879.)

Deux autres exemples semblables ont été relatés par le même auteur. Dans l'un, la femme a survécu; dans l'autre, elle a succombé, mais l'enfant a pu être retiré vivant d'uu kyste du ligament large droit. (Idem, 11 mai.)

Un cinquième cas, sans extraction du placenta, lui a enfin donné un succès complet. (Idem, octobre.)

HÉMIANESTIIÉSIE . L'insensibilité désignée sous ce nom dans un côté du corps est ordinairement morbide et produite par une lésion des centres nerveux sensitifs ou des nerfs qui en émanent. Le défaut de sommeil la distingue ostensiblement de l'auestbésie générale et artificielle, car elle est aussi durable et persistante que celle-ci est fugace et passagère quand elle est provoquée. Ce n'est alors qu'un som-. meil ou même un assoupissement apparent dont la durée est proportionnelle à l'intensité de l'action de l'anestbésique sur le cerveau ou sur une partie locale de la surface eu- j tanée.

Gubler admettait aussi une anestbésie d'origine humorale et vasculaire, comme chez les saturnins. De même que l'anesthésie d'origine cérébrale, elle s'accompagne de paralysie et se confond avec elle. On la distingue sous le nom d'analgie ou d'analgésie. Les succès obtenus dans ces derniers temps par les aimants, la métallothérapie, dans certaines analgies hystériques, et surtout l'action esthésiogène de certains excitants vulgaires contre des hémianesthésies réputées d'origine cérébrale, tendent évidemment à confirmer et à étendre cette éliologie humorale et vasculaire, en

HÉMIANESTHÉSIE

contradiction avec sa localisation dans la partie postérieure de la capsule interne par l'interruption du faisceau sensitif de Meynert. (Voy. Hémiplégie.)

Telle est l'action esthésiogène du vésicatoire établie par le professeur Grasset sur des observations expérimentales. Il peut ainsi ramener la sensibilité dans les membres anestbésiés, tantôt passagèrement et avec transfert, tantôt d'une manière permanente et sans transfert. Dans un cas d'bémianestbésie d'origine cérébrale, le vésicatoire a ramené la sensibilité sur tout le membre insensible, mais non sur le tronc et la base; puis, sous l'influence d'un purgatif ou de l'ingestion de jaborandi, la sensibilité s'est étendue aux autres parties; mais ce qu'il y avait de remarquable surtout, c'était l'instabilité de la sensibilité ainsi obtenue, qui paraissait et disparaissait sous les influences les plus légères.

1 Cbez un autre malade, dans des conditions analogues, l'ap-

( plication du vésicatoire n'a pas ramené la sensibilité, mais il a déterminé une élévation de température du côté anesthésié, alors que cette température baissait du côté sain.

I II y a donc eu, en l'absence d'action esthésiogène proprement dite, une action tbermogène avec transfert.

L'action du jaborandi et de son alcaloïde, la pilocarpine, contre l'analgésie des saturnins, est encore bien plus démonstrative (Voy. Pilocarpine). On ne saurait voir, dans ces simples excitants, aucune influence spéciale ni spécifique sur le système nerveux. Ils n'agissent sur la sensibilité qu'en vertu de la loi générale qui en règle tous les phénomènes, dit le docteur A. Bordier. Anémiez un organe, et sa sensibilité spéciale s'émousse et disparaît. Les animaux à sang froid ou mieux à température variable présentent en été une respiration plus active, une circulation plus intense qu'en hiver. Ils sont alors vifs, alertes et semblent plus sensibles à toutes les excitations extérieures. Leur sensibilité diminue

' au contraire simultanément avec la circulation et la respiration par l'abaissement de la température. C'est ainsi que, pendant leur sommeil hibernal, ces animaux, quoique' mammifères, deviennent complètement anesthésiques.

La sensibilité d'un organe ne dépend pas seulement des nerfs qui s'y distribuent; elle est surtout en raison directe du sang qui le traverse et de l'activité des phénomènes d'échange dont il est le siège. La sensibilité de la peau hu-

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