‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource]Chapitre 42 sur 74 · HYPNOTISME · texte numérisé non relu

HYPNOTISME

capables de déterminer des sensations très vives dans l'état normal, ne pouvent éveiller leurs sens ni faire entrer leurs centres réflexes en activité.

L'analgésie n'est pas moins curieuse. Une épingle peut être introduite sans douleur dans le bras d'un hypnotisé. La sensation du toucher et de la douleur diffère par l'intensité, comme la narcose chloroformique, qui permet de sentir le contact du couteau, rend inconscient à la douleur de l'incision. Les hypnotisés sont impressionnés de la sorte et peuvent être piqués impunément.

Une grande irritabilité réflexe de tous les muscles striés est une autre condition particulière de cet état.

Elle persiste pendant des heures, et même des jours, après l'expérience. En frappant doucement les muscles du bras d'un hypnotisé, Heidenhain a produit une telle rigidité que le spasme musculaire, établi dans un point, traversait un groupe de muscles et pouvait se transmettre à tout le corps. Les membres et les parties ainsi influencés sont comme en catalepsie. Un homme puissamment musclé peut devenir si rigide qu'il lui est impossible de se mouvoir. Des exhibitions publiques ont démontré ce fait il y a peu d'années, à Paris, au théâtre des Nouveautés, sur deux jeunes filles hypnotisées, dont les bras étaient traversés de longues épingles et dont le corps et les membres, rigides, gardaient toutes les positions courbes, droites ou inclinées que le thaumaturge leur imprimait. Mais ces expériences, trop fréquemment répétées ou trop prolongées, ont un certain danger, que l'habitude ne suffit pas à éviter.

Car le cerveau est manifestement atteint, trouble dans ses fonctions, puisque la conscience des choses est dirai* nuée Le siège de ces altérations serait dans l'écorce ceré. orale d'après l'auteur, conformément à la théorie nouvelle des localisations motrices. L'activité des tubercules quadnjumeaux n'est pas diminuée, puisque les papilles réagissent Parfaitement et que l'équilibre se maintient. L hypnotisme n'est pas dû davantage à l'anémie, puisque les vaisseaux rétiniens sont normaux et que la congés ion de la face pu le nitrite d'amylo ne l'empêche pas. L'attribuer à un phénomène inhibitoire était dès lors tout simple, car c est aujourd'hui la ressource suprême des positivistes pour ; avo raison de tout ce qu'ils ne comprennent pas. L irritation du

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t larynx all'ecte les cellules du ganglion de la respiration et inMbite son activité, dit Heidenhain, comme l'irritation

| du nerf vague inhibite les ganglions cardiaques. De même, l'inhibition de l'activité des cellules du ganglion de l'écoroe

i cérébrale doit être la cause de l'hypnotisme. Et voilà pour»

. quoi votre fille est muette, dirait Sganarelle, car, pour trouver une raison à toute chose, force est souvent ' de

i prendre celle que l'on ne comprend pas. (Voy. Hystérie.)

HYSTÉRECTOMIE. Ce n'est pas à Porro que revient l'honneur d'avoir découvert cette opération, dit le docteur i Harris; c'est à Cavallini, qui, par des expériences sur les animaux, constata dès 1769 que l'extirpation de l'utérus gravide est moins dangereuse que l'opération césarienne, i La première opération tentée sur la femme appartient à ) Storer, de Boston (1869); la malade mourut. Porro ne la ; pratiqua, pour la première fois, qu'en 1876. En tout, il a été publié trente-six cas d'extirpation de l'utérus; sur ce ! nombre, on note la moitié de guérisons, ce qui est un joli i résultat par rapport à l'opération césarienne.

Le succès est plus probable lorsque la malade souffre depuis moins longtemps des douleurs de l'enfantement.

Ces trente-six femmes donnèrent le jour à trente-sept enfants, dont quatre étaient morts, et trente-trois vinrent au monde vivants.

Quant au pédicule, faut-il le lier en dehors, ou le renverser i dans le vagin?

C'est un point non encore suffisamment étudié pour qu'il soit permis de se prononcer à son égard. (Amer, journ. et Centrait, fur mecl. Wisscnch., août.)

Le sixième exemple de cette opération a eu lieu avec succès, le Wt février dernier, à l'Institut obstétrical de Milan, par le docteur MangiagallL pour un rétrécissement du bassin mesurant à peine 40 millimètres. Ce succès est d'un bon augure, car les cinq cas précédents ont été des insuccès constants, tandis que la mortalité n'est que de Ï7?82 pour 100 en Europe.

Par un hasard des plus singuliers, quatre femmes atteintes de rétrécissements extrêmes, avec diamètre conjugué d'environ (i centimètres ou au-dessous, se sont présentées à l'observation de M. Lucas -Championnièrc, dans l'espace

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de deux mois. L'amputation utéro-ovarique a été pratiquée par la méthode antiseptique dans les quatre cas. Deux des femmes sont mortes, peu d'heures après l'opération. Les quatre enfants ont été extraits vivants; mais l'un a succombé à un accident, et l'autre nJa vécu que quatre jours. Ce sont donc deux succès complets, dont les mères ont été présentées comme exemples à l'Académie de médecine le 9 mars.

La première est une primipare de vingt-six ans, entrée à la Maternité le 27 octobre 1879. Type de rachitisme, cette femme n'a que 1 m. 25 et un diamètre sacro-pubien de 67 millimètres.

Le 19 novembre au matin, début du travail, sans rupture de la poche des eaux. Un peu d'écoulement sanguinolent, effacement du col. L'opération est décidée pour le soir. A trois heures et demie, toutes les précautions étant prises, elle est pratiquée : grande incision sur la ligne médiane de 15 à 16 centimètres, dépassant un peu l'ombihc en haut. On arrive rapidement sur l'utérus. Aussitôt celui-ci incisé, un flot de sang des plus effrayants monte.

M. Lucas-Championnière achève rapidement la section; il extrait par les pieds une fille vivante du poids de 2700 grammes, puis le placenta, et, avec deux pinces à kystes, appliquées au préalable sur les bords delà section, il attire l'utérus au dehors.. Il passe deux broches dans le segment inférieur de l'utérus; au-dessous, un fil de fer; entre les deux, un second fil de fer, qui sont serrés avec le ligateur Cintrât. Résection de l'utérus, des deux ovaires et des trompes. Sutures de la paroi abdominale, six profondes et une superficielle ; perchlorure de fer sur le moignon et pansement de Lister parfait. Opération de trois quarts d'heure.

Les suites ont été simples; la plus haute température a été de 38°,9, le 21 au soir. Enlèvement successif des sutures jusqu'au 28, puis des broches. Chute du pédicule le treizième jour.

20 décembre, cicatrisation complète. Dans les derniers jours du mois, c'est-à-dire au bout de six semâmes, la malade se levait, complètement guérie. Elle présente aujourd'hui une légère éventration. Le toucher constate un col mobile et gros; elle a même eu déjà, sans accident, des rapports sexuels vers le 10 février, deux mois et demi après l'opération.

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La seconde a vingt-trois ans, d'une taille de 1 m. 25 avec un ,; diamètre sacro-sous-pubien de 67 millimètres, soit 5 seu- [ lement. Elle arrive à l'hôpital Necker, dans le service du professeur Potain, le 30 décembre, étant en travail depuis trente-six heures, avec perte des eaux depuis vingt-quatre heures et une dilatation de l'étendue de la paume de la main. Pour calmer son extrême agitation, elle est soumise à l'anesthésie et opérée dès que le calme le permet.

Incision de la paroi abdominale de 16 centimètres, commencée franchement bien au-dessus de l'ombilic et descendant moins bas que pour la précédente. L'incision de l'utérus produisant une hémorrhagie assez importante , arrive sur l'enfant, dont on déplace une épaule pour l'extraire par les pieds. Il est beau, respire bien et pèse plus de 3000 grammes Broches et deux fils de fer, sutures profondes; pédicule dans 1 angle inférieur de la plaie, beaucoup plus élevé que (Chez la précédente. Pansement de Lister. I L'opérée n'a jamais éprouvé aucun accident, sauf une accélération extraordinaire de la respiration au bout de vingt-quatre heures : 55 respirations à la minute. Elle n'a .jamais atteint 38» de température. On ne l'a pansée que le cinquième jour, puis le neuvième. A ce deuxième pansement, le pédicule était tombé. Au neuvième pansement il ne restait plus qu'une ulcération très superficielle a la fin de janvier. Elle se lève en février, et la réunion des parois du ventre est si parfaite, malgré la date récente de l'opétation, que 1 on en voit très peu de traces. L'enfant, confié à une nourrice du service, est bien portant.

Dans tous ces cas de bassin rachitique, n'ayant qu'un diamètre de 6 centimètres et au-dessous, les femmes sont exposées à une mortalité énorme par la céphalotripsie, car il ne faut pas les confondre, dit l'auLeur, avec celles dont le diamètre antéro-postérieur se rapproche de 7 centimètres. C est pourquoi 1 opération de Porro ne lui paraît pas devoir remplacer, dans tous les cas, l'opération césarienne, car la cause de la mort est, comme dans celle-ci, inhérente à la pesée ion àe l'utérus et à sa constriction. Les accidents lui semblent d ordre réflexe et dus à l'ébranlement des plexus nerveux du ligament large. L'hystérectomie reste donc d'une gravité menaçante, tant que les modifications du procédé ne la diminueront pas. Voici celles qu'il propose :

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[I est l'acile do démontrer, d'après ses propres observations, que l'incision dôit porter beaucoup plus haut sur la paroi abdominale" qu'on ne l'a fait jusqu'ici. Le pansement antiseptique se fait ainsi mieux jusqu'au bout en s'éloipnant du pubis. L'utérus est toujours incisé trop bas. Il serait très | probablement moins grave de n'en exciser qu'une portion de médiocre étendue. Les précautions antiseptiques les plus parfaites doivent être prises. Il est probablement plus avan- 1 tageux pour la femme d'intervenir avant le travail.

Avec les précautions antiseptiques, un local spécial, im-B maculé, n'est pas nécessaire. La dernière malade a été I opérée et guérie dans une chambre mal aérée, qui a même servi quelquefois â isoler des maladies contagieuses. Il faut 1 à l'opérée de l'isolement, de la chaleur, du repos, des soins, des précautions antiseptiques incessantes, les réconfortants! suffisants. (Joum. de méd. et chir.prat. avril.)

La modification de Muller , consistant dans la ligature I préalable de l'utérus avant son incision, a été employée! pour la première fois avec un succès complet à Philadel- 1 phie sur une naine de vingt-cinq ans, mariée à un employé I du cirque. Sa taille était de trois pieds et demi avec uni rétrécissement considérable du bassin. Le docteur E. Ri- 1 chardson l'opéra en présence du docteur Harris, présidents de la Société obstétricale, des professeurs Goodell et Tyson , et du docteur Smith, président de la Société médicale du I ! Comté. L'enfant fut extrait presque sans vie, mais il a sur*! vécu, et la mère, malgré une plegmatia alba dolens aprè|W la première semaine, s'est parfaitement rétablie et a étél; présentée à la Société obstétricale. (Boston med. and surg.l journal, 11 novembre.)

Hémostase. Une femme portant une volumineuse tumeur r fibreuse de l'utérus, étant très affaiblie par des pertes d|lj sang en résultant, dut être soumise à l'hystérectomie . Orjll comme la quantité du sang contenue dans ces énormes tu-Jmeurs est toujours considérable, la perte en était, dans cet cas particulier, un facteur des plus importants, comme toutes les fois que cette opération a lieu chez des femme» dans un état de cachexie avancée.

Afin d'éviter ce danger à son opérée, M. L. Labbé, cm- -

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prùntant le principe hémostatique d'Esmarch, utilisa son baHdâgê compffessif pour refouler dans la circulation générale le sang contenu dans la tumeur. Après avoir incisé la paroi abdominale, comme dans Fovariolomie, il saisit la tumeur très vasculaire et gorgée de sang et l'entoura, depuis son sommet jusqu'à son pédicule, avec une bande élastique, comme on le fait sur un membre avant son amputation. L'bystéreclomie se fil, en effet, presque à blanc, et, si l'opérée a succombé six jours plus tard à des accidents septicémiques, on a pu constater que l'énorme fibrome excisé était complètement exsangue et que près d'un litre de sang avait été restitué à la patiente.

C'est donc là une modification opératoire qui doit avoir un avantage réel dans l'hystérectomie, en restituant aux opérées une quantité considérable de sang. Il restera à varier le procédé d'application de la bande, suivant la forme j des tumeurs. Une ou plusieurs aiguilles métalliques, longues, pourront être placées à des hauteurs différentes, pour en ■■ empêcher le glissement. (Acad. de méd., 3 août.)

L'bystérectomie n'est donc plus seulement applicable aux femmes en couches atteintes de certains rétrécissements. Diverses tumeurs de l'utérus en sont aussi exclusivement justiciables, comme le professeur Queirel, de Marseille, l'a démontré par le fait suivant.

Une femme de cinquante ans, dont la ménopause a commencé il y a cinq ans et réglée tous les quinze jours depuis les deux dernières années, éprouve dès lors des douleurs de ventre. A l'examen, en novembre 1879, elle présentait le teint cachectique de l'anémie prononcée, de l'anémie utérine, avec œdème léger des membres inférieurs, pouls petit et fréquent, anorexie complète, quelquefois vomissements. Du côté du ventre, développement comparable à une grossesse à terme. Il existe une tumeur très 'grosse, dure, ne présentant en aucun point de fluctuation ni de résistance; elle est globuleuse, mobile et ne paraît pas adhérer aux parois abdominales. On la limite par la percussion, donnant de la matité sur toute son étendue et de la sonorité à la périphérie. Elle rappelle, par sa forme, le volume et La situation, un utérus gravide à terme.

L'opération est pratiquée le 22 novembre 1879, à huit heures du matin, dans un quartier populeux de la ville, mais

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à l'aide de la méthode de Lister dans toute sa rigueur. Mien de particulier à noter, si ce n'est la grosseur du pédicule large de 7 centimètres de diamètre. La section a été faite au niveau de l'union du corps et du col, c'est-à-dire dans la portion sus-vaginale du col.

L'examen de la pièce, qui avait le volume d'une tête d'adulte, présentait en arrière de petites bosselures correspondant à la présence de petits fibromes gros comme une avebne. L'un de ceux-ci, découvert en incisant la paroi postérieure de l'utérus, était pédiculé et ressemblait à ces fibromes si bien décrits par de West. Ce sont ceux-là qui seraient justiciables de l'emploi de l'ergotine, si l'on pouvait les diagnostiquer ; car, par la contraction des fibres musculaires utérines, ils pourraient être exprimés et expulsés assez facilement, le pédicule n'offrant que peu de résistance.

La paroi antérieure constituait à elle seule la tumeur principale. En l'incisant, on la trouve constituée par un énorme caillot sanguin, très dur, qui remplit complètement une cavité formée aux dépens de la paroi antérieure.

Ainsi donc, deux cavités : une dans la paroi antérieure de l'utérus, séparée de la vraie cavité utérine. Sa nature n'est pas douteuse ; elle rentre dans la classe des bématocèles se formant par épanebement dans l'interstice des fibres musculaires de la paroi utérine. Au point de vue du traitement, elle paraît contre-indiquer l'emploi de l'ergotine qui n'aurait pas agi, ou, agissant, aurait amené une rupture, soit de la portion antérieure de la paroi, d'où épanebement consécutif dans la cavité péritonéale, - on en sait les dangers, — soit de la portion qui séparait cette cavité de la cavité utérine, et alors communication avec l'air extérieur, suppuration longue et périlleuse, ou même spbacèle d'une partie du tissu utérin. Au lieu de cela, une opération réglée, qui a débarrassé la malade radicalement, En effet, celle-ci était complètement guérie le vingt-huitième jour. (Acad. de méd.)

Drainage péritonéo-abdominal. (Voy. Ovatuotomie.)

HYSTÉRIE. Phénomènes réflexes. En s'accompagnant souvent de parésie avec contracture, l'hystérie détermine, d'après M. Gharcot, des phénomènes réflexes tendineux qui

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ne doivent pas les faire confondre avec ceux d'origine cérébro-spinale (Voy. Paralysies). Toutes les fois que ces réflexes tendineux existent d'une manière prononcée chez une hystérique, on doit redouter la contracture. La simple application d'un aimant, par exemple, suffit à la provoquer chez celles qui y sont prédisposées. On la rend surtout manifeste et intense en supprimant l'action du cerveau, en hypnotisant la malade. M. Charcot en regarde ainsi une fixement, et, celle-ci en le fixant, les yeux légèrement dirigés en haut, laisse en peu d'instants retomber sa tête inerte : le sommeil est complet, l'insensibilité absolue. Alors l'exaltation des réflexes est si grande que, en touchant chacun des muscles de la main, on obtient la contraction isolée de chacun d'eux ensemble ou partiellement. Même résultat en pressant légèrement au coude le nerf cubital, dont la distribution compliquée détermine les mouvements du pouce et des deux derniers doigts, sans rien d'analogue dans les doigts intermédiaires. Tous les muscles de la face se contractent de même, soit par contact direct, soit par excitation du nerf facial. Une légère compression de l'ovaire suffit à réveiller la malade ; ouvrir les yeux, souffler sur la face produit le même effet. Sur dix hystériques de la Salpêtrière, sept ont présenté ces divers phénomènes d'hypnotisme et de sensibilité réflexe des tendons, sans aucun inconvénient pour elles : expérience mettant toute supercherie hors de doute. (Joarn. de mêd. et chir., février.)

Existence chez les enfants. Il est hors de doute qu'un certain nombre de petites filles en sont atteintes. Des 430 observations de M. Briquet, 87 se rapportent à des enfants audessous de douze ans, c'est-à-dire impubères. De curieuses observations recueillies à l'hôpital des Enfants par le docteur H. Paris, et relatées dans sa thèse inaugurale (Paris, 1880), montrent le tableau intéressant des causes et des symptômes de la maladie. L'alcoolisme, l'épilepsie, la phthisie même des parents, la chlorose, les peines morales, les mauvais traitements paraissent en être les causes les plus appréciables.

Suivant le docteur Lancereaux, elle serait la conséquence fréquente de l'absinthisme héréditaire. La crise convulsive aussi bien que les troubles de la sensibilité chez l'homme

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comme chez la femme se eonfondenl absolument avec l'hystérie, fi beaucoup de cas observés Chez l'homme lui lemblenfl ainsi un effet héréditaire. C'est donc un type spécial a étUl dior' et à distinguer dos variétés multiformes do cett' névrose. (Voy. Alcoolisme.)

Abandonnée à elle-même, la maladie n'a aucune tendanc à la guérison. Le traitement prophylactique est le plu1 puissant et doit consister dans une sage éducation, dont lé but se résume ainsi : développer le côté pbysique et éviter un développement précoce, intellectuel et surtout affectif. L'habitation à la campagne, la vie un peu rude, les promenades, les jeux agités sont indiqués.

En même temps, les enfants seront soutenus par un régime tonique, du quinquina et du fer. Parmi les agents plus spé- . ciaux, les plus efficaces sont le bromure de potassium et l'arsenic : le premier à la dose de 2 à 6 grammes, le second sous forme de liqueur de Fowler, dont la dose, facilemem supportée par les enfants, peut s'élever jusqu'à dix goutteM en ayant soin de les espacer. On obtient souvent d'étonnants résultats avec l'hydrothérapie sous ses diverses formes! bains tièdes prolongés, bains froids, lotions froides et sufa tout les douches en pluie et en jet.

Flagellation. Une fille âgée de douze ans eut subitement, et sans raisons connues, des crises convulsives, avec suffocation, toux, aboiement et spasmes œsophagiens. Les crises étaient très fréquentes, et elles se manifestaient depuis douze jours, quand le docteur Henrot vit la malade pour la première fois. Sa physionomie était excellente, et rien dans son état général n'eut pu faire songer qu'il existât chez elle un trouble aussi profond du système nerveux. Toute la série des médicaments antispasmodiques avait été employée sans aucun résultat ; aussi M. Ad. Henrot crut devoir mettre en usage immédiatement un moyen assez énergique, et qui lui avait déjà valu plusieurs succès dans des circonstances analogues. A la première attaque nerveuse que la jeune hystérique eut en sa présence, il la flagella impitoyablement avec une serviette trempée préalablement dans une cuvette d eau froide. La crise cessa rapidement. Depuis cette époque, les accidents nerveux ont complètement disparu. (Union mol. et scient, du Nord-Est, 31 décembre 1879.)

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Castration^ A la séance du 14 janvier de la Société médicale île Berlin, Israël présenta une jeune fdle de vingt-trois ans, guérie d'une hystérie grave par l'opération de Battey, dont elle portait encore la cicatrice. Depuis plusieurs années, vomissements incoercibles, accompagnés de névralgies ovariennes très douloureuses. La faiblesse était extrême, l'anémie arrivée à un très haut degré. Presque tous les médecins (et elle en avait consulté plusieurs) lui avaient conseillé de se faire opérer, et la jeune fille était amvée peu à peu à la conviction que la castration seule pourrait remédier à sa triste situation. Aussi se décida-t-elle à se laisser opérer le 31 janvier 1879. L'opération fut pi'atiquée avec chloroformisation et emploi de toutes les précautions de la méthode antiseptique. Pendant les trois premiers jours, sensibilité extrême du bas-ventre. La malade ne pouvait rester un instant sans une vessie de glace. En même temps, rétention d'urine, qui ne disparut qu'au bout de douze jours. Une semaine après, l'état général était bon, les vomissements avaient disparu, ainsi que la douleur ovarique. Depuis, la guérison s'est parfaitement maintenue.

Voilà, certes, un beau cas de guérison d'une hystérie grave par l'extirpation ovarique, dit l'auteur, — < si cette extirpation avait eu lieu, en effet. Or, il n'en est rien : l'opération n'a été qu'une mise en scène, et la cicatrice que porte la jeune fille est celle d'une légère plaie cutanée.

Cette observation remarquable est le point de départ d'une intéressante discussion des indications de la castration. D'après Israël, il faut agir avec beaucoup de prudence avant de la pratiquer. (Berl. klin. Woch.)

ICTÈRE. Sous le nom d'ictère nerveux, le docteur Van Wcddingen décrit un cas de chromhydrose très manifeste. C'était chez une jeune fille ayant eu des accès graves d'hys- Léro-épilepsie, se plaignant de douleurs fulgurantes hystériformes de la face; le médecin diagnostiqua une névralgie du trijumeau, car elle avait accusé auparavant des douleurs semblables dans tout le corps.

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