PLEURÉSIE
campagne de Crimée. La formule seule est donc nouvelle ici. C'est une espèce de savon à la térébenthine plus solublè dans l'eau que celle-ci prise isolément. On l'emploie en compresses sur la plaie, que l'on renouvelle toutes les quatre à cinq heures. La formation du pus est ainsi prévenue, la cicatrisation est active et prompte, {Bull, de thérap., n° 5.)
C'est donc un pansement simple, désinfectant et cicatrisant tout à la fois. Il ne s'agit, pour en faire usage avec succès, que de combattre préalablement les éléments inflammatoires, qui sont à redouter par l'irrigation continue qui prévient la formation du pus et la fétidité.
C'est la solution des sulfites alcalins dans la proportion de AO pour 100 d'eau, dont M. Gritti a fait usage avec succès en lavages, injections, pansements dans le service chirurgical de l'hôpital majeur de Milan. Le glycérolé suivant lui a de même réussi toutes les fois qu'il s'agit d'animer les plaies :
!^ Glycérine très-pure 820 grammes.
Sulfite de soude dOO —
Amidon en poudre. 80 —
Mêlez et chauffez sur un feu doux ou au bain-marie jusqu'à consistance de pâte molle.
Sanscouleurni odeur, cette préparationdétruit celle des plaies, diminue la sécrétion du pus, l'épaissit, anime et régularise le travail de réparation et de cicatrisation. {Ann, univ. dimed., novembre 1864.)
PLEURÉSIE. V. Abcès pleurétiques.
Injections iodées. Dans les épanchements, M. Astié en trouve l'indication quand le liquide se reproduit rapidement sans changement de nature, car alors il est permis de soupçonner une infiltration granuleuse de la plèvre, que l'injection iodée tend à modifier promptement. C'est ainsi que chez un militaire de vingt-quatre ans, où il fut obligé de pratiquer trois ponctions d'urgence à intervalles rapprochés, il fit suivre la quatrième d'une injection iodée qui permit au malade de retourner dans ses foyers.
Deux détails importants sont recommandés pour prévenir l'introduction de l'air. Le premier consiste à tendre la baudruche mouillée sur l'orifice externe de la canule qui en est pourvue au moment où, armé de la seringue, on veut en introduire le bec
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dans la canule afin de la rompre vivement et simultanément. Le second est d'appliquer une nouvelle baudruclie mouillée autour des deux canules unies afin de remplacer la première quand on retire la seringue et que l'on fait écouler le liquide. {Mém. de méd. cl chir, mil., août.)
PJXEUMATOLOGIE. Essai de pneumatologie médicale, recherches physiologiques, cliniques et thérapeutiques sur les gaz, par J. M. Demarquay, chirurgien de la Maison municipale et du Conseil d'État, membre do la Société impériale de chirurgie. 1 vol. in-80 de 685 pages, avec figures.
Exposé de la nouvelle thérapeutique des gaz dont le hardi et ingénieux chirurgien s'est constitué l'un des plus ardents propagateurs dans ces derniers temps.
Pneumatocële. Du pneumatocèle du crâne. Thèse inaugurale par A. L. Thomas, interne lauréat des hôpilaux de Tours et de Paris, etc. Paris, 89 pages grand in-S".
Monographie didactique la plus complète de celle affection, rare et peu connue, non encore décrite dans les ouvrages élémentaires classiques. Huit observations relatées in extenso, dont une originale, en forment la base et servent à en établir une description exacte, synthétique et critique. — Elle forme ainsi comme la seconde édition du mémoire de M. le professeur Costes, de Bordeaux, sur ce sujet, publié en 1 859.
PNEUMOGRAPHIE. A l'exemple des auteurs allemands Vierordt et Ludwig, M. Marey a voulu aussi étudier les caractères graphiques des mouvements respiratoires, en déterminant les influences qui en font varier le rhythme, la fréquence et l'amplitude. A cet effet, il a imaginé un cylindre qui s'applique sur le thorax et l'abdomen, et qui, adapté au cardiographe ordinaire, fait l'office du stéthoscope sur le cœur. Ce cylindre se compose d'un ressort à boudin enveloppé d'un tube de caoutchouc mince, fixé sur deux rondelles métalliques aux extrémités. Un crochet fixé au centre de ces rondelles permet de le placer en ceinture autour du corps au moyen d'une ceinture qui s'y trouve adaptée. Un petit tube branché perpendiculairement sur l'une des extrémités en fait communiquer la cavité avec l'air extérieur. Cet appareil reproduit ainsi les mouvements de la cage thoracique et permet d'en apprécier l'étendue aussi bien