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el l'action faihle et inefficace du ballon pour aspirer les plus fins débris ou La poussière du calcul. L'un libère la vessie de tous les corps étrangers, l'autre ne la débarrasse que d'innocentes particules pulvérulentes, en laissant les plus gros, les plus durs et irritants fragments en contact avec la membrane muqueuse. Il serait beaucoup plus logique et préférable de ne pas recourir au ballon pour aspirer la matière pulvérulente de la vessie, afin qu'elle en protège les parois, comme un sédiment pultacé, contre l'action irritante, piquante des plus gros fragments qui ne peuvent traverser les tubes étroits du ballon de Clover ou de Grampton.

Pourquoi n'entend-on pas parler de cette innovation, ce perfectionnement en France ? Est-ce par dédain des excentricités chirurgicales américaines, parce qu'elle est trop radicale ou par chauvinisme ? Au contraire, les chirurgiens et surtout les spécialistes français auraient dû être les premiers à accueillir et à s'emparer de ce perfectionnement mécanique. Un inventeur gagne toujours par les modifications apportées à sa découverte. Le progrès est continu; sa condition même est de ne pas s'arrêter. Dieu ne fit pas son œuvre en un jour. L'évacuation des calculs en une seule séance ne peut donc en rien ternir la gloire de ceux de nos compatriotes qui ont ouvert la première voie à cette opération non sanglante. Ce serait la consolider au contraire que d'en montrer, les avantages ou les inconvénients.

Quarante-six cas de lithotritie en une seule séance en ont été relatés par M. H. Thompson à la dernière réunion de l'Association médicale britannique, et l'on pourrait en citer un bien plus grand nombre des autres spécialistes anglais et américains publiés dans les journaux.

Dans une lithotritie pratiquée le 11 novembre par M. Coulson, sur un homme de 68 ans dont les premiers accidents de la pierre remontaient à sept ans, le lithotriteur de Bigelow, introduit après l'incision du méat, rencontra un calcul énorme de deux pouces de diamètre. Il offrit une grande résistance à l'instrument et ne se divisa que par un bruyant craquement. Trois ou quatre fragments avaient été successivement broyés, quand la vis et les deux épingles qui fixent le perforateur à l'instrument se brisèrent. Les deux

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parties étant ainsi séparées, aucun moyen extemporané ne pouvait les réunir. En percutant sur la poignée, les branches se séparèrent autant que possible des débris et l'instrument put être retiré, en blessant légèrement le col de la vessie et l'urèthre.

L'opération fut alors reprise avec le lithotriteur fenètré, et bOO grains, soit 32 grammes et demi de fragments d'acide urique, furent extraits avec le tube et l'aspirateur. L'opéralion dura deux heures dix minutes, l'accident ayant causé un intermède de vingt minutes. Néanmoins aucune complication grave ne s'ensuivit, grâce â l'évacuation complète des fragments de la pierre. (Soc. mécl. de Londres, 22 novembre . )

Par cette démonstration du point faible de l'instrument, on est prévenu de ne l'employer qu'avec précaution contre les calculs volumineux et durs, car il pourrait s'ensuivre de redoutables complications en pareille occurrence.

Le docteur Uthoff l'a pratiquée à l'hôpital de Sussex, sur un homme de soixante-deux ans, dont les premiers symptômes de la pierre remontaient à deux ans. Composé entièrement d'acide urique, le calcul mesurait 6 centimètres dans son plus grand diamètre et 4 dans le plus petit. Le lithotriteur fut introduit sept fois avec aspiration dans l'intervalle. Une heure et demie fut nécessaire à cet effet, et les débris pesaient 30 grammes. Il n'y eut à la suite qu'un peu de sensibilité de la région hypogastrique à la pression, pendant un à deux jours, avec douleurs en uri-1 nant, sans fièvre. L'opéré se levait le neuvième jour et quittait l'hôpital le douzième, complètement débarrassé de sa pierre. (Lancet.)

Ces brillants succès ont naturalisé cette opération jusque dans l'Inde. Elle y est même d'un grand avantage, suivant M. Blanc, professeur de clinique chirurgicale au Collège de Bombay, car les calculs rencontrés chez; les indigènes sont si volumineux que, ne pouvant être extraits en une seule séance, les malades ne se représentaient plus pour une seconde. La lithotritie ordinaire n'avait que peu de crédit dans le pays. Six cas opérés par la nouvelle méthode ont donné six succès avec des séances de vingt-huit à quatrevingt-quinze minutes de durée. Le poids des fragments du plus gros calcul s'élevait à 726 grains. L'incision du méat a

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facilité l'introduction do l'évacuateur dans trois cas. (Idem, 10 juillet.)

Sur plus de trente cas opérés par le professeur Van Buren, il y a eu un seul décès. Les trois derniers concernaient des hommes de soixante-trois, soixante-cinq et soixante-sept ans, qui furent opérés la même semaine, au milieu de l'été dernier. L'opération dura vingt, quarante et soixante-cinq minutes, avec expulsion de 90 grains de fragments chez le premier, de 130 chez le second, et de 225 chez le troisième. Chez tous, la prostate était très hypertrophiée, et il a constaté que, sous l'influence de l'éthérisation, la pénétration des instruments était beaucoup plus facile.

Il ne s'agit donc plus, dit-il, de mettre en parallèle les résultats obtenus par sir H. Thompson avec l'ancienne méthode, pour y préférer la taille , comme l'a fait sir J. Paget, en prétendant qu'aucun autre lithotriteur n'en pourrait obtenir de meilleurs. (Voy. année 1878.) Avec la nouvelle méthode de Bigelow en une seule séance, cette opération n'a plus rien de redoutable. Elle peut même être pratiquée sans anesthésie, car la vessie se montre si tolérable à cette action prolongée des instruments que les opérés n'en accusent aucune souffrance. Le danger n'est plus dans le broiement, mais dans le séjour des fragments calculeux qui peuvent rester dans la vessie. Le principal est donc de les expulser en entier. (Boston mecl. and. sur g. journ., n° 13.)

Sur la lithotritie, avec cas démontrant l'importance du diagnostic précoce de la pierre, et la statistique des opérations pour calculs vésicaux pratiqués dans les hôpitaux de Glascow, de 1795 à 1880, par Buchanan. (Lancet, 10 avril.)

LYMPHADÉNIE. Mycos fongueux cutané. Un cas en a été soumis par M. Hillairet, chez un homme de quarantetrois ans, peintre décorateur, qui, jusque dans ces dernières années, habitait, à Anvers, l'un des quartiers les plus salubres. Ses antécédents sont bons, sauf deux attaques de rhumatisme articulaire aigu dans sa jeunesse ; pas de traces de syphilis, ni antécédents héréditaires. Il y a cinq ans, des démangeaisons survinrent à la peau, avec des poussées d'urticaire. Des plaques eczémateuses ont paru dans ces dernières semaines. Enfin, après que l'épaississe-

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ment j,, derme s'osL établi en divers points, on a vu surgir d.es Lumeurs sur les liras, les épaules, le cou, la poitrine ; aujourd'hui, elles ont envahi toute la surface de la peau. Leur volume varie depuis celui d'une aveline jusqu'à relui , l'une châtaigne coupée en deux. Les tumeurs évoluent, se développent, diminuent, disparaissent pour faire place à d'autres. On s'assure par la pression que les unes sont anesthésiques, les autres kyperesthésiques. L'examen du sang pris dans les intervalles des tumeurs n'a révélé rien d'anormal ; mais, quand il est pris sur les tumeurs, on y constate une notable augmentation des globules blancs. Toutefois, à mesure que la maladie progresse, la proportion des globules rouges diminue ; leur nombre dans une goutte est tombé de 4 millions à 3 millions ; la fonction oxygénante des globules paraît d'ailleurs se ralentir.

L'affection cutanée est dans un rapport évident avec l'état du liquide nourricier. L'examen histologique des tumeurs a prouvé qu'elles sont constituées par un tissu lympbadénique, analogue à celui des ganglions lymphatiques. Rien d'appréciable au foie ni à la rate. (Acad. de med., 8 décembre.)

On peut, dit le docteur Fabre, après l'observation d un seul fait de ce genre, car ils sont rares, reconnaître quatre périodes, quelquefois bien distinctes, mais le plus souvent empiétant l'une sur l'autre, dans la succession des symptômes de cette singulière maladie :

La période iuitiale, caractérisée par l'apparition sur la peau, en poussées successives, de taches congestives, simulant l'urticaire ou l'érythème papuleux, ou encore de 1 eczéma au début de l'éruption ;

Une période lichénoïde, présentant des papules persistantes , à démangeaisons très vives accompagnées d insomnie ; i*i - „;j „ Une autre de transition, où l'éruption de lichen coïncide avec la présence de plaques indurées d'un rouge brun, purs l'apparition des premières tumeurs néoplasiques et parfois avec l'engorgement des ganglions lymphatiques.

La dernière est celle de la cachexie -, alors les tumeurs mycosiques se multiplient, s'ulcèrent à la surface, se mettent à suinter; quelques-unes s'affaissent, disparaissent même, mais il s'en produit de nouvelles. Une diarrhée colhquative,

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