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le pouls cl pouvant, faire croire à une affection milralc sans souffle, d'autant plus que l'œdème el la congestion pulmouaire soûl, très prononcés et la dyspnée intense. Une douleur dans l'hypocondre droit à la pression annonce le foie cardiaque, que l'on trouve de couleur muscade, accusant la même sclérose interstitielle que dans le rein. A l'œdème léger des joues et des paupières se joignent l'anasarque et même l'ascite, puis la diminution des urines et de l'albuminurie. (Archiv. de méd., mars.)

Huit observations cliniques suivies d'autopsies confirment cette interprétation, au moins en partie, car aucune statistique ne montre autrement la fréquence de cette néphrite. Les auLeurs ne l'admettent que par induction et comme une preuve de son existence distincte, séparée de la néphrite parenchymaLeuse, la néphrite mixte leur paraissant presque un mythe. Telle est la valeur de leur démonstration. L'hypertrophie cardiaque ne saurait même contribuer à la faire admettre, puisqu'elle n'existe pas dans la néphrite interstitielle des vieillards, comme on va le voir.

Mort subite. Elle survient fréquemment par syncope, selon MM. Debove et Capitan, sans qu'il existe aucune lésion valvulaire du cœur. Trois cas en ont été recueillis par eux à Bicêtre, où la mort subite n'est pas rare. L'autopsie montra une néphrite interstitielle et une hypertrophie ventriculaire coïncidente. Aucun signe cardiaque ne s'était montré pendant la vie. La mort n'a été précédée d'aucun accident et ces hommes avaient été bien portants jusque-là. Elle ne peut donc être rapportée qu'au cœur et non aux rems.

A l'autopsie d'une femme morte subitement, M. Landouzy ne trouva également rien au cerveau. Il y avait seulement une hypertrophie considérable du ventricule gauche et les lésions très nettes de la néphrite interstitielle. (Soc. méd. des hop,, juillet.)

Fréquence chez les vieillards. Cette forme paraît exister chez la plupart des vieillards, sinon chez tous, comme l'œil perçant de Rayer l'avait bien vu. En 1831, dit-il dans son Traité des maladies des reins, j'ai examiné avec M. James Young presque tous les reins des vieillards des deux sexes, morts dans le cours de cette année à l'hospice de Bicêtre

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et à celui de La Salpêtrière, et je déclare que presque Lous ces reins offraient des lésions matérielles. Il décrit ainsi l'atrophie, les kystes et l'état lobule du rein à l'état macroscopiquê, et, suivant les idées régnantes, il attribue ces lésions à l'inflammation provoquée par les maladies de la prostate, de la vessie, des ovaires et de l'utérus, aux rétentions d'urine, aux paralysies complètes ou incomplètes, etc. Et, loin d'attribuer cette atrophie à la sénilité, il prétend que les reins sont généralement aussi pesants que dans l'âge viril, mais sans donner aucune preuve mathématique des pesées. (I, page 423.)

Tout en constatant la fréquence de cette atrophie rénale chez les vieillards, les auteurs n'ont voulu y voir,, comme Rayer, qu'une cause morbide accidentelle, et l'ont rattachée ainsi a l'artérite, à l'athérome existants. L'absence de symptômes , l'albuminurie en particulier, ne pouvait les éclairer. L'ardeur de la discussion sur les lésions analomomicroscopiques différentielles de la néphrite parenchymateuse occupait exclusivement les esprits et éloignait leur attention de l'observation clinique. L'altération atrophique du rein est chose fréquente chez les vieillards, dit M. CharcoL dans ses leçons de 1877, mais sans la rapporter explicitement à sa véritable cause, l'état sénile, car il ne corrige nullement son assertion précédente, conforme à celle de Rayer, que les reins sont aussi pesants que dans l'âge viril. (Maladies des vieillards.)

Sur 39 autopsies faites par le docteur E. Démange, assisté de M. Sadler, à l'hôpital Saint-Julien de Nancy, sur des vieillards de soixante-cinq à quatre-vingt-cinq ans et au delà, morts d'affections diverses sans rapport direct avec la néphrite interstitielle, il s'est rencontré 34 fois une sclérose rénale bien accentuée et à des degrés variables. Dans 3 autres cas, elle était à peine marquée, et, dans les 2 autres seulement, les reins étaient normaux. Aucun de ces malades n'avait succombé à des accidents urémiques, ni présenté aucun symptôme se rattachant à la néphrite interstitielle. Tous les sujets emportés par des accidents de rétention urinaire ou de cystite chronique, de calculs ou de lésions de la prostate, ont été soigneusement éliminés de ces observations.

Anatomiquement, ces reins scniles ressemblaient à la

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néphrite interstitielle arrivée à sa dernière période l'atrophie. Cette diminution de volume et le changement d'aspect extérieur sont frappants; mais des pesées exactes, laites dans 23 cas, ont établi ce fait mathématiquement.

Isolés de leurs adhérences, ces 46 reins ont donné un poids moyen de 99 gr. 7 pour le rein droit et de lOo gr. 8 pour le gauche. La moyenne totale est donc de j 02 gr. 7S au lieu de 171 grammes, fixé par M. Sappey comme le poids du rein physiologique de l'adulte; soit 68 gr. 2o de différence.

La mensuration, pratiquée sur 24 de ces reins, donna une longueur moyenne do 10 c. 7 sur 4 c. 8 de largeur pour le rein droit et de 10 c. 8 de long sur o c. 8 de large pour le gauche. Soit une différence de 2 à b centimètres sur la longueur et 1 à 2 sur la largeur avec le rein normal.

La section longitudinale de ces reins a montré la cavité du bassinet souvent dilatée, remplie ordinairement d'une quantité de tissu adipeux si considérable qu'elle équivalait de 15 à 25 grammes dans les plus volumineux. L'atropbie du parenchyme est donc encore beaucoup plus grande qu'elle ne le paraît. Sa diminution ainsi calculée peut être évaluée à un tiers du poids physiologique, et la preuve qu'elle est un effet tout simple de la sénilité, c'est qu'elle porte également sur les deux reins, puisque, dans le volume comme dans le poids, le gauche était toujours au-dessus du droit, comme à l'état physiologique.

Pâle et anémique, ce rein sénile, plutôt jaune que brun, est granuleux, lobulé avec un certain nombre de petits kystes saillants à sa surface. La capsule très adhérente, surtout dans les sillons, s'en détache difficilement. La consistance est si augmentée que le tissu, dur et élastique comme du caoutchouc, se laisse difficilement entamer par l'ongle . La substance corticale, diminuée d'épaisseur, est réduite par endroits à une bandelette gris-jaunâtre de 2 à 3 millimètres. Les artères sont constamment atbéromateuses, et les lésions portent à la fois sur les glomérules, les tubes, les vaisseaux et le tissu conjonctif, comme le montrent les résullats d'un examen histologique complet et minutieux.

C'est donc là manifestement un effet de l'âge, une sclérose ou hyperplasie sénile, plutôt qu'une néphrite morbide. MM, Démange et Sadler l'ont confirmé en examinant

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31 vieillards de soixanlc-dix à qualrc-vingt-onzo ans, pris au hasard parmi les pensionnaires de l'hospice, quant aux symptômes pouvant dépendre d'une néphrite interstitietie latente. Une observation répétée pendant quinze jours à trois semaines, à ce point de vue, avec l'analyse et la mesure des urines, a montré qu'il n'existe ni polyurie, ni densité exagérée ou affaiblie de l'urine, pas plus que d'excès m de diminution de l'urée ni des autres principes fixes, et surtout pas d'albuminurie ni d'œdôme généralisé. L'albumine ne s'est jamais rencontrée en quantité suffisante pour être dosée. Des i sujets albuminuriques, 3 étaient atteints d une insuffisance mitrale, expliquant mieux cette complication que la néphrite latente. Cette sclérose rénale ne se décèle donc par aucun signe appréciable pendant la vie- la mort seule en révèle l'existence et les caractères.

Elle ne s'annonce pendant la vie que par i'athérome généralisé du système artériel. Sur les 37 cas de rein sémle, observés à l'autopsie, I'athérome de l'aorte n'a manque que trois fois, et encore, dans l'un de ceux-ci, les artères rénales étaient très athéromateuses. Au contraire, dans les deux autopsies avec reins normaux, cet athérome artériel manquait complètement.

Une hypertrophie du ventricule gauche permet aussi de a prévoir. Elle s'est rencontrée 23 fois avec I'athérome de I aorte dans les 37 cas de rein sémle les plus prononcés Tl ny a eu qu'une seule exception à cette règle. Des 31 vieillards vivants mis en observation, 25 présentaient également une hypertrophie cardiaque notable. Mais l'augmentation de volume et de poids du cœur, surtout à gauche.' au-delà de soixante ans, excepté chez les tuberculeux, ôte une certaine valeur à celte coïncidence.

L'atrophie du foie a coïncidé aussi, dans 18 cas, avec le rein semle. Le poids moyen de cet organe était descendu à 1099 grammes au heu de 1451, qui est le poids normal. L était une sclérose atrophique du lobule hépatique, analogue a celle du rein, preuve nouvelle que ces diverses altérations coïncidentes sont simplement le résultat de l'âge et non de la maladie. (Revue mêd. de l'Est, nov. et déc. 1879.)

Contribution à l'étude du rein sénile. Thèse inaugurale par le docteur Sadler. Nancy, 1879. "au^uiaie,

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Néphrite cantharidienne. Le premier e£Eet de l'empoisonnement aigu des lapins par la cântharidine est une népkrite spéciale, envahissant tous les éléments presque à la luis, interstitielle et parenchymateuse, bien que le parenchyme soit envahi le premier. (Voy. Empoisonnement. ) Continuée à faible dose pendant un certain temps, elle détermine au contraire des lésions identiques à l'albuminurie, due au refroidissement ou aux maladies infectieuses comme la diphthérie, la scarlatine, etc.

En concluant de cette identité de lésions par le mécanisme observé dans la néphrite cantharidienne, M. Cornil admet que le phénomène-essentiel de la néphrite albumineuse consiste dans le passage à travers les vaisseaux glomérulaires des parties constituantes du sang , plasma , globules rouges et leucocytes. Tel est du moins le premier effet de l'empoisonnement aigu par la cântharidine. Il serait impossible de distinguer au microscope le rein d'un chien ainsi empoisonné avec celui d'un enfant mort avec de l'albuminurie diphthéritique.

Dans cette néphrite expérimentale, le tissu conjonctif n'est pas lésé; il sort des vaisseaux glomérulaires et capillaires du liquide des globules rouges et blancs, comme dans toute inflammation exsudative; mais les altérations consistent surtout dans les lésions de l'épithélium qui tapisse les voies d'excrétion de l'urine. Il la rapproche donc de la néphrite parenchymateuse, bien que des cellules migratrices se rencontrent dans le tissu conjonctif. A la rigueur, c est donc une néphrite mixte ou totale.

Cet exemple, dit-il, comme la plupart des autres, montre la subtilité de la distinction absolue des néphrites; les néphrites mixtes sont les plus communes. Il n'existe pas de néphrite albumineuse interstitielle sans que 1 epithehum des tubes contournés soit profondément modifié, ni sans qu'il s'échappe un exsudât des tubes urinifères; d autre part, les néphrites parenchymateuses ayant dure un certain; temps offrent constamment une atrophie fibreuse de quelques tubes glomérulaires, un épaississement de la paroi hyaline des tubes, et une sclérose du tissu conjonctif (Acad. des sciences, janvier et mars, et Jour», d anatom, et physiol., n° 5.)

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NÉPHRO-LITHOTOMIE. C'est L'extraction d'un calcul du rem par l'incision lombaire. Ainsi appelée par M. H. Morris, pour la distinguer de l'incision du rein pour l'extraction du liquide accumulé à l'intérieur par abcès, calcul ou tubercule, à laquelle ce nom a été injustement appliqué autrefois. Les chirurgiens se sont universellement opposés à cette extraction quand le calcul n'était pas placé dans le bassin t dilaté, par crainte du danger d'une hémorrhagie fatale résultant de l'incision du tissu rénal. L'observation suivante prouve que cette crainte n'est pas fondée, que cette opération est très faisable et peut être exécutée avec succès Une servante de dix-neuf ans, de très petite stature et ayant une peau remarquablement dure et écailleuse, entre pour la troisième fois à l'hôpital Middlesex, le 20 décembre 1879 pour la récidive des douleurs rénales dont elle souffre depuis huit ans et qui l'y ont déjà amenée en septembre 1878 et avril 1879. Elles régnent dans le côté droit et s'accompagnent de nausées et vomissements, avec urines brunes noirâtres, qui vont en s'accroissant sans cesse ; sensibilité dans le flanc droit sans gonflement au toucher. Urines acides ne contenant que du sang. Elles s'éclaircissent sous influence du repos, mais la douleur névralgique persiste. G est alors que le docteur Coupland,- instruit par l'opération de Marchetti sur le consul anglais Hobson et six autres cas ou il suffit de mettre le rein à nu pour faire cesser des douleurs rénales semblables et par deux autres révélés par a discussion - anesthésia la malade, de son consentement, le 1 février dernier, et découvrit le rein droit par une incision oblique dans la région lombaire. L'index introduit, en pas- Zt 7, , sui:^e.P°stérie^ du rein, y perçut une saillie ] iès du bile. Un bistouri boutonné fut glissé aussitôt sur le doigt et incisa la substance rénale sur cette projection, et un calcul triangulaire, mùriforme, en fut immédiatement extrait. 11 pesait 31 grains, soit plus de 2 grammes

Aucune hémorrhagie n'eut lieu. L'extrémité supérieure de uretère n'était pas dilatée, et, aucun calcul n'étant perceptible ailleurs, on s'en tint là. La plaie fut fermée par trois sutures et un drain inséré entre elles. L'urine cessa de couler par la plaie dès le 4 mai, et les douleurs avant cessé aussitôt après l'extraction du 'calcul, n'onT pas 'reparu depuis ; la guénson est donc parfaite. 1

i If.

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