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LARYNGITE

guette forrfle anche a son extrémité libre, qui est. mise en vibration par la colonne d'air expiré. Cet air s'engage dans l'appareil par un orifice pratiqué au niveau de sa jonction avec la canule trachéale. C'est donc le mécanisme d'un harmonica à bouche. Le souffle fait vibrer l'anche et produit le son, et, en disposant les parties de la bouche comme pour parler, cette jeune fille se fait entendre et comprendre très clairement. La note est sans doute monotone, comme l'un de ces instruments rudimentaires qui constituent l'arsenal musical des joujoux d'enfants. Ce n'est pas la voix humaine ; mais le son est assez puissant pour être entendu à de grandes distances. En fermant la bouche, la cavité pharyngo-buccale forme résonnateur et joint son timbre humain au son musical . La- parole, tout en gardant quelque chose d'étrange, se rapproche ainsi de la voix normale. Le langage sonore s'effectue avec aisance, et l'appareil paraît être facilement supporté. Sa construction est due à un mécanicien-amateur de Reggio.

Tels sont les résultats de cette laryngectomie à échéance d'un an. Les suites n'en peuvent être prévues ; mais l'examen microscopique des parties enlevées, ayant révélé un vaste granulome lymphoïde, permet d'espérer une guérison définitive, que l'aspect de l'opérée fait prévoir. (Congrès lanjngol. de Milan, septembre, Gaz. hebd., n° 38, et Ann. des maladies de l'oreille et du larynx, septembre.)

LARYNGITE. Laryngite striduleuse. Engorgement des ganglions trachèo-bronchiqnes . Ce siège, ou plutôt cette cause anatomique d'une affection que l'on croyait purement nerveuse , comme sa dénomination ancienne d'asthme l'indiqué, est fixée par le docteur Baréty, de Nice. A défaut de preuves anatomiques, il les trouve dans le lymphatisme des malades et leur auscultation. Les attaques de faux croup, c'est-à-dire de toux rauque et de dyspnée la nuit, se rencontrent ordinairement chez des enfants lymphatiques, chétifs, malingres ou mal venants, dartreux ou coquelucheux, dont les indispositions, les maladies peu franches sont toujours suivies de complications, souvenl du côté de la poitrine. Si on les ausculte alors, on constate de la submatité présternale, avec tonalité élevée à la percussion et diminution manifeste du murmure respiratoire.

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