BLENNORRHAGIE
•de ces ataxiques, dont deux syphilitiques, ils produisaient une fatigue et un tel affaiblissement qu'il a fallu les cesser. Les douleurs fulgurantes en ont seules été améliorées.
C'est donc là un puissant moyen de secours et des plus faciles à employer. Il existe actuellement des bains galvaniques à l'hôpital Saint-Louis pour le traitement externe et à Lariboisière pour le traitement interne. D'autres établissements privés en sont aussi pourvus pour la clientèle de la ville ; les médecins peuvent donc les prescrire dans les cas précités, en en surveillant avec soin les effets. (Assoc. française, août, et Bull, de thér., septembre.)
BLEXNORRHAGIE. La prolongation de l'écoulement chez la femme en particulier, alors que toute trace d'inflammation a disparu, serait due, d'après le docteur Skene, à la présence de deux petites glandes qu'il a découvertes dans l'urèthre. Il les prit d'abord pour des follicules muqueux hypertrophiés ; mais, en les constatant dans plus de eent cas au même lieu et du même volume, leur nature glandulaire fut rendue évidente. Elles s'ouvrent parallèlement à la surface de la muqueuse de la partie inférieure de l'urèthre, à un huitième de pouce environ du méat. Une bougie no 1 peut y pénétrer, et , quand la muqueuse de l'urèthre est saillante, leur ouverture est même visible à l'œil nu ; dans l'état ordinaire, il faut écarter le méat pour apercevoir ces papillomes.
De là l'extrême importance pathologique de ces glandes dans la bleunorrhagie de la femme. Leur orifice est rendu manifeste dans ce cas par le pus qui en sort et la rougeur environnante. (Am. journ. of obstetrics, avril.;
Une nouvelle doctrine étiologique et thérapeutique de cette maladie vient d'être promulguée avec éclat en Angleterre par le docteur Watson Cheyne; son mémoire sur ce sujet a remporté le prix Roylston. L'extrême conta °iosité de la gonorrhée, son incubation marquée et l'origine limitée de l'inflammation lui font admettre une ori°ine Parasitique et des cultures expérimentales lui ont révélé de nombreux organismes dans le pus. Il admet aussi que quelques-uns de ces organismes spécifiques qui résistent aux tissus vivants, étant admis dans l'urèthre, irritent et affai-
dissent la muqueuse en se développant, se multipliant, et troduction de bougies, dont voici la formule :
.. 325 milligr.
% Iodoforme (0 KOuUes.
Huile d'eucalyptus g
Beurre de cacao
Pour une bougie «\^**^£$££L diamètre d'une sonde n° 9 ou 10 e de o g {
Ce topique a une ^^^^f^^X- la muqueuse
enflammée. Le malade ayant . p introduit sa bougie, pour nettoyer le canal de l.uieime de rofon.
Lduite d'huile d'eucalyptus, jusqu à 4 à b pouce ^ deur en fermant ensuite le ^f^^Z^ev. Le soir le dos, il reste ainsi quatre £ cm gb™ ™ ^ ayant ou le lendemain, 1 élément specn j
été éliminé , des injections an^2oQ Saturée d'acide les quatre à cinq heures, avec u 1^^lui,1.0l^est que trois borique ou une émulsion ^.JJ^^ ?eîïïl^««n«*
modifié, qu une mjecuuu renouvelée mes pour 30 grammes deau « ^écoulement.
au besoin jusqa à la cessation coni traitement a
Employé dans quarante cas envnc ^ ^
donné les meilleurs r«rito^n 1 JaQt siraple. dure qu'un à deux jours et d mu ne, ^ ^ ^
ment muqueux, en quatre a cinq jou i ^ ^ à dix. Les douleurs brûlantes e U JQTAte sent en trente-six à quaran te-hm gurétilrite. virulente se change rapidement en une junp [Boston med. and surg. journ., octobre, n V Si efficace que soil ce nouveau ^™£>£l viatv0. naître qu'il est inapplicable dans beaucoup de ^ duction d'une bougie molle dans 1 metb ^ e P ^ et il est à craindre qu'elle n '«^oue chez pln^ œ ler d'autant plus que l'auteur recomman te de 1 U(ms dans les cas graves, aussitôt après la miction, be j
BLENNORRHAGIE subséquentes ne contribueront pas davantage à vulgariser cette méthode.
Le microbe du pus blennorrhagiquc . Thèse inaugurale, par le docteur F. Weiss ; Nancy, n° 119. Après ^^torique des recherches à ce sujet faites par Jausseaume en 1862 Hallier et Salisbury en 1873, et Neisser en 1879, l'auteur relate ses nombreuses expériences pour reconnaître le microparasite, qu'il décrit sans l'avoir entretenu par la. culture m expérimenté par l'inoculation.
Permanganate de potasse. Employé en injections, à la dose de 10 centigrammes pour 100 grammes d'eau, ce sel a donné au docteur Bourgeois des succès très remarquables dans un service spécial de militaires. Deux à trois injections par jour suffisent, suivant la tolérance du canal et l'abondance de l'écoulement. Mais, dans la blennorrhagie aiguë comme dans la goutte militaire, ces injections ne sont efficaces qu'en y adjoignant l'usage des grands bains, du régime, la continence et l'emploi d'anaphrodisiaques s'ils sont nécessaires.
Sur 26 cas de blennorrhagie aiguë simple, la guénson a été absolue et sans récidive dans une moyenne de quinze jours, sur des militaires de tous grades. Une seule rechute eut heu pour une cause inconnue ou inavouée. La guérison fut moins rapide dans cinq cas avec complications.
69 blennorrhagies chroniques, dont 64 avec écoulement indolore, soit 24 de goutte militaire et 2 cas compliqués d'orchite, ont toutes guéri dans un espace de trois semâmes à un mois. Cinq malades seulement, dont les occupations ou l'impatience ont fait négliger le traitement, ont dépassé ce terme. Mais, chez tous, la guérison a été obtenue et persistante.
Ce traitement serait donc supérieur à tous les autres, surtout en diminuant la dose du sel dans les blennorrhagies chroniques, indolores, comme dans la goutte militaire. L'emploi de l'hydrothérapie, des bains de mer est surtout un adjuvant efficace pour guérir plus sûrement, chez l'homme comme chez la femme. (Bull, de ih&rap., novembre et décembre 1879.)