‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 112 sur 149 · PLAIES · texte numérisé non relu

PLAIES

parois externes de celte ouverture. Aussitôt l'état s'aggrave par l'épanchement de ces matières dans la cavité péritonéale, le ventre se luméQe, vomissements, pouls serré, face grippée, et le blessé était presque agonisant à l'arrivéedu docteur Duchenne. Immédiatement il enlève les ligatures, donne issue aux matières épanchées et laisse cette ouverture libre pour leur écoulement. Tous les symptômes graves se calmèrent, des onctions liydrargyro-belladonées tirent le reste, la guérison eut lieu.

Plaie de l'artère pulmonaire. Un COup de poignard est reçu dans la poitrine par un jeune homme de vingt ans, qui vomit et crache le sang. On le porte à l'hôpital Saint-Louis, mais les accidents se calment si bien que, dès le septième jour, il est consigné à la prison Mazas, dans un état apparent de santé parfaite. 11 demande à travailler. Le quatrième jour de son entrée, soit le onzième de l'accident, on le trouve mort subitement, et l'autopsie, dont tous les détails sont relatés par M. Gavasse à la Soc. deméd. de la Seine, montre la plaie parfaitement cicatrisée dans sa profondeur jusque sur le feuillet pariétal du péricarde où existait une plaie do 6 à 7 millimètres. Sur la partie correspondante de l'artère pulmonaire, à un centimètre tout au plus de l'anneau fibreux qui l'unit au ventricule, existe une plaie semblable oblitérée par un caillot fibrineuxetqui, en se formant, a sans doute arrêté l'hémorrhagie primitive, de même qu'en se déplaçant le douzième jour il l'a reproduite et déterminé soudainement la mort. Le péricarde en effet était énormément distendu et rempli de caillots de sang noir, qui en pressant sur le cœur ont aussi contribué à la rapidité de la mort, [Gaz. des hôp., n" 24.)

TnAiTEMENT. Tout en confirmant par une expérience de plus de dix ans les bons résultats des pansements à l'alcool, remis tout récemment en honneur (voy. Dictionnaire, ^8Qi), M. Lecœur pense que Vaddilion par solution à l'alcool lui-même de certaines substances résineuses, astringentes, balsamiques ou autres, en favorise, en augmente les bons effets. Il signale entre autres la teinture de benjoin, l'élixir de longue-vie, le brou de noix, comme préférables à l'alcool simple, ce qui est d'accord avec les succès obtenus avec la teinture d'iode, contrairement à l'avis du professeur Vel peau.

Des pansem enls à Valcool et des teintures alcooliques ; brochure in- 8°. Caen, 4 864.

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De nouveau, M. le docteur Chevreuse, de Charmes, propose à cet effet la Conferva bombycina, plante aquatique très-abondante dans les Vosges, comme pouvant remplacer la chiirpie, la ouate avec avantage. Appelé par l'Empereur à l'expérimenter, M, Jobert, deLamballe, en l'employant sur plus de cent malades, et pour les plaies les plus variées : blessures, ulcères, cancers ulcérés, etc., n'a pas constaté de dilférence notable entre celle plante cl la charpie ordinaire : elle lui a semblé ôlre un peu plus absorbante que celle-ci. Avec la charpie verte, les surfaces deviennent un peu plus rouges et vermeilles, et les bourgeons charnus semblent s'affaisser. Employée comme hémostatique, elle a des propriétés analogues à celle de l'agaric. Sous ce rapport, la charpie ordinaire, qui n'agit que comme un tampon compresseur, semble bien inférieure à celle substance. Pour les plaies qui suppurent, au bout d'un certain temps d'application de la conferve, l'odeur est plus forte qu'avec la charpie ordinaire; mais cet inconvénient disparaît en rapprochant davantage les pansements successifs.

D'où celte conclusion que les conferves peuvent sans inconvénient être employées aux divers usages indiqués par M. Chevreuse à la place de la charpie ordinaire. Peut être l'effet arriverait-il à êlre le même si l'on parvenait à les débarrasser de la matière verte qu'elles renferment et qui a le désavantage d'être putrescible. Alors, le bas prix des conferves les'rendrait à bon droit d'un usage plus fréquent que la charpie ordinaire, {Union pharm., novembre.)

C'est la térébenthine de Venise que préconise M. Werner de Dornach, médecin du grand établissement industriel Dolfus, où se trouvent 3 ou 4000 ouvriers en moyenne ; il emploie depuis cinq ans et avec le plus grand succès la solution suivante sous le nom d'eau curative :

ÎJÎ Tdi'ébenlhine de Venise 1000 giainmcs.

Bicarbonate de soude 25 —

Eau distillce , , 10 litres;

îi'ailes digérer pendant cinq à six jours au bain-marieà une température ne dépassant pas 75° ; fdtrez.

L'emploi comme stimulant de la térébenthine dans le pansement des plaies est de toute antiquité. L'essence a été employée récemment dans la guerre des États-Unis contre la pourriture d'hôpital, comme la solution de perchlorure d« fer durant la

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